Toumaï (nom signifiant « espoir de vie » en langue gorane) est le surnom d'un crâne fossile de primate découvert en 2001 au Tchad dans le désert du Djourab. Il a conduit à la définition d'une nouvelle espèce,
Sahelanthropus tchadensis, que certains paléoanthropologues considèrent comme l'une des premières espèces de la lignée humaine, probablement très proche de la divergence entre les
Panines (comprenant les chimpanzés) et le genre
Homo (comprenant l'Homme). Le fossile a été daté d'environ 7 millions d'années avant le présent, ce qui signifie que près de 350 000 générations le séparent des humains des années 2000.
Caractéristiques
Toumaï mesurait environ un mètre et pesait près de 35 kg. Pour les chercheurs de la MPFTO, Toumaï serait un mâle comme l'indique son très fort bourrelet sus-orbitaire. Il vivait dans les forêts qui jouxtaient le voisinage d'un lac ou à proximité d'une rivière. La découverte de Toumaï, 2 500 km à l'ouest du rift est-africain, a obligé le paléoanthropologue Yves Coppens à remettre lui-même en cause sa théorie de l'East Side Story formulée en 1982.
En 2003, le crâne de Toumaï est scanné à l'European Synchrotron Radiation Facility afin de déterminer la structure des mâchoires
Position phylogénétique
Conclusions provisoires
La bipédie de Sahelanthropus tchadensis est très probable pour ses découvreurs. En effet, le trou occipital correspond à celui d'une colonne vertébrale redressée, ce qui permet d'en déduire une locomotion bipède. Cependant l'absence actuelle de restes autres que le crâne, des mandibules fragmentaires et des dents isolées, ne permet pas d'être catégorique sur ce point ; la bipédie n'est pas confirmable tant que l'analyse d'un os du membre inférieur ou du bassin n'est pas effectuée.
La majeure partie de la communauté scientifique s'accorde à reconnaitre le statut d'hominine à Sahelanthropus tchadensis ainsi que son aptitude à la bipédie. Cependant, l'hypothèse selon laquelle Sahelanthropus serait un singe, situé avant ou après la divergence panines-hominines, a très tôt été émise. La position phylogénétique de Sahelanthropus reste débattue par les spécialistes. Cette controverse a plusieurs causes, outre les divergences d'interprétation fonctionnelle des caractères :
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il existe un manque de données sur les caractéristiques du dernier ancêtre commun aux chimpanzés et aux hominines, et il existe par conséquent un biais méthodologique lié à la validité des caractères considérés comme propres à la lignée humaine ;
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les spécialistes se disputent l'honneur de détenir le plus vieux représentant de la lignée conduisant à l'homme moderne, privilège qui revenait avant la découverte de Toumaï, mais de manière tout aussi controversée, à Orrorin tugenensis, surnommé « Millenium ancestor » ;
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la MPFT ne permet pas la consultation des fossiles originaux par des équipes extérieures ;
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la MPFT n’a pas reconnu avant 2009 être en possession d’un fémur pourtant mis au jour le 19 juillet 2001 à proximité immédiate du crâne de Sahelanthropus tchadensis.
Il s'agit en fait d'un vaste débat naissant sur les plus anciens hominines, voire sur l'ancêtre commun avec les chimpanzés et pré-chimpanzés, qui concerne d'autres fossiles à la charnière Miocène-Pliocène (Orrorin tugenensis, Ardipithecus kadabba). Ces espèces qui présentent « toutes des caractéristiques primitives et quelques-unes évoluées […] posent la question de savoir comment les hominines sont apparus, et corrélativement quels caractères peuvent être considérés comme diagnostics de cette lignée à son origine ».
En guise de conclusion provisoire, le professeur de paléoanthropologie José Braga, à l'université Paul Sabatier de Toulouse, écrit à propos des restes du Miocène supérieur et du Pliocène inférieur, que sont Sahelanthropus tchadensis, Orrorin tugenensis et Ardipithecus ramidus, « Le statut d'hominine des fossiles, encore peu nombreux, découverts dans ces périodes chronologiques, reste discuté, à des degrés différents, notamment, selon leur état de préservation ». En suivant l'avis général émanant de la communauté scientifique, nous pouvons donc dire de Sahelanthropus tchadensis qu'« il s'agit actuellement de l'un des trois candidats au titre d'ancêtre de la lignée humaine ».
Source :
Wikipedia
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Quand ?
Espèce représentée par un seul fossile trouvé au Tchad et datant de 7 millions d'années. C'est-à-dire juste après la divergence entre la branche humaine (les homininés) et celle des chimpanzés. Pour autant, il n'est pas forcément un de nos ancêtres.
Taille ?
Petit (1 mètre), il pratiquait une bipédie très partielle. Son cerveau affiche modestement 370 cm3.
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Age : 7 millions d'années
Taille : 1,15 à 1,25 m
Poids : 23-35 kg
Localisation : Tchad (erg dunaire du Djourab)
Habitat : Zone boisée à proximité du bord de l'eau
Feux : ?
Outils : ?
Sa fiche sur
Hominidés.com
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7 MA.
Toros-Menalla, Tchad, Afrique centrale.
Un crâne déformé (TM266-01-060-1, Toumaï) ; deux fragments de mandibules, trois dents.
Toumaï serait le plus ancien homininé connu car la forme de la base de son crâne indique qu’il était bipède. Puisque très ancien et originaire d’Afrique centrale, il a ouvert des perspectives inattendues pour la recherche des premiers homininés.
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nom :
âge :
découverte : Michel Brunet
date : 2002
espèce : Sahelanthropus