dimanche 20 octobre 2013

Nos ancêtres formaient une seule espèce, indique un crâne de 1,8 million d’années

Cette découverte vient alimenter le débat parmi les paléontologues sur l’histoire de l’évolution humaine.

Contrairement aux autres fossiles connus du genre Homo, ce crâne bien préservé mis au jour à Dmanisi, en Géorgie, comprend une petite boite crânienne, une longue face et de grandes dents, précisent les chercheurs, soulignant qu’il s’agit de l’ancêtre le plus ancien de l’homme découvert hors du continent africain.

Les différentes lignées auxquelles se réfère la paléobiologie, comme l’Homo habilis, l’Homo rudolfensis et l’Homo erectus, ne différaient en fait selon les auteurs de ces travaux que par leurs apparences.

«Comme nous constatons un type et une gamme de variations semblables dans les fossiles d’hominidés africains il est raisonnable de penser qu’il n’y avait qu’une seule espèce à ces périodes en Afrique. Et comme les hominidés de Dmanisi ressemblent beaucoup à ceux d’Afrique, et notamment aux premiers à avoir divergé de l’Australopithèque -la célèbre Lucy-, nous pouvons penser qu’ils appartiennent bien tous à la même espèce», a conclu Christoph Zollikofer de l’Institut d’Anthropologie de Zürich (Suisse), un des co-auteurs de cette découverte parue dans la revue américaine Science.

Ces conclusions vont à l’encontre d’autres recherches récentes dont celle publiée en août 2012 dans la revue britannique Nature. Le paléobiologiste Bernard Wood, professeur à l’Université George Washington, s’est ainsi déclaré «très sceptique» jeudi des conclusions de l’analyse des crânes de Dmanisi. Selon lui, ce crâne sans précédent dans ses caractéristiques «pourrait bien être en fait celui d’une nouvelle espèce d’hominidé».

Source : l'Avenir.net du 18/10/13