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lundi 3 février 2020

Homo naledi

Homo naledi est une espèce éteinte d'hominines découverte en 2013 en Afrique du Sud par le paléoanthropologue américain Lee Rogers Berger. La découverte fut annoncée en septembre 2015. Les fossiles ont été trouvés dans les Grottes de Rising Star, près de Johannesbourg, en Afrique du Sud. La découverte et l'analyse de nouveaux restes trouvés dans une seconde chambre a été faite en mai 2017 par John Hawks.

Homo naledi présente des traits le rapprochant du genre Australopithecus, avec notamment une petite taille et un faible volume crânien, mais aussi des premiers représentants du genre Homo, avec lesquels il partage d'autres caractéristiques. La combinaison de caractères ancestraux et dérivés traduit une évolution en mosaïque.

D'abord estimé âgé d'un à deux millions d'années au vu de sa morphologie, il a été daté en 2017 entre 335 et 236 000 ans seulement, ce qui relance les débats concernant la position phylogénétique et l'interprétation d'Homo naledi.

Controverses scientifiques

Le paléoanthropologue Yves Coppens a déclaré qu'il pensait que ce n'était « bien sûr, pas un Homo, avec la petite tête qu’il a, mais un Australopithèque de plus ». Ian Tattersall, du Musée américain d'histoire naturelle, pense également que les fossiles présentent « des caractères que l'on associe plutôt aux australopithèques qu'au genre Homo ».

Jeffrey Schwartz, anthropologue à l'université de Pittsburgh, a indiqué à Mediapart que les fossiles recueillis appartiennent vraisemblablement à deux espèces distinctes. Il émet également des doutes concernant l'hypothèse d'une accumulation de squelettes résultant d'un rite funéraire.

Interrogé sur France Inter, Laurent Bruxelles, géologue à l'Inrap, émet des doutes sur la possibilité de faire passer des corps de défunts à travers l'accès utilisé aujourd'hui par l'équipe et envisage qu'une autre entrée ait existé anciennement.

Sa fiche sur Wikipedia

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Zone géographique : Afrique du sud

Période : 300.000 à environ 225.000 ans

Découverte : En 2015, en Afrique du Sud

Caractéristiques : Plus petit qu'Homo sapiens, Homo naledi atteignait 1,50 m. Son cerveaune dépassait pas la taille d'un pamplemousse. Des centaines d'ossements ont été mis à jour mais seulement dans deux grottes très proches en Afrique du Sud, sans outil ni ornement. Sa découverte a néanmoins ouvert des perspectives, le genre Homo était peut-être bien plus foisonnant que supposé jusqu'ici.
Plusieurs espèces ont peut-être peuplé l'Afrique il y a 300.000 ans, avec des populations très localisées.

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autour de 0,3 MA.
DH1 un crâne fragmentaire ; plus de 1500 restes de nombreux individus, et il semblerait que ce ne soit pas fini.
Un tout petit trou en Afrique du Sud.
Découverte importante, mais l'anatomie des fossiles n'est pas encore suffisamment étudiée pour valider cette nouvelle espèce, les caractères dérivés semblent faire défaut. Ressemble beaucoup aux premiers Homo ou Homo erectus anciens. Fait unique, les découvreurs ont mis en ligne les modèles 3D des principaux fossiles, permettant ainsi aux autres chercheurs de les étudier. 

mercredi 6 décembre 2017

samedi 19 octobre 2013

Un crâne vieux d'1,8 million d'années bouleverse l'histoire de l'espèce humaine

En Géorgie, des chercheurs ont retrouvé un crâne vieux de 1,8 million d'années. Une découverte qui remet en question toute l'histoire de l'évolution humaine car il laisse entendre que les hominidés de l’époque, qu’ils soient en Europe ou en Afrique, appartenaient à une seule et même espèce.

Et si les chercheurs s'étaient trompés au sujet de l'évolution de l'espèce humaine ? Aussi étonnant que cela puisse paraitre, c'est bel et bien ce que suggère une nouvelle étude publiée par des chercheurs suisses et géorgiens dans la revue Science. A l'origine de ces travaux : un crâne vieux de 1,8 millions d'années découvert en Géorgie, dans un village appelé Dmanisi. Celui-ci est l'un des plus anciens sites connus pour avoir été peuplés par les ancêtres de l'Homme une fois ceux-ci sortis d'Afrique.

Les archéologues ont d'ailleurs déniché à Dmanisi la collection la plus complète d'ossements, crânes et mâchoires, d'Homo erectus. Le nouveau crâne découvert il y a 5 ans maintenant, est le fossile le mieux préservé d'un ancêtre de l'homme connu à ce jour. Baptisé "crâne 5", il a été trouvé à côté des restes de quatre autres crânes, tous associés au même lieu et à la même époque. Toutefois, le fossile a présenté des caractéristiques tout à fait étonnantes, des caractéristiques similaires à ceux de la même époque retrouvés en Afrique.

Or, les scientifiques ne s'attendaient pas à cette ressemblance. En effet, les hommes modernes, ou Homo sapiens, sont actuellement le seul membre en vie de la lignée Homo apparue sur Terre en Afrique il y a quelque 2 millions d'années. Toutefois, avant qu'Homo sapiens ne fasse son apparition, plusieurs autres espèces d'Homo auraient existé tels qu'Homo habilis, Homo rudolfensis, Homo ergaster ou encore Homo erectus.

Plusieurs espèces qui n'en font qu'une ?

C'est du moins ce qu'estime actuellement la majorité des scientifiques au vu des nombreuses découvertes réalisées jusqu'ici. Mais le "crâne 5" bouleverse complètement cette théorie et suggère qu'il n'y aurait pas eu plusieurs hominidés présents à cette époque en Afrique et en Europe, mais une seule et même espèce globale. En effet, les chercheurs ont constaté que le crâne possédait une face longue, une mâchoire massive et de grosses dents, le tout associé à une petite boite crânienne.

D'après l'étude, cette dernière mesurerait environ le tiers de celle retrouvée chez les hommes modernes et ne serait pas plus grosse que celle de la plupart des fossiles primitifs africains. C'est la première fois qu'une telle combinaison de caractéristiques est observée sur un fossile d'Homo. Le niveau de variation d'un fossile à l'autre est normalement utilisé pour définir des espèces séparées. Mais les scientifiques estiment que les différences observées entre le crâne 5 et les quatre autres ne sont pas si importantes.

"Les individus de Dmanisi appartiennent tous à une population d'une espèce unique d'Homo. Les cinq individus de Dmanisi sont sensiblement différents, mais pas plus différents que cinq individus modernes ou cinq chimpanzés d'une population donnée", a expliqué Christoph Zollikofer, de l'institut d'anthropologie de l'université de Zurich.

Homo erectus en Europe et en Afrique

Au cours de leur étude, les scientifiques ont également enquêté sur le niveau de variation existant chez des fossiles d'Homo trouvés en Afrique. Ils ont constaté un niveau de diversité comparable à celui observé chez les fossiles de Dmanisi. D'après les chercheurs, les fossiles ne traduiraient donc pas l'existence de plusieurs espèces différentes vivant dans des habitats propres mais des variants d'une seule lignée qui aurait émergé en Afrique et qui aurait été capable de se spécialiser dans une variété d'habitats.

"Ce que nous pouvons déduire de notre étude à Dmanisi, c'est qu'il y a 1,8 millions d'années, il y avait une autre espèce humaine unique et globale", à l'instar d'Homo sapiens aujourd'hui, a précisé Zollikofer à LiveScience. Mais alors de quelle espèce s'agissait-il ? "Nous pensons qu'il est sensé d'attribuer tous les spécimens à Homo erectus", a encore ajouté le chercheur car les fossiles géorgiens présentent de longues jambes et des hanches étroites qui signent un bipédisme.

Mais les chercheurs restent modérés : ils ne proposent pas d'attribuer tous les fossiles trouvés à Homo erectus. "Nous parlons seulement de la période datant d'il y a 1,8 à 2 millions d'années", a souligné Zollikofer. Homo erectus serait donc apparu il y a deux millions d'années en Afrique. Il se serait ensuite propagé en Eurasie, en passant par la Géorgie, la Chine et Java, où les traces les plus anciennes qui ont été retrouvées remontent à 1,2 million d'années.

Une découverte qui suscite le débat

Sans surprise, cette nouvelle découverte divise les chercheurs. Ian Tattersall, paléoanthropologue interrogé par LiveScience trouve la découverte fantastique mais n'est pas vraiment convaincu. "C'est le spécimen le plus extraordinaire et important" jamais trouvé. Mais "je crois que c'est une erreur d'imposer Homo erectus dans l'intérêt de maintenir une image linéaire de l'évolution humaine. Le spécimen est en réalité très distinct d'un point de vue morphologique, et souligne que l'évolution humaine a impliqué une diversification vigoureuse et une expérimentation du potentiel des hominidés".

Questionné par BBC News, Fred Spoor de l'University College London estime lui que les méthodes d'analyse utilisées pour étudier les crânes n'étaient pas assez efficaces pour assurer qu'ils appartiennent à la même espèce. "Ils ont réalisé une analyse très générale de la forme du crâne qui décrit la forme de la face et de la boite crânienne avec des termes généraux et abusifs", a t-il expliqué. De même, Chris Stringer du Natural History Museum in London émet des doutes quant à l'appartenance à l'espèce Homo erectus.

L'équipe a fait du bon travail avec "ce nouveau crâne remarquable et sa mâchoire énorme", image de la variation naturelle de la population de Dmanisi. Mais classer tous les fossiles sous l'espèce Homo erectus est difficile. "Les créatures ont commencé à utiliser des outils et manger de la viande, et ceci a conduit l'évolution. Mais je pense que cela a aussi généré de la diversité. Le groupe de Dmanisi est un exemple des espèces qui ont émergé de cela et continué ensuite en se disséminant à travers tout le vieux monde".

Source : MaxiSciences du 18/10/2013

vendredi 16 septembre 2011

Descendons-nous de l'Australopithecus sediba ?

L’australopithèque Sediba, dont les restes ont été découverts dans les caves de Malapa en Afrique du Sud en 2008, pourrait être un ancêtre direct de l’homme. Découvert par l’universitaire Lee Berger, de l’université du Witwatersrand de Johannesburg, son squelette présente des caractères métissés entre humains et singes, d’après cinq articles publiés par 80 scientifiques dans Science Magazine, rapporte le New York Times.

Cet australopithèque, dont on a retrouvé une main presque complète, un pied et une partie du bassin, aurait vécu il y a plus de 1,9 million d’années. Cette main attire précisément toute l’attention des paléontologues: son pouce, relativement long par rapport aux autres doigts, forme une pince avec son index et devait lui permettre de manipuler précisément des outils comme l’Homo habilis, l’homme habile.

Par ailleurs, la forme des pied retrouvés laisse penser que les deux spécimens exhumés pouvaient marcher debout et ont pu grimper sur des arbres comme des chimpanzés en quête de nourriture et de protection. «Ce mélange de morphologies suggère que l'australopithèque de Malapa employait encore ses mains pour grimper aux arbres, mais avait aussi une dextérité nécessaire à la fabrication d'outils en pierre», précise à l'AFP Tracy Kivell, co-auteure de l’étude.

Enfin, le bassin du spécimen femelle est plutôt large et le cerveau retrouvé, aux caractéristiques modernes, s’avère petit, ce qui contredit l’idée répandue selon laquelle la grandeur du cerveau aurait forcé à l’évolution en largeur du bassin féminin pour l’accouchement. L’Australopithecus sediba devrait-il figurer dans la lignée des ancêtres de l’Homo erectus? Depuis la découverte du site de Malapa par le chercheur Lee Berger et son fils lors d’une promenade, 220 ossements ont été trouvés provenant d’au moins cinq individus.

Le professeur Lee Berger conteste toutefois l’appellation du «chaînon manquant» dans la lignée des hominidés, selon le site sud-africain Business Day: «Nous n’utilisons pas ce terme –car ce n’est pas une découverte capitale mais plutôt quelque chose qui se raccroche à la branche des homo. C’est un fossile de transition avec des traits mixés, des caractères anciens et nouveaux.» Une position également privilégiée par le paléoanthropologiste Ian Tattersall du musée américain d’histoire naturelle à New York.

«C’est plus signifiant de prendre l’australopithèque sediba comme une métaphore de l’évolutionnisme que de le prendre comme preuve d’une ascendance directe.»

Source : Slate du 09/09/2011

lundi 6 décembre 2010

mardi 1 janvier 2002

Arbre généalogique des homininés

d'après Ian Tattersall (2001), modifié par Sylvie Daoudal (2002)