mardi 10 février 2009

Quoi de neuf chez nos ancêtres ?


Voilà une discipline au nom barbare, la paléoanthropologie, qui en seulement quelques années s'est à peine dépoussiérée. De fait, c'est l'autre Big Bang… Au chapitre des origines, de l'Homme cette fois (pas de l'Univers), le nouveau s'est fait de plus en plus vieux : Ardipithecus kadabba, Orrorin, Toumaï sont grosso modo deux fois plus anciens que Lucy, la célèbre Australopithèque exhumée trente ans auparavant ! De notre plus vieil ancêtre connu à ce jour, Toumaï (7 millions d'années), au petit homme de l'île de Flores (18 000 ans) en passant par le plus vieil Européen, Homo georgicus (1,8 million d'années) ou antecessor l'Espagnol (1,2 million d'années), l'actualité des fossiles est riche, complexe et pleine de rebondissements. Sur les branches de notre arbre généalogique, les pièces du puzzle s'assemblent petit à petit. D'abord pour dessiner la grande famille des hominidés. Pour nous aider aussi à comprendre ces histoires de « carrefours » qui nous ont fait diverger d'espèces de la lignée humaine désormais disparues. Avec un espoir peut-être illusoire : remonter un jour jusqu'au point d'embranchement où nous nous sommes séparés de nos cousins chimpanzés et bonobos. Plus réaliste : les fossiles doivent nous apprendre comment, partis d'Afrique, nous avons finalement peuplé toute la planète. Bref, voilà une exposition qui nous plonge dans d'authentiques questions existentielles. Et nous laisse, merci Mesdames et Messieurs les paléontologues, avec encore de multiples zones d'ombre pour laisser libre cours à notre imagination !

Source : Science Actualités du 10-02-2009