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mercredi 12 janvier 2022

L’un des plus anciens fossiles d’Homo sapiens prend un coup de vieux : il aurait au moins 230 000 ans

L’un des plus anciens fossiles d’Homo sapiens découvert en Éthiopie aurait au moins 230 000 ans, une datation qui fait, une nouvelle fois, reculer dans le temps les débuts de notre espèce.

Les restes d « Omo Kibish 1 » furent déterrés en 1967 par l’équipe du célèbre paléoanthropologue kényan Richard Leakey, récemment décédé, dans la basse vallée de l’Omo (sud de l’Ethiopie), un site préhistorique mondialement réputé pour ses nombreux fossiles d’hominidés.

Bien que très abîmés, les ossements du corps et les fragments du crâne présentaient une morphologie étonnamment moderne, faisant d’Omo 1 le plus ancien fossile d’Homo sapiens connu d’Afrique de l’Est. Et même de tout le continent africain, avant d’être détrôné par la découverte en 2017 de restes d’Homo sapiens primitifs au Maroc, remontant à 300 000 ans.

À Omo 1, très difficile à dater en l’absence de dentition, on donna approximativement 130 000 ans. Une étude parue en 2005 est ensuite venue repousser le temps, à 195 000 ans, en se fondant sur l’analyse des sédiments environnants - marqueur chronologique beaucoup plus fiable en l’occurrence que la datation directe sur les os.

Analyse de l’histoire des éruptions

Mais « il restait encore beaucoup d’incertitude sur son âge », explique Céline Vidal, auteure principale d’une nouvelle étude publiée mercredi dans la revue Nature. Cette volcanologue de l’Université de Cambridge est donc partie refouiller le bassin sédimentaire d’Omo Kibish, alimenté par la rivière Kibish. Située dans le Grand Rift, la zone fut en proie à de violentes éruptions volcaniques entre 300 000 et 60 000 ans avant notre ère.

C’est grâce à l’examen des différentes couches de cendres et de sédiments que les scientifiques ont pu évaluer l’âge des restes humains - par une méthode de datation, appelée « argon-argon », des gaz rares contenus dans les roches.

Marge d’erreur de 22 000 ans

Grâce à des méthodes perfectionnées, son équipe a pu examiner la couche de cendres recouvrant les restes, et relier ces dépôts volcaniques à une explosion colossale du volcan Shala survenue il y a 233 000 ans. Ces analyses ont permis de dater les fossiles d’Omo sous cette couche, à environ « 233 000 ans avec une marge d’erreur de 22 000 ans », détaille l’étude.

Et il s’agit d’un âge minimum, c’est-à-dire que ces restes humains pourraient être encore plus vieux. « C’est un saut considérable dans le temps ! », se réjouit Aurélien Mounier, paléoanthropologue au Musée de l’Homme, l’un des auteurs. Et surtout, l’échelle de temps s’aligne de manière plus cohérente sur les derniers modèles de l’évolution humaine.

Proche de la datation génétique

« On se rapproche de la date avancée par la génétique, selon laquelle c’est aux alentours de 300 000 ans que l’homme moderne a divergé des autres lignées humaines », développe ce chercheur CNRS.

Omo 1 se rapproche aussi de l’âge des fossiles marocains de Jebel Irhoud - 300 000 ans également. Mais c’est le crâne éthiopien qui, à ses yeux, constitue désormais « la preuve la plus solide de la présence la plus ancienne de Sapiens » dans l’ensemble de son berceau africain. Car, lorsqu’on compare les voûtes crâniennes des deux spécimens, Omo 1 « est le seul à posséder pleinement les caractéristiques morphologiques de l’homme moderne ».

Source : Sud-Ouest du 12/01/2022

L'âge du plus vieux fossile d'Homo sapiens reculé à 230.000 ans

Une nouvelle étude menée par l'Université de Cambridge repousse de 30.000 ans au moins l'âge d'Omo 1, plus vieux fossile d'Homo sapiens avéré à ce jour. Trouvé en Éthiopie dans les années 1960, sa datation a toujours été considérée comme délicate.

En 1967, l’équipe du paléo-anthropologue kenyan Richard Leakey découvrait près de Kibish, dans la vallée de l’Omo, au sud de l’Éthiopie, deux crânes qui allaient devenir les plus anciens restes fossiles d’Homo Sapiens connus. Durant environ quarante ans, on estime que l’Homme de Kibish, aussi appelé Omo 1 et Omo 2, est daté de 130.000 ans. En 2005, son âge est encore revu à la hausse : d’après une étude des sédiments dans lesquels il reposait, il aurait plutôt 195.000 ans, 200.000 au maximum.

Publiées ce mercredi 12 janvier 2022 dans la revue Nature, de nouvelles analyses viennent vieillir encore un peu plus notre plus ancien ancêtre direct et avéré, reculant le moment où il a foulé le sol éthiopien de 30.000 ans. L’équipe internationale de scientifiques à qui l’on doit cette réévaluation, dirigée par l'Université de Cambridge, a démontré que les restes d’Omo 1 devaient être plus anciens qu'une colossale éruption volcanique survenue près du site d’Omo Kibish il y a 230.000 ans.

En 2017, une équipe internationale dirigée par Jean-Jacques Hublin de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste de Leipzig annonce avoir trouvé sur le site de Djebel Irhoud, au Maroc, les restes de cinq individus datant d’environ 315.000 ans, repoussant ainsi de 100.000 ans l’âge de notre espèce. Si ces fossiles marquent incontestablement un nouveau jalon dans l’histoire humaine la plus récente, ils ne peuvent pour autant pas être considérés comme ceux d'un Homo sapiens tel qu'on le définit aujourd'hui. Ces ossements présentent des caractéristiques de notre espèce, indiquant que notre évolution était enclenchée dès 300.000 ans.

Faire parler les cendres

L’une des meilleures manières de dater un fossile est d’avoir à disposition des cendres volcaniques au sein des niveaux de sédiments, celles-ci pouvant être datées à plus ou moins 100 ans près grâce à la récente méthode Argon-Argon. Cette méthode fréquemment utilisée en archéologie - et qui le fut largement à Pompéi - permet d’estimer le temps écoulé depuis la cristallisation de la lave grâce à sa radioactivité, en mesurant le rapport entre deux isotopes de l’argon (un gaz généralement retenu par les roches mais qui, lors d’une éruption, se retrouve en quantité nulle dans la lave). Ainsi, lorsqu’un fossile repose entre deux couches de cendres correspondant à deux éruptions différentes, il est théoriquement possible d’obtenir une fourchette d’âge.

Omo Kibish a certes l’immense avantage de regorger de cendres, les volcans étant nombreux aux alentours, mais il a aussi le défaut frustrant de présenter des cendres trop fines pour être exploitées via la méthode Argon-Argon. "Les cendres y sont semblables à de la farine. Il nous faut des échantillons plus grossiers, comme des petites pierres ponces, pour faire appel à cette technique", affirme à Sciences et Avenir la volcanologue Céline Vidal, directrice d’étude à Cambridge et première auteure de l’étude. Mais alors comment les chercheurs sont-ils parvenus en 2005 à fixer cette limite d’âge à 200.000 ans ? "Chaque éruption volcanique a une empreinte géochimique unique", continue la chercheuse. "Cette empreinte est déterminée par le chemin qu’a suivi le magma. Une fois la roche broyée, vous libérez les minéraux qu'elle contient et pouvez alors 'lire' la signature chimique du verre volcanique qui maintenait les minéraux ensemble."

Le volcan identifié

Au début des années 2000, l’équipe menée par le géologue australien Ian McDougall avait alors corrélé la signature géochimique du niveau de cendres situé juste en-dessous des fossiles à celle d’un autre niveau identifié plus loin, sur un même axe. Après avoir trouvé une correspondance avec ce deuxième échantillon estimé à 200.000 ans environ, ils en étaient arrivés à la conclusion qu’Omo 1 avait tout au plus le même âge. "Mais de l’aveu-même de l’équipe, la relation stratigraphique entre les sédiments d’Omo 1 et cet autre niveau de cendres n’était pas très clair. De fait, ce résultat a toujours été considéré comme incertain", poursuit Céline Vidal.

Cette fois, la méthode employée semble incontestable. Dans le cadre d’un vaste programme de datation des éruptions survenues en Éthiopie il y a entre 300.000 et 60.000 ans - période à laquelle nos ancêtres Homo se sont développés et ont migré à l’extérieur de l’Afrique -, Céline Vidal et ses collègues sont parvenus à identifier avec précision quel volcan, lors de son éruption, avait produit la couche de cendres recouvrant les restes d’Omo 1. "Nous avons pu cette fois analyser les grosses pierres ponces récoltées près du volcan pour dater l’éruption et corréler leur empreinte chimique avec celles du niveau de cendres situé au-dessus des ossements." Que faut-il en déduire ? Les fossiles d’Omo 1 ayant été recouverts par de la cendre produite lors d’une éruption survenue il y a 230.000 ans environ, il est possible d’affirmer que l’individu a au minimum le même âge, peut-être bien plus.

Une éruption cataclysmique

Environ 300 kilomètres séparent le volcan Shala, celui-là même qui s’est déchaîné il y a 230.000 ans, et les formations sédimentaire d’Omo Kibish. "C’est une très grande distance. En sachant également que les fossiles se trouvaient sous deux mètres de couche de cendres, nous pouvons affirmer que l’éruption a été colossale, proche d’une centaine de kilomètre cube de magma. À côté, l’éruption a qui détruit Pompéi était toute petite - même si elle fut catastrophique", conclut la volcanologue.

Désormais, le défi des chercheurs est de trouver à Omo 1 un âge maximum, idéalement le plus proche possible de 230.000. "L'idéal serait évidemment d'obtenir la fourchette la plus réduite possible", confie Céline Vidal. Pour cela, il faudra cette trouver une correspondance entre une éruption précise survenue dans la région, à l'instar de celle de Shala, et une couche de cendres placée sous les restes, et non plus au-dessus d’eux. "Plus nous identifierons d'éruption dans le cadre de nos recherches, plus nous trouverons de candidats potentiels."

Source : Sciences et Avenir du 12/01/2022

mercredi 21 avril 2021

Olorgesailie

Olorgesailie est un site préhistorique du Paléolithique inférieur, situé dans la vallée du Grand Rift, dans le sud du Kenya. Olorgesailie est remarquable pour la découverte d'un grand nombre de bifaces acheuléens, façonnés durant des milliers d'années entre il y a 1,2 million et 490 000 ans, associés avec des activités de dépeçage de gros mammifères. Un os frontal humain fossile, daté de 900 000 à 970 000 ans, y a été mis au jour.

Historique

Des outils lithiques ont d'abord été découverts par le géologue britannique John Walter Gregory en 1919, mais ce n'est qu'en 1943 que les fouilles ont commencé sérieusement sous la direction de Mary et Louis Leakey, avec l'aide de prisonniers de guerre italiens en liberté conditionnelle. Les travaux se sont poursuivis jusqu'en 1947. L'archéologue sud-africain Glynn Isaac a repris les fouilles dans les années 1960 pour sa thèse de doctorat. Dans les années 1980, Richard Potts, travaillant à la Smithsonian Institution, a poursuivi ses recherches en collaboration avec les musées nationaux du Kenya.

Découvertes

De très nombreux outils lithiques ont été découverts sur le site, dont des bifaces caractéristiques de la période acheuléenne qui abondent. Ces outils ont été taillés entre 1,2 million et 490 000 ans, le long de ce qui était alors le rivage d'un lac maintenant asséché.

Des fossiles de divers animaux ont également été trouvés, y compris ceux d'espèces éteintes d'hippopotame (Hippopotamus gorgops), d'éléphant (Elephas recki), de zèbre (Equus oldowayensis), de girafe et de babouin (Theropithecus oswaldi), susceptibles d'avoir été dépecés à l'aide des bifaces trouvés.

En juin 2003, une équipe dirigée par Richard Potts a découvert in situ un os frontal humain fossile. D'autres parties du crâne (répertorié sous le numéro KNM-OL 45500) ont été trouvés dans les mois suivants. L'os frontal est daté de 900 000 à 970 000 ans, ce qui en fait le premier fossile humain trouvé sur le site. Les restes fossiles étaient dans le même niveau stratigraphique que deux bifaces et plusieurs éclats, près de dépôts denses de bifaces.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 1,2 Ma - 490 ka
découverte : John Walter Gregory
date : 1919
espèce :

mercredi 30 décembre 2020

Omo Kibish 2

L'Homme de Kibish, aussi appelé Omo Kibish 1 et Omo Kibish 2, est le nom donné à deux crânes humains fossiles appartenant à l'espèce Homo sapiens, découverts en 1967 par Richard Leakey près de Kibish, dans la basse vallée de l'Omo, en Éthiopie. Ils figurent parmi les plus anciens fossiles connus d'Homo sapiens, avec une datation publiée en 2005 d'environ 195 000 ans avant le présent.

Datation

Ce n'est qu'en février 2005, avec une nouvelle étude réalisée par Ian McDougall à partir des sédiments dans lesquels avaient été retrouvés les deux crânes, que ceux-ci ont été datés d'environ 195 000 ans.

Analyse

Depuis 2017, l'Homme de Kibish n'est plus le plus ancien Homo sapiens connu. Les fossiles de Djebel Irhoud, au Maroc, à l'opposé du continent africain, datés en 2017 d'environ 300 000 ans, montrent que les premiers Homo sapiens se sont probablement diffusés précocément dans plusieurs régions du continent africain. Selon Jean-Jacques Hublin, auteur de cette découverte, « le berceau de l'Homme est toujours en Afrique… mais c'est tout le continent africain », alors que les chercheurs ont longtemps pensé que l'espèce Homo sapiens était apparue en Afrique de l'Est.

Source : Wikipedia

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Source :

Omo Kibish 1
195 ka
Homo sapiens
1967
Basse vallée de l'Omo, Éthiopie
Équipe de Richard Leakey

Omo Kibish 1

L'Homme de Kibish, aussi appelé Omo Kibish 1 et Omo Kibish 2, est le nom donné à deux crânes humains fossiles appartenant à l'espèce Homo sapiens, découverts en 1967 par Richard Leakey près de Kibish, dans la basse vallée de l'Omo, en Éthiopie. Ils figurent parmi les plus anciens fossiles connus d'Homo sapiens, avec une datation publiée en 2005 d'environ 195 000 ans avant le présent.

Datation

Ce n'est qu'en février 2005, avec une nouvelle étude réalisée par Ian McDougall à partir des sédiments dans lesquels avaient été retrouvés les deux crânes, que ceux-ci ont été datés d'environ 195 000 ans.

Analyse

Depuis 2017, l'Homme de Kibish n'est plus le plus ancien Homo sapiens connu. Les fossiles de Djebel Irhoud, au Maroc, à l'opposé du continent africain, datés en 2017 d'environ 300 000 ans, montrent que les premiers Homo sapiens se sont probablement diffusés précocément dans plusieurs régions du continent africain. Selon Jean-Jacques Hublin, auteur de cette découverte, « le berceau de l'Homme est toujours en Afrique… mais c'est tout le continent africain », alors que les chercheurs ont longtemps pensé que l'espèce Homo sapiens était apparue en Afrique de l'Est.

Source : Wikipedia

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Source :

Omo Kibish 1
195 ka
Homo sapiens
1967
Basse vallée de l'Omo, Éthiopie
Équipe de Richard Leakey

dimanche 18 décembre 2016

Les traces du plus grand Australopithèque connu

De nouvelles empreintes d'Australopithèque découvertes sur le site de Laetoli, en Tanzanie, auraient été laissées par un individu bien plus grand que ses congénères.

Le son ressemblait plus à un « sploutch » qu'à un bruit sourd, alors que le grand Australopithèque mâle traversait la savane d'Afrique de l'Est. Une éruption volcanique avait laissé une patine de cendre grise sur le sol, et les orages qui avaient suivi avaient transformé la terre en ciment humide. Sploutch, sploutch. Quatre individus plus petits marchaient non loin derrière. Sploutch, sploutch, sploutch. Un peu plus tard, la cendre tomberait encore du ciel, couvrant leurs traces durant les 3,66 millions d'années suivantes.

Les premières traces de ce voyage - les empreintes de pas de trois individus, qui sont les plus anciennes connues parmi tous les parents de la famille humaine - ont été découvertes dans les années 1970 au nord de la Tanzanie par l'anthropologue Mary Leakey et son équipe. Quelque 40 ans plus tard, les chercheurs ont mis au jour d’autres d'empreintes d'homininés sur le même site, désormais célèbre, de Laetoli. Elles rassemblent les traces de deux autres individus, dont celles d'un mâle qui aurait pesé environ 48 kilogrammes pour 1,65 mètre de haut, ce qui en fait de loin le plus grand Australopithèque connu dans le registre fossile. Les chercheurs l'ont nommé Chewie, en référence à Chewbacca, le personnage poilu de 2 mètres de haut de la saga Star Wars (le mot swahili signifiant léopard, chui, se prononce de façon similaire).

Les nouvelles empreintes de Laetoli, décrites dans un article publié le 14 décembre dans la revue eLife, suggèrent que les premiers homininés avaient peut-être une structure sociale semblable à celle des gorilles, où un grand mâle domine un groupe de petites femelles. Ces empreintes posent également la question épineuse de leur préservation.

Des empreintes fragiles

Les nouvelles empreintes ont en effet été découvertes lors des travaux entrepris pour préserver la piste d’empreintes originales, de 23 mètres de long. Menacées par l’érosion, l’eau et la végétation, les empreintes ont été recouvertes de terre l’essentiel du temps depuis les années 1990 pour être protégées. Le gouvernement tanzanien a approuvé un projet visant à construire un musée sur le site, comportant notamment un revêtement protecteur pour la première piste d’empreintes. Lors des travaux préparatoires, l'archéologue Fidelis Masao, de l'université de Dar es-Salaam en Tanzanie, a creusé des tranchées pour explorer le site et a découvert à cette occasion, en octobre 2014, une grande empreinte d'homininé. D'autres fouilles dans une zone située à 150 mètres des empreintes originales ont mis au jour 12 traces de pas plus grandes appartenant au même individu, formant une piste de 32 mètres de long, et une empreinte supplémentaire d'un autre individu plus petit.


Les premières empreintes découvertes sur le site de Laetoli ont été attribuées à Australopithecus afarensis – la même espèce que Lucy, qui a vécu il y a 3,2 millions d'années en Éthiopie. L'équipe de Fidelis Masao pense que les nouvelles traces ont probablement été laissées par des individus du même groupe. Les deux séries d'empreintes appartiennent en effet à des individus marchant dans la même direction nord-ouest. Elles ont été trouvées dans la même couche de cendres volcaniques et, par conséquent, ont probablement été créées dans des conditions identiques, durant un seul et même voyage, suggèrent Masao et ses collègues.

La piste complète d'empreintes de « Chewie » s'étend sur 32 mètres (de haut en bas). En bas à gauche, on distingue la trace d'un autre individu plus petit.

« C'est vraiment fascinant d’imaginer ce groupe marchant dans la même direction à la même vitesse », dit Marco Cherin, paléontologue à l'université de Pérouse, en Italie, qui a co-dirigé l'étude. « Vers où ? Nous ne le savons pas. Ils marchaient sans doute simplement comme tous les autres animaux qui ont laissé leurs empreintes à Laetoli. »

Les empreintes de Chewie sont plus grandes que les autres : elles mesurent 27 centimètres de long, l’équivalent d’une pointure 42. Selon Marco Cherin, ces empreintes imposantes signifient qu’il existait chez les premiers homininés des variations de taille beaucoup plus importantes que ce que l'on pensait jusqu'ici. Cela remet aussi en cause l’idée que la corpulence des homininés s’est développée seulement à mesure que leur cerveau devenait plus grand durant les 2,5 derniers millions d'années. L’équipe de paléontologues estime que les autres individus de Laetoli mesuraient entre 1,11 et 1,49 mètre de haut.

Des petits et des grands

La gamme de taille des individus de Laetoli pourrait aussi se rapporter à la structure sociale de ces homininés. Les chercheurs suggèrent que les plus grandes empreintes ont été laissées par un mâle adulte, tandis que les autres appartiennent à deux femelles adultes et deux jeunes ou femelles plus petites. Les groupes de gorilles, dans lesquels un mâle à dos argenté chapeaute un harem de femelles beaucoup plus petites et leur progéniture, montrent un éventail de tailles aussi large, note Marco Cherin, qui pense que les australopithèques ont pu adopter une organisation similaire.

Cependant, pour Neil Roach, paléoanthropologue à l’université Harvard, cette relation entre la structure sociale et les différences de taille entre les sexes n'est pas si claire. Il est néanmoins d'accord pour dire que ces nouvelles empreintes appuient l’idée que Australopithecus afarensis vivait en groupes composés de multiples mâles et femelles, et qu'il y avait des différences de corpulence importantes entre les sexes.

Bruce Latimer, paléoanthropologue à l'Université Case Western Reserve à Cleveland (Ohio), convient que les conclusions sur les groupes sociaux des australopithèques devraient être prises avec prudence. Mais Latimer, qui a travaillé sur les traces de pas originales, juge néanmoins extraordinaire la découverte de cette nouvelle piste d’empreintes, qui apporte en outre des preuves supplémentaires que les individus de Laetoli avaient des pieds qui n'étaient pas si différents de ceux des humains actuels. « Les empreintes de Laetoli ne dépareraient pas sur une plage aujourd'hui », résume-t-il.

Le projet de musée est momentanément suspendu tandis que les chercheurs cherchent d’autres empreintes et examinent l'état des pistes d'origine, explique Charles Musiba, anthropologue à l'université du Colorado à Denver, qui participe aux travaux de conservation. Le projet actuel est de construire des installations de recherche et d'éducation à l'extérieur d'un périmètre de 1,5 kilomètre autour du site, tout en étudiant le meilleur endroit pour bâtir un musée pour protéger et montrer les empreintes, qui ont toutes été ré-enterrées. « Nous allons les laisser en l’état pour l'instant », précise Charles Musiba.

Après avoir découvert les nouvelles empreintes, la première personne à qui Fidelis Masao a téléphoné est Richard Leakey, l'un des fils de Mary Leakey (décédée en 1996). Celui-ci lui aurait dit : « Je vous félicite et je vous plains en même temps. La nature a conservé ces empreintes pendant 4 millions d'années. Comment allez-vous faire en sorte qu'elles restent intactes pendant les millions d'années à venir ? » Fidelis Masao est resté sans réponse…

Source : Pour la Science du 16/12/2016

mardi 26 juillet 2011

Les congénères de Lucy marchaient bien droit à Laetoli

Les caractères de la marche bipède moderne seraient bien plus anciens que prévu. Des chercheurs anglais ont analysé très précisément les fameuses empreintes de pas de Laetoli, en Tanzanie. Elles ont été laissées par un ancêtre qui se tenait bien droit et marchait un peu comme nous...

La bipédie et l’apparition des caractères morphologiques modernes qui permettent un bon fonctionnement du pied lors de la marche sont souvent liés au groupe Homo. Il s’agit en particulier de la capacité à appuyer avec l’avant du pied et le gros orteil et de la possibilité d’adopter une posture bien verticale. Nombre de publications imaginent l’émergence de ces fonctions il y a 1,9 million d’années. Jusqu’ici les paléontologues pensaient que le groupe australopithèque, plus ancien et encore un peu arboricolehttp://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/bipedie-les-hommes-ont-il-appris-a-marcher-sur-les-arbres_11973/, ne présentait pas un pied fonctionnellement adapté à la marche.

En 1976, Mary Leakey et Richard Hay ont découvert en Tanzanie des empreintes de pas datant de 3,7 millions d’années, sur le site de Laetoli. Ce sont les plus anciennes traces de pas connues laissées par des ancêtres de l’Homme. En l’occurrence le coupable serait probablement un petit groupe d’australopithèques de l’espèce Australopithecus afarensis, « frères aînés » de la fameuse Lucy. La forme de leurs pieds aurait été imprimée dans une couche de cendres volcaniques fraîches, comme les stars américaines dans le béton d’Hollywood Boulevard. Les cendres se transformant rapidement en tuf très dur, les empreintes ont été conservées des millions d’années.

Hollywood Boulevard

Faire parler des empreintes a toujours été sujet à caution, par la difficulté d’interprétation des indices qu’elles portent. Les informations récoltées jusqu’ici à Laetoli ont fait dire aux paléontologues que l’animal qui les a laissées n’avait pas les pieds aptes à une marche bipède moderne. Mais l’équipe du professeur Robin Crompton, de l’université de Liverpool, s’est repenchée sur la fameuse piste avec une méthode totalement nouvelle. Pour eux, les études précédentes ne s’intéressant qu’à une empreinte isolée ont été induites en erreur par des formes parasites liées à l’érosion ou à d’autres facteurs environnementaux.

Les empreintes de pas comme ce moulage de la piste de Laetoli exposé au musée des gorges d'Olduvai (Tanzanie) restent délicates à interpréter.

Ils ont donc tout d’abord mesuré précisément et en tous sens les onze empreintes en bonnes conditions du site. Et avec des techniques de reconstruction numérique et d’analyse statistique des données, ils ont élaboré un modèle 3D moyen d’empreinte s’affranchissant des déformations parasites. Ils l’ont ensuite comparé aux données d’études sur la formation d’empreintes et sur les pressions exercées par le pied lors de la marche. Et pas seulement pour des êtres humains modernes : ils ont aussi accumulé les données sur d’autres grands singes comme le chimpanzé ou l’orang-outang se déplacent parfois debout eux aussi. Enfin, une simulation numérique de marche intégrant tous ces paramètres leur a permis de connaître la forme de l’empreinte laissée par Australopithecus afarensis pour différentes postures et démarches. Ils ont en fait développé une nouvelle technique d’étude qui ouvre la voie à une meilleure interprétation des empreintes fossiles.

Un pied déjà apte à la marche

Il apparaît alors que la démarche qui laisse les empreintes les plus proches de ce qui est observé sur le terrain à Laetoli n’implique pas la position ramassée, courbée, des grands singes modernes. Ça n’est pas l’arrière du pied qui assure la locomotion. Au contraire, Australopithecus afarensis se tenait droit, et c’est l’avant du pied, en particulier le gros orteil, qui dirigeait la marche comme c’est le cas pour nous près de 4 millions d’années plus tard.

Un résultat qui semble confirmer les résultats d’une étude récente basée sur la découverte d’un os fossile appartenant également à un congénère de Lucy. Ce qui permet de dire aux chercheurs que la lignée humaine a développé très tôt un pied apte à la marche bipède, alors même que ces ancêtres avaient encore un mode de vie partiellement arboricole. Mais malgré ses pieds efficaces et sa démarche altière, les scientifiques britanniques se refusent encore à croire que l’animal ait pu marcher ou courir sur de longues distances. La faute au reste de sa morphologie, un corps long et des jambes courtes à l’inverse d'Homo sapiens, un cousin apparu bien plus tard et qui a su marcher tout autour de la planète.

Source : MaxiSciences du 23/07/2011

vendredi 6 août 2010

Afropithecus turkanensis

Afropithecus est un genre fossile de primates qui vivaient en Afrique et en Arabie saoudite du Miocène inférieur au Miocène moyen. Afropithecus turkanensis est la seule espèce connue de ce genre.

Il a été excavé d'un petit site près du lac Turkana appelé Kalodirr dans le nord du Kenya en 1986 et a été nommé par Richard Leakey et Meave Leakey. L'âge estimé d'Afropithecus est entre 16 et 18 millions d'années, qui a été déterminé avec des techniques de datation radiométrique et les études géologiques menées par Broschetto et Brown de l'Université de l'Utah. Au total, 46 spécimens récupérés de Kalodirr se rapportent à Afropithecus constitués de restes crâniens, mandibulaires, dentaires et post-crâniens.

Source : Wikipedia

lundi 22 février 2010

Richard Leakey

Richard Leakey (né le 19 décembre 1944 à Nairobi) est un paléoanthropologue kenyan. Il est le deuxième des trois fils de Louis et Mary Leakey. Il a travaillé dans la partie Est de l'Afrique, et en particulier au Kenya avant de s'impliquer dans la politique de ce pays.

Après avoir dû abandonner ses études, il découvrit son goût pour la paléontologie en menant une expédition sur un site de fossiles qu'il avait découvert en le survolant. Constatant que ses travaux n'étaient pas pris au sérieux en raison de son manque de diplômes, il partit pour l'Angleterre afin de reprendre ses études universitaires. Après six mois, cependant, il revint chez lui pour recommencer ses safaris et ne fut jamais diplômé.

Alors que ses parents travaillaient essentiellement en Tanzanie dans les gorges d'Olduvai, Richard Leakey a étendu les travaux de paléontologie à une autre partie de la Vallée du grand rift au nord du Kenya.

Ses principales découvertes ont eu lieu autour du lac Turkana (anciennement lac Rudolph) au Kenya. Les premières découvertes majeures ont été effectuées par Richard Leakey et son équipe à l’est du lac Turkana dans les années 1970 : de nombreux restes fossiles d'Homo habilis, Homo rudolfensis, Homo ergaster (ou Homo erectus africains).

Les ouvrages de R. Leakey comprennent Les origines de l'Homme, Ceux du lac Turkana (tous les deux en collaboration avec Roger Lewin), L'origine illustrée des espèces et La naissance de l'Homme.

Plus récemment, c'est le côté Ouest du lac Turkana qui a livré les fossiles les plus spectaculaires, notamment le garçon de Turkana, découvert en 1984 par Kamoya Kimeu lors d'une prospection. Ce fossile, inventorié sous le code KNM-WT 15000, est à ce jour le squelette d'Homo ergaster le plus complet que l'on connaisse. Adolescent âgé d'une quinzaine d'années, les paléoanthropologues estiment qu'à l'âge adulte il aurait dépassé la taille d'1,8m, révélant qu'il y a près de 2 millions d'années certains de nos ancêtres pouvaient déjà avoir une corpulence semblable à celle des Homo sapiens. Leakey et Roger Lewin racontent l'histoire de leur découverte dans Réexamen des origines (1992). Peu de temps après la découverte du Garçon de Turkana, Leakey et son équipe découvrirent un crâne appartenant à une nouvelle espèce, Australopithecus aethiopicus (WT 17000).

Richard Leakey a également été le directeur des services de préservation de la vie sauvage du Kenya, rôle dans lequel il a initié les pratiques de destruction de l'ivoire d'éléphant repris aux braconniers.

Source : Wikipedia

vendredi 12 février 2010

Mary Leakey

Mary Leakey (6 février 1913 - 9 décembre 1996), née Nicol, est une paléontologue et archéologue ayant consacré ses recherches à la préhistoire ancienne de l'Afrique de l'Est. Elle fut également la deuxième épouse de Louis Leakey, qui l'épousa en 1936.

Dès 1935, elle découvrit en Tanzanie deux fragments de pariétaux d'un probable Homo erectus.

Elle fit d'importantes découvertes d'Homo erectus et d'australopithèques (dont Zinj, mis au jour avec Louis en 1959 et vieux de 1,8 million d'années) sur le site d'Olduvai en Tanzanie, qu'elle reprit en charge après la disparition de Louis.

Mary Leakey fit diverses campagnes sur le site de Laetoli en 1959, 1964, puis à partir de 1974. Elle devint célèbre pour sa participation à l'étude, à partir de 1978, des traces de pas de trois hominidés bipèdes (des Australopithecus afarensis ?) fossilisées dans des cendres volcaniques à Laetoli en Tanzanie. Cette piste est celle de trois individus de corpulences différentes.

Le fils de Mary et Louis, Richard Leakey, a également été un paléontologue célèbre avant de se consacrer à la politique du Kenya.

Source : Wikipedia

mercredi 13 janvier 2010

Paranthropus boisei

Paranthropus boisei est un hominidé fossile qui a vécu en Afrique orientale entre environ 2,4 et 1,2 million d'années avant notre ère, pendant le Pliocène et le Pléistocène inférieur. Il a d’abord été appelé Zinjanthropus boisei puis Australopithecus boisei. Aujourd'hui, il est souvent inclus dans le genre Paranthropus, dont il est le plus grand représentant. Toutefois, le débat concernant sa position phylogénétique n’est pas encore clos.

Découvertes
  • OH 5
Découvert par l'anthropologue Mary Leakey en juillet 1959 dans les Gorges d'Olduvai (Tanzanie), le crâne OH 5, surnommé « casse-noisette » (Nutcracker Man) est bien conservé et date de 1,75 million d'années ; il présente des traits différents de ceux des Australopithèques graciles. Mary et son époux Louis Leakey ont appelé le spécimen Zinjanthropus boisei ; boisei en hommage à Charles Boise, le mécène de cette équipe d'anthropologues ; zinj est un mot ancien pour désigner l'Afrique orientale et anthropos signifie homme en grec. Paranthropus boisei a acquis une grande importance quand Richard Leakey, le fils des deux anthropologues, a estimé que c’était la première espèce d’hominidés à avoir employé des outils en pierre.
  • KNM-ER 406
Un autre crâne, inventorié sous le numéro KNM-ER 406, a été mis au jour en 1969 par Richard Leakey et Mwongela Mutua à Koobi Fora, près du lac Turkana au Kenya. Ce crâne, attribué à un individu adulte, a une capacité endocranienne de 510 cm3 environ. Il est daté de 1,7 à 1,85 million d'années.

Source : Wikipedia

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Ethiopie, Tanzanie, Kénya De 2,3 à 1,2 million d'années Echantillon initial découvert en 1959 à Olduvai (OH5) caractérisé par de très grosses dents, hyper robuste peut-être intermédiaire entre A. africanus et A. robustus.

Source : Lexique du CNRS

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Age : de 2,4 à 1,2 millions d'années
Taille : 1,20 à 1,50 m
Poids : 30 à 55 kg
Localisation : Afrique Orientale
Habitat : Arboré
Feux : Maîtrisé
Outils : Fabriqués

Sa fiche sur Hominidés.com

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2,2-1,2 MA.
Un crâne (OH 5).
Tanzanie, Éthiopie et Kenya.
Le zinjanthrope (son premier nom) a été contemporain de plusieurs espèces du genre Homo en Afrique.

lundi 1 janvier 2001

KNM-WK 16999

nom : KNM-WK 16999
âge : 18-17 Ma
découverte : Richard Leakey
date : 1986
espèce : Afropithecus turkanensis

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Les restes post-crâniens (humères fragmentaires, cubitus, péroné, tarses et phalanges) indiquent que A. turkensis était une grosse catarrhine d'environ 77 livres. en poids corporel (Hartwig). La dentition est caractérisée par un palais peu profond, avec des rangées de dents parallèles, un grand diastème et est de taille comparable à celle d'un chimpanzé moderne (Hartwig). Afropithecus contient une suite de caractéristiques craniofaciales observées à la fois chez les cercopithécoïdes (singes du vieux monde) et chez les premiers hominoïdes. Selon Benefit et McCrossin, «Afropithecus partage avec Victoriapithecus, un singe du vieux monde éteint, et Aegyptopithecus, un proto-singe éteint: un long museau, une grande hauteur faciale sous les orbites et une région de joue profonde. Ces caractéristiques primitives indiquent le dernier ancêtre commun des Cercopithecoidea et Hominoidea.

vendredi 1 septembre 2000

Garçon de Turkana

Le « garçon de Turkana » ou « garçon de Nariokotome » est le nom familier donné au fossile KNM-WT 15000, le squelette presque complet d'un individu juvénile du genre Homo, découvert en 1984 au Kenya. Daté de 1,5 à 1,6 million d'années, et attribué à l'espèce Homo ergaster, ce spécimen est le squelette humain le plus complet jamais trouvé pour cette période.

Découverte

Le squelette fut découvert en 1984 par Kamoya Kimeu, un membre de l'équipe de Richard Leakey, à Nariokotome, près du lac Turkana au Kenya. Il comprend 108 os, ce qui en fait le squelette humain ancien le plus complet découvert à ce jour. Il manque néanmoins les deux mains et les deux pieds.

Morphologie

La forme du bassin du fossile a permis de déterminer qu'il s'agissait d'un individu mâle.

Le pelvis est un peu plus large que celui d'Homo sapiens, mais plus étroit que celui de l'Australopithèque, ce qui permettait une marche bipède efficace, contrairement aux espèces précédentes encore à la fois bipèdes et arboricoles. Les jambes sont longues, avec des proportions comparables à celles de l'homme moderne, ce qui devait en faire un bon marcheur.

Le crâne montre des traits archaïques, un front bas, un fort torus sus-orbitaire, une mâchoire prognathe, mais avec un volume endocrânien de 880 cm3, nettement supérieur à celui d'Homo habilis. La fosse nasale tend à se rapprocher de la forme moderne.

La grande taille relative augmente la surface du corps et devait faciliter la dissipation de la chaleur sous le soleil africain. On pense qu'Homo ergaster était moins velu que ses ancêtres, et peut-être même aussi peu que l'homme moderne, et avait déjà acquis le système de transpiration qui permet de refroidir le corps.

Source: Sa fiche Wikipedia

samedi 1 juillet 2000

Homme d'Eliye Springs

L'Homme d'Eliye Springs (noté KNM-ES-11693) est le nom donné à un crâne fossile d'Homo sapiens, découvert en 1983 à Eliye Springs, sur la rive occidentale du Lac Turkana, au Kenya. Il est estimé âgé de 200 000 à 300 000 ans sur la base de sa morphologie, car sa découverte en surface n'a pas permis d'avancer une datation fondée sur la stratigraphie.

Historique

Le crâne fossile a été découvert en 1983, affleurant sur une plage de la station balnéaire d'Eliye Springs, au Kenya, par deux touristes allemands, M. et Mme Till Darnhofer. Il a été étudié par Günther Bräuer et Richard Leakey, qui ont publié leur analyse en 1986.

La découverte du crâne hors contexte stratigraphique a empêché toute datation fondée sur les roches sous-jacentes ou sur les fossiles de paléofaune environnants.

Description

Le crâne d'Eliye Springs est peu déformé et passablement complet. Il lui manque le relief sus-orbitaire, une partie des os nasaux, l'essentiel du maxillaire et toute la mandibule.

Il présente une mosaïque de caractères archaïques et dérivés qui rendaient, à l'époque de sa découverte, son attribution peu aisée.

Le crâne est long et large, avec une voute assez basse. L'os frontal est modérément pentu. Le volume endocrânien est estimé entre 1 300 et 1 450 cm3, ce qui est comparable à l'homme moderne.

Attribution

L'ensemble des caractères analysés avaient amené Günther Bräuer et Richard Leakey à classer ce fossile en 1986 parmi les Homo sapiens archaïques, plutôt que parmi les Homo rhodesiensis.

En 2019, une étude des paléoanthropologues français Aurélien Mounier (CNRS-MNHN) et argentine Marta Mirazón Larh (université de Cambridge), publiée dans la revue Nature, a recherché, parmi les plus anciens fossiles africains connus attribués à l'espèce Homo sapiens, lesquels préfiguraient le mieux la morphologie finalement acquise par l'Homme moderne. Ayant analysé de nombreux crânes fossiles d'hommes modernes, cette étude propose une morphologie virtuelle du dernier ancêtre commun de l'humanité actuelle, et la compare, en morphométrie 3D, aux 5 crânes africains les plus complets datés d'au moins 200 000 ans : Irhoud 1 (Maroc), Florisbad (Afrique du Sud), Eliye Springs, Omo Kibish 2 (Éthiopie), et LH 18 (Tanzanie). Le crâne de Florisbad est jugé le plus proche de notre ancêtre virtuel, devant celui d'Eliye Springs. Cette étude confirme l'appartenance de l'Homme d'Eliye Springs à l'espèce Homo sapiens.

Source : Wikipedia

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Eliye Springs ES11693
Site : West Turkana, Kenya
Découvert par : Gunter Brauer et Richard Leakey
Age : Entre 300,000 et 200,000 ans
Espèce : Homo heidelbergensis

samedi 1 mai 1999

KNM-ER 3883

KNM ER 3883 est le numéro de catalogue d'un crâne fossilisé (crâne presque complet) de l'espèce Homo ergaster (également appelé African Homo erectus). Le fossile a été découvert par Richard Leakey en 1976 à Koobi Fora, à l'est du lac Turkana (anciennement lac Rudolf), au Kenya.

La plupart du squelette facial du fossile est manquant. Seul le neurocrâne est dans un état assez complet. Les chercheurs ont calculé que le fossile a environ 1,6 million d'années et représente probablement un homme. KNM ER 3883 est un plus robuste et un peu plus grand que KNM ER 3733. Le crâne est long et bas et il a une construction post-orbitaire. Il a un grand visage et un os zygomatique. Montre une capacité crânienne supérieure à toute capacité d'hominidés précédente estimée à 804 ml.

Source : Wikipedia (en)

Empreintes de pas de Laetoli

Le site de Laetoli, situé en Tanzanie, à 45 km au sud des gorges d'Olduvaï, dans l'aire de conservation du Ngorongoro, est l'un des principaux sites d'Afrique de l'Est à avoir livré des fossiles humains ou pré-humains. On y a également découvert en 1976 des traces de pas d'Hominina exceptionnellement conservées dans de la cendre volcanique indurée. Elles sont datées de 3,66 millions d'années. 

Traces de pas

En 1976, Mary Leakey, Richard L. Hay et leur équipe ont découvert une piste d'empreintes de pas d'Hominine, conservée grâce à une succession de conditions favorables :

le dépôt d'une couche d'environ 15 cm de fines cendres provenant de l'éruption du volcan Sadiman, distant de 20 km ;
le passage d'un groupe d'Hominina et d'autres animaux ;
une averse légère qui a cimenté la couche de cendre en la transformant en tuf volcanique sans détruire les empreintes ;
le scellement de la piste par d'autres dépôts de cendre venus la recouvrir et la protéger.

Les pas d'Hominina correspondent à trois individus, dont un marchant dans les traces d'un autre, ce qui rend difficile la lecture de certaines empreintes. Dans la mesure où les traces vont dans la même direction, elles ont probablement été produites par un petit groupe, mais rien ne permet de conforter les reconstitutions classiques qui mettent en scène une famille nucléaire se rendant à un point d'eau.
Les empreintes sont celles d'Hominina marchant debout, mais comme un humain moderne qui serait légèrement accroupi : hallux varus (le gros orteil s'écarte vers l'intérieur), présence d'un espace important entre le premier orteil et les quatre latéraux, enfoncement plus marqué du bord externe du pied traduisant un appui en varus, talon étroit et creux en surface, pas de voute plantaire mais à la place un renflement traduisant le développement important du muscle écarteur du premier orteil (musculus abductor hallucis brevis) développé dans le pied des grands singes, mais jamais chez les humains. L'appui en varus associé à l'écartement du premier rayon et au fort développement du muscle écarteur du premier orteil sont des caractères désignant la préhensilité. Ces empreintes pourraient avoir été faites par des Hominina du genre Australopithèque. Yvette Deloison pense que cette bipédie devait être occasionnelle.

Une étude 3D sur ces empreintes en 2011 suggère au contraire une bipédie bien verticale affirmée.

Les empreintes de Laetoli ont été datées en 2011 de 3,66 millions d'années, par la méthode du potassium-argon appliquée à la couche de cendre.

Source : Wikipedia

lundi 1 mars 1999

KNM-ER 3733

KNM-ER 3733 est un crâne découvert en 1975 à Koobi Fora par Bernard Ngeneo, membre de l'équipe de Richard Leakey. Ce crâne presque complet a une capacité d'environ 850 cm313. Son âge est estimé à 1,7 Ma, faisant de lui l'un des plus anciens fossiles significatifs connus d'Homo ergaster.

Source : Wikipedia

mercredi 1 juillet 1998

KNM-ER 992

La mandibule fossile KNM-ER 992 datée de 1,5 million d'années a été découverte en 1971 par une équipe dirigée par Richard Leakey à Koobi Fora (Ileret), près du lac Turkana au Kenya. Elle a été considéré comme l'holotype d'Homo ergaster par Groves et Mazák en 1975.

Source : Wikipedia

vendredi 1 mai 1998

KNM-ER 732

Ce crâne partiel a le côté droit du visage préservé et avec une certaine dentition aussi. Il a été découvert par Henry Mutua en 1970, sur un site près de l'Ileret, dans la zone 10. On pense qu'il appartient à une femelle Paranthropus boisei, partageant de nombreuses caractéristiques anatomiques similaires aux formes mâles plus robustes, y compris la taille du cerveau, mais traits du visage et n'a pas la crête sagittale distinctive que l'on trouve chez les mâles, tels que KNM-ER 406 et OH5 (de Olduvai Gorge). L'acceptation de la différence significative entre la taille corporelle du mâle et de la femelle Paranthropus boisei a conduit à un réexamen d'autres espèces d'hominidés à la recherche de preuves de dimorphisme sexuel.

Source : African fossils

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1,7 Ma
Paranthropus boisei
1970
Koobi Fora, Turkana est, Kenya
Richard Leakey

dimanche 1 mars 1998

KNM-ER 406

Un autre crâne, inventorié sous le numéro KNM-ER 406, a été mis au jour en 1969 par Richard Leakey et Mwongela Mutua à Koobi Fora, près du lac Turkana au Kenya. Ce crâne, attribué à un individu adulte, a une capacité endocranienne de 510 cm3 environ. Il est daté de 1,7 à 1,85 million d'années.

Source : Wikipedia