jeudi 26 juillet 2012

Disparition des Néandertaliens : l'homme moderne coupable

Si les Néandertaliens sont aujourd'hui l'espèce humaine la mieux connue à part l'homme moderne, leur disparition restait toujours énigmatique à ce jour.

Les plus récents travaux de géologues britanniques montrent que l'Homo sapiens sapiens, c'est-à-dire l'homme moderne, a davantage contribué à la disparition de ses cousins les Néandertaliens que les catastrophes naturelles en Europe.

Le Pr John Lowe et son équipe de la Royal Holloway University en viennent à cette conclusion après avoir analysé des cendres volcaniques invisibles à l'oeil nu prélevées en mer Égée, en Libye et dans quatre cavernes en Europe.

Ces cendres proviennent d'une éruption volcanique dite Ignimbrite Campanien, qui a recouvert de cendres une zone de 30 000 km2 en Méditerranée. Les chercheurs ont utilisé ces cendres pour synchroniser les événements archéologiques et les données climatiques préhistoriques.

Les scientifiques concluent que les restes des Néandertaliens et d'autres indices de leur existence ont commencé à diminuer longtemps avant cette éruption et des périodes de changements climatiques extrêmes.

L'analyse de ces particules de cendres laisse plutôt à penser que les humains modernes avaient déjà établi une occupation étendue et diversifiée en Europe de l'Est et en Afrique du Nord au moment de l'éruption.

De petits groupes de Néandertaliens ont pu survivre aux catastrophes, notamment en Espagne, mais ils auraient ensuite disparu au profit des hommes modernes.

Ces travaux contredisent donc certaines théories avancées jusqu'à aujourd'hui selon lesquelles le changement climatique déclenché par des éruptions volcaniques massives en Europe a mené à l'extinction de l'homme de Néandertal, et ouvert la voie à l'homme moderne en Europe et en Asie.

Le détail de ces travaux est publié dans les annales de l'académie américaine des sciences (PNAS).

Source : Radio Canada du 24/07/2012