samedi 19 février 2011

L'apparence humaine d'Ötzi, la momie des glaces maudite, va être reconstituée

A l'occasion du 20e anniversaire de sa découverte, une nouvelle reconstitution de l’apparence humaine de la momie Ötzi va être présentée au public.

Une nouvelle reconstitution de l’apparence humaine d’Ötzi, la célèbre momie congelée retrouvée dans les Alpes italiennes en 1991, va être présentée à partir du 1er mars au Musée d’archéologie de Bolzano (Haut-Adige/Sud Tyrol) pour le 20e anniversaire de sa découverte.

Cette oeuvre est signée par deux artistes néerlandais, Alfons et Adrie Kennis, déjà à l’origine d’une reconstitution d’un homme de Néandertal. Leur travail se fonde sur des résultats scientifiques et des prises de vue en 3D du squelette d’Ötzi, inhumé en montagne il y a près de 5.300 ans, au début de l’âge de pierre, après être probablement mort au combat.

Les chercheurs ont pu par exemple établir qu’Ötzi, mort à environ 45 ans, avait les yeux marrons, et non bleus comme on l’a longtemps cru. S’il avait vécu de nos jours, Ötzi aurait porté des chaussures de taille 38. Avec 1,60 m et environ 50 kg, il est dans la moyenne des humains de son époque.

Les techniques ayant évolué, le Musée archéologique de Bolzano va aussi modifier la méthode de conservation de la momie, préservée à une température de -6,5 degrés. La dépouille va ainsi être prochainement traitée avec de l’azote pur pour éviter sa détérioration.

Objet de fascinations, Ötzi est aussi entouré de rumeurs de malédiction: les décès de plusieurs personnes à son contact depuis sa découverte le 19 septembre 1991 par un couple d’alpinistes allemands sur le glacier du Val Senales ont alimenté ce phénomène. Ainsi l’archéologue australien Tom Loy est mort alors qu’il était en train de rédiger un livre sur Ötzi en 2005. Avant lui, un des experts ayant analysé la momie avait eu un accident mortel en se rendant à une conférence sur le mystérieux homme des glaces.

L’exposition au Musée archéologique de Bolzano doit durer jusqu’au 15 janvier 2012.

Source : Tribune de Genève du 16/02/2011