vendredi 2 décembre 2011

Le génome de Néandertal, utile en neurosciences ?

Le 14 novembre dernier, au congrès annuel de la Société de neurosciences, à Washington, Svante Pääbo, le ‘décodeur’ du génome de Néandertal, a évoqué l’intérêt de ses recherches dans la compréhension de notre propre cerveau. 

Lors du congrès annuel de la Société de neurosciences, un conférencier un peu spécial est intervenu : le généticien Svante Pääbo, de l’Institut d’anthropologie évolutive Max Planck, en Allemagne, mondialement connu pour avoir, ces dernières années, décodé le génome de l’homme de Néandertal. Ce faisant, il a ouvert la porte à de nouvelles perspectives de recherches, qu’il a évoquées à ce meeting.

Établir, entre sapiens et Néandertal, les différences génétiques liées à la croissance et au fonctionnement du cerveau – plus parlantes que l’observation des fossiles –  peut intéresser les neurobiologistes. Si, dans notre génome, 78 mutations codantes (dont on sait encore peu de choses) sont particulières à notre espèce, Pääbo a évoqué en revanche celle du gène FoxP2, le ‘gène du langage’, commune aux deux formes humaines.

Généticiens, mais aussi neurologues et même linguistes, travaillent sur ce gène FoxP2 et sur sa fameuse mutation, laquelle accroîtrait même les possibilités cognitives des souris de laboratoire. De quoi mieux comprendre notre propre cerveau. Et de quoi résoudre bientôt, peut-être, l’épineuse question de savoir si les Néandertaliens possédaient un langage.

Source : MaxiSciences du 30/11/2011