dimanche 5 juin 2011

Australopithèque : L'homme à la maison et la femme en vadrouille

Une nouvelle recherche publiée dans la revue « Nature » montre que tous les hominidés mâles des deux espèces Australopithecus africanus et Paranthropus robustus restaient à leur domicile, tandis que plus de la moitié des femmes quittaient leur lieu de naissance après avoir atteint l’âge de la maturité. Selon cette découverte, les premiers ancêtres de l'homme vivant en Afrique du Sud ne s’aventuraient pas, au contraire, ils étaient enclins à ne pas bouger et attendre que les femelles viennent à eux. C'est le genre de comportement constaté aujourd'hui chez certains primates tels que les chimpanzés et les bonobos et offre un aperçu global de la structure sociale des anciens australopithèques.

Le professeur « Sandi Copeland » de l'Université du Colorado de Boulder, l'auteur principal du journal, a déclaré que les scientifiques ont été surpris par leurs résultats et ne savent pas très bien pourquoi les hominidés se comportaient de cette façon. La première explication avancée pour la dispersion chez les femelles et que ces dernières étaient forcées de se déplacer et quitter leur lieu de naissance pour éviter la consanguinité et pour les mâles il est possible qu’ils restaient sur place afin de coopérer les uns avec les autres pour défendre leur communauté contre les voisins. Ces conclusions ont été tirées grâce à la comparaison des dents fossilisées retrouvées. Les scientifiques se sont concentrés sur les dents formées à la fin de vie pour éviter l'influence de confusion avec les jeunes ainsi que celles qui affichent la différence entre les hommes et les femmes « les canines et les troisièmes molaire ». L'équipe a utilisé des lasers pour analyser les isotopes du strontium et comparé ce résultat au signal de strontium aux rochers dolomitiques dans les sites où ils ont été trouvés. Les isotopes du strontium se produisent naturellement dans les roches et le sol et se retrouvent dans les traces des dents des mammifères. Le rapport de ces isotopes dans l'émail des dents reflète les conditions géologiques de la région habitée par les mammifères lorsque ses dents étaient en forme.

Source : Technosoir du 02/06/2011