lundi 1 mai 2000
Homme de Boxgrove
Source : Wikipedia
Narmada
La découverte en 1982 d'un crâne fossilisé dans la vallée centrale de la Narmada dans le Madhya Pradesh, en Inde, fournit la première preuve scientifiquement enregistrée de restes de squelette humain du sous-continent indien datant de la fin du Pléistocène moyen, il y a 300 000 à 150 000 ans. Le Dr Arun Sonakia du Geological Survey of India a trouvé le fossile exposé à la surface du sol d'un épais sédiment quaternaire d'origine fluviale et noyé dans un conglomérat de gravier fossilifère sur la rive nord de la rivière Narmada. C'est près du village de Hathnora et à environ 40 km au nord-est de la ville de Hoshangabad. Les parties conservées du spécimen sont le côté gauche de la voûte crânienne, la plupart de la base du crâne et la moitié gauche des crêtes sourcilières et de l'orbite. Par conséquent, il s'agit d'une calvaria, pas d'un crâne complet avec un visage complet comprenant les mâchoires supérieure et inférieure. Les dents sont absentes. En 1997, une annonce a été faite de la découverte d'une clavicule droite d'hominidés provenant de gisements du Pléistocène moyen dans la région d'Hathnora lors d'explorations sur le terrain entre 1983 et 1992, un os que le Dr AA Sankhyan de l'Anthropological Survey of India, Calcutta, associe au Narmada Man calvaria et décrit comme ayant appartenu à une femelle de la taille d'un pygmée adulte moderne de corpulence «trapue».
Dans la description de Sonakia, publiée en 1984 dans les Records of the Geological Survey of India, il attribue «Narmada Man» au taxon hominidé Homo erectus narmadensis. Son antiquité est basée sur l'association directe de la calvaria avec des outils en pierre, principalement des haches à main et des couperets, typiques de la tradition technologique préhistorique acheulienne qui était dominante à l'époque du Pléistocène moyen en Inde. Les restes d'animaux fossilisés dans le gisement - bovins, buffles, éléphants - comprennent certaines espèces aujourd'hui éteintes, mais ce sont des «fossiles d'indice» fiables de la fin du Pléistocène moyen. Les méthodes de datation radiométrique ne sont pas réalisables, donc l'âge du spécimen est une estimation de datation relative basée sur ses associations lithiques et fauniques.
En 1988, des réexamens des calvaires avaient été entrepris indépendamment par des anthropologues biologiques du Laboratoire de Paléontologie et Préhistoire Humaines de Marseille en France et du Laboratoire de Biologie Humaine de l'Université Cornell à Ithaque aux États-Unis. L'enquêteur français, le Dr Marie-Antoinette de Lumley, a reconnu que certaines caractéristiques physiques de la calvaria n'étaient généralement pas celles trouvées dans les fossiles d'Homo erectus d'Asie du Sud-Est, de Chine et d'Afrique. Par exemple, la capacité crânienne de ces spécimens du Pléistocène précoce et moyen est en moyenne de 1000 cm3, mais les estimations pour la voûte crânienne de Narmada sont comprises entre 1155 et 1421 cm3, valeurs comprises dans la fourchette des Homo sapiens anatomiquement archaïques. Le Dr de Lumley a baptisé Narmada Man comme un «Homo erectus évolué». Cette étiquette est acceptable pour les anthropologues biologiques qui professent que les humains anatomiquement modernes ont une lignée qui comprend Homo erectus comme espèce ancestrale, les hominidés anatomiquement archaïques du Pléistocène moyen et tardif (appelé Homo heidelbergensis) ayant un statut intermédiaire dans cette progression évolutive.
Outre les débats savants sur cette question, le chercheur américain, le Dr Kenneth AR Kennedy, a élargi les observations de Lumley par un examen approfondi de la calvaria à l'aide de mesures, d'analyses morphologiques et de procédures statistiques qui soutiennent la thèse selon laquelle Narmada Man (en fait un jeune adulte femelle) méritait d'être réaffecté en tant que premier Homo sapiens. Le spécimen a été comparé à des cranes d'autres fossiles d'hominidés du Pléistocène moyen (Bodo, Kabwe, Petralona, Dali, Ngandong, Saldanha, Sambungmachen, et ceux d'autres sites en Afrique, en Asie et en Europe), avec lesquels il a présenté un nombre important des similitudes anatomiques. Les données archéologiques n'excluent pas la possibilité que l'Homo erectus ait habité le sous-continent indien, mais les restes fossiles de cette espèce n'ont pas été retrouvés. L'importance de la calvaria Narmada est qu'elle démontre que la tradition de l'outil acheulien était pratiquée par les premiers sapiens dans une partie du monde située entre les sites fossiles d'hominidés plus riches en Afrique et en Asie du Sud-Est et en Extrême-Orient. C'est le fossile d'hominidé le plus ancien récupéré en Inde au moment de la rédaction de cet article.
Source : Source
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Site : Narmada, IndiaAge : Environ 300,000 ans
Espèce : Homo erectus
Homme d'Orce
De par sa nature très incomplète, ce fossile a été l'objet d'une controverse qui ne s'est jamais éteinte : elle proposait d'en faire plutôt un fragment de crâne d'un jeune équidé, non d'un humain. Le découvreur Josep Gibert consacra le restant de ses jours à infirmer cette théorie.
Découverte
Le fossile fut trouvé en 1982 et la découverte publiée en 1983.
Mais le nettoyage du crâne qui s'ensuivit en 1984 révéla une étrange petite crête au sommet du crâne.
Deux décennies de controverse
Josep Gibert fut invité en France par Henry et Marie-Antoinette de Lumley, célèbres paléoanthropologues français, pour étudier le crâne plus en détail. Marie-Antoinette de Lumley déclara qu'il pouvait s'agir d'un crâne d'un jeune âne au vu de ce type de crête commun aux équidés. Le groupe de la découverte se scinda entre les deux collègues qui acceptèrent l'idée, et Josep Gibert qui la refusa. Le 12 mai 1984, El País publia un article qui détaillait ces interprétations radicalement opposées.
La confusion créée fut immense, et dans les quatre jours suivants le quotidien enchaîna onze autres articles, avec interviews de scientifiques et caricatures obligées. La situation fit naître un complexe évident, entre les scientifiques espagnols qui ne distingueraient pas un âne d'un homme et le prestigieux couple de scientifiques français mondialement célèbres et incontestables, qualifiés d'« empereurs » de la paléoanthropologie, et un peu plus tard de « colonialistes scientifiques ». Au printemps 1986, Gibert se vit refuser le permis de fouille par la région autonome d'Andalousie.
Les différents congrès scientifiques qui eurent lieu entre-temps, où Gibert ou Lumley évoquaient le crâne, ne permirent pas le débat. Gibert travailla alors à écrire un livre, publié en 2004, ainsi que 138 articles, dont 27 publiés dans des revues scientifiques, pour défendre son point de vue. Gibert fut ensuite progressivement admis sur d'autres sites. En 2006 on découvrit un crâne d'une enfant de l'époque romaine, avec la même crête sur le crâne. La presse y vit enfin la preuve qu'il avait raison. Mais Gibert mourut en octobre 2007, et ses restes dispersés sur le gisement de Venta Micena.
Depuis, la dent de l'enfant d'Orce a confirmé la présence de fossiles humains de la même époque dans les gisements d'Orce.
Source : Wikipedia
KNM-SH 8531
Historique
Samburupithecus a été découvert en 1982 sur le site des Samburu Hills, dans la Réserve nationale de Samburu, au Kenya, par une équipe nippo-kenyane. Il a été décrit seulement 15 ans plus tard, en 1997, par le japonais Hidemi Ishida et le kenyo-britannique Martin Pickford.
Description
Le seul fossile trouvé en 1982 (noté KNM-SH 8531) consistait en un fragment de maxillaire gauche portant l'alvéole de la canine, deux prémolaires et trois molaires.
Les prémolaires ont trois racines, une couche d'émail épaisse, et de faibles cuspides (prémolaires bunodontes). Par sa taille et la pneumatisation (sinus maxillaires) de la racine antérieure de l'arcade zygomatique, le fossile se rapproche du gorille actuel, mais en diffère par la plupart de ses caractères dentaires et maxillaires.
Samburupithecus pesait environ 60 kg et était probablement un quadrupède terrestre frugivore. Les analyses paléoenvironnementales indiquent qu'il vivait dans un habitat mixte de forêt et de savane.
Datation
Le fossile a été daté de 9,6 millions d'années en 1987.
Analyse
On a trouvé à ce jour très peu de fossiles d'hominidés datés entre 7 et 14 millions d'années en Afrique. La nature très fragmentaire des fossiles de Samburupithecus alimente les controverses entre spécialistes sur sa classification exacte.
Pour ses découvreurs, Samburupithecus pourrait être un taxon basal des homininés, antérieur à la divergence entre Gorillini et Hominini.
Source : Wikipedia
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nom : KNM-SH 8531âge : 9,5 Ma
découverte : Hidemi Ishida & Martin Pickford
date : 1982
espèce : Samburupithecus kiptalami
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Identifié uniquement par l'holotype, Samburupithecus kiptalami présente des caractéristiques dentaires observées chez les singes africains. Le palais contient un arc perceptible, une fosse post-canine peu profonde et des molaires émaillées épaisses avec une séquence de tailles de M1 M2 M3 (Hartwig). Selon Stanford, «Les molaires maxillaires de Samburupithecus sont similaires aux gorilles, ce qui suggère qu'il pourrait être un membre du clade qui s'est diversifié avant l'ACV des gorilles, des chimpanzés et des humains.»



