mercredi 1 novembre 2000

Grotte Cosquer

La grotte Cosquer est une grotte ornée paléolithique située dans la calanque de la Triperie, à Marseille, près du cap Morgiou. Elle a été fréquentée, d'après les datations des peintures, entre 27 000 et 19 000 ans avant le présent (AP). La grotte comporte plus de 200 figurations pariétales correspondant à deux périodes d'occupation, l'une gravettienne et l'autre épigravettienne ou solutréenne. Il s'agit également de la seule grotte ornée dont l'entrée s'ouvre sous la mer : son entrée est aujourd'hui à 37 m sous le niveau de l'eau. Elle porte le nom d'Henri Cosquer, le plongeur qui l'a signalée en 1991.

Avec trois autres cavités (grotte de la Triperie, grotte du Figuier et grotte du Renard) de ce même secteur sensible du massif des Calanques, elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 2 septembre 1992.

Historique

Henri Cosquer, scaphandrier professionnel à Cassis, découvre l'entrée de la grotte en 1985. Il l'explore progressivement et la visite à plusieurs reprises. Après la mort accidentelle de trois plongeurs dans le couloir d'accès, il déclare la grotte au Quartier des affaires maritimes de Marseille le 3 septembre 1991.

Le dossier est transmis à la Direction des recherches archéologiques sous-marines (DRASM) puis au Service régional de l'archéologie dépendant du Ministère de la Culture.

Une expertise a lieu du 18 au 20 septembre, avec le concours du navire de la DRASM, l'Archéonaute. Elle est conduite notamment par Jean Courtin, préhistorien et plongeur confirmé, et par Jean Clottes, spécialiste de l'art pariétal.

Lors de l'annonce de la découverte, des doutes sont émis quant à l'authenticité des figures. Divers préhistoriens, comme Brigitte et Gilles Delluc ou Denis Vialou expriment en effet des réserves.

La grotte n'est pas ouverte au public et son entrée est barrée par des blocs de béton afin de la préserver et de prévenir les accidents.

En juin 1992, une nouvelle mission permet notamment le tournage d'un film intitulé Le Secret de la grotte Cosquer.

De 2001 à 2005, 5 opérations de recherches archéologiques programmées sont organisées sous la responsabilité de Luc Vanrell (IMMADRAS / DRAC PACA / LAMPEA), puis 5 autres de 2010 à 2015 (pas d’opération en 2012) sous la même direction, avec la collaboration de Michel Olive (DRAC PACA / LAMPEA).

Un litige oppose le Ministère de la Culture et Henri Cosquer, lequel s'appuie sur la loi sur l'archéologie préventive du 17 janvier 2001 qui accorde à l'inventeur une indemnisation (indemnité forfaitaire ou intéressement pendant trente ans) versée par l'exploitant en se basant sur l'évaluation de l'intérêt archéologique de cette grotte. Henri Cosquer réclame également une récompense et la récupération d'une partie du produit de la vente de livres de photos de la grotte.

Art pariétal

Cette grotte abrite plusieurs dizaines d'œuvres peintes et gravées du Paléolithique supérieur. Des datations au radiocarbone, effectuées sur des charbons récoltés au sol et sur des particules de pigment charbonneux prélevés directement sur les peintures, ont permis de situer avec précision les deux phases principales de l'art de cette caverne, pressenties grâce aux superpositions et au style des figurations dès la première expertise, en septembre 1991. Ces œuvres correspondent à deux phases d'occupation distinctes :

  • une phase ancienne comportant des mains négatives et des tracés digitaux, datant d'environ 27 000 ans AP (Gravettien). La grotte compte 65 mains négatives, 44 noires et 21 rouges, réalisées par la technique du pochoir, en soufflant, lèvres serrées, du colorant dilué dans la bouche sur la main appliquée sur la roche. La majorité de ces roches sont sur fond noir, obtenu en projetant du pigment charbonneux, les autres sur fond rouge (argile rouge et ocre). Jusqu'à la découverte de la grotte Chauvet en 1994, les mains de la grotte Cosquer étaient les plus anciennes peintures au monde à pouvoir être datées avec précision.
  • une phase plus récente comportant des signes ainsi que des peintures et des gravures figuratives essentiellement animales, datant d'environ 19 000 ans AP (Solutréen ou Épigravettien). Les animaux figurés durant cette deuxième phase sont classiques pour la plupart : les chevaux sont les animaux les plus représentés avec 63 spécimens, suivis de 28 bouquetins, 17 cervidés, 10 bisons et 7 aurochs. On note aussi la présence originale de 16 animaux marins, comme 9 phoques, 3 grands Pingouins, des méduses, des poissons ou des cétacés. En tout, 177 animaux ont été recensés. Une gravure a été interprétée comme une représentation du thème de l'« homme blessé ». De très nombreux signes (216) dont huit représentations sexuelles (2 masculins et 6 féminins) complètent cet inventaire.

Comme pour les autres grottes ornées, la motivation des peintures et des gravures reste complètement inconnue. On ne peut qu'émettre des hypothèses, par exemple que la grotte constituait un sanctuaire pour les hommes du Paléolithique supérieur.

Fréquentation de la grotte

Que ce soit pour la première ou la deuxième phase de fréquentation, les hommes n'ont pas habité la grotte. L'absence d'ossements, la rareté des outils et des indices d'activités quotidiennes laissent penser à des incursions brèves liées à la réalisation des dessins et éventuellement à des cérémonies.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 27 ka
découverte : Henri Cosquer
date : 1985

Homme de Wushan

L'Homme de Wushan est le nom donné à des fragments fossiles d'hominidé, constitués d'une portion de mandibule droite portant deux molaires usées et d'une incisive maxillaire isolée, découverts en 1985 sur le site de Longgupo, dans le xian de Wushan de la municipalité de Chongqing, en Chine centrale.

Datée d'environ 2,5 millions d'années, cette mandibule fossile appartient à la famille des hominidés, mais son attribution précise demeure débattue entre la sous-famille des ponginés et la sous-tribu des hominines, avec une appartenance possible au genre Homo.

Source : Wikipedia

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Une mandibule fragmentaire, connue sous le nom d'Homme de Wushan, trouvée sur le site de Longgupo, dans la municipalité de Chongqing, C III mur sud, niveaux 7 et 8, et les vestiges lithiques associés, sur une surface de quatre mètres carrés, ont été datés en 2015 de 2,48 millions d'années par une équipe sino-française, incluant Éric Boëda. La mandibule évoque pour certains une morphologie intermédiaire entre Homo habilis et Homo ergaster, et pour d'autres une mandibule de ponginé (groupe des orang-outans). Le débat n'est pas tranché à ce jour.

RUD-77

Les résultats les plus récents de la recherche sur Dryopithecus de Rudabanya révèlent que la capacité crânienne du singe femelle était de 300-340 cm 3, le QI était de 2,9, la taille du corps était de 26,5 kg et la hauteur était de 120-130 cm (KORDOS et BEGUN , 1996). L'endocast du RUD-77 (Dryopithecus femelle) comprend le lobe frontal complet, une grande partie du lobe pariétal droit et certaines parties du lobe occipital. Le motif sulcal est bien conservé et l'endocast du RUD-77 présente un motif essentiellement cercopithécoïde (KORDOS, 1993). Dryopithecus est un quadrupède arboricole suspenseur relativement généralisé (BEGUN, 1993; KORDOS et BEGUN, 1996.). Le labyrinthe osseux de Dryopithecus de Rudabanya (RUD-77) est similaire à celui des singes existants (SPOOR, 1996). Le développement des microvaisseaux et de la crête de cisaillement des restes dentaires de Dryopithecus suggère un régime frugivore plus généralisé (UNGAR, 1996).

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Dryopithecus brancoi
Hongrie
Rudabánya
crâne de femelle
c'était le 4è fossile d'hominoide du Miocène alors

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anciennement Rudapithecus hungaricus (Kretzoi 1969)

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Alors qu'une analyse phylogénétique plus complète est en préparation sur la base de l'échantillon dans son ensemble, il est suggéré ici que RUD 77 fournit des preuves supplémentaires à l'appui d'une hypothèse antérieure selon laquelle Dryopithecus est plus étroitement lié aux singes africains et aux humains que Sivapithecus

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nom : RUD-77
âge :
découverte : Gabor Hernyák
date : 1985
espèce : Dryopithecus brancoi

Crâne noir

KNM-WT 17000, surnommé le Crâne noir, est un crâne fossile de l'espèce éteinte Paranthropus aethiopicus, découvert en 1985 à l'ouest du lac Turkana, au Kenya, par le paléoanthropologue américain Alan Walker.

Description

Ce reste fossile est celui d'un individu adulte, doté d'une boîte crânienne petite, basse et allongée, d'environ 410 cm3, soit une capacité légèrement inférieure à celle des Paranthropes plus tardifs. Le crâne est caractérisé par une constitution robuste avec une crête sagittale proéminente. Sa coloration noire est due à la haute teneur en manganèse des sédiments qui l'entouraient.

Son âge est estimé à 2,5 millions d'années.

Source : Wikipedia