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dimanche 29 novembre 2020

Danuvius guggenmosi

Danuvius guggenmosi est une espèce éteinte d'hominidés découverte en 2015, qui vivait au Miocène en Allemagne, il y a 11,62 millions d'années. Selon les découvreurs, elle se tenait debout et marchait sur la plante des pieds. La seule espèce d'hominidés plus ou moins bipède auparavant connue, et qui soit antérieure à l'émergence des Hominina il y a 7 millions d'années en Afrique, était l'Oréopithèque, découvert au XIXe siècle en Italie.

 

Source : Wikipedia

samedi 8 juin 2013

Le plus ancien squelette de primate connu

Un squelette fossile de primate de 55 millions d’années a été découvert en Chine. Plus ancien que tous ceux connus, il nous renseigne peut-être sur les premiers primates.

Qu’y a-t-il de commun entre le tarsier, un minuscule primate asiatique d’une quinzaine de centimètres (sans la queue), et l’homme ? Un ancêtre ! Une collaboration internationale menée par Xijun Ni, de l’Académie des sciences chinoises, a découvert un fossile vieux de 55 millions d’années, qui ressemblerait à cet ancêtre commun, voire aux premiers primates.

Le fossile se trouvait en Chine centrale, près du fleuve Yangtzé. Il s’agit d’un squelette de primate quasi complet, le plus ancien connu : auparavant, seules quelques dents fossiles isolées datant de cette époque avaient été découvertes et les plus anciens squelettes étaient plus récents de sept millions d’années. Le nouveau fossile a été nommé Archicebus achilles, d’après le grec arche (signifiant le premier) et le latin cebus (signifiant singe). Le nom d’espèce, achilles, souligne la forme particulière de son talon, qui ressemble à ceux des anthropoïdes – la branche évolutive comprenant notamment les grands singes et les humains.

Le fossile a d’abord été scanné aux rayons X au synchrotron européen (ESRF, pour European Synchrotron Radiation Facility), à Grenoble. Selon Paul Tafforeau, un membre de la collaboration qui travaille sur cet instrument, il s’agit de la meilleure machine au monde pour l’imagerie de tels fossiles. Les paléoanthropologues ont ainsi extrait virtuellement le squelette de sa gangue rocheuse, c’est-à-dire qu’ils en ont reconstitué une image en trois dimensions. Ils ont alors pu l’analyser en détail et déterminer le mode de vie de l’animal, ainsi que sa place dans l’arbre évolutif.

Archicebus achilles vivait au début de l’Éocène, une époque chaude où une grande partie des terres était couverte de forêts tropicales. L'animal était minuscule, avec un corps d’environ sept centimètres et une queue de treize centimètres. Il ne pesait qu’une vingtaine de grammes, un peu moins que le plus petit primate actuel, le microcèbe pygmée de Madagascar (un lémurien).

Certains éléments anatomiques, tels la souplesse de son coude, ses longues jambes et son gros orteil opposable, suggèrent qu’il se déplaçait en bondissant de branches en branches. La forme et la taille de ses dents indiquent un régime constitué d’insectes. Il vivait le jour, comme le montre la taille de ses orbites – assez grandes, traduisant une bonne vision, favorable à la chasse, mais pas hypertrophiées comme celles des animaux nocturnes.

Pour déterminer sa place sur l’arbre évolutif des primates, les paléoanthropologues ont répertorié et comparé plus de 1000 caractères anatomiques, collectés sur 157 animaux. Archicebus achilles présente un mélange unique de caractères d’anthropoïdes et de tarsiers. Il appartiendrait à la même famille que ces derniers et serait né peu après la divergence avec les anthropoïdes.

X. Ni et son équipe pensent d’ailleurs qu’il ressemble à l’ancêtre commun des anthropoïdes et des tarsiers. Cet ancêtre serait donc de petite taille, et non pas grand comme les singes actuels, comme le croyaient certains paléoanthropologues. Archicebus achilles pourrait même être assez proche des premiers primates, qui auraient donc été petits, arboricoles et insectivores.

Source : Pour la Science du 06/06/2013

vendredi 7 juin 2013

Découverte en Chine de l'ancêtre de tous les primates

Arboricole et sans doute frugivore, ce poids plume de quelques centimètres de haut et d'à peine 30 grammes vivait il y a 55 millions d'années.

DÉCOUVERTE. Selon les paléontologues à l'origine de la découverte publiée mercredi 5 juin dans la revue Nature, ce fossile unique aidera les chercheurs à compléter l'arbre généalogique de l'évolution des primates, dont l'Homme est un représentant parmi d'autres.

"Ce squelette va nous dire une grande partie de l'histoire sur les origines des primates et nos lointains ancêtres", a résumé lors d'une téléconférence le chercheur Xijun Ni, de l'Académie des Sciences de Pékin, qui a dirigé cette étude.

La découverte remonte à une dizaine d'années, lorsque M. Ni organisait des fouilles dans la province chinoise du Hubei. On vint alors lui montrer un fossile découvert par un paysan dans une carrière proche de Jingzhou, non loin du fleuve Yang-Tsé. Ce fossile était enfermé dans une roche qui était fendue en deux, révélant le squelette et son impression laissée dans les deux parties de sa gangue minérale.

Il fallut toutefois des années de travail acharné et l'utilisation de scanners 3D pour aboutir à une image complète et détaillée du spécimen, telle que celle présentée ci-dessus.

Un primate aussi étrange que minuscule, plus petit encore que le "microcèbe de Mme Berthe" (Microcebus berthae), un lémurien pygmée de Madagascar qui, avec ses 9 cm, est le plus petit primate vivant au monde.

Le squelette découvert en Chine montre que l'animal disparu était particulièrement bien adapté à la vie dans les arbres.

Avec ses membres élancés, sa longue queue et ses doigts fins, "il devait être un excellent sauteur arboricole, actif durant la journée et se nourrissant essentiellement d'insectes", estime M. Xijun Ni.

L'ancêtre de tous les primates a été baptisé Archicebus achilles.

"Archicebus" signifie "premier singe à queue", tandis qu'"achilles" est une référence au mythique guerrier grec et à l'anatomie particulière de la patte du petit singe.

"Archicebus est radicalement différent de tous les autres primates connus, vivants ou fossiles", précise Chris Beard, du Carnegie Museum of Natural History de Pittsburgh (USA), qui a participé à l'étude. "Il ressemble à un hybride bizarre, avec les pieds d'un petit singe, les bras, jambes et dents d'un primate très primitif, et un crâne avec des yeux étonnamment petits", explique-t-il.

RECORD. Ce squelette quasi-complet est à ce jour le plus ancien jamais découvert. Il bat de quelques sept millions d'années le record des précédents tenants du titre (Darwinius, trouvé en Allemagne à Messel, et Notharctus, trouvé aux États-Unis dans le Wyoming).

Si Archicebus est tellement important pour les chercheurs, c'est qu'il vivait au moment où les différentes espèces de primates ont commencé à diverger.

Au fil de l'évolution, une branche a abouti d'un côté aux tarsiers actuels, des petits primates nocturnes et arboricoles aux grands yeux exorbités. Une autre a donné naissance aux anthropoïdes (grands singes sans queue), un vaste groupe qui inclut notamment les chimpanzés, les gorilles, les orang-outans et les humains.

La carrière où l'Archicebus a été découvert était à l'époque un lac, devenu aujourd'hui la caverne d'Ali Baba des paléontologues, avec une profusion de fossiles d'oiseaux et de poissons de l'Eocène. À l'époque, la Terre était une serre gigantesque, avec des palmiers jusqu'en Alaska.

"C'était vraiment une période formidable pour les primates", résume M. Beard. Et pour lui, la découverte d'Archicebus en Chine n'est pas le fruit du hasard. A l'Eocène, la région était un "point chaud" de la biodiversité qui a très probablement donné naissance aux premiers primates, estime-t-il.

"Les dernières découvertes paléontologiques indiquent que les premiers pas décisifs dans l'évolution des primates, y compris l'évolution vers les anthropoïdes, ont vraisemblablement été accomplis en Asie, et non pas en Afrique comme on le pensait encore voici vingt ans", dit le chercheur.

Les premiers anthropoïdes auraient migré ensuite vers l'Afrique, l'atteignant voici quelque 38 millions d'années. Quant aux grands singes et aux humains, ils auraient bien divergé en différentes lignées en Afrique, voici cinq à dix millions d'années.

Source : Sciences et Avenir du 06/06/2013

mardi 17 janvier 2012

Des grands singes présents en Europe il y a 7 millions d’années

Publiant leur étude dans le Journal of Human Evolution, des chercheurs européens ont découvert en Bulgarie une prémolaire de grand singe datant d’une époque où on les croyait déjà disparus d’Europe depuis 2 millions d’années. De quoi relancer le débat sur l’origine uniquement africaine de la grande famille des Hominidés…

Une équipe de chercheurs allemands, bulgares et français, dirigée par Madelaine Böhme, du Centre d’étude de l'évolution humaine de l'Université de Tübingen (Allemagne), a mis au jour près de Chirpan, en Bulgarie, une prémolaire de grand singe vieille de 7 millions d'années. Soit plus de 2 millions d’années après la date supposée de leur disparition en Europe à cause de changements climatiques.

L’étude de l’usure et l’analyse chimique (isotopique) de l’émail de cette dent montrent que les grands singes sont loin d’avoir totalement disparu il y a 9 millions d’années faute de trouver leur nourriture dans une Europe devenue plus sèche. En vérité, ils auraient survécu en consommant grain, herbe, noix et autres aliments issus de la savane : le nouveau couvert végétal de leur habitat. Une hypothèse d'ailleurs confirmée par les restes fossiles d'éléphants, de girafes et d’antilopes trouvés également sur les lieux.

La découverte ravive ainsi l’attention des spécialistes de l’origine des Hominidés (hommes, grands singes, et leurs ancêtres) sur l’Eurasie, comme alternative au berceau africain exclusif, actuellement encore largement admis.

Source : MaxiSciences du 13/01/2012

mercredi 28 septembre 2011

L'Ugandapithecus : des caractéristiques communes avec des singes asiatiques

Lundi 19 septembre, les scientifiques du Muséum d’Histoire naturelle ont présenté à Paris le crâne d'Ugandapithecus major, un primate fossile, qu’ils ont découvert en juillet en Ouganda, et dans lequel ils ont d’ores et déjà retrouvé des traits physiques que partagent aujourd’hui des singes…  asiatiques.

Si l’espèce était déjà connue des paléontologues, grâce notamment à des fragments déjà découverts au même endroit par la même équipe, qui travaille depuis 25 ans sur ces pentes du volcan Napak, au nord-est de l'Ouganda, Ugandapithecus major n’avait encore jamais offert son crâne à leur curiosité scientifique. C’est désormais chose faite avec le spécimen mis au jour en juillet dernier, présenté en public lundi par Brigitte Senut, du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris (MNHN).

"On sait qu'il s'agit d'un jeune adulte car ses canines sont déjà fortes mais ses molaires ne sont pas encore usées", a précisé la paléontologue, expliquant que les ossements avaient été fossilisés par la lave crachée par le Napak, vraisemblablement situé à l'époque dans un environnement tropical humide et fortement boisé, comme l'attestent les nombreux fossiles de plantes et d'animaux. Les chercheurs ne désespèrent donc pas de trouver le squelette du spécimen lors d'une prochaine campagne de fouilles

De la taille d’un gibbon, ce grand singe arboricole vieux de 20 millions d’années, antérieur à la séparation des lignées homme-grands singes actuels, apportera sa moisson d’informations sur l’évolution de la lignée commune d’avant cette bifurcation. Les chercheurs ont déjà repéré sur ce crâne fossile – pourtant africain – des ‘creux’ caractéristiques des grands singes asiatiques actuels, notamment les orangs-outangs, et non des chimpanzés ou des gorilles. "Mieux connaître le ‘vivier’ qui précède l'histoire de notre famille, c'est particulièrement précieux", a précisé le paléoanthropologue Yves Coppens, qui a assisté à la présentation.

Source : MaxiSciences du 20/09/2011

Ugandapithecus major, un cousin de 20 millions d’années, se découvre

Un crâne remarquablement bien conservé vient d’être présenté au Muséum national d’histoire naturelle, à Paris : c’est celui d’un primate vieux de 20 millions d’années découvert en Ouganda dans les cendres d’un volcan, parmi d’autres restes de la même espèce.

La découverte ne doit rien au hasard : voilà vingt-cinq ans que l’équipe creuse la lave du volcan Napak, au nord-est de l’Ouganda. Déposées il y a 19 à 20 millions d’années, ces cendres ont conservé les fossiles qui s’y trouvaient, ensevelis au Miocène. L’équipe, c’est celle de Brigitte Senut, du Muséum d’histoire naturelle, et son collègue Martin Pickford, du Collège de France, découvreurs en 2000 des premiers restes d’Orrorin, un hominidé de 6 millions d’années.

Dans cette région, celle de la vallée du grand rift, qui joue un rôle de premier plan dans la théorie dite de l’East Side Story (remise en cause depuis), de nombreux restes d’hominidés ont été découverts, datant du Miocène notamment, c’est-à-dire avant la séparation, il y a 6 millions d'années, entre la lignée conduisant aux humains et celle conduisant aux grands singes actuels (chimpanzés, gorilles, orang-outans). Durant cette Uganda Palaeontology Expedition, menée depuis 1985 avec l’Uganda Museum, les paléontologues ont exhumé de nombreux ossements de grands singes. En 2000, Brigitte Senut a ainsi décrit une nouvelle espèce, baptisée Ugandopithecus major. Ce grand singe, de la taille d’un gibbon et d’abord identifié par des morceaux de fémurs, devait être arboricole et de forme humanoïde.

Histoire de famille

Le 18 juillet dernier, l’équipe a mis au jour des dents puis un crâne très bien conservé, de la taille de celle d’un chimpanzé : U. major commençait à se montrer bien plus généreusement. Ses canines puissantes, qui évoquent plutôt celles du gorille, sont interprétées par l’équipe comme la preuve qu’il s’agissait d’un mâle. Ses molaires sont celles d’un herbivore et leur faible usure montre que l’individu était plutôt jeune.

Les autres fossiles mis au jour sur les différents sites de fouilles des environs montrent que le milieu était alors une forêt tropicale. C’est là qu’évoluait ce singe grimpeur, cousin des hominidés tout autant que des grands singes actuels. L’étude de son squelette se poursuit. Taille et forme du cerveau, alimentation, modes de vie… : voilà des caractéristiques dont on sait mal comment elles se sont transmises dans les différentes lignées. Les paléontologues espèrent ainsi écrire quelques paragraphes supplémentaires de l’histoire complexe des grands primates du Miocène, parmi lesquels figurent les ancêtres des humains.

Source : Futura Sciences du 20/09/2011

mardi 27 septembre 2011

Un très vieux singe découvert en Ouganda

Un crâne fossile vieux de 20 millions d'années a été découvert en Ouganda : il appartenait à un grand singe, lointain cousin des grands singes actuels et des hominidés.

Des fragments de crâne et de mâchoire d’un grand singe vieux de 19 à 20 millions d’années ont été découverts en Ouganda par une équipe franco-ougandaise. C’est Brigitte Senut, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, et Martin Pickford, du Collège de France, qui ont présenté le fossile ce lundi au Muséum, en présence de leurs collègues ougandais.

Ce crâne d’Ugandapithecus major a été mis a jour le 18 juillet dernier sur les flancs du volcan Napak, dont les cendres ont permis la conservation de nombreux fossiles. Des fragments de mâchoire inférieure avaient déjà été trouvés sur le site et ils appartiennent sans doute au même individu, précisent les paléontologues. Il s’agit d’un mâle, d’après la taille des canines, adulte mais jeune car la dentition est complète mais peu usée.

Ce très ancien grand singe avait un crâne d’une taille comparable à celle d’un chimpanzé, selon les chercheurs, mais ses dents sont de la taille de celles des gorilles. Et il était probablement plus petit qu’un chimpanzé, plus proche du gibbon en gabarit.

Ugandapithecus major vivait au Miocène, bien avant la séparation entre la lignée des grands singes et celle des hominidés (les pré-humains). Sa découverte va permettre d’en savoir plus sur l’origine des primates anthropoïdes, ancêtres des deux lignées, dont les racines plongent en Afrique mais aussi en Asie, où des fossiles de primates vieux de 30 millions d’années ont été découverts.

Source : Sciences et Avenir du 19/09/2011

lundi 26 septembre 2011

Le Muséum présente un crâne fossilisé vieux de 20 millions d’années

Il a été découvert en juillet dernier en Ouganda...

Voilà à quoi ressemblaient nos ancêtres: la découverte d’un crâne fossilisé, presque complet, d’un grand singe vieux de 19 à 20 millions d’années, est un événement pour les paléontologues. Lundi, le Muséum national d’histoire naturelle a présenté le crâne de ce lointain cousin des Hominidés, une mine d’informations sur les caractéristiques de son espèce.

Une découverte exceptionnelle sur un site riche en fossiles

Selon l’équipe de paléontologues français et ougandais qui ont découvert le crâne sur le site de fossiles d’Iriri, au nord de l’Ouganda, il aurait appartenu à un jeune mâle adulte: ses canines, de la taille de celles d’un gorille, sont complètement sorties mais peu usées. Le crâne est plutôt de la taille de celui d’un chimpanzé, et appartient vraisemblablement au même individu que celui dont on a retrouvé des fragments de mâchoire inférieure l’année dernière, au même endroit.

C’est la première fois qu’un crâne complet de ce genre est retrouvé, précise le Muséum. Avec la forme de ses orbites, de sa cavité nasale ou de son cerveau, les paléontologues vont apprendre beaucoup de choses sur ses habitudes alimentaires, son mode de vie ou son environnement. Des fragments d’os ont déjà permis de conclure que l’animal était un grimpeur et qu’il vivait dans un milieu forestier.

La région d’Iriri est un trésor à ciel ouvert pour les paléontologues: les cendres volcaniques rejetées par le volcan Napak il y a environ 20 millions d’années ont permis la conservation de nombreux fossiles végétaux et animaux. L’Ouganda est une région clé pour l’étude des grands singes et des ancêtres des hommes: depuis 1985, les scientifiques du Muséum et du Collège de France travaillent dans le pays en accord avec l’Uganda Museum de Kampala et le Geological Survey of Uganda, à Entebbe.

Source : 20 mn du 19/09/2011

Le crâne d’un lointain cousin des hominidés mis au jour

Le crâne presque complet d’un grand singe vivant il y a vingt millions d’années a été trouvé dans le nord-est de l’Ouganda par une équipe franco-ougandaise.

En paléontologie, la persévérance peut être payante. La preuve : chaque année depuis 2007, Brigitte Senut, professeur de paléontologie, et Martin Pickford, maître de conférences (Muséum, Collège de France, CNRS, UPMC), fouillent, en étroite collaboration avec l’Uganda National Council for Science and Technology, un gisement particulièrement fécond.

Situé dans le Karamoja (nord-est de l’Ouganda), il se situe sur les flancs du volcan Napak, actif il y a dix-neuf à vingt millions d’années, dont il reste un piton rocheux et dont les pentes sont recouvertes d’une végétation herbacée. Un élément important, car la nature chimique des cendres volcaniques, ni trop acide ni trop basique, est un excellent conservateur pour les os.

C’est ainsi qu’ils ont mis la main sur le crâne presque complet d’un grand singe. « Au vu de ses imposantes canines peu usées, il s’agit d’un jeune mâle, explique Martin Pickford. Comme nous étions sur la même pente, un peu au-dessus de l’endroit où, l’année dernière, nous avions découvert des fragments de mâchoire inférieure, nous pensons qu’il s’agit du même individu », poursuit-il.

Un Ugandapithecus major

Le crâne étant d’une taille similaire à celle d’un crâne de grand chimpanzé mâle, mais ses dents ayant la taille de celles d’un gorille, il s’agit d’un grand singe intermédiaire, un Ugandapithecus major, lointain cousin des hominidés, dont le premier spécimen a été trouvé par les mêmes auteurs en 2000.

C’est la première fois qu’un crâne complet de ce genre est retrouvé et son étude fournira une mine d’informations sur les caractéristiques de cette espèce : taille de son cerveau, forme de ses orbites et de sa cavité nasale ou encore spécificités de son alimentation.

« L’étude de la boîte crânienne et donc de la taille du cerveau devrait nous indiquer le degré d’encéphalisation de l’animal qui, même s’il a vécu il y a vingt millions d’années, soit bien avant la séparation entre la branche des hommes et celle des grands singes (1), nous renseignera sur l’évolution du cerveau des primates », indique Martin Pickford.

(1) Estimée à quatre millions d’années pour les uns, douze millions pour les autres.

Source : La Croix du 19/09/2011 

vendredi 5 août 2011

Un crâne de singe de 20 millions d'années découvert en Ouganda

Résumé : Des scientifiques ougandais et français ont découvert un crâne fossilisé d'un grand singe vieux de 20 millions d'années. Le fossile sera examiné et radiographié en France avant d'être ramené dans son pays d'origine.

Des scientifiques ougandais et français ont découvert le crâne fossilisé d'un grand singe vieux de vingt millions d'années dans la région de Karamoja, en Ouganda, a annoncé l'équipe mardi. Les paléontologues ont découvert les restes le 18 juillet alors qu'ils cherchaient des fossiles dans un volcan éteint de cette une région du nord-est de l'Ouganda.

Cette découverte pourrait apporter un éclairage sur l'histoire de l'évolution dans cette région du monde. "C'est la première fois que l'on découvre le crâne complet d'un grand singe de cette époque (...) c'est un fossile très important et il va certainement inscrire l'Ouganda sur la carte du monde scientifique", a déclaré à des journalistes Martin Pickford, paléontologue au Collège de France.

L'examen préliminaire du fossile a montré que l'herbivore grimpeur, mort à peu près à l'âge de dix ans, avait une tête de la taille de celle d'un chimpanzé mais un cerveau de la taille de celui d'un babouin, un plus gros singe. Bridgette Senut, professeur au Museum d'Histoire naturelle de Paris, a annoncé que le crâne serait transféré à Paris pour être radiographié et examiné, avant de revenir en Ouganda.

Source : TF1 du 03/08/2011

jeudi 4 août 2011

Un crâne de grand singe vieux de 20 millions d'années découvert en Ouganda

Une équipe de paléontologues ougandais et français a annoncé mardi avoir découvert dans le nord de l'Ouganda le crâne d'un grand singe vieux de 20 millions d'années qui pourrait apporter un éclairage sur l'histoire de l'évolution dans cette région du monde.

"C'est la première fois que l'on découvre le crâne complet d'un grand singe de cette époque (...) c'est un fossile très important et il va certainement inscrire l'Ouganda sur la carte du monde scientifique", a déclaré à des journalistes Martin Pickford, paléontologue au Collège de France à Paris.

Le crâne fossilisé provient d'un singe mâle Ugandapithecus Major, lointain cousin des grands singes d'aujourd'hui qui peuplaient cette région il y a environ 20 millions d'années.

L'équipe a fait sa découverte le 18 juillet en cherchant des fossiles aux abords d'un volcan éteint dans la région reculée de Karamoja, dans le nord-est de l'Ouganda.

Un premier examen du fossile a établi que le singe, un herbivore grimpant aux arbres, était âgé d'environ 10 ans à sa mort et avait la taille d'un chimpanzé mais le cerveau de la taille (plus petite) de celui du babouin, a indiqué Martin Pickford.

Sa collègue Brigitte Senut, professeur au Museum national d’histoire naturelle, a annoncé que le fossile sera transporté à Paris pour l'étudier et y subir un examen aux rayons x avant de retourner en Ouganda.

"Il sera nettoyé en France, préparé en France (...) et puis, dans à peu près un an, il retournera dans le pays" où il a été découvert, a-t-elle dit.

Le paléontologues français s'intéressent depuis 25 ans à l'Ouganda où ils viennent faire des recherches de terrain grâce à des fonds du gouvernement français, a précisé la scientifique.

La plaine aride de Karamoja, la région la moins développée d'Ouganda, a été récemment largement pacifiée après des décennies d'insécurité liée à des conflits armés entre communautés nomades d'éleveurs.

Source : 20 mn du 02/08/2011

dimanche 31 octobre 2010

Des fossiles de nos lointains ancêtres découverts en Libye

Libye - Une équipe de chercheurs franco-libyenne a découvert des dents fossilisées de petits anthropoïdes datant de 38 à 39 millions d'années. Certains de ces fossiles seraient ceux de nos ancêtres les plus lointains.

L'origine des anthropoïdes, des primates incluant les singes et les humains, fait débat au sein des paléontologues. Si l'hypothèse d'une origine africaine a longtemps été admise, de récentes recherches tendent à prouver que cette famille est apparue en Asie il y a plus de 55 millions d'années.

Les fossiles trouvés au Dur At-Talah, au centre de la Libye, viennent révéler l'existence de trois formes d'anthropoïdes africains, les plus anciennes jamais découvertes sur ce continent. Et l'un de ces groupes serait celui de nos ancêtres les plus lointains, indique l'étude publiée dans la revue Nature.

"Jusqu'à présent on ne connaissait qu'une forme de primates anthropoïdes, vieux de 37 millions d'années pour les plus anciens, là on passe à 39 ou 38 millions d'années et on en a trois", s'enthousiasme Jean-Jacques Jaeger, chercheur de l'université de Poitiers qui plaide en faveur d'une origine asiatique. Les fossiles de Libye, 22 dents minuscules, révèlent que "deux millions d'années auparavant, il y en a déjà trois, l'histoire est donc plus compliquée. Et parmi les trois, il y a une forme asiatique reconnue comme telle par les spécialistes. Donc, ça signe le sens de migration de l'Asie vers l'Afrique" explique-t-il à l'AFP.

Très petits, les anthropoïdes apparus en Asie auraient migré vers l'Afrique dont les conditions plus favorables leur auraient permis de se diversifier et de grossir en taille. Mais reste à savoir si les groupes identifiés en Libye ont fait le voyage depuis l'Asie, ou s'ils sont issus d'une diversification qui aurait eu lieu sur le continent colonisé.

Source : Maxisciences du 28/10/2010

samedi 30 octobre 2010

Découverte de nos ancêtres très lointains ?

Des chercheurs du CNRS ont découvert, en Libye, des fossiles d'anthropoïdes vieux de 38 à 39 millions d'années. Ces fossiles appartiennent à trois groupes distincts, dont l'un serait celui de nos ancêtres les plus lointains.

La découverte en Libye de plusieurs espèces de primates anthropoïdes datant de 38 à 39 millions d’années semble indiquer que les très anciens ancêtres de l’Homme sont originaires d’Asie.

Le site de Dur At-Talah où ont été découverts les fossiles

Les hominidés sont nés et ont évolué en Afrique, à partir d'un groupe de singes, les anthropoïdes. Jusqu’à présent peu de choses étaient connues de leur histoire et de l'évolution d'une de leur lignée qui donnera naissance au premier hominidé, Toumaï, il y a 7 millions d'années.

La mise au jour, par une équipe franco-libyenne, à laquelle ont participé les chercheurs de l'Institut international de paléoprimatologie (CNRS/Université de Poitiers) de ces restes apporte des éléments permettant de mieux comprendre l’histoire de nos origines.

Ces fossiles, 22 dents minuscules, appartiennent à trois groupes distincts, dont l'un serait celui de nos ancêtres les plus lointains. Ils ont été extraits d’un site situé dans le désert Dur de At-Talah, au centre de la Libye. Ils représentent les plus anciennes traces d’anthropoïdes en Afrique.

Pour les paléontologues, qui publient leur découverte dans la revue Nature, cela renforce l’hypothèse d'une migration vers l'Afrique de primates venus d'Asie, où des fossiles similaires ont été découverts, notamment en Birmanie.

Reste maintenant à déterminer quand cette migration a eu lieu. Et selon quel scénario. Un seul ancêtre unique a-t-il fait le voyage pour ensuite diverger en Afrique ? Ou alors est-ce un groupe déjà diversifié d’anthropoïdes qui a colonisé ce continent ?

Les auteurs suggèrent que de nouvelles explorations paléontologiques dans des couches de terrains contenant des fossiles vieux de 40 à 50 millions d’années, en Afrique et en Asie seront nécessaires pour mieux comprendre cette période importante mais mal connue de l'histoire évolutive des primates.

Image d'artiste représentant les primates découverts Afrotarsius (en haut à gauche), Karanesia (en haut à droite), Biretia (en bas à gauche), et Talahpithecus (en bas à droite).

Source : Sciences et Avenir du 28/10/2010

vendredi 29 octobre 2010

On a retrouvé l'ancêtre africain de Toumaï, aïeul de l'homme

Vingt-deux dents microscopiques et fossilisées de primates, présentées mercredi à Paris, permettent de dater encore plus précisément l'origine de l'homme et pourraient, à terme, conduire à trancher le débat scientifique sur son lieu de naissance, Asie ou Afrique.

Découverts dans le désert du Sahara, côté Libye, ces restes sont les plus anciens fossiles d'anthropoïdes africains connus jusqu'alors: ils datent d'il y a 38 voire 39 millions d'années.

Aussi minuscules soient-ils, ils font le lien, à 32 millions d'années de distance, avec Toumaï, considéré par les paléoanthropologues comme le plus vieil hominidé au monde, âgé de sept millions d'années, explique le professeur Jean-Jacques Jaeger, de l'Institut international de paléoprimatologie, paléontologie humaine, évolution et paléoenvironnement (IPHEP).

"L'un des fossiles que nous présentons est certainement très proche de l'origine de Toumaï, découvert au Tchad, et de tous ses cousins", déclare-t-il à Reuters.

"On est là au début de l'histoire qui, à force de diversification, d'adaptation, de spécialisation dans des conditions de milieux particuliers, conduisent à Toumaï et aux grands singes comme les babouins. On est au tout début de notre histoire en Afrique", ajoute le scientifique.

Longtemps après Toumaï (Sahelanthropus tchadensis), vinrent l'australopithèque, l'Homo habilis (entre trois et deux millions d'années), l'Homo erectus (entre deux et un millions d'années) puis l'homme de Néanderthal et enfin l'Homo sapiens.

L'équipe franco-libyenne dirigée par Michel Brunet, du Collège de France, a effectué cinq campagnes d'un mois dans le désert entre 2006 et 2009, au terme de nombreux et difficiles accords entre Paris et Tripoli.

"VAGUE D'IMMIGRATION" D'ASIE VERS L'AFRIQUE

Elle tire trois grands enseignements de ses découvertes.

La présence de ces fossiles "signifient que nos ancêtres sont arrivés en Afrique il y a au moins 39 millions d'années" et qu'ils sont très probablement d'origine asiatique, explique Jean-Jacques Jaeger.

Lors de sa découverte par des chercheurs français au Tchad en 2001, Toumaï avait battu en brèche l'East Side Story du paléoanthropologue Yves Coppens, situant l'apparition de la lignée humaine en Afrique de l'Est.

Les fossiles libyens renforcent, eux, l'hypothèse d'une migration vers l'Afrique de primates venus d'Asie, où des fossiles similaires ont été découverts, notamment en Birmanie.

Vers 45 millions d'années, "je pense qu'il y a eu une vague d'immigration qui a amené trois groupes de rongeurs et de primates d'Asie vers l'Afrique mais, pour le moment, ce n'est qu'une hypothèse de travail. Ce n'est pas une preuve et c'est ce que nous allons chercher à l'avenir", dit Jean-Jacques Jaeger.

Physiquement, la surprise est venue de la très petite taille de ces primates libyens, dont le poids oscillait entre 150 et 470 grammes seulement.

Jusqu'alors, les scientifiques n'avaient étudié des primates anthropoïdes africains qu'à partir de 34 millions d'années et ils faisaient alors entre un et trois kilos.

Ils ont continué, pour certains, à grandir et prendre du poids pendant des millions d'années pour aboutir à Toumaï qui mesurait environ un mètre et pesait 35 kilos.

Ils avaient alors retrouvé un crâne quasiment complet, quoique déformé, mais à Dur At-Talah les dix scientifiques n'ont mis au jour que des molaires et des pré-molaires d'un ou deux millimètres de long, au prix de longs tamisages à l'eau avec des grilles d'un millimètre de maillage.

Source : Le Point du 27/10/2010

samedi 7 août 2010

Oréopithèque

L’oréopithèque (Oreopithecus bambolii) est une espèce de primate préhistorique datant du Miocène dont on a trouvé des fossiles en Italie (Toscane et Sardaigne) et en Afrique orientale. Le nom générique vient du grec et signifie « singe des collines », le nom de l'espèce fait référence au lieu de la première découverte à la fin du XIXe siècle, le Monte Bamboli en Toscane.

Source : Wikipedia

vendredi 6 août 2010

Afropithecus turkanensis

Afropithecus est un genre fossile de primates qui vivaient en Afrique et en Arabie saoudite du Miocène inférieur au Miocène moyen. Afropithecus turkanensis est la seule espèce connue de ce genre.

Il a été excavé d'un petit site près du lac Turkana appelé Kalodirr dans le nord du Kenya en 1986 et a été nommé par Richard Leakey et Meave Leakey. L'âge estimé d'Afropithecus est entre 16 et 18 millions d'années, qui a été déterminé avec des techniques de datation radiométrique et les études géologiques menées par Broschetto et Brown de l'Université de l'Utah. Au total, 46 spécimens récupérés de Kalodirr se rapportent à Afropithecus constitués de restes crâniens, mandibulaires, dentaires et post-crâniens.

Source : Wikipedia

mercredi 4 août 2010

Ganlea megacanina

Ganlea est un genre appartenant à la famille des Amphipithecidae, des primates anthropoïdes qui vivaient en Asie il y a environ 38 millions d'années. Sa découverte conforte l'hypothèse selon laquelle les anthropoïdes seraient originaires d'Asie, sans pour autant remettre en cause l'émergence africaine de la lignée humaine.

Source : Wikipedia

Sa fiche sur Hominidés.com

samedi 1 mars 2003

Bahinia

Bahinia est un genre éteint de primates anthropoïdes ayant vécu il y a environ 40 à 30 Ma (millions d'années).

L'espèce Bahinia pondaungensis a été découverte en 1999 dans le Pondaung (Myanmar) par le paléontologue français Jean-Jacques Jaeger. Elle est plus archaïque que ses contemporains Pondaungidae : sa denture évoque plutôt un fossile de –57 Ma. Elle appartiendrait à la famille des éosimiidés, l'une des plus anciennes du clade des Anthropoidea. L'origine de ce clade conduisant aux humains se situerait ainsi en Asie et pourrait remonter à environ –55 Ma. « L'origine et l'évolution de l'homme ne peuvent plus être considérées comme exclusivement africaines. Cela signifie que nos lointains ancêtres sont arrivés en Afrique il y a au moins 39 millions d'années, très problablement d'Asie », selon le professeur Jaeger.

Une nouvelle espèce, Bahinia banyueae, a été découverte dans l'Oligocène inférieur de la province du Yunan (Chine) en 2016.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 40-28 Ma
découverte :
date : 1999
espèce : Bahinia

mardi 1 janvier 2002

Algeripithecus

Algeripithecus est un genre éteint de primate fossile précoce, pesant environ 65 à 85 grammes. Des fossiles ont été découverts en Algérie il y a 50 à 46 millions d'années.

On pensait autrefois qu'il était l'un des plus anciens primates simiens (un groupe qui comprend des singes et des grands singes), et était crucial pour l'hypothèse que les simiens seraient originaires d'Afrique. Des recherches sur des spécimens plus complets suggèrent qu'il s'agissait plutôt d'un primate strepsirrhine, plus étroitement lié aux lémuriens et aux lorisoïdes vivants. Cependant, cela est toujours contesté.

Histoire évolutive et taxonomie

Décrit pour la première fois dans la revue Nature par Marc Godinot et Mohamed Mahboubi en 1992, Algeripithecus était autrefois largement considéré comme l'un des plus anciens primates fossiles simiens connus, donnant du poids à l'hypothèse des origines africaines des simiens. Il a été initialement interprété comme un propliopithécide, mais a également été considéré comme un protéopithécide par Godinot en 1994 et comme un parapithécoïde par Seiffert à partir de 2005. Sur la base de la découverte de dents fossiles supplémentaires et d'un maxillaire (mâchoire supérieure) entre 2003 et 2009, Tabuce reconstruit Algeripithecus comme un azibiide, un groupe considéré comme un type de lémuriforme de tige, ou primate strepsirrhine. Selon Tabuce, la mandibule d'Algeripithecus indique qu'il avait une canine inclinée, semblable à celle trouvée chez les primates peignés. Bien que la dentition antérieure des azibiides soit inconnue, ils peuvent avoir possédé un peigne à dents, indiquant une ancienne lignée de tige de primates lémuriformes en Afrique, peut-être descendu d'une branche asiatique précoce des adapiformes comme une branche primitive de cercamoniines antérieurs Donrussellia (l'un des plus anciens adapiformes européens). En conséquence, les origines africaines des strepsirhines de la couronne (y compris les lémuriens et les lorisoïdes) sont bien étayées, tandis que les origines africaines des simiens ont été mises en doute, donnant peut-être la faveur à une hypothèse d'origine asiatique. Cependant, en 2010, Godinot a réaffirmé son point de vue selon lequel Algeripithecus était un simien basé sur sa morphologie molaire supérieure et a émis l'hypothèse que cela s'appliquait à tous les azibiides, favorisant son point de vue antérieur selon lequel les azibiides pourraient être des simiens précoces au lieu de lémuriformes de la tige. En 2011, Marivaux a publié une interprétation d'os de talus récemment découverts d'Azibius étroitement apparentés trouvés à Gour Lazib, qui, selon eux, étaient plus similaires à ceux des strepsirrhines vivantes et des adapiformes éteints, et non des simiens, renforçant ainsi le statut de strepsirrhine favorisé par Tabuce deux ans plus tôt.

Godinot a également suggéré avec prudence que Dralestes pourrait être un synonyme d'Algeripithecus basé sur une prémolaire en forme de lame. Alternativement, la deuxième molaire supérieure (M2) de Dralestes hammadaensis a été réinterprétée par Tabuce comme étant la quatrième prémolaire supérieure (P4) d'Azibius, et considérait donc Dralestes comme un synonyme d'Azibius. Les spécimens de Dralestes sont maintenant reconnus comme étant Azibius et Algeripithecus.

Source : Wikipedia (en)

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nom :
âge : 50-46 Ma
découverte :
date : 1992
espèce : Algeripithecus

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nom :
âge :
découverte : Godinot & Mahboubi
date : 1992
espèce : Algeripithecus

samedi 1 septembre 2001

Altiatlasius

Altiatlasius est un genre de mammifère éteint, qui pourrait avoir été le plus ancien primate connu, datant du Paléocène supérieur (environ 57 ma) du Maroc. La seule espèce, Altiatlasius koulchii, a été décrite en 1990.

Sa véritable position taxonomique reste controversée. Il a également été suggéré qu'il devrait être classé comme un plesiadapiform (un groupe éteint de mammifères arboricoles que l'on pense être étroitement lié aux primates) ou qu'il devrait être reconnu comme un euprimate, soit comme un omomyid (une branche de primates fossiles que être étroitement apparenté aux tarsiers), un tarsiiforme précoce ou le plus ancien simien de tige (singes et grands singes).

Histoire évolutive et taxonomie

Altiatlasius koulchii, potentiellement le plus ancien euprimate connu, n'est connu qu'à partir de dix molaires supérieures et inférieures isolées et d'un fragment de mandibule. Ces fossiles datent du Paléocène tardif, environ il y a 57 millions d'années, et proviennent de la Formation de Jbel Guersif dans le bassin de Ouarzazate au Maroc. Décrit pour la première fois en 1990 par Sigé et al., Altiatlasius était à l'origine proposé comme un omomyidé, peut-être proche de la scission avec les simiens (singes et grands singes). Il a également été classé dans la famille des Toliapinidae, un type de plésiadapiforme trouvé en Europe. D'autres classifications supposent qu'il s'agit d'euprimates souches, de simiens de type éosimide ou d'un tarsiiforme précoce. De nombreuses autorités considèrent Altiatlasius comme le plus ancien simien de tige. Godinot (1994) et Bajpai (2008) soutiennent tous deux l'idée qu'il s'agit d'un anthropoïde précoce (simien).

Avec le primate fossile de l'Éocène précoce à moyen Algeripithecus (à l'origine considéré comme le plus ancien simien de la couronne) d'Algérie, Altiatlasius a contribué à renforcer l'argument en faveur d'une origine africaine des primates simiens. Cependant, lorsque des restes fossiles supplémentaires d'Algeripithecus ont été trouvés, il s'est avéré qu'il s'agissait d'un primate strepsirrhine au lieu d'une haplorhine, en le plaçant avec les azibiides, un groupe considéré comme le plus étroitement lié aux lémuriformes (lémuriens et lorisoïdes vivants). Parce qu'Algeripithecus a été radicalement reclassé avec la découverte de plus de fossiles, les restes tout aussi fragmentaires d'Altiatlasius laissent ses affinités phylogénétiques douteuses. En outre, l'écart de 20 millions d'années dans les archives fossiles entre Altiatlasius et les premiers parapithécoïdes soulève des questions sur la validité de l'hypothèse des origines africaines pour les simiens.

Source : Wikipedia (en)

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nom :
âge : 57 Ma
découverte :
date : 1990
espèce : Altiatlasius koulchii

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nom :
âge :
découverte : Sigé
date : 1990
espèce : Altiatlasius