vendredi 1 mai 1981

Homme de Cro-Magnon

L'Homme de Cro-Magnon est à l'origine le nom donné à un ensemble de restes fossiles d'Homo sapiens découverts en 1868 par Louis Lartet sur le site de l'abri de Cro-Magnon, aux Eyzies-de-Tayac (Dordogne, France), lieu auquel il doit son nom (cros voulant dire « creux » en occitan).

Cette expression a été étendue à la fin du XIXe siècle à tous les représentants de l'espèce Homo sapiens trouvés en Europe au Paléolithique supérieur, entre environ 45 000 et 12 000 ans avant le présent. Cette deuxième acception s'est toutefois aujourd'hui raréfiée dans la littérature scientifique, et s'emploie désormais surtout dans le langage courant. Les chercheurs utilisent actuellement plutôt les expressions Homo sapiens et Homme moderne.

Historique

Le nom de « Cro-Magnon » vient d'un toponyme faisant référence à un petit abri sous roche situé sur la commune des Eyzies-de-Tayac-Sireuil. Le toponyme lui-même est une francisation de l'occitan Cròs-Manhon. Le premier élément signifie « creux, grotte », tandis que le deuxième pourrait signifier « grand » (du latin magnus) ou être le nom d'une personne.

En 1868, le ministre de l'Instruction publique apprend la nouvelle d'une importante découverte à Tayac. Il confie au géologue Louis Lartet la mission de vérifier son authenticité. Celui-ci relate que les squelettes humains furent trouvés sous un talus formé d'éboulis provenant de l'escarpement rocheux situé au-dessus. La construction de la ligne de chemin de fer Niversac-Agen, vers 1863, avait déjà donné lieu à des emprunts de terre, mais c'est la construction d'une route voisine en mars 1868 qui entraine la découverte des restes humains. Louis Lartet effectue des fouilles sur le site, l'un des nombreux abris sous roche de la falaise des Eyzies. Il découvre cinq squelettes associés à d'autres restes fragmentaires. Parmi les cinq squelettes, on compte un adulte d'une cinquantaine d'années (Cro-Magnon 1), deux autres hommes adultes (Cro-Magnon 3 et 4) dont la taille atteignait 1,80 m, une femme (Cro-Magnon 2) et un nouveau-né, dans ce qui était probablement une sépulture, attribuée alors à l'Aurignacien. À cette époque, ce terme recouvrait ce que l'on nomme aujourd'hui l'Aurignacien et le Gravettien.

Datation

En 2002, une nouvelle datation des restes du site a précisé l'âge de la sépulture. Elle remonte au Gravettien, et pour le fossile Cro-Magnon 1, à 27 680 ans avant le présent (± 270 ans).

Source : Wikipedia

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Age : - 35 000 ans
Taille : 1,70 à 2 m
Poids : 65-70 kg
Localisation : Europe, Moyen-orient
Habitat : Forêt et plaine
Feux : maîtrisés
Outils : fabriqués

Sa fiche sur Hominidés.com

Cro-Magnon 1

Cro-Magnon 1 est un crâne fossile de l'espèce Homo sapiens, découvert en 1868 par Louis Lartet sur le site de l'abri de Cro-Magnon, en Dordogne (France).

Comme son nom l'indique, il s'agit du premier crâne inventorié sur le site, qui est à l'origine de l'appellation Homme de Cro-Magnon.

Datation

En 2002, une nouvelle datation du site de Cro-Magnon a précisé l'âge de la sépulture ayant livré les restes fossiles. Elle remonte au Gravettien ; plus précisément, pour le crâne Cro-Magnon 1 (mitochondrial haplogroupe T2b12), à 27 680 ans avant le présent (± 270).

Interprétations

Lors de sa découverte, en 1868, Cro-Magnon 1 fut surnommé « le vieillard », appellation impropre puisque l'âge de décès est estimé n'avoir guère dépassé les 40 ans. Le célèbre Paul Broca voit dans l'érosion circulaire de l'os frontal des effets physiques produits « dans le sol de la caverne par des agents chimiques ». Il note aussi une dépression du fémur gauche qu'il attribue à « un projectile de fronde, un coup de corne, ou de défense d'éléphant ». D'autres experts, comme Franz Pruner, s'opposent à Broca pour y voir des « traces de rachitisme ».

En 1881, Jules Le Baron reprend l'examen du squelette. Il évoque, sans pouvoir choisir, une ostéite post-traumatique, la fonte d'une gomme syphilitique, ou une lésion posthume ancienne. La lésion du fémur gauche est attribuée à un coup de massue. Il découvre aussi une lésion sur la face externe de la crête iliaque gauche attribuée à un coup d'épieu. Ces interprétations traumatologiques sont en phase avec les idées des préhistoriens de la fin du XIXe siècle qui voient les hommes préhistoriques comme étant de mœurs violentes.

En 1930, Léon Pales reprend l'étude de la lésion de l'os frontal. Il réfute les différentes hypothèses pour ne retenir que l'altération post-mortem. Elle s'expliquerait par le fait que le crâne était incomplètement enfoui dans le sol, et que « la pente osseuse cavitaire du frontal, tapissée de concrétions calcaires, a été produite par la chute de gouttes d'eau ».

L'étude descriptive complète du spécimen n'est publiée qu'en 1967, soit près d'un siècle après la découverte. Elle est effectuée par Henri Vallois qui dresse un relevé exhaustif de toutes les lésions osseuses observables. En plus des lésions déjà connues, onze autres d'importance inégales sont signalées. Faute d'examens complémentaires, l'auteur reste prudent dans l'interprétation de ces lésions (nature inflammatoire ou traumatique), mais l'érosion frontale est bien d'origine pathologique et non physique post-mortem.

En 1969, le diagnostic d'actinomycose est proposé, car susceptible d'expliquer toutes les lésions observées, mais des études radiologiques ultérieures ne vont pas dans ce sens. En 1981, le diagnostic d'histiocytose X disséminée est un diagnostic « licite retenu », du moins en France.

En 2018, une nouvelle étude française par tomodensitométrie suivie de microtomographie aux rayons X, avec reconstruction faciale en 3D, propose le diagnostic de neurofibromatose de type 14.

Source : Wikipedia

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Site : Cro-Magnon, France
Découverte : 1868-01-01
Par : Louis Lartet
Age : Environ 30,000 ans
Espèce : Homo sapiens