dimanche 6 décembre 2020
mardi 17 novembre 2020
Un crâne d’hominidé vieux de deux millions d’années découvert en Afrique du Sud
Un nouveau crâne découvert dans une grotte sud-africaine suggère que Paranthropus robustus, un ancien cousin humain, est passé par un processus de microévolution pour s’adapter aux changements de son environnement.
Nous sommes en juin 2018. Samantha Good, étudiante en anthropologie à l’Université de l’île de Vancouver (Canada), travaille sur une excavation dans le système de grottes de Drimolen, en Afrique du Sud. Soudain, elle tombe sur une dent. Intéressée, elle continue alors de creuser et tombe sur deux autres dents et un morceau de palais osseux. Elle alerte alors sa responsable, Angeline Leece, paléoanthropologue à l’Université La Trobe de Melbourne (Australie), qui constate la découverte. “Je pense que ma respiration s’est arrêtée pendant une seconde“, explique-t-elle.
Et pour cause, son étudiante était en train de déterrer les restes d’un crâne vieux de deux millions d’années de l’espèce Paranthropus robustus, notre ancien cousin humain connu pour ses “grandes dents” et son “petit cerveau”. Minutieusement reconstruit, ce crâne (sujet mâle) est le plus ancien et le mieux préservé trouvé à ce jour pour cette espèce qui évoluait à son époque avec Homo erectus, considéré comme un ancêtre direct d’Homo sapiens.
En outre, son analyse laisse à penser que cet ancien cousin a essuyé plusieurs facteurs de stress environnementaux qui ont entraîné sa microévolution. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Nature Ecology & Evolution.
Un crâne qui dénote
Plusieurs crânes de spécimens mâles P. robustus ont déjà été retrouvés dans une grotte à proximité (Swartkran). Tous étaient environ 200 000 ans plus jeunes que ce nouveau spécimen. D’un autre côté, jusqu’à présent, seuls des crânes femelles avaient été retrouvés dans le système de grottes de Drimolen. Nous pensions alors que seuls les mâles vivaient à Swartkrans, tandis que les femelles vivaient à Drimolen. En outre, il apparaissait que les mâles avaient des crânes plus imposants que ceux des femelles.
Toutefois, ce nouveau fossile étiqueté sous le nom de DNH 155 change la donne. En effet, il a d’une part été retrouvé dans les grottes de Drimolen. Et d’autre part, il présente la même taille que ceux des femelles retrouvées dans le même environnement. En réalité, “il semblerait qu’il y ait eu des mâles et des femelles à Drimolen, des mâles et des femelles à Swartkrans et que ceux de Drimolen étaient globalement plus petits“, résume ainsi Angeline Leece.
Une forme antérieure de l’espèce
En plus d’être plus petit que ceux des mâles P. robustus qui vivaient à Swartkrans, le crâne du DNH 155 indiquait que ses muscles à mâcher n’étaient également pas aussi forts que les leurs. D’après Jesse Martin, coauteur de cette étude, ces différences laissent à penser que le spécimen DNH 155 était plus petit, car il représentait une forme antérieure de l’espèce, appartenant à une population différente qui n’avait pas encore été soumise aux pressions environnementales qui favoriseraient des tailles de crânes plus grandes et des muscles de la mâchoire plus forts.
Selon les chercheurs, de tels changements morphologiques sont en effet probablement le résultat de l’adaptation de P. robustus à un climat changeant. À cette époque, l’Afrique du Sud, alors humide et luxuriante, commençait à proposer des conditions plus sèches et plus arides. Aussi, les membres de cette espèce ont évolué de manière à pouvoir se nourrir de plantes plus coriaces.
Source : SciencePost du 14/11/2020
vendredi 13 novembre 2020
Le crâne d'un cousin de l'Homme vieux de 2 millions d'années découvert
Des chercheurs australiens ont découvert sur le site de Drimolen, au nord-ouest de Johannesburg, en Afrique du Sud, le crâne d’un cousin de l’Homme vieux de 2 millions d’années.
Il s’agit d’un crâne presque complet de Paranthropus robustus, une espèce proche de l'Homo erectus, considéré comme un ancêtre direct de l'Homo sapiens, ou homme moderne, rapporte BBC News Australia. Les deux espèces vivaient à peu près au même moment, mais Paranthropus robustus s'est éteinte plus tôt.
«Dans la plupart des archives fossiles, sont enregistrés uniquement des petits restes, comme des dents, donc faire une telle trouvaille, c’est très rare», a expliqué auprès du média l’archéologue Angeline Leece.
Les chercheurs de l’Université de La Trobe, à Melbourne, qui ont publié leurs travaux dans la revue Nature Ecology and Evolution, ont découvert ce fossile mâle à quelques mètres seulement de l’endroit où, en 2015, un crâne d’Homo erectus appartenant à un enfant âgé d'environ 2 à 3 ans avait été retrouvé.
Jesse Martin, co-responsable des recherches, a déclaré que manipuler les morceaux de fossiles était comme travailler avec du «carton mouillé», précisant qu'il a dû utiliser des pailles en plastique pour aspirer la saleté.
Ce lointain parent de l'homme, qui a vécu en Afrique entre 2 millions et 1,5 million d'années avant notre ère, avait un petit cerveau et de longues dents, contrairement à l'Homo erectus, qui avait un gros cerveau et de petites dents.
Autre différence, l'Homo erectus consommait de la viande, alors que son cousin mangeait quant à lui essentiellement des feuilles et des tubercules. Les scientifiques pensent que cette espèce a manqué de nourriture en raison d’un environnement plus humide, causé par le changement climatique.
Source : CNews du 10/11/2020
jeudi 12 novembre 2020
Découverte d'un crâne de Paranthropus robustus datant de 2 millions d'années
Le crâne d’un mâle Paranthropus robustus a été découvert en Afrique du Sud par une équipe australienne de paléontologues.
Ces hominines vivaient il y a entre 2 millions et 1,2 million d’années dans ce qui est aujourd’hui le sud du continent africain.
"Il s’agit du plus ancien spécimen connu et le mieux préservé jamais trouvé de l’espèce", affirme Jesse Martin, chercheur à l’Université La Trobe, à Melbourne, dans un communiqué.
Cette espèce serait en quelque sorte la "cousine" d'Homo erectus que l’on pense être l’ancêtre direct d'Homo sapiens, l’humain moderne.
Paranthropus robustus 101- Le premier fossile attribué à l'espèce a été découvert en Afrique du Sud en 1938.
- Ce fut la seconde espèce d’hominine décrite après Australopithecus africanus en 1925.
- Elle appartient au genre Paranthropus qui regroupe des espèces voisines, parfois qualifiées d’australopithèques robustes (P. aethiopicus, P. boisei, P. robustus).
Le Paranthropus robustus et l’Homo erectus sont deux espèces qui ont vécu à peu près à la même époque, mais la première s’est éteinte plus tôt que la seconde.
Le crâne complet a été découvert en 2018 à Drimolen, un site préhistorique situé au nord de la capitale sud-africaine, Johannesburg. Il a été trouvé à quelques mètres du crâne d’un enfant Homo erectus mis au jour en 2015.
Paranthropus robustus possédait de grosses dents et un petit cerveau.
Selon les chercheurs, la découverte est un exemple rare de microévolution au sein d’une espèce d’hominine primitive, montrant que Paranthropus robustus a évolué de manière progressive, peut-être sur des centaines de milliers d’années, en réponse aux changements environnementaux.
"Le crâne DNH 155 montre le début d’une lignée très réussie qui a existé en Afrique du Sud pendant un million d’années", explique le professeur Andy Herries, de l’Université La Trobe.
"Comme toutes les autres créatures sur Terre, nos ancêtres se sont adaptés et ont évolué en fonction du paysage et de l’environnement qui les entouraient pour rester prospères. Pour la première fois en Afrique du Sud, nous disposons des preuves morphologiques et de datation qui nous permettent de voir dans le temps de tels changements dans une ancienne lignée hominine."
"Cette découverte pourrait nous conduire à revoir la classification et la compréhension de la paléobiologie des ancêtres humains", explique pour sa part Jesse Martin.
Paranthropus robustus et Homo erectus étaient des créatures très différentes.
"Homo erectus, avec leur cerveau relativement gros et leurs petites dents, et Paranthropus robustus, avec leurs dents relativement grosses et leur petit cerveau, représentent des expériences évolutionnaires divergentes." : La Dre Angeline Leece, Université La Trobe.
Les chercheurs pensent que Paranthropus robustus se nourrissait principalement de tubercules et d'écorces. Il aurait, selon eux, probablement évolué pour générer des forces plus élevées dans la mâchoire pour mordre et mastiquer ces aliments très durs.
Or, un environnement plus humide causé par les changements climatiques a pu réduire la quantité disponible de ce type de nourriture.
De son côté, Homo erectus, grâce à ses dents plus petites, se serait mieux adapté en mangeant à la fois des plantes et de la viande.
D’autres travaux permettront d’évaluer l’impact des changements environnementaux sur les populations des deux espèces.
Une chose est certaine : il y a 2 millions d'années, il semble que Paranthropus robustus était beaucoup plus commun qu’Homo erectus dans le paysage.
Source : Radio Canada du 10/11/2020
Un crâne qui révèle l’évolution réussie d’un cousin éteint de l’humain
Un crâne d’hominidé vieux de deux millions d’années a été découvert dans une grotte sud-africaine et il permet de mieux comprendre l’évolution de nos anciens cousins.
Le crâne est le premier spécimen connu et le mieux préservé du Paranthropus robustus : un petit hominidé, robuste et droit, dont on pense qu’il s’est éteint il y a environ un million d’années. L’espèce possédait de grosses molaires caractéristiques et des mâchoires puissantes qui auraient été utiles pour manger la végétation, les graines et les racines résistantes.Ce nouveau spécimen a été découvert par une équipe de paléoanthropologues, dirigée par l’université australienne de La Trobe, dans les grottes de Drimolen, près de Johannesburg. Les résultats de son analyse ont été publiés cette semaine.
Selon Andy Herries de La Trobe et coauteur de l’étude :Le crâne DNH 155 montre le début d’une lignée très réussie qui existait en Afrique du Sud depuis un million d’années.
Comme toutes les autres créatures sur terre, pour rester prospères, nos ancêtres se sont adaptés et ont évolué en fonction du paysage et de l’environnement qui les entouraient.
Pour la première fois en Afrique du Sud, nous avons la résolution de datation et les preuves morphologiques qui nous permettent de voir de tels changements dans une ancienne lignée d’hominidé à travers un court laps de temps.
Depuis leur découverte en 1992, les grottes de Drimolen ont agi comme une fenêtre sur les débuts de l’évolution des hominidés.
En 2018, ces grottes ont révélé certains des plus anciens outils en os du monde, et plus tôt en 2020, une équipe de recherche dirigée par Herries a découvert le premier crâne connu d’Homo erectus, un parent beaucoup plus proche de l’homme moderne.
L’espèce existait il y a environ 2 millions à 100 000 ans, et elle est apparue à peu près à la même époque que le Paranthropus robustus. Les grottes de Drimolen ont également livré plusieurs autres crânes de P. robustus, ce qui prouve de leur coexistence avec l’H. erectus.
Mais les deux espèces étaient très différentes. Alors que l’H. erectus avait un cerveau relativement gros et de petites dents, les P. robustus avaient un petit cerveau et de grandes dents. Selon la coauteure Angeline Leece, également de La Trobe, les deux espèces représentent des “expériences évolutives divergentes”.
Cette nouvelle étude présente un autre crâne de P. robustus, baptisé DNH 155, qui remonte à une époque plus lointaine, à environ 2,04-1,95 million d’années.
Selon Jesse Martin, coauteur principal de l’étude :
Les fossiles de Drimolen représentent la toute première étape connue de la longue histoire de l’évolution du Paranthropus robustus.
Le crâne appartient à un mâle adulte et sa taille est similaire à celle des spécimens femelles trouvés sur le même site, ce qui est en contradiction avec notre précédente perception de l’espèce.
Jusqu’à présent, explique Jesse Martin, on pensait que le P. robustus existait “dans des structures sociales similaires à celles des gorilles, avec de grands mâles dominants vivant dans un groupe de femelles plus petites”.
Le fossile mâle DNH 155 de Drimolen est très similaire aux spécimens femelles du même site, alors que les spécimens de Paranthropus robustus d’autres sites sont sensiblement différents.
Le spécimen suggère également que l’espèce a développé ses adaptations de mastication distinctives par étapes progressives sur des centaines de milliers d’années, ce qui a conduit l’équipe à affirmer qu’il s’agit de la “première preuve haute résolution de la micro-évolution chez une espèce d’hominidés primitive”.
Leece explique qu’au fil du temps, “le Paranthropus robustus a probablement évolué pour générer et supporter des forces plus élevées produites lors de la morsure et de la mastication d’aliments qui étaient difficiles ou mécaniquement difficiles à traiter avec leurs mâchoires et leurs dents, comme les tubercules“.
On pense que ces adaptations ont eu lieu pendant une période de changement environnemental, lorsque les données climatiques indiquent que la région se desséchait. Les conditions de plus en plus arides ont conduit à l’extinction de plusieurs espèces de mammifères et elles ont peut-être soumis les hominidés à un stress alimentaire
Selon l’équipe, des recherches plus approfondies nous permettront de mieux comprendre comment différentes espèces d’anciens humains se disputaient les ressources, et comment cela a influencé notre propre évolution.
L’étude publiée dans Nature Ecology and Evolution : Drimolen cranium DNH 155 documents microevolution in an early hominin species et présentée sur le site de l’Université de La Trobe : Skull shines light on human evolution et sur le site de l’Université Washington de Saint-Louis : Newly discovered fossil documents small-scale evolutionary changes in an extinct human species.
Source : Gurumed du 10/11/2020
vendredi 17 avril 2020
Il y a 2 millions d’années Homo erectus côtoyait 2 autres espèces d’hominidés en Afrique du Sud…
Drimolen un site riche en hominidés
Des années de fouilles intenses sur le site riche en fossiles de Drimolen, situé à 40 kilomètres au nord-ouest de Johannesburg, en Afrique du Sud, ont abouti à la découverte de plusieurs fossiles d’importance. En plus du nouveau crâne d’Homo erectus (découvert pendant les fouilles de 2015 -2018), on peut citer les restes de Paranthropus robustus, qui a déjà été identifié sur d’autres sites à proximité dans les mêmes couches archéologiques. Par ailleurs, une troisième espèce, Australopithecus sediba, a été découverte dans des dépôts vieux de deux millions d'années, dans une grotte pratiquement en bas de la route qui mène à Drimolen.
Andy Herries (université LaTrobe de Melbourne, Australie) et ses collègues ont évalué les restes trouvés dans le gisement de la grotte de Drimolen en utilisant plusieurs méthodes de datation : la résonance de spin électronique, le paléomagnétisme et la datation Uranium-Plomb. L’utilisation de plusieurs techniques simultanément permet de confirmer et d’assurer les résultats et les âges obtenus. Dans le cas de Drimolen, les chercheurs ont compilé toutes les dates de chacune de ces techniques et ont pu déterminer une période où ces hominidés se sont rencontrés. « Nous savons maintenant que le gisement principal de Drimolen et tous les fossiles qu'il contient sont datés de 2,04 à 1,95 millions d'années", a déclaré la co-auteure Stéphanie Baker (Université de Johannesburg).
Homo erectus de plus en plus vieux !
Le site de Drimolen, situé dans le berceau de l'humanité (Cradle of Humankind - un site du patrimoine mondial de l'UNESCO) a vu passer un grand nombre d’hominidés très différents les uns des autres. La découverte d’un Homo erectus dans des strates archéologiques n’était pas « attendue » et encore moins dans les plus anciennes. En effet, ce crâne appartient au plus ancien des Homo erectus au monde et au premier représentant de son espèce en Afrique du sud !
Le crâne (DNH 134) exhumé pendant les campagnes de fouilles entre 2015 et 2018, a été reconstruit à partir de plus de 150 fragments séparés. C’est un enfant probablement âgé entre trois et six ans, donnant aux scientifiques la chance rare de comprendre la croissance et le développement des petits Homo erectus. Daté de 2 millions d’années, c’est donc plus de 200 000 ans en arrière par rapport au plus ancien représentant de l’espèce connu jusqu’à présent.
Pour Stéphanie Baker, cela modifie les origines géographiques d’Homo erectus "Jusqu'à cette découverte, nous avons toujours supposé que l'Homo erectus était originaire d'Afrique de l'Est. Mais DNH 134 montre que l'Homo erectus, un de nos ancêtres directs, vient peut-être d'Afrique australe". Elle rajoute, comme pour confirmer le berceau africain, «Cela voudrait dire qu'ils se sont ensuite déplacés vers le nord, en Afrique de l'Est. De là, ils sont passés par l'Afrique du Nord pour peupler le reste du monde".
Le berceau de l’humanité porte bien son nom !
Trois espèces d’hominidés fossiles ont en effet été découvertes sur le même gisement, dans des couches stratigraphiques de la même période. . "Contrairement à la situation actuelle, où nous sommes la seule espèce humaine, il y a deux millions d'années, notre ancêtre direct n'était pas seul", a déclaré Andy Herries, directeur de projet et chercheur principal de l'Université de La Trobe, en Australie.
"C'est vraiment épatant de s'apercevoir que pendant cette même tranche de temps étroite, il y a environ deux millions d'années, il y avait trois types très différents d'ancêtres humains anciens parcourant le même petit paysage", a déclaré Schwartz.
"La découverte du premier Homo erectus marque une étape importante pour le patrimoine fossile sud-africain", a déclaré la codirectrice du projet et doctorante à l'Université de Johannesburg, Stephanie Baker.
Source : Hominidés.com du 10/04/2020
mardi 14 avril 2020
Homo erectus est apparu au moins 200.000 ans plus tôt qu'on ne le pensait
Les sites des hominidés fossiles d'Afrique du Sud, à proximité de Johannesburg, sont célèbres et connus sous le surnom de « berceau de l'humanité » (Cradle of Humankind en anglais). On y trouve dans des grottes calcaires de nombreux fossiles d'hominines dont les plus connus sont sans doute ceux d'Homo naledi récemment découverts et ceux d'Australopithecus africanus (un jeune cousin des Australopithecus afarensis tels la fameuse Lucy) et qui ont été trouvés en Afrique de l'Est, principalement en Éthiopie, au Kenya et en Tanzanie.
Les recherches dans le berceau de l'humanité se poursuivent et un article publié dans Science par une équipe internationale de paléoanthropologues vient de bouleverser quelque peu l'arbre généalogique de l'Humanité tout en tendant à confirmer que le genre Homo est bien né en Afrique. On peut en effet se poser la question car c'est en Indonésie, en 1891 précisément, que le géologue et anatomiste Eugène Dubois a fait la découverte des premiers fossiles d'Homo erectus, le premier hominine à se dresser sur ses jambes comme l'Homme moderne, ou peu s'en faut, à utiliser le feu -- mais pas le premier à utiliser des outils. Les plus vieux fossiles d'Homo erectus avaient toutefois été trouvés à Dmanisi, en Georgie, et étaient âgés d'environ 1,8 million d'années alors que ceux Australopithecus africanus ont des âges compris entre 2 et 3,5 millions d'années.
Les chercheurs, venant d'universités en Australie, Afrique du Sud, Italie et États-Unis, ont en effet daté un ensemble de 150 fragments appartenant à un crâne d'Homo erectus découvert au cours de cinq années de fouilles sur le site connu sous le nom de carrière principale de Drimolen. Ils appartenaient à un Homo erectus âgé d'environ 2 à 3 ans au moment de sa mort survenue il y a 2 millions d'années environ. La trouvaille a été baptisée « Simon », du prénom d'un technicien, Simon Mokobane, hélas décédé en 2018, et qui a beaucoup contribué au succès des fouilles ; plus prosaïquement, les paléontologues le désignent sous le terme DNH 134.
Trois espèces d'hominines confrontées à un changement climatique
C'est à ce jour le plus vieux fossile d'Homo erectus découvert et c'est en Afrique. Le site de Drimolen contient également des restes de Paranthropus robustus, encore appelé Australopithecus robustus, ce qui veut dire qu'au moins trois hominines (rappelons que ce terme regroupe les représentants du genre Homo et du genre Australopithecus) se côtoyaient en Afrique du Sud il y a deux millions d'années.
Pour Justin Adams, de l'Université Monash, l'un des auteurs de l'article publié dans Science, cette constatation soulève des questions intrigantes sur la façon dont ces trois espèces ont vécu et survécu dans le même environnement à la même époque. Il explique ainsi que « l'une des questions qui nous intéresse est de savoir quel rôle les changements d'habitats, de ressources et les adaptations biologiques uniques des premiers Homo erectus ont pu jouer dans l'extinction d'Australopithecus sediba en Afrique du Sud. Des tendances similaires sont également observées chez d'autres espèces de mammifères au même moment. Par exemple, il y a plus d'une espèce de tigre à dents de sabre, Dinofelis, sur le site - dont l'une s'est éteinte après deux millions d'années. Nos données renforcent le fait que l'Afrique du Sud représentait un mélange vraiment unique de lignées évolutives, une communauté mixte d'espèces de mammifères anciens et modernes qui évoluait à mesure que les climats et les écosystèmes changeaient ».
Les chercheurs se demandent aussi finalement, avec cette découverte, si Australopithecus sediba pouvait vraiment être l'ancêtre d'Homo erectus comme il a été récemment proposé.
Ce qu'il faut retenir
Homo erectus est le premier hominine à se dresser sur ses jambes comme l’Homme moderne, ou peu s’en faut, et à utiliser le feu mais il n'est pas le premier à utiliser des outils.
La découverte de ses plus vieux restes connus à ce jour, âgés de 2 millions d'années, tend bien à confirmer qu'il est né en Afrique et qu'il la quittera pour aller coloniser le reste de la planète jusqu'en Indonésie.
Ces restes prouvent également qu'il côtoyait en Afrique du Sud au moins trois espèces d'Australopithèques dans le fameux « berceau de l'humanité » (Cradle of Humankind en anglais).
dimanche 5 avril 2020
Il y a 2 millions d’années, en Afrique australe, Australopithecus, Paranthropus et… Homo erectus ?
Il y a près de 2 millions d'années, australopithèques, paranthropes et Homo erectus cohabitaient sur le site riche en fossiles de Drimolen, dans l’actuelle Afrique du Sud. C’est ce qui ressort de la nouvelle évaluation chronologique réalisée par une équipe internationale, qui a fait l’objet d’une publication hier dans la revue Science.
En soi, la cohabitation d’espèces différentes d’hominines ne constitue pas une nouveauté : elle est connue – et débattue – depuis plusieurs décennies. Ce qui est plus neuf, c’est l’important effort de datation déployé par l’équipe : les fossiles crâniaux d’Homo erectus et Paranthropus robustus dateraient de 2,04 à 1,95 millions d’années, un âge qui en fait les plus anciens spécimens de leurs espèces respectives. Et qui recule de 100 000 ans les premières apparitions dans le temps de ces deux espèces. Or si la présence d’erectus est admise en Afrique de l’Est à des dates aussi anciennes – mais sous l’appellation plus courante d’Homo ergaster – elle n’avait pas encore été documentée dans le sud du continent.
Une méthode de datation novatrice
C’est tout d’abord l’effort de datation que salue en premier lieu Florent Détroit, paléoanthropologue au Muséum National d’Histoire Naturelle. « Les sites karstiques [qui se développent dans les régions où prédominent les roches sédimentaires sensibles à la dissolution, comme les calcaires, ndlr]d’Afrique du Sud sont compliqués à dater : ce sont des cavités qui se remplissent de sédiments et d’ossements, lesquels peu à peu se dissolvent partiellement et disparaissent, avant d’être recouverts par de nouveaux sédiments, explique-t-il. On a donc des mélanges de plusieurs phases temporelles à l’intérieur d’une même couche géologique. Dans cette publication, pourtant, la provenance des restes fossiles est très bien documentée ».
Pour reconstituer une chronologie précise du site de Drimolen, l’équipe a combiné plusieurs méthodes de datation : résonance de spin électronique — qui mesure la dose de radiation reçue par un échantillon depuis sa formation ou son enfouissement —, paléomagnétisme et datation uranium-plomb — qui étudie les isotopes radioactifs enfermés dans l’échantillon étudié. Cette dernière méthode a permis de dater les « spéléothèmes » ou planchers stalagmitiques du site, c’est-à-dire les couches continues de calcite, et ainsi de distinguer des lignes successives de dates : un fossile donné peut ainsi être daté par les « tranches » supérieure et inférieure du « sandwich » dans lequel il se trouve inséré. « Cette méthode pourrait être appliquée dans d’autres sites d’Afrique australe », souligne Florent Détroit.
Quel Homo erectus ?
Ce qui semble plus sujet à discussion, c’est le rattachement d’un des deux crânes étudiés par l’équipe à Homo erectus, attribué à un enfant. « On connaît peu de caractères taxonomiques pertinents de crâne enfantin d’Homo ancien, puisqu’on ne dispose que d’un fossile de ce type, en Indonésie », signale le chercheur. Découvert sur l’île de Java, ce fossile, dit « de Mojokerto », est à ce jour le seul attribué à un erectus immature. La publication, de fait, justifie le rattachement du crâne à erectus plutôt par défaut. Dans un commentaire joint à l’étude, l’anthropologue Susan C. Antón, de l’université de New York, explique en effet que « la taille et la forme de la boîte crânienne excluent son affiliation aux deux espèces d’Homo vivant sur le continent à l’époque, rudolfensis et habilis ».
Cela justifie-t-il pour autant le classement de ce fossile parmi l’espèce erectus ? La difficulté d’une telle question n’est pas propre au site sud-africain de Drimolen, souligne Florent Détroit : « Nous disposons de peu de fossiles d’Homo anciens en Afrique australe et leur attribution est en général très discutée : erectus ? habilis ? ergaster ? rudolfensis ? naledi ? ou même une espèce encore inconnue ? »
Resterait donc à confirmer l’hypothèse de la présence, en Afrique australe, il y a deux millions d’années, d’Homo erectus. À cet égard, le titre de l’article sur le caractère « contemporain » des trois espèces pourrait donc être un peu trompeur. Il est d’ailleurs plus affirmatif que le contenu de la publication.
Sauf à donner d’erectus une définition très large. « Sur erectus, il y a deux écoles, explique Florent Détroit. Pour la première, erectus est l’ancêtre de l’Homme sur toute la planète et les variantes anciennes d’Homo — ergaster, georgicus, rudolfensis, antecessor — n’en sont que des variantes géographiques. L’auteur du commentaire, Susan C. Antón, s’y rattache clairement. La seconde école — à laquelle j’appartiens —, distingue plusieurs espèces selon leur provenance spatiale et privilégie une acception moins large d’Homo erectus ».
Une telle question, aujourd’hui ouverte, en évoque d’autres, du même ordre : également découvert en Afrique du Sud, sediba relève-t-il du genre Homo ou australopithecus ? Comment trancher ? Plus largement, comment définir le genre Homo, reconnaître ses premiers représentants et le distinguer des genres proches ? Cette nouvelle étude enrichit un débat passionné et loin d’être clos.
Source : Le Blob du 03/04/2020
dimanche 5 juin 2011
Australopithèque : L'homme à la maison et la femme en vadrouille
Le professeur « Sandi Copeland » de l'Université du Colorado de Boulder, l'auteur principal du journal, a déclaré que les scientifiques ont été surpris par leurs résultats et ne savent pas très bien pourquoi les hominidés se comportaient de cette façon. La première explication avancée pour la dispersion chez les femelles et que ces dernières étaient forcées de se déplacer et quitter leur lieu de naissance pour éviter la consanguinité et pour les mâles il est possible qu’ils restaient sur place afin de coopérer les uns avec les autres pour défendre leur communauté contre les voisins. Ces conclusions ont été tirées grâce à la comparaison des dents fossilisées retrouvées. Les scientifiques se sont concentrés sur les dents formées à la fin de vie pour éviter l'influence de confusion avec les jeunes ainsi que celles qui affichent la différence entre les hommes et les femmes « les canines et les troisièmes molaire ». L'équipe a utilisé des lasers pour analyser les isotopes du strontium et comparé ce résultat au signal de strontium aux rochers dolomitiques dans les sites où ils ont été trouvés. Les isotopes du strontium se produisent naturellement dans les roches et le sol et se retrouvent dans les traces des dents des mammifères. Le rapport de ces isotopes dans l'émail des dents reflète les conditions géologiques de la région habitée par les mammifères lorsque ses dents étaient en forme.
Source : Technosoir du 02/06/2011
samedi 4 juin 2011
Monsieur australopithèque, un vrai fils à maman
La femelle australopithèque avait plus tendance à quitter sa famille de naissance pour se joindre à un autre groupe social que le mâle, ont réussi à démontrer des anthropologues européens.Il ne subsiste que très peu de traces des australopithèques lointains cousins des humains modernes qui vivaient il y de cela de 2,4 à 1,7 million d'années.
Outre certains fossiles, les chercheurs ne peuvent compter que sur quelques outils de pierre pour tenter de comprendre leurs habitudes sociales et leur mode de vie.
La paléoanthropologue Sandi Copeland et ses collègues de l'Institut Max Planck sont venus à cette conclusion après avoir étudié les dents de deux espèces d'hominidés bipèdes (Australopithecus africanus et Paranthropus robustus) qui ont vécu dans des cavernes d'Afrique du Sud.
Explications
L'analyse de 19 dents à l'aide de nouvelles technologies laser et de spectrométrie de masse a permis aux chercheurs d'établir avec précision l'endroit où les spécimens sont nés, ont grandi et sont morts.
L'examen montre que les individus les plus grands, probablement les mâles, s'étaient nourris près des cavernes où ils vivaient. Toutefois, les plus petits, vraisemblablement des femelles, s'étaient nourris hors de cette zone géologique avant l'âge de huit ans.
La Pre Copeland pense donc que les mâles australopithèques avaient un comportement sédentaire, et qu'ils restaient au sein de leur groupe natal dans une zone géologique de seulement 30 km2. Quant aux femelles, elles devaient migrer vers des régions plus éloignées, lorsqu'elles atteignaient l'âge de se reproduire, pour se joindre à la famille de mâles
Cette caractéristique comportementale est également observée chez les chimpanzés, les bonobos et dans de nombreuses sociétés humaines.
L'analyse montre aussi que l'australopithèque mâle ne possédait pas des canines beaucoup plus développées que les femelles, ce qui signifie probablement que la compétition entre les mâles était moins forte que chez les chimpanzés ou les gorilles.
Les auteurs pensent qu'il n'existe probablement aucune structure sociale analogue à celle des australopithèques dans la nature actuellement puisque leur anatomie et leur écologie étaient très différentes de ceux des primates modernes.
Le détail de ces travaux est publié dans le magazine Nature.
Source : Radio Canada du 02/06/2011
vendredi 3 juin 2011
Auprès de sa grotte, il vivait heureux
Chez les australopithèques, le mâle était plutôt casanier, selon une nouvelle étude. Il passait plus volontiers sa vie près de son lieu de naissance que les femelles.
En analysant la composition chimique de l’émail des dents d’australopithèques qui vivaient il y a environ deux millions d’années au sud de l’Afrique, des chercheurs ont découvert que les mâles étaient beaucoup plus casaniers que les femelles…. Ces dernières étaient en effet beaucoup plus nombreuses à quitter le lieu de leur enfance pour aller s’aventure ailleurs.
Sandi Copeland, de l’université du Colorado (Boulder, États-Unis), et ses collègues arrivent à cette conclusion après avoir analysé 19 dents retrouvées dans deux grottes d’Afrique du Sud, Sterkfontein et Swartkans. Ces dents ont appartenu à deux branches d’australopithèques, Australopithecus africanus et Paranthropus robustus. Elles datent de 1,7 million à 2,7 millions d‘années.
Pour faire parler ces vestiges, les chercheurs ont prélevé de micro-échantillons de l’émail par ablation laser. Ils ont ensuite analysé le ratio entre deux isotopes de strontium, dont la différence est liée à la nature du sol. L’émail se formant au moment de l’enfance, le strontium qu’il contient (via les aliments ingérés) indique dans quel milieu a grandi le propriétaire des dents, si son environnement était granitique ou calcaire…
Pour déterminer si la dent était celle d’un mâle ou d’une femelle, les chercheurs se sont appuyés sur leur taille : les individus de plus petite taille étant considérés comme des femelles.
Plus de la moitié des dents attribuées aux femelles australopithèques révélaient une origine géographique différente de la grotte où elles avaient été trouvées –contre 10% pour les dents mâles. Pourquoi les femelles partent davantage ? Pourquoi les mâles restent là où ils sont nés ? Les réponses ne sont pas évidentes. Cependant les comparaisons avec d’autres espèces, notamment les grands singes, permet de rapprocher ce comportement de celui des chimpanzés et des bonobos (nos plus proches cousins), chez lesquels les mâles restent dans leur groupe de naissance tandis que les femelles se dispersent. Ce n’est pas le cas chez les gorilles, par exemple.
Autre question qui demeure sans réponse : d’où venaient les femelles australopithèques ? Pour les spécimens concernés, il fallait parcourir au minimum 3 km et au maximum 32 km pour changer de milieu géologique, en fonction de la direction choisie.
Ces travaux sont publiés dans la revue Nature datée du 2 juin 2011
Source : Sciences et Avenir du 01/06/2011
jeudi 2 juin 2011
Monsieur australopithèque était casanier, Madame voyageait plus volontiers
Hormis quelques fossiles et de rares outils de pierre très rudimentaires, il ne subsiste que très peu de traces des australopithèques, lointains cousins des humains modernes qui vivaient voici 2,4 à 1,7 millions d'années, ce qui rend d'autant plus difficile toute théorie sur leur mode de vie.
Alors comment l'équipe internationale emmenée par Sandi Copeland, du département d'évolution humaine de l'Institut Max Planck (Allemagne), a-t-elle pu arriver à cette hypothèse audacieuse publiée dans la revue britannique Nature ?
C'est qu'entre autres vestiges, les deux espèces d'hominidés bipèdes (Australopithecus africanus et Paranthropus robustus) qui ont vécu dans des cavernes de l'actuel Transvaal, en Afrique du Sud, ont laissé derrière eux des dents.
Or grâce au laser et à la spectrométrie de masse, l'analyse des dents d'un mammifère permet désormais avec précision de dire si un individu a grandi à l'endroit où il a vécu et où il est mort.
Chaque type de sol peut en effet être caractérisé par des variations dans les formes atomiques d'un métal rare, le strontium (strontium 87 et strontium 86). Ce cocktail particulier d'isotopes de strontium se reflète dans la nourriture absorbée par les mammifères, qui se retrouve à son tour dans les traces de strontium contenues dans l'émail des dents.
Et comme le strontium se fixe dans l'émail avant l'âge adulte, sans être ensuite modifié par des processus biologiques, il constitue un indicateur précieux pour suivre la piste des australopithèques sud-africains.
Après avoir analysé 19 dents de ces hominidés, l'équipe de Sandi Copeland en conclut que les individus les plus grands, et donc probablement les mâles, s'étaient nourris essentiellement près des cavernes où ils vivaient. A l'inverse, les plus petits, vraisemblablement des femelles, s'étaient nourris hors de cette zone géologique avant l'âge de huit ans.
L'étude suggère que les mâles australopithèques auraient donc eu un comportement sédentaire, restant au sein de leur groupe natal ("philopatrie") dans une zone géologique de seulement 30 km2.
Les femelles quant à elles seraient venues de zones plus éloignées, et donc d'autres groupes familiaux, pour se joindre à la famille des mâles lorsqu'elles auraient atteint l'âge de se reproduire ("exogamie").
Une différence de comportements entre les sexes qui se retrouve chez les chimpanzés, les bonobos et dans de nombreuses sociétés humaines, relèvent les auteurs de l'étude.
Mais les ressemblances s'arrêtent probablement là, estiment-ils. L'australopithèque mâle ne possédait pas des canines beaucoup plus développées que les femelles, signe que la compétition entre les mâles du groupe était sans doute bien moins forte que chez les chimpanzés ou les gorilles.
En fait, "il est peu probable qu'il existe encore à l'heure actuelle une structure sociale analogue à celle de ces australopithèques", dont l'anatomie et l'écologie étaient très différentes de ceux des primates modernes, souligne l'étude.
Source : Sciences et Avenir du 01/06/2011
jeudi 14 janvier 2010
Paranthropus robustus
Il a été découvert à Kromdraai en Afrique du Sud. D'autres sites paléontologiques d'Afrique du Sud, tels Swartkrans et Drimolen, ont livré des restes fossiles de cette espèce.
Genre
Bien que généralement classé dans le genre Australopithecus, certains spécialistes considèrent qu'il s'agit d'un genre à part, qu'ils nomment Paranthropus. Le débat dans la communauté scientifique n'est pas encore tranché. Ils sont les derniers descendants de leur lignée et s'éteignent vers -1 million d'années.
Source : Wikipedia
Découvert en Afrique du Sud (Kromdraai) en 1938 ; 2 à 1 million d'années. Crane plus moderne que A. africanus. Très proche de A. boisei.
Source : Lexique du CNRS
Age : de 2,2 à 1 millions d'années
Taille : 1,12 à 1,45 m
Poids : 25 à 45 kg
Localisation : Afrique du Sud
Habitat : Arboré
Feux : Non utilisé
Outils : Utilisés
Sa fiche sur Hominidés.com
2,2-1,5 MA.
Un crâne et une partie de son squelette (TM 1517).
Plusieurs grottes d’Afrique du Sud.
Le plus robuste des homininés en raison de ses grosses mâchoires ; les mâles paranthropes avaient même une crête osseuse au-dessus du crâne.
lundi 1 mai 2006
DNH 152
Parallèlement à ce fossile, un autre crâne a été trouvé, DNH 134, de datation identique, mais dans ce cas un Homo erectus, qui a retardé l'existence de cette espèce d'environ 200 000 ans et démontré la coexistence spatiale et temporelle des deux espèces, en plus de l'australopithèque. Les Drimolen Paranthropus sont les robustus les plus modernes, et donc le dernier de leur lignée, trouvés à ce jour.
Source : Wikipedia (es)
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Khethi2.04-1.95
Paranthropus robustus
2018
Drimolen Main Quarry, South Africa
Andy Herries' and Stephanie Baker's team (first part found by Khethi Nkosi. later parts by Amber Jaeger, Eunice Lalunio; reconstructed by Jesse Martin & Angeline Leece)
DNH 155
Source : Wikipedia (en)
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nom : DNH 155âge : 2,04 - 1,95 Ma
découverte :
date : 2018
lieu : Drimolen - Afrique du Sud
espèce : Paranthropus robustus
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mercredi 1 mai 2002
Orpheus
DNH 8, une mandibule d'un mâle appelée "Orpheus" a été aussi découverte au même moment à côté de DNH 7
Source : Wikipedia (en)
une mandibule bien préservée d'un mâle avec dents
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nom : DNH 8 - Orpheusâge :
découverte : Andre Keyser
date : 1994
espèce : Paranthropus robustus
mardi 1 janvier 2002
Eurydice
Le site a été découvert le 9 juillet 1992 par André Keyser, qui a continué à diriger les fouilles jusqu'à sa mort en 2010. Le 21 octobre 1994, André Keyser a découvert le crâne DNH 7 (surnommé Eurydice), le plus complet jamais trouvé de l'espèce Paranthropus robustus. Colin Menter dirigea les recherches et les fouilles de 2010 à 2016. Ont participé à différentes campagnes de fouilles des chercheurs de l'université de Florence, en Italie (2006-2012), de l'université de Victoria, au Canada (2011, 2012, 2014), et de l'université de La Trobe, en Australie (2013-2018).
Source : Wikipedia
jeudi 1 janvier 1998
SK 52
SKW 18, un crâne partiel d'hominidés récupéré sur le site de Swartkrans, Afrique du Sud, en 1968 est décrit. Il est dérivé de la brèche ex situ du reste suspendu du membre 1, datée d'environ 1,5 à 1,8 Mya. Bien que partiellement enfermé dans la brèche, il a été refit sur le fragment facial SK 52 (Clarke 1977 The Cranium of the Swartkrans Hominid SK 847 and Its Relevance to Human Origins, thèse de doctorat, Université du Witwatersrand, Johannesburg), produisant le composite cranium SKW 18 / SK 52. Une préparation ultérieure a révélé la base crânienne la plus complète attribuable à l'espèce Australopithecus robustus. SKW 18 a subi des intempéries et une légère distorsion post-dépôt, mais conserve des détails anatomiques considérables. Le crâne composite représente très probablement un gros mâle subadulte, basé sur la fusion incomplète de la synchondrose sphéno-occipitale; troisième molaire sans éruption; développement prononcé des insertions musculaires; et de grandes dents. Les mesures de la base crânienne de SKW 18 élargissent la gamme des valeurs précédemment enregistrées pour A. robustus. SKW 18 fournit des informations sur les caractéristiques anatomiques non visibles auparavant dans ce taxon, et élargit nos connaissances sur la variabilité morphologique reconnaissable dans la base crânienne. L'hétérogénéité morphologique dans le développement des insertions musculaires prévertébrales et nucales est probablement le résultat du dimorphisme sexuel chez A. robustus, tandis que les différences dans les angles de la base crânienne et le développement du système de drainage occipital / sinus marginal ne peuvent être attribuées au dimorphisme de taille.
Source :
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SKW 18 / SK 52
dimanche 1 septembre 1996
StW 311
âge : 2,18-1,8 Ma
découverte : Kuman & Clarke ?
date : 1980 ? 2000 ? plus vieux que 1960
espèce : Paranthropus robustus ou Homo précoce (par ex habilis)
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Cette nouvelle recherche, basée sur l'analyse des os de jambe fossiles, fournit la preuve qu'une espèce d'hominidés (que l'on pense être Paranthropus robustus ou Homo précoce) a régulièrement adopté des articulations de la hanche très fléchies ; une posture qui, chez d'autres singes non humains, est associée à l'escalade aux arbres.
Ces découvertes proviennent de l'analyse et de la comparaison des structures osseuses internes de deux os de jambe fossiles d'Afrique du Sud, découverts il y a plus de 60 ans et qui auraient vécu il y a entre 1 et 3 millions d'années. Pour les deux fossiles, la forme externe des os était très similaire, montrant une articulation de la hanche plus humaine que celle d'un singe, ce qui suggère qu'ils marchaient tous les deux sur deux jambes. Les chercheurs ont examiné la structure osseuse interne car elle se remodèle au cours de la vie en fonction de la façon dont les individus utilisent leurs membres. De manière inattendue, lorsque l'équipe a analysé l'intérieur de la tête sphérique du fémur, cela a montré qu'ils chargeaient leurs articulations de la hanche de différentes manières.
Le plus jeune fossile StW 311, cependant, a montré une structure trabéculaire ressemblant à un singe avec deux «piliers» suggérant que parfois il chargeait son articulation de la hanche lors d'un déplacement bipède sur le sol, mais pendant un temps substantiel, il a également adopté un très posture fléchie de la hanche nécessaire, par exemple, lors de l'escalade.
Bien que nous ne soyons pas sûrs si StW 311 est P. robustus ou Homo précoce , cela montre qu'il y avait une plus grande variabilité dans la locomotion des hominines entre 1 et 2 millions d'années que nous ne le pensions auparavant, et que l'escalade était encore une partie importante du répertoire adaptatif de ces espèces.
Source : Wikipedia
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