jeudi 22 septembre 2011

Néandertaliens et Homo sapiens : des relations sans lendemain

Les croisements entre Homo sapiens et hommes de Néandertal n'étaient pas courants, estiment des anthropologues suisses.

Les chercheurs Mathias Currat et Laurent Excoffier de l'Université de Genève ont utilisé un modèle informatique afin d'estimer la part de la descendance de l'homme de Néandertal dans l'homme moderne.

En fait, ce modèle simulait des contacts possibles entre les deux groupes après la sortie d'Afrique de l'homme moderne il y a 50 000 ans.

Il faut savoir que les Néandertaliens avaient émigré d'Afrique pour se répandre en Eurasie bien plus tôt et qu'ils se sont éteints il y a environ 30 000 ans.

Pour arriver à établir le degré de contact, l'équipe de recherche a analysé des échantillons actuels d'ADN de Français et de Chinois. Selon leurs conclusions, le « taux de réussite » des accouplements a produit un taux de croisement entre Néandertaliens et Homo sapiens probablement inférieur à 2 %.

Deux possibilités peuvent expliquer ce faible taux :
    le peu d'accouplements entre eux
    le fait que ces rencontres sexuelles avaient un faible taux de reproduction

Ces travaux publiés dans les annales de l'académie américaine des sciences (PNAS) confirment les conclusions d'autres études qui révélaient que de 2 % à 3 % du génome humain non africain provenait de l'homme de Néandertal.

Source : Radio-Canada du 12/09/2011