vendredi 16 septembre 2011

Australopithecus sediba : Le chaînon manquant ?

Le squelette d'australopithèque, découvert en 2008 par des paléoanthropologues sud-africains, vient semer le trouble dans la théorie de l'évolution du genre humain.

Aurait-on affaire au « chaînon manquant » entre l'australopithèque et le genre homo ? Selon la communauté scientifique non, mais sans conteste, Australopithecus sediba marque une avancée significative dans la compréhension de l'évolution de notre espèce.

Australopithecus sediba a été découvert en 2008, dans la grotte de Malapa, non loin de Johannesburg en Afrique du Sud. Les fossiles de deux individus y sont retrouvés, une mère et son fils, vraisemblablement victimes d'une chute d'une dizaine de mètres dans l'une des nombreuses failles que compte la cavité calcaire, il y a environ deux millions d'années. Les ossements retrouvés sont en parfait état : crânes partiellement conservés, des dents, bassins, les jambes et les mains.

''Les meilleurs ancêtres potentiels du genre humain''

L'étude de ces fossiles a permis de différencier Australopithecus sediba de ses ancêtres tel australopithecus afarensis, c'est à dire Lucy, plus vieille d'un million d'années. Il est notamment plus grand, 1,30 mètre, et leur cerveau est plus volumineux : environ 440 cm3 à l'âge adulte. Mais là où Australopithecus sediba se distingue, c'est dans son habileté et sa dextérité. Les scientifiques sont en effet convaincus que le squelette (son bassin notamment) de cet australopithèque prouve une bipédie plus affirmée que ses ancêtres lui permettant de courir. Ses mains lui permettaient aussi de manier des outils, mais aussi de grimper aux branchages pour se nourrir.

Pour le paléoanthropologue, Lee Berger, qui a découvert et baptisé Australopithecus sediba, il n'est rien de moins que « le meilleur ancêtres potentiels du genre humain, le genre Homo, bien plus que d'autres découvertes précédentes telles que Homo habilis. »

Source : France Soir du 09/09/2011