mercredi 6 novembre 2002

Prehisto

Pour retrouver quelques infos anciennes : le site n'est plus à jour depuis 2003.
Ce qui est dommage car il était bien alimenté et illustré. Plus de 300 illustrations et 900 définitions dit la une du site.

Le lien :
http://prehisto.ifrance.com/

vendredi 1 novembre 2002

BOU-VP-16/1

Historique

Les fossiles ont été découverts en 1997 par l'équipe de Timothy White dans le membre Herto de la formation géologique Bouri, qui se trouve dans la moyenne vallée de l'Awash, en Éthiopie. Ils sont constitués de trois crânes, notés BOU-VP-16/1, 16/2, et 16/5, ainsi que de plusieurs fragments divers et de quelques dents isolées.

Au vu de leurs caractères jugés distincts de l'Homme moderne, Timothy White proposa en 2003 de les attribuer à une nouvelle sous-espèce dénommée Homo sapiens idaltu. La mention idaltu, qui signifie « ainé » en langue Afar, visait à marquer leur position de représentant le plus ancien de l'espèce Homo sapiens à l'époque de leur dénomination.

Description

BOU-VP-16/1 est un crâne adulte masculin presque complet. Il présente la même morphologie d'ensemble qu'un crâne d'homme moderne, tout en étant un peu plus robuste, plus long et plus large, avec un volume endocrânien de 1 450 cm3, légèrement supérieur aux humains actuels. Le torus sus-orbitaire est réduit. L'os occipital ne montre pas la fosse sus-iniaque caractéristique des Néandertaliens. L'os frontal demeure toutefois un peu plus pentu que chez l'Homme moderne et l'arrière du crâne présente un fort torus occipital1.

Source : Wikipedia

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157 ka
Homo sapiens
1997
Herto Bouri, Moyen-Awash, Afar, Éthiopie
Équipe de Timothy White

Homme de Daka

La calvaria Daka, également connue sous le nom de crâne Daka (une calotte crânienne avec la base crânienne), ou spécimen numéro BOU-VP-2/66, est un spécimen d'Homo erectus du membre Daka de la formation de Bouri dans la zone d'étude de Middle Awash de la vallée du Rift éthiopien.

Il est rapporté que les métriques et les attributs morphologiques de la calvaria Daka le centrent fermement dans la lignée Homo erectus. La ressemblance avec les homologues asiatiques indique que les premiers hominidés fossiles africains et eurasiens représentent une subdivision d'une palé-espèce répandue. L'intermédiation anatomique de Daka entre "les fossiles africains antérieurs et postérieurs fournit la preuve d'un changement évolutif. Sa position temporelle et géographique indique que H. erectus africain était l'ancêtre de l'Homo sapiens."

Il a été découvert en 1997 par Henry Gilbert. Il contient plusieurs autres spécimens de H. erectus (os de patte, fragments crâniens et mandibule édentée), un large assortiment d'outils en pierre de l'industrie acheuléenne et plusieurs centaines de fossiles d'animaux. La localité date d'environ un million d'années.

Source : Wikipedia (en)

BOU-VP-2/66

BOU-VP-2/66 est le nom de catalogue, communément connu sous le nom de crâne de Bouri, crâne de Daka ou simplement Daka, des restes fossiles d'un crâne d'Homo erectus datant d'un million d'années, dans le Gelasian (Pléistocène) trouvé au Bouri site, Éthiopie. La découverte a été faite par Henry Gilbert le 27 décembre 1997 et décrite plus tard par B. Asfaw et al. en 2002.

Les initiales BOU-VP du nom correspondent à BOUri-Vertebrate Paleontology-2 à l'emplacement précis, le dernier numéro étant l'ordre de découverte.

Description

La calvaria est bien conservée et conserve une grande partie de la base crânienne. Les parois pariétales sont très verticales, rappelant Homo heidelbergensis. La morphologie du crâne de Daka s'intègre parfaitement dans H. erectus, mais avec des caractères mixtes entre Homo antérieur et postérieur, ce qui dénote un changement évolutif. Avec l'emplacement dans le temps et l'espace, cela ferait de H. erectus un ancêtre de l'Homo sapiens.

La capacité crânienne a été estimée à 986 cm³, une encéphalisation qui ne se reverrait que des centaines de milliers d'années plus tard avec Homo ergaster.

Source : Source

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Site : Middle Awash, Ethiopia
Découverte : 1997-01-01
Par : W. Henry Gilbert
Age : Environ 1 million d'années
Espèce : Homo erectus

UMP 62-11

Morotopithecus bishopi est une espèce éteinte de singes appartenant à la super-famille des hominoïdes. Elle a été découverte en 1997 à Moroto, en Ouganda, dans des sédiments de l'Aquitanien (Miocène inférieur), datés de 23 à 20,4 millions d'années. C'est la seule espèce connue du genre Morotopithecus.

Description

Morotopithecus bishopi fait partie des hominoïdes de grande taille. Il devait peser environ 40 kg.

La comparaison des dents de Morotopithecus et d'Afropithecus montrerait des différences limitées. De même, la comparaison des parties de crânes disponibles indiquerait que les deux genres sont peut-être les mêmes. Cependant, aucun des deux taxons n'a livré suffisamment de fossiles pour pouvoir trancher.

Datation

Les fossiles de Morotopithecus sont datés de 23 à 20,4 millions d'années, c'est-à-dire du tout début du Miocène. Ils seraient ainsi un peu plus anciens que les fossiles connus du genre Proconsul.

Source : Wikipedia

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nom : UMP 62-11
âge : 15 Ma
découverte : Gebo
date : 1997
espèce : Moropithecus

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Morotopithecus était l'un des plus grands hominoïdes de cette époque. Les restes post-crâniens suggèrent un poids corporel d'environ 77 livres avec des estimations dentaires se situant dans la gamme de taille de Proconsul (Hartwig). L'halotype est identifié comme étant un ensemble de canines supérieures, de fragments P3, vertébraux, fémoraux et scapulaires. Selon Hartwig, «la reconstruction crânienne montre que Morotopithecusprésentait un visage et des narines longs, hauts et étroits avec une région interorbitaire relativement étroite. Leur bouche est large avec un prémaxillaire relativement court et un grand diastème. Les comparaisons des restes dentaires féminins et masculins suggèrent un dimorphisme sexuel extrême au sein de l'espèce. La canine femelle solitaire ne mesure que 56% de la taille des mâles, présentant un plus grand degré de dimorphisme sexuel que les gorilles modernes. Les fragments fémoraux récupérés montrent un rapport plus élevé entre l'os cortical et l'os pérostial, un trait observé chez l'homme et les orangs-outans (Gebo, et al.). Les restes scapulaires et vertébraux suggèrent que Morotopithecuspossédait l'anatomie courte et rigide du dos et de l'épaule suspensive des brachiateurs modernes (Stanford). Selon Gebo, et al., «Les restes de matériel de Moroto suggèrent un primate arboricole locomoteur au moyen d'une brachiation modérée et d'un quadrupède, et ont utilisé une posture suspendue au bras. Morotpithecus représente la première preuve d'un plan corporel sensiblement semblable à un singe dans les archives fossiles de primates.

BOU-VP-12/130

Australopithecus garhi est une espèce fossile d’hominidé appartenant au groupe des australopithèques graciles. Son âge est d’environ 2,6 millions d’années.

Découverte

Le fossile type, répertorié sous le code BOU-VP-12/130, a été découvert en 1997 par Yohannes Haile-Selassie, l’un des membres de l’équipe de chercheurs dirigée par le paléontologue éthiopien Berhane Asfaw. Ce dernier a publié la définition et la description de l’espèce en 1999, en collaboration notamment avec le paléontologue américain Tim White.

La découverte initiale a eu lieu près du village de Bouri, dans la moyenne vallée de l’Awash, dans la dépression de l'Afar en Éthiopie. Le nom de l’espèce, « gahri », signifie « surprise » en langue afar.

Description

BOU-VP-12/130 est un ensemble très fragmentaire d’os crânien incluant l’os frontal, les os pariétaux ainsi que le maxillaire et sa denture. A. garhi présente des traits distincts aussi bien de ceux des autres australopithèques graciles tels que Australopithecus afarensis et Australopithecus africanus que des australopithèques robustes, notamment au niveau du maxillaire. L’étude des prémolaires et des molaires montre qu’elles sont plus grandes que celles des autres formes graciles, mais moins robustes que chez les Paranthropes.

La capacité crânienne de A. garhi, évaluée à 450 cm3, est proche de celles des autres australopithèques.

Interprétation

Les inventeurs de A. garhi le considèrent comme un représentant de la lignée humaine. Comme le note C. Groves, cela laisse peu de temps avant l’apparition des premiers représentants du genre Homo, 200 à 300 000 ans plus tard, dont la denture est nettement différente.

Source : Wikipedia

mardi 15 octobre 2002

Echelle de temps

Un autre repère intéressant : le nombre de générations (issu de J.Chaline "Un million de générations")
- ancêtre commun homo/singes : 700 000 générations (5 Ma)
- australopithèques : 300 000 (3 Ma)
- homo archaïques (habilis, erectus): 170 000 (1.8 Ma)
- homo sapiens : 14 000 (180 000 ans)


Comme pour les distances, on aime toujours se donner des échelles plus "humaines". Voici un résumé extrait de R. LUMLEY

- 1er Janvier : Habilis
- 12 Mai : Erectus
- 3 Novembre : Le feu
- 14 Décembre : Néandertal et Sapiens primitifs
- 18 Décembre : Cro-magnon
- 26 Décembre : Sapiens sapiens et L'Art
- 30 Décembre : Néolithique (agriculture)
- 31 Décembre 10h : l'Ecriture
- 31 Décembre 23h55 : 1er pas sur la Lune

La journée du 31 Décembre a été certainement la plus accélérée de toutes. A cette échelle d'une année depuis Habilis, mon espérance de vie (si j'atteins 80 ans ...) est de 17 mn. Méditons 4 ans (pardon, une minute) avant que notre orgueil nous submerge ...

Source : Histoire de l'homme

dimanche 1 septembre 2002

Homme de Kennewick

« L’homme de Kennewick » est le nom donné aux restes d'un homme préhistorique retrouvés en 1996 près du fleuve Columbia, à côté de la ville de Kennewick, dans l'État de Washington du nord-ouest des États-Unis. Avant que la génétique ne vienne clarifier la situation en 2015, son interprétation faisait l'objet de controverses dans la mesure où certains scientifiques comme le paléoanthropologue James Chatters considéraient qu'il présentait des traits anatomiques le rapprochant des Européens plutôt que des Asiatiques et qu'il pouvait donc traduire une vague ancienne de peuplement de l'Amérique depuis l'Europe.

En juin 2015, une étude génétique a établi que l’ADN du squelette était plus étroitement relié aux populations amérindiennes qu’à n’importe quelle autre population dans le monde. En 2016, il a été décidé que les restes humains âgés de 9 000 ans de l'Homme de Kennewick auront une sépulture amérindienne.

Source : Wikipedia

RC 911

2,3 Ma
Paranthropus boisei
1996
Malema, Malawi
Équipe de Friedemann Schrenk et Timothy Bromage

mardi 9 juillet 2002

Le petit crâne des premiers Eurasiens

Un crâne qui aurait appartenu à un petit individu a été mis à jour sur le site archéologique de Dmanisi (Géorgie). Cette découverte pourrait remettre en question la théorie selon laquelle l'exode hors d'Afrique (out of Africa) des premiers humains nécessitait des cerveaux relativement développés.

Les scientifiques pensaient en effet que l'adaptation de ces hominidés aux nouveaux environnements rencontrés lors de leurs déplacements requérait une dimension de cerveau, et donc une intelligence, supérieure à celle permise par le crâne récemment découvert.

Il s'agit du crâne d'un individu menu, au nez court et aux canines imposantes. Son cerveau aurait mesuré 600 centimètres cube, soit moins de la moitié de celui des hommes modernes. Deux autres crânes, découverts il y a trois ans sur le même site, permettaient d'accueillir un cerveau de plus grande dimension : 800 centimètres cube environ. Selon David Lordkipanidze, de l'Académie géorgienne des sciences et un des découvreurs du dernier fossile, les trois crânes, vieux de 1,75 millions d'années, appartenaient probablement à la même espèce, homo erectus, la première à avoir quitté l'Afrique. Les fossiles de Dmanisi ressemblent plus précisément à la version africaine d'homo erectus, dénommé homo ergaster.

Au regard de ces découvertes, l'augmentation du volume du cerveau n'aurait pas été le seul facteur de migration hors d'Afrique, a déclaré Lordkipanidze. Plusieurs raisons auraient selon lui motivé le phénomène. Le nouveau fossile découvert montre à quel point ces premiers humains étaient primitifs, précise Chris Stringer, de la London Natural History Museum. Les travaux sur le sujet ont été publiés dans la revue Science.

Source : Futura-Sciences du 09/07/2002

lundi 1 juillet 2002

Abel

Abel est le surnom donné au premier spécimen de l'hominidé fossile Australopithecus bahrelghazali, découvert en 1995 au Tchad par une équipe conduite par Michel Brunet. Il aurait vécu entre 3,5 et 3,0 millions d'années BP et serait contemporain d'Australopithecus afarensis.

Le choix du surnom est un hommage au géologue Abel Brillanceau, un collègue de Michel Brunet décédé en 1989 au Cameroun.

Les restes d'Abel se réduisent à la partie antérieure d'une mâchoire, ce qui explique le peu d'information concernant son mode de vie.

Cependant, les quelques dents retrouvées confirment son appartenance au genre australopithèque : il possède une deuxième prémolaire avec une couronne large et molarisée.

Source : Wikipedia

L'empreinte d'Eve

L'empreinte d'Eve est le nom populaire d'un ensemble d'empreintes fossilisées découvertes sur la rive de la lagune de Langebaan, en Afrique du Sud en 1995. On pense qu'elles sont celles d'une femme humaine et ont été datées d'il y a environ 117 000 ans. Cela en fait les plus anciennes empreintes de pas connues d'un humain anatomiquement moderne. L'âge estimé de l'empreinte d'Eve signifie que l'individu qui a laissé les traces dans le sol, que l'on pense être une femme, aurait vécu dans le large éventail actuel d'estimations pour la date de la veille mitochondriale.

Histoire

Les trois empreintes ont été découvertes en 1995 par le géologue David Roberts du Council for Geoscience et annoncées lors d'une conférence de presse avec le paléoanthropologue Lee R. Berger de l'Université du Witwatersrand à Johannesburg, Afrique du Sud, à la National Geographic Society à Washington, DC . La découverte a été documentée dans le numéro d'août 1997 du South African Journal of Science.

Berger et Roberts disent que les empreintes ont été faites sur une dune de sable escarpée pendant une tempête de pluie turbulente. L'endroit où elles ont été trouvés est dans le sud-ouest de l'Afrique du Sud, à environ 100 kilomètres au nord-ouest du Cap, dans le parc national de la côte ouest. Ils ont été trouvés dans une corniche de grès au bord de la lagune de Langebaan près de la côte atlantique. Les gravures conservées ont été transférées au South African Museum à Cape Town pour protection et une réplique en béton a été montée sur les rives de Langebaan.

Le créateur des empreintes de pas a vécu à l'époque de l'émergence des Homo sapiens modernes, ou des personnes anatomiquement similaires aux humains vivants aujourd'hui. Les empreintes mesurent 22–26 centimètres de longueur et sont à peu près la taille d'une chaussure de taille européenne continentale 39½. Dans une impression de pied, le gros orteil, la balle, la voûte plantaire et le talon sont clairement discernables. Roberts pense que les empreintes appartiennent à une ancienne femelle d'environ 1,5 mètre de hauteur. Il a dit que la femme qui a fait ces empreintes ressemblerait à une femme contemporaine.

Moins de trois douzaines de fossiles d'hominidés datant d'il y a 100 000 à 200 000 ans ont été découverts. Berger a déclaré : "Ces empreintes de pas sont des traces des premiers peuples modernes." Roberts a expliqué en outre que du sable sec soufflait sur les empreintes humides et remplissait les empreintes. Ils ont finalement été enterrés à une profondeur d'environ 9 mètres. Le sable et les coquillages concassés qui l'accompagnaient durcissaient comme du ciment en roche sédimentaire et protégeaient les empreintes de pas.

L'équipe a par la suite trouvé des preuves associées d'utilisation d'outils en pierre (un noyau, des grattoirs, des lames de coupe et une pointe de lance) dans la même zone que l'on pense dater de la même période. Il y avait aussi des preuves de l'utilisation de l'ocre, conduisant à la possibilité intrigante que la «veille» d'il y a 117 000 ans ait pu porter la poudre colorée.

Source : Wikipedia (en)

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nom :
âge : 117 ka
découverte : David Roberts
date : 1995
espèce : Homo sapiens

Homme de Buya

Les restes de l'Homme de Buya, les crânes de deux humains et leurs grands os longs, ont été découverts dans le désert de Danakil en Érythrée en 1995.

Selon les chercheurs, cet Homo ergaster vivait dans une forêt près d'un grand fleuve, avec une faune très diversifiée (21 espèces de vertébrés, 16 de mammifères). Pour l'Homme de Buya, l'évolution la plus évidente est celle des jambes très peu arquées et des pieds à doigts parallèles adaptés à la marche et à la course. La mâchoire est massive. Les pariétaux sont presque parallèles. La conservation du crâne a permis une reconstitution numérique qui indique un volume crânien de 1 000 cm3, plus des deux tiers de celui d'Homo sapiens, une forte irrigation sanguine, une asymétrie semblable à celle du cerveau moderne.

De nombreuses traces laissées par ses outils de pierre ont été observées sur des os d'antilopes, d'hippopotames et de quelques crocodiles, mais pas d'autres prédateurs comme les lions ou les hyènes. Les hommes de Buya allaient quelquefois chercher loin les pierres qu'ils sélectionnaient soigneusement pour leurs outils ; les tailler suppose une certaine habileté, de la mémoire, et des capacités de conception en trois dimensions, ce qui évoque une pratique de la transmission et de l'apprentissage. L'Homme de Buya est daté d'un million d'années.

Source : Wikipedia

vendredi 24 mai 2002

Disparition de Stephen Jay Gould

Né à Queens (New York) en 1941, Stephen Jay Gould, l'un des plus grands spécialistes au monde de la théorie de l'Evolution vient de disparaître.
C'est à l'âge de cinq ans, suite à une visite à l'American Museum of Natural History qu'était née une passion qui n'allait plus le quitter. En 1972, en collaboration avec Niles Eldredge, Stephen Jay Gould propose la théorie dit de "l'équilibre ponctué", arguant que les longues périodes de stabilité ponctuées par des changements brusques - à l'échelle géologique - dont témoignent les fossiles reflètent la réalité de l'évolution.

Auteur de nombreux livres tirés de ses 300 articles parus sans interruption de 1974 à 2001 dans les pages de Natural History, ainsi que de grands ouvrages destinés aux seuls spécialistes comme Ontogeny and Phylogeny (1977) ou The Structure of Evolution Theory (2002), ce grand chercheur possédant une étonnante culture a redonné vie à la paléontologie et a largement contribué aux débats autour de la micro et de la macroévolution.

Il reçu la première bourse MacArthur récompensant un génie scientifique, ainsi que le National Book Award et le National Book Critics Circle Award. Membre de la National Academy of Sciences, Stephen Jay Gould avait occupé le poste de président de l'American Association for the Advancement of Science. Il enseignait la zoologie à l'Université de Harvard et était professeur de biologie à l'Université de New York.

Source : Futura-Sciences du 24/05/2002

Stephen Jay Gould est l'auteur de la théorie dit de "l'équilibre ponctué"

mercredi 1 mai 2002

Ardipithecus / Ardipithèque

Ardipithecus est un genre éteint de la tribu des Hominini dans l’ordre des Primates.

Certains auteurs le rattachent plutôt à la lignée des Panines mais pour d'autres la ressemblance de ses dents à celles des australopithèques préfigurerait la lignée des Hominines. Il a vécu entre environ 5,8 et 4,5 millions d'années avant le présent, au Pliocène inférieur. Les fossiles attribués à ce taxon sont très fragmentaires et proviennent d'Afrique de l'est (Éthiopie, Tanzanie).

Position phylogénétique

Les premiers restes attribués à Ardipithecus sont des fragments de mâchoire découverts par Tim White et son équipe dans la moyenne vallée de l'Awash en Éthiopie en 1992. Pour les inventeurs, il s’agit d'un ancêtre du genre Homo en raison d'une similarité de ses dents avec celles des australopithèques. Les fossiles en question avaient d'ailleurs initialement été attribués à ce genre.

Toutefois, comme il partage un certain nombre de traits avec les grands singes africains (chimpanzés et gorilles), des paléoprimatologues français, parmi lesquels les inventeurs d'Orrorin tugenensis, le situent dans l’ascendance des chimpanzés plutôt que dans celle des humains.

En l’absence de description des restes postcrâniens (dont une phalange du gros orteil), il est impossible de trancher pour l’instant. De même, il est impossible de statuer sur l’éventuel degré de bipédie ou sur le mode de vie de ce taxon.

Deux sous-espèces ou deux espèces

Les fossiles rattachés au genre Ardipithecus présentent une certaine variabilité, interprétée différemment suivant les auteurs :

certains considèrent qu’il s’agit de deux sous-espèces :

  • Ardipithecus ramidus ramidus,
  • Ardipithecus ramidus kaddaba ;

d’autres, se basant sur les canines récemment découvertes en Éthiopie, pensent qu’il s’agit de deux espèces distinctes :

  • Ardipithecus ramidus (4,4 millions d'années),
  • Ardipithecus kadabba (5,2 à 5,8 millions d'années).

Source : Wikipedia

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nom :
âge :
découverte : Tim White
date : 1994
espèce : Ardipithecus

Little Foot

« Little Foot » (ou « Petit Pied » en français) est le surnom donné au squelette fossile d'une australopithèque, découvert en 1994 et 1997 par Ronald J. Clarke dans des circonstances exceptionnelles, à Sterkfontein, en Afrique du Sud. Ce fossile aujourd'hui dégagé représente le squelette d'australopithèque le plus complet jamais découvert à ce jour. Avant que l'histoire géologique du site soit précisée, son âge a fait l'objet d'estimations contradictoires, allant de 2,2 à 4 millions d'années. Une étude publiée en 2015 indique qu'il date de 3,67 millions d’années, et est ainsi plus ancien que Lucy.

Description

« Little Foot » représente une découverte exceptionnelle par son état de conservation, et par le fait qu'il s'agit d’un squelette d'hominine ancien quasiment complet : il est beaucoup plus complet par exemple que le célèbre squelette d'Australopithecus afarensis surnommé « Lucy », découvert en Éthiopie en 1974, et qui n'était complet qu'à 40 %.

Les observations préliminaires semblent indiquer que le fossile présente d’une part des caractéristiques différentes de celles d'Australopithecus africanus, et d'autre part des points communs et des différences par rapport à Australopithecus afarensis. Il pourrait être rattaché à l'espèce Australopithecus prometheus créée par Raymond Dart pour des fossiles mis au jour dans le site de Makapansgat, en Afrique du Sud.

Les premières études de ce fossile montrent qu'il s'agit d'une femme d'une trentaine d'années, haute de 1,35 m. La longueur des mains et celle des bras comparées aux jambes de ce « cousin » montrent que les hominidés de cette époque se tenaient déjà debout.

Source : Wikipedia

Homo cepranensis (Homme de Ceprano)

L'Homme de Ceprano est le nom donné au crâne fossile Ceprano 1, découvert en 1994 près de Ceprano, dans le Latium, en Italie. Après plusieurs datations provisoires, ce crâne a été finalement daté de 353 000 ans en 2011. Les chercheurs sont partagés sur l'attribution de ce fossile qui ne montrerait pas de caractères néandertaliens. Les dernières études tendraient à le rattacher à l'espèce européenne Homo heidelbergensis.

Découverte

La découverte date du dimanche 13 mars 1994 : l'archéologue Italo Biddittu cherchait assidûment des fossiles lors des prospections de surface effectuées pour le tracé d'une route près de Ceprano. Il découvrit les fragments du crâne, qui avait été éclaté par un bulldozer en une cinquantaine de morceaux. Italo entreprit une exploration de plusieurs semaines pour rassembler ces fragments. Cependant les éléments faciaux restèrent introuvables. Les morceaux étaient inclus dans une couche d'argile, ce qui a conduit Biddittu à surnommer le crâne Argil.

Description

Le fossile était initialement très fragmenté, en plus d'avoir subi une déformation taphonomique conséquente. Ses reconstructions ont ainsi été revues depuis sa découverte jusqu'en 2017 pour la dernière en date. Ses traits identifiables sont relativement archaïques, éloignés de ceux de Néandertal, et ont peu de similitudes avec ses contemporains connus. Tous ces éléments, en plus du bousculement de datation, ont laissé imaginer de nombreuses hypothèses de classement divergentes, allant même jusqu'à créer en 2003 l'espèce Homo cepranensis. Faute de pouvoir le relier clairement à d'autres spécimens proches dans le temps, il participe en tout cas à illustrer la diversité des types morphologiques qui précèdent Néandertal, aux côtés des autres découvertes européennes de cette période.

Datations

Sa première datation, d'environ 800 000 ans, avait d'abord fait de lui le plus vieux fossile européen connu, contribuant à faire naître l'hypothèse d'une colonisation ancienne de l'Europe. Cependant d'autres fossiles plus anciens furent découverts par la suite sur le continent, comme à la Sima del Elefante en 2007, ou encore à Orce en 2013, deux sites espagnols dont les fossiles humains dateraient de plus de 1,2 Ma.

D'autre part, la datation du crâne de Ceprano a subi entre 2009 et 2011 une série de trois corrections qui ont rajeuni le fossile de moitié, pour aboutir à un âge d'environ 353 000 ans. Elles retirent ainsi à Ceprano 1 son rôle de preuve d'un peuplement ancien de l'Europe, tandis qu'elles en font un emblème de la diversité du Pléistocène moyen.

  • En 1996 la publication de la découverte annonce que les morceaux du crâne se trouvent sous une couche volcanique, datée par K-Ar de 700 000 ans, et propose une date d'environ 800 000 ans, confortée par les premières reconstructions du crâne qui le classent en Homo erectus
  • En 2009 toutefois les estimations géochronologiques précédentes sont balayées par une nouvelle estimation à environ 450 000 ans, en tout cas cadrée entre 0,58 et 0,35 Ma, d'après des datations au K-Ar de faciès de pollens de la vallée. 
  • En novembre 2010 l'estimation précédente est reprécisée entre 430 et 385 Ka. Enfin en octobre 2011 la datation par 40Ar/39Ar conduit à un âge encore inférieur, d'environ 353 000 ans, à 4 000 ans près.

En 2017, la reconstruction informatique des déformations taphonomiques subies par le fossile montrent que la couche géologique où il a été découvert est bien sa couche d'origine, ce qui confirme les dernières datations basées sur les sédiments.

Reconstitutions et classification

La première reconstruction par l'équipe de Ceprano conduit à un volume crânien de 1 158 cm3. Alors que la datation était encore supposée à environ 800 000 ans, les découvreurs proposent de classer le fossile en Homo erectus tardif sur la base de ses caractéristiques les plus évidentes, et notent aussi des similitudes avec la mandibule 3 de Ternifine au Maroc. Ces premiers travaux sont publiés en 1996.

Cette approche est d'abord réévaluée en 2000 par le sud-africain Ron J. Clarke (université du Witwatersrand). Il conclut également à un classement en Homo erectus mais revoit le volume à 1 067 cm3. Peu après, un dernier avis sur la reconstruction est proposé par Marie-Antoinette de Lumley de l'institut de paléontologie humaine parisien et Francesco Mallegni de l'Université de Pise. Ils notent que deux tiers seulement des caractéristiques d'Homo erectus sont visibles et concluent à un volume crânien de 1 057 cm3.

En 2003 en revanche, sur la base d'une comparaison informatique des caractéristiques du crâne avec celles d'autres représentants connus du genre Homo, l'équipe propose d'en faire une nouvelle espèce. Homo cepranensis serait davantage apparenté à une forme précoce d'Homo rhodesiensis, contribuant peu au peuplement européen, et ayant émigré d'Afrique il y aurait 1 Ma. L'hypothèse n'est pas partagée unanimement mais semble toutefois plausible.

En 2017, une nouvelle reconstruction est effectuée par imagerie 3D. Le plâtre utilisé lors des reconstructions précédentes gêne les modifications nouvelles sur le fossile mais peut être virtuellement retiré sur le modèle, montrant alors des erreurs importantes dans la reconstruction physique antérieure. Cette nouvelle reconstruction virtuelle effectuée, les chercheurs ont ensuite appliqué au modèle 3D un algorithme qui inverse la déformation taphonomique subie par le crâne. Ils parviennent ainsi à retrouver une forme plus naturelle et symétrique, qui devrait permettre de revoir les nombreuses interprétations divergentes basées sur la morphologie complexe du fossile. Selon les auteurs, cette nouvelle visualisation réduit l'intensité des caractères qui faisait de ce crâne un spécimen si particulier, et le rapprocherait alors d'autres fossiles comme ceux de Kabwe et de Petralona.

Source : Wikipedia

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Homo cepranensis (il y a 450 000 ans) : Un seul fossile, un crâne incomplet, représente l'espèce Homo cepranensis. Il porte le nom de Ceprano, en Italie, où le fossile a été découvert lors de la construction d'une route en 1994. Le crâne court, large et épais ne correspondait pas tout à fait aux autres hominidés de l'époque, tels que H. erectus et H. heidelbergensis, les anthropologues lui ont donc donné son propre nom. Mais le fossile italien partageait certaines caractéristiques crâniennes, comme la forme des crêtes sourcilières, avec des hominidés vivant en Afrique il y a quelques centaines de milliers d'années (à peu près au même moment que H.helmei), ce qui a conduit les chercheurs à supposer que H. à ces formes africaines.

Source : Source

KNM-KP 29285

Site : Kanapoi, Kenya
Découverte : 1994-01-01
Par : Kamoya Kimeu
Age : Environ 4.1 millions d'années
Espèce : Australopithecus anamensis

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Ce spécimen, qui se compose des extrémités proximale et distale d'un tibia droit, fournit la première preuve de bipédie chez Australopithecus anamensis. Les condyles proximaux, qui s'articulent avec l'extrémité distale du fémur, sont concaves comme les condyles observés chez l'Homo sapiens anatomiquement moderne. De plus, comme chez les humains modernes, le tibia proximal est plus large près de l'articulation du genou pour permettre le dépôt d'os extra spongieux, qui agit comme un amortisseur lors de la locomotion bipède. Ce dépôt supplémentaire d'os spongieux peut également être observé dans la malléole médiale, qui s'articule avec la cheville.

Dans l'ensemble, le tiba partiel ressemble plus à un humain qu'à un singe. Le fait que les mécanismes d'amortissement des chocs dans Au. anamensis reflète si étroitement les mêmes mécanismes observés chez les humains modernes, c'est ce qui a conduit Leakey, Kimeu et d'autres paloeanthropologues à croire que cette espèce était un bipède habituel.

Source : Source

Grotte Chauvet

Initialement nommée grotte ornée de la Combe d'Arc, du nom du lieu-dit, la grotte ornée du Pont d'Arc ou grotte Chauvet-Pont d'Arc, dite plus simplement grotte Chauvet, du nom de son inventeur, est une grotte ornée paléolithique découverte en 1994 située en France dans la commune de Vallon-Pont-d'Arc, dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle fait partie d'un ensemble de grottes ornées attribuées au Paléolithique supérieur qui s'égrènent le long des gorges de l'Ardèche et parmi lesquelles figurent notamment la grotte Chabot, le Figuier, les Deux-Ouvertures, la grotte aux Points d'Aiguèze et la grotte de la Tête-du-Lion.

Le site comporte un millier de peintures et de gravures, dont 447 représentations d'animaux de 14 espèces différentes. De nombreuses datations directes par la méthode du carbone 14 sur les charbons de bois, de la datation U-Th sur les planchers de calcite, de thermoluminescence de traces de feu sur les parois ou de la datation cosmogénique par le 36Cl au niveau du porche ont donné des résultats cohérents qui indiquent que la grotte a connu deux phases d'occupation, l'une à l'Aurignacien (37 à 33 500 ans avant notre ère en âge calibré8), l'autre au Gravettien (31 à 28 000 ans avant notre ère en âge non calibré). Les peintures et les gravures, réalisées pendant la première phase, comptent parmi les plus anciennes au monde. La diversité et la maîtrise des techniques (gravure, préparation des parois par raclage, dessin digité ou au fusain souvent suivi d'une estompe en écrasant la couleur avec les doigts pour obtenir des nuances diverses, détourage des contours, utilisation de techniques mixtes) dont elles témoignent ont profondément remis en cause l'idée d'un art préhistorique évoluant très lentement et de manière linéaire et ascendante.

La grotte est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis juin 2014.

Historique

Découverte

La grotte est découverte, de manière inopinée mais non fortuite, le 18 décembre 1994, par Jean-Marie Chauvet (contractuel du ministère de la Culture, chargé de la surveillance des grottes ornées de l'Ardèche depuis juillet 1994), Éliette Brunel (viticultrice) et Christian Hillaire (employé à EDF) dans le cadre de leurs activités spéléologiques privées. Vers 15 heures, après avoir emprunté un ancien chemin muletier qui, à mi-hauteur, débouche sur une vire à orbitolines, les spéléologues repèrent en hauteur d'une falaise au nord du cirque d'Estre une mince ouverture derrière une végétation dense, ils s’y faufilent, puis progressent dans un vestibule de plusieurs mètres de longueur et débouchent vers 15 h 45 sur un « trou souffleur » (filet d’air s’échappant de la paroi) qui leur suggère que la cavité communique avec une autre galerie ou un puits. Ils effectuent deux tirs d'explosifs à la chatière pour dégager l'entrée vers 18 h 30 qui ouvre sur un puits de 10 m. Brunel entrevoit alors un sol. Ils retournent à leur fourgonnette pour s'équiper d'une échelle qui leur permet de descendre le puits et découvrir vers 20 h dans la première galerie deux tracés digitaux. L'exploration des premières salles ornées les émerveille. Ils sortent de la grotte vers 23 h et en obstruent l'accès.

Bien qu'ils n'aient pas l'accord des propriétaires pour prospecter, les spéléologues revisitent la grotte le 24 décembre avec trois amis spéléologues, Daniel André, Michel Chabaud et Jean-Louis Payan. Ils y réalisent des relevés topographiques, 300 clichés photographiques ainsi qu'un film vidéo. Ce n'est que le 28 décembre que la DRAC à Lyon est informée alors que Jean-Marie Chauvet, conformément à la loi du 27 septembre 1941, se devait d'informer immédiatement le maire de la commune de Vallon-Pont-d'Arc.

Le conservateur régional commande un rapport d'expertise sur une grotte ornée exceptionnelle de Vallon-Pont-d'Arc. Elle a lieu le 29 décembre 1994 sous la conduite des découvreurs, avec Jean Clottes, spécialiste de l'art paléolithique, Jean-Pierre Daugas, conservateur régional de l'Archéologie, et son collaborateur Bernard Gély, qui travaille depuis des années dans les grottes de la région. Le 2 janvier 1995, Jean Clottes remet son rapport d'expertise et préconise plusieurs mesures, notamment de ne pas ouvrir la grotte au public afin d'éviter les erreurs qui ont détérioré les peintures de Lascaux. Une première porte protégeant l'accès de la grotte est posée dès le 12 janvier. La découverte de la grotte est rendue publique le 18 janvier.

Chronologie et datations radiométriques

La grotte est d'autant plus remarquable qu'elle a été occupée par les hommes à deux périodes très anciennes, l’Aurignacien et le Gravettien. Selon les scientifiques chargés de l'étude sous la direction du préhistorien Jean Clottes, les œuvres pariétales auraient été réalisées au cours de la première seulement. Pour d'autres auteurs, seuls les dessins réalisés avec des charbons de bois (provenant de pin sylvestre) dateraient de la période la plus ancienne, les dessins faits avec de l'ocre datant du Gravettien.

Les premières datations par le carbone 14 ont créé la surprise par leur ancienneté (31 000 ans). La grotte a depuis bénéficié d'un nombre exceptionnel de datations directes, dont certaines à partir d'échantillons prélevés directement sur les peintures. Des échantillons furent confiés à plusieurs laboratoires. Les dates obtenues sont difficilement contestables et acceptées aujourd'hui par la majorité des préhistoriens. La grotte a connu deux phases de fréquentation, l'une à l'Aurignacien (33 à 29 000 ans avant JC en âge non calibré), l'autre au Gravettien (27 à 24 500 ans avant JC en âge non calibré). Les variations de la teneur atmosphérique en carbone 14 rendent nécessaire une correction des datations anciennes pour avoir une idée plus juste de l'âge en années calendaires. Cette correction, appelée « calibration », est rendue possible par la reconstitution de l'évolution au cours du temps de la teneur atmosphérique en carbone 14 à partir de différentes sources d'informations (sédiments lacustres ou marins, coraux, spéléothèmes). Au moment de la publication du bilan de l'ensemble des datations par le carbone 14 obtenues pour la grotte, les auteurs indiquaient qu'ils ne disposaient pas d'informations suffisamment fiables pour les calibrer mais que les âges calendaires correspondant à la première phase d'occupation devaient être compris 33 et 38 000 ans avant le présent. Des parallèles stylistiques ont également été établis depuis la découverte avec certaines statuettes découvertes en contexte aurignacien indubitable, telles que l'homme lion de Hohlenstein-Stadel.

Les datations ont été mises en doute en 2003 puis 2010 par certains archéologues, Christian Züchner, Paul Pettitt et Paul Bahn notamment, qui estimaient ces peintures plus récentes sur la base de critères stylistiques. Des recherches menées sur le style évoquent le cas de quelques gravures peut-être gravettiennes recouvrant certaines peintures noires aurignaciennes et attestant ainsi leur plus grande ancienneté.

Des recherches géomorphologiques publiées en 2012 ont montré que l'entrée naturelle de la cavité par laquelle pénétraient les Hommes de la Préhistoire et les différents animaux a progressivement été obstruée à partir de 29 500 ans jusqu'à sa fermeture définitive aux alentours de 22 000 ans. Ces travaux de datations apportent des éléments de preuves permettant d'éliminer toutes les hypothèses plaçant l'art de la Grotte ornée du Pont-d’Arc durant la période magdalénienne et solutréenne, comme le suggèrent certains auteurs sur la base d'analyses stylistiques de l'art pariétal.

Parallèlement aux datations réalisées dans la grotte Chauvet-Pont-d'Arc elle-même, dès 2008, plusieurs membres de l'équipe scientifique en charge de l'étude de la grotte ont entrepris des recherches à vocation chronologique dans les autres sites ornés des gorges de l'Ardèche sous la direction de Julien Monney (notamment à la grotte aux Points d'Aiguèze qui présente des similitudes iconographiques flagrantes avec Chauvet-Pont-d'Arc mais aussi à la grotte des Deux-Ouvertures). Ces recherches, structurées sous le nom de projet "Datation Grottes Ornées" (ou DGO) sont destinées à préciser le contexte de fréquentation des grottes ornées à échelle régionale. Ce faisant, elles se proposent de discuter l'apparente exceptionnalité chronologique et iconographique de la grotte Chauvet-Pont-d'Arc "de l'extérieur" en la resituant au sein d'un ensemble régional n'ayant, jusqu'alors, que peu bénéficié des apports de moyens d'investigation chronologiques modernes. Ces recherches sont encore en cours (2020). Elles ont toutefois d'ores et déjà apporté de nombreux résultats touchant indirectement à la chronologie de la grotte Chauvet-Pont-d'Arc.

Jean-Marc Elalouf et les membres de son équipe ont montré que les restes d'ursidés présents dans la grotte étaient bien ceux de l'ours des cavernes, représenté dans la galerie du cactus. Dans la salle Morel, des os appartenant à cette espèce d'ours végétarien ont été datés à 19 105 avant JC. Dans la salle des mégacéros, d'autres ont été datés à 31 140 avant JC. Leurs griffades confirmeraient l'ancienneté de certaines œuvres pariétales. Les panneaux utilisant les techniques les plus perfectionnées ne sont pas couverts de marques d'ours. Le panneau des lionnes n'a pas été griffé par les ours.

Le grand bison de la salle du fond est la seule peinture de cette salle à avoir été datée (30 340 avant JC). Il recouvre des dessins plus anciens griffés par les ours. Le risque d'erreurs de datation lié à la superposition de peintures d'époques différentes poussera certainement les équipes de recherche à réaliser d'autres datations pour confirmer l'âge de ces œuvres.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 37 ka
découverte : Jean-Marie Chauvet
date : 1994

Enfant de Gran Dolina

Découverte à Gran Dolina

Homo antecessor a été défini à partir de 86 fragments osseux correspondant à au moins six individus, découverts en 1994 et 1995 dans la couche TD6 de Gran Dolina à Atapuerca (Espagne), par une équipe dirigée par Juan Luis Arsuaga, Eudald Carbonell et José María Bermúdez de Castro. Le fossile type est composé du maxillaire et du frontal d’un individu de 10-11 ans, qui, une fois associés et après comblement de parties manquantes par application de la symétrie, ont permis de disposer d'un crâne d'ampleur suffisante pour une dénomination.

Le paléomagnétisme indique que l’âge de cette couche est supérieur à 781 000 ans (dernière inversion du champ magnétique terrestre, dite inversion Brunhes-Matuyama). Les fossiles ont été datés en 1997 entre 781 000 et 858 000 ans avant le présent.

Source : Wikipedia

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ATD6-15 et ATD6-69
860 ka
Homo antecessor (holotype)
1994
Gran Dolina, Sierra d'Atapuerca, Espagne
José María Bermúdez de Castro et Juan Luis Arsuaga

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Les restes d'au moins 6 individus trouvés sur le site de Gran Dolina, Atapuerca, en Espagne. Ils ont vécu il y a environ 800 000 à 1 million d'années en Europe et sont les plus anciens restes humains trouvés sur ce continent. Bien que de nombreux experts considèrent que ces restes font partie d'une population précoce et variable d'Homo heidelbergensis, les découvreurs pensent que les fossiles sont suffisamment différents pour recevoir un nouveau nom d'espèce Homo antecessor.

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Récemment, des scientifiques ont testé une nouvelle technique, en utilisant un type d'analyse dentaire qui avait réussi à identifier les mâles et les femelles chez d'autres espèces humaines primitives. Ils ont examiné les dents de deux individus Gran Dolina: «H1» et «H3». H1, dont les restes définissaient l' espèce H. antecessor , avait environ 13 ans au moment de la mort et a longtemps été présumé être un homme. Le deuxième individu, H3 - Le garçon de Gran Dolina - est décédé à l'âge de 11 ans et on pensait également qu'il était de sexe masculin.

L'analyse microscopique de la structure dentaire pour la nouvelle étude a révélé des variations entre les dents H1 et H3 que les chercheurs ont identifiées comme sexuellement dimorphes - d'apparence différente entre les hommes et les femmes. Sur la base de comparaisons avec des dents humaines et d'autres hominines, les scientifiques ont déterminé que H1 était un homme, mais que H3 était probablement une femme.

Certaines caractéristiques du squelette , telles que la forme du bassin, la taille de la crête sourcilière et la robustesse de l'os où les muscles s'attachent, peuvent révéler des indices sur le sexe de parents humains disparus. Mais ces caractéristiques n'indiquent que le sexe des squelettes adultes, et environ 75% des restes de Gran Dolina appartiennent à des enfants pré-adolescents. De plus, ces squelettes de grottes étaient très fragmentés, probablement parce qu'ils étaient cannibalisés.

"" Le garçon de Gran Dolina "aurait vraiment été" La fille de Gran Dolina "", a déclaré l'auteur principal de l'étude Cecilia García-Campos, anthropologue physique au CENIEH, dans le communiqué.

La fille aurait eu entre 9 et 11 ans lorsqu'elle a été tuée et mangée, selon l'étude. Et elle n'était pas la seule victime; les restes de 22 individus H. antecessor à Gran Dolina présentaient des signes de cannibalisation, avec des os présentant des coupures, des fractures là où ils avaient été fissurés pour exposer la moelle osseuse, et même des marques de dents, Live Science a précédemment rapporté .

Orpheus

DNH 8, une mandibule d'un mâle appelée "Orpheus" a été aussi découverte au même moment à côté de DNH 7

Source : Wikipedia (en)

une mandibule bien préservée d'un mâle avec dents

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nom : DNH 8 - Orpheus
âge :
découverte : Andre Keyser
date : 1994
espèce : Paranthropus robustus



Homme d'El Sidrón

La grotte d'El Sidrón (espagnol : Cueva de El Sidrón) est une ancienne grotte située dans la commune de Piloña dans les Asturies au nord-ouest de l'Espagne, où de l'art pariétal paléolithique et des restes d'hommes de Neandertal ont été trouvés. Elle fait environ 600 mètres de long.

Présentation

En 1994, des restes de Néandertaliens ont été découverts par hasard dans la grotte. Les archéologues ont depuis mis au jour les restes d'au moins 12 individus : trois hommes, trois garçons adolescents, trois femmes et trois enfants.

De l'ADN de trois de ces Néandertaliens fut partiellement séquencé (441, 1253, and 1351c). Les références 1253 et 1351c ont la même mutation à la position A-911, G-977 sur l'exon 7 du gène FOXP2, connu comme le gène du langage chez les humains actuels.

Les analyses ont aussi porté sur les fossiles de l'ADN mitochondrial qui définissent plusieurs lignées génétiques d’origine maternelle, et sur la présence du chromosome Y, hérité du père et propre au sexe mâle. Il en ressort que sept individus appartiennent à une même lignée, quatre à une deuxième, et un seul, une femme, à une troisième. Les trois femmes sont chacune d’une lignée maternelle différente, alors que les trois hommes sont de la même lignée, ce qui suggère que la société néandertalienne pratique l'exogamie patrilocale.

Une étude utilisant la chromatographie en phase gazeuse et la spectrométrie de masse, réalisée par des chercheurs d'Espagne, du Royaume-Uni et d'Australie, a porté sur des micro-fossiles de plantes contenus dans le tartre dentaire des Néandertaliens. Elle a révélé la consommation d'une large variété de plantes dont des plantes amères, probablement utilisées comme médicament.

Source : Wikipedia

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Matériel génétique néandertalien

L'importance de cette grotte réside également pour avoir apporté du matériel fossile du Néandertalien de très bonne qualité. L'ADN mitochondrial a été séquencé à partir de lui.

Dans une étude réalisée en 2010 sur l'ADN obtenu à partir des os de cette grotte et de trois autres en Europe, l'hypothèse du partage de matériel génétique entre les Néandertaliens et les humains eurasiens actuels a été publiée.

Source : Wikipedia (es)

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49 ka
Homo neanderthalensis
1994
Grotte d'El Sidrón, Espagne

Eosimias

Eosimias (littéralement « singe de l'aube ») est un genre éteint de Primates appartenant à la famille des Eosimiidae, considérée comme une famille basale de singes.

K. Christopher (Chris) Beard, chef de l'équipe qui a découvert Eosimias sinensis et l'a décrit en 1994, classe Eosimias dans un groupe archaïque au sein des Simiiformes.

Espèces

Le genre Eosimias comprend 4 espèces :

  • Eosimias sinensis, découverte en Chine en 1994
  • Eosimias centennicus, découverte en Chine en 1994
  • Eosimias dawsonae
  • Eosimias paukkaungensis

Premiers singes

Environ 16 espèces de singes primitifs ont habité la Chine à l'Éocène et les éosimidés figurent parmi les plus anciens singes connus dans le monde, datés de 45 à 42 millions d'années, pendant l'Éocène. Plusieurs autres singes archaïques ont été découverts dans les mêmes gisements où l'on avait trouvé les fossiles d'éosimidés, qui conduisent à penser que les singes sont apparus en Asie.

Ces premiers singes auraient gagné l'Afrique il y a environ 38 millions d'années, puis rejoint avant la fin de l'Éocène les Amériques, embarqués peut-être sur des grands radeaux faits d’entrelacs de troncs d’arbres et de branches issus de tempêtes ou de crues à l'embouchure des grands fleuves africains. Les singes américains forment les platyrrhiniens, ou singes du Nouveau Monde.

La Grande Coupure, il y a 34 millions d'années, est marquée par un refroidissement rapide qui a un impact important sur la flore et les faunes, et entraine l'extinction des éosimidés.

Source : Wikipedia

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nom :
âge :
découverte : Beard
date : 1994
espèce : Eosimias

AL 666-1

L'os maxillaire AL 666-1 provient d'Hadar en Éthiopie et son âge a été estimé à 2,33 millions d'années. Son appartenance au genre Homo est reconnue, mais si ce fossile présente des affinités avec Homo habilis (Homo aff. habilis), et notamment aux spécimens OH 16 et OH 19 d'Olduvai, il n'est pas toutefois formellement attribué à cette espèce, et l'étude menée par Fred Spoor et ses collègues en 2015 sur la mandibule de OH 7 exclut que AL 666-1 soit de l'espèce Homo habilis.

Source : Wikipedia

KNM-KP 29281

KNM-KP 29281 est le nom de catalogue des restes fossiles d'une mâchoire d'Australopithecus anamensis, dont l'holotype a 4,1 millions d'années, trouvés sur le site de Kanapoi, Kenya, par Peter Nzube en 1994 et dont la description a été faite par Meave Leakey et publié en 1995.

Description

Les restes fossiles correspondent à une mâchoire supérieure complète associée à une partie de l'os temporal gauche d'une femelle adulte. Il conserve toutes les dents et sa forme rappelle les singes du Miocène. Il a de grandes molaires et aussi des canines, ce qui place l'anamensis parmi les plus primitifs des australopécines en raison de leur morphologie.

Source : Wikipedia (es)

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Six ans plus tard Meave Leakey, paléoanthropologue kényane née à Londres, et l'archéologue Alan Walker ont fouillé le site d'Allia Bay et y ont découvert plusieurs fragments supplémentaires de l'hominidé, comprenant une mâchoire inférieure complète, de forme upsiloïde proche par cet aspect de celle du chimpanzé ordinaire (Pan troglodytes), avec la sectorialisation de la P3 caniniforme (première prémolaire) ce qui l'éloigne des dents humaines. En 1995, pour tenir compte des différences entre Australopithecus afarensis et les nouvelles découvertes, Meave Leakey et ses collaborateurs ont attribué ces dernières à une nouvelle espèce, Australopithecus anamensis, qui tire son nom du mot « anam », qui signifie « lac » en turkana.

Source

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4,15 Ma
Australopithecus anamensis (holotype)
1994
Kanapoi, Turkana ouest, Kenya
Peter Nzube

vendredi 22 mars 2002

Notre origine africaine confirmée

Les premiers hommes seraient bien partis d'Afrique selon une nouvelle étude génétique menée par Alan R. Templeton (Washington University, Saint-Louis), publiée dans la revue Nature du 7 mars 2002. Les analyses génétiques, menées sur différentes populations et différents gènes dans la perspective de la reconstruction de leur mouvement et de leur histoire, indiquent que deux vagues majeures de migration humaine auraient eu lieu à partir de l'Afrique, l'une entre moins 840000 et moins 420000 ans et l'autre entre moins 150000 ans et moins 80000 ans. Ces migrants n'ont pas remplacé brutalement les populations rencontrées en Europe et en Asie, mais se sont mélangés à elles à travers des vagues migratoires successives. L'Afrique a ainsi joué un rôle dominant dans la formation du patrimoine génétique moderne.

Il s'avère plus généralement, au vu de cette étude, que les échanges génétiques entre populations se sont produits partout à travers l'Histoire, renforçant les liens génétiques entre populations humaines. Nous sommes ainsi les produits de populations métissées. En 1998, Templeton avait publié des travaux dans l'American Anthropologist, expliquant que les êtres humains étaient une race au lieu d'une espèce incluant des subdivisions ou des races. Il montrait notamment dans son étude que les individus actuellement classés en catégories raciales, en dehors de toute base génétique, avaient 85 % de gènes communs, les 15% de gènes restants étant insuffisants pour permettre de les séparer biologiquement.

Source : Futura-Sciences du 22/03/2002

vendredi 1 mars 2002

Boxgrove 1

Boxgrove Man est un fossile qui appartiendrait à une femelle ou à un homme Homo heidelbergensis, un parent disparu des humains modernes (Homo sapiens), et daté d'environ un demi-million d'années. Le fossile a été découvert en 1993 à Boxgrove, West Sussex, près de la côte sud de l'Angleterre, par l'archéologue Mark Roberts et son équipe de l'Institut d'archéologie de l'University College de Londres. Seuls deux morceaux de tibia et deux dents ont été retrouvés, si bien que l'on sait peu de choses sur les caractéristiques de l'humain auquel appartenait le fossile. Il se peut que ce soit une femme solidement bâtie, le sexe ne peut être déterminé et l'espèce a été robuste pour s'adapter au froid. Le sujet était âgé d'environ 40 ans, mesurait 1,8 m et pesait environ 89 kg). On pense qu'il s'agit du plus ancien fossile humain jamais découvert en Grande-Bretagne.

Source : Wikipedia (en)

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un tibia (tibia) découvert en 1993 à Boxgrove, West Sussex, Angleterre. Ce tibia a été rongé à chaque extrémité par un ancien carnivore, mais l'os restant montre que son propriétaire était plus solide que les humains modernes. Les grandes crêtes qui descendent à l'arrière de l'os sont des endroits où les muscles se fixent à l'os et indiquent que cet individu avait des muscles des jambes très gros et puissants.

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nom : Boxgrove 1
âge : 500 ka
découverte : Mark Roberts
date : 1993
espèce : Homo heidelbergensis

ARA-VP-6/1

4,4 Ma
Ardipithecus ramidus (holotype)
1993
Aramis, Moyen-Awash, Afar, Ethiopie
Gada Hamed (équipe de Timothy White, Gen Suwa)

KNM-RU 2036

Source : Wikipedia

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nom : KNM-RU 2036
âge : 18,5-17 Ma
découverte : Walker
date : 1993
espèce : Proconsul heseloni

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P. heseloni a une postcranie très bien documentée et pesait légèrement plus gros qu'un siamang moderne avec des femelles d'environ 22 livres et des mâles 44. L'anatomie suggère un morphotype de catarrheine primitive et des caractéristiques hominoïdes existantes. Selon Hartwig, «les régions thoracique, lombaire et sacrée, ainsi que l'illium, sont toutes longues et étroites, ce qui est représentatif des singes. Les os des membres étaient robustes, tout comme l'hallux, qui offrait une puissante capacité de préhension.

Source :

Homme d'Altamura

L'Homme d'Altamura est le nom donné à un squelette fossile d'Homme de Néandertal découvert en 1993 dans la grotte de Lamalunga, près de la ville d'Altamura, dans les Pouilles au sud de l'Italie. Remarquablement bien conservé mais enchâssé dans les concrétions calcaires qui ont recouvert le squelette au fil du temps, le fossile a été laissé in situ pour ne pas risquer de l'endommager lors de l'extraction. Pendant plus de 20 ans, les études n'ont pu être que visuelles, ce qui n'a pas permis de proposer une datation fiable du fossile. Ce n'est qu'en 2015 qu'un fragment d'omoplate a pu être extrait et donner lieu à une étude approfondie, permettant de dater le fossile et de confirmer son attribution à l'espèce Homo neanderthalensis par l'analyse de son ADN.

L'Homme d'Altamura est le squelette néandertalien le plus complet découvert à ce jour dans le monde.

Source : Wikipedia

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187 ka
Homo neanderthalensis
1993
Grotte de Lamalunga, Altamura, Pouilles, Italie

Enfant de Sclayn

La découverte de 1993

Les restes d’une mâchoire d’un enfant ayant vécu il y a 127 000 ans – l’Enfant de Sclayn – sont découverts le 16 juillet 1993. La grotte connut alors une renommée mondiale par les études et publications scientifiques qui suivirent. Un ADN fossile a été prélevé sur une dent de lait molaire appartenant à cet individu. Il fut ensuite isolé et étudié en détail. Cet ADN humain s’est révélé être le plus vieux du monde. Une autre étude étonnante concerne l’âge de l’Enfant de Sclayn déterminé au jour près, par comptage des stries présentes sur une dent. Le jeune Néandertalien serait mort à l’âge de 2939 jours, soit 8 ans et 17 jours.

Source : Wikipedia

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Enfant de Sclayn
80 - 127 ka
Homo neanderthalensis
1993
Grotte Scladina, Belgique

KNM-TH 28860

Holotype de Equatorius africanus

Kenya

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 15,58-15,36 Ma
découverte : 1993
espèce : Equatorius africanus



KGA 10-525

KGA 10-525 est le nom de catalogue, avec le nom commun Konso, d'un crâne fossile partiel de Paranthropus boisei, vieux de 1,4 million d'années (en Calabre), trouvé par A. Amzaye en 1993, sur le site Konso-Gardula, Ethiopie, description publiée en 1997 par G. Suwa.

Taxonomie et description

Le crâne de Konso est le plus grand des P. boisei. Comme d'autres robustes ont soulevé des doutes dans sa classification, Suwa (1997) et d'autres le classent comme un australopithèque robuste, mais avec quelques caractéristiques uniques de P. boisei, par exemple la dentition. Suwa et White font une apostille indiquant que certaines caractéristiques ne se trouvent que dans KNM-WT 17000, Paranthropus aethiopicus. Tout cela conduit à la possibilité qu'il y ait une grande variation entre les différentes populations et ce spécimen serait au milieu de ceux de la gorge d'Olduvai et du P. robustus d'Afrique du Sud, et tous les Paranthropus seraient inclus dans une seule espèce.

Il a une capacité crânienne de 545 cm² et appartient probablement à un grand mâle adulte. Il conserve une grande partie du visage, sans l'os frontal et la base crânienne antérieure.

Source : Wikipedia (es)

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1,4 Ma
Paranthropus boisei
1993
Konso Gardula, Région des nations, nationalités et peuples du Sud, Ethiopie
A. Amzaye

Dederiyeh 1

La grotte de Dederiyeh est un site préhistorique au nord-ouest de la Syrie où ont été mis au jour notamment les restes de 17 Hommes de Néandertal. Le site couvre une période allant de la fin du Paléolithique inférieur à l'Épipaléolithique tardif. La grotte, découverte en 1987, est située à 60 km d'Alep dans la vallée de la rivière Afrin, sur la rive gauche de l'oued Dederiyeh, à une altitude de 450 mètres. Son nom est kurde et signifie «deux entrées».

Les fossiles de Néandertaliens du Paléolithique moyen de Dederiyeh ont été trouvés dans des couches comportant une industrie moustérienne. Le site présente aussi des niveaux yabroudiens et natoufiens.

Restes humains et sépultures

Le site est célèbre en raison de ses squelettes presque complets de Néandertaliens, notamment celui d’un enfant de 2 ans, Dederiyeh 1, conservé intégralement, enterré de manière intentionnelle, et celui d'un autre enfant du même âge, moins complet, Dederiyeh 2, trouvé dans une fosse ; les deux sont associés à une industrie moustérienne. En 2000, les parties du squelette de 15 autres individus ont été mises au jour puis, en 2009, une troisième sépulture d'enfant.

Les enfants Dederiyeh 1 et 2 ont été enterrés à l’intérieur de la grotte, qui servait par ailleurs d'habitation familiale. Les sépultures de Néandertaliens dans d'autres sites suggèrent que ce groupe humain pratiquait l'inhumation pour éviter que les corps ne soient dévorés par les animaux sauvages.

Dederiyeh 1

En 1993, les archéologues Takeru Akazawa et Sultan Muhesen trouvent le squelette d'un premier enfant néandertalien dans la couche 11 de la grotte, datée de 70 000 à 50 000 ans avant le présent. Il se compose d'environ 200 os. L'enfant repose sur le dos, jambes fléchies ; à proximité de la tête se trouve une dalle en pierre et, près du cœur, un outil en silex. La sépulture consiste en une fosse ronde de 2,5 m de diamètre et de 1,5 m de profondeur, avec un fond plat. La tête reposait probablement sur la dalle en pierre, comme cela été observé pour le Néandertalien de 20-30 ans de Shanidar ; cette position a été rapprochée de celle de l'Enfant néandertalien du Roc de Marsal dont la tête repose sur un "coussin" d'os, et de celle de l'adolescent de l'abri inférieur de Moustier, dont la tête repose sur des outils en pierre.

Un grand nombre de silex fortement abrasés et cassés, ayant des caractéristiques du Paléolithique moyen sont associés au squelette.

Le squelette de Dederiyeh 1 a permis de prouver que les enfants de Néandertal avaient une enfance aussi longue que les enfants d'aujourd'hui, alors qu'auparavant on pensait que la durée de leur enfance était brève, proche de celle des primates ; ainsi les os des jambes de Dederiyeh 1 ont à peu près la même longueur que ceux d'un enfant moderne de deux ans.

Les scientifiques ont tenté de reconstituer le squelette, les mouvements et les séquences de croissance de l'enfant dans le cadre du Projet de reconstitution de Néandertal. L'enfant mesurait environ 80 cm. L'âge de deux ans environ a pu être déterminé grâce aux dents de lait, mais les caractéristiques sexuelles du squelette immature n'étaient pas encore développées, de sorte qu'il est impossible de savoir s'il s'agit d'une fille ou d'un garçon. En comparaison des enfants actuels, la tête de Dederiyeh 1 est plus grande, tout comme l'ensemble des os. Alors que l'os nasal est très gros, le menton, au lieu de se projeter vers l'avant, comme celui des Hommes d'aujourd'hui, fuit quelque peu en arrière. L'os pubien est relativement grand. Les os du visage manquent mais peuvent être reconstitués grâce aux os du visage de Dederiyeh 2, un enfant du même âge. Un modèle complet de l'enfant néandertalien a pu ainsi être proposé, et il a été possible de reconstituer des séquences de mouvement.

Source : Wikipedia

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50 - 70 ka
Homo neanderthalensis'
1993
Grotte de Dederiyeh, Syrie
Takeru Akazawa et Sumtan Muhesen

lundi 4 février 2002

Technique évoluée de fabrication d'outils chez les hommes de Néanderthal

Le débat sur le niveau d'intelligence des hommes de Néanderthal a été relancé par la découverte, près de Königsaue en Allemagne, d'un morceau de goudron de bois fossilisé contenant une empreinte d'outil en silex.

Cette découverte suggère que ces chasseurs-cueilleurs fabriquaient des outils en collant les deux éléments les composant : un manche en bois et une partie supérieure en pierre. D'après les archéologues, la colle goudronneuse nécessaire à cette fabrication était obtenue en brûlant lentement du bois au-dessus d'un feu. Une nouvelle analyse fait remonter l'échantillon découvert à plus de 80000 ans. L'homme de Néanderthal aurait vécu entre - 300000 ans et - 30000 ans.

L'utilisation de cette méthode de fabrication par collage suggère que les hommes de Néanderthal étaient relativement doués. Elle requiert en effet certaines compétences techniques et positionne Néanderthal à un niveau intellectuel équivalent à celui des premiers hommes modernes, a déclaré le Dr Dietrich Mania, de la Friedrich-Schiller University. L'homme de Néanderthal est habituellement dépeint comme plutôt moins intelligent que l'homme moderne.

Le Dr Mark Pearce, de l'Université de Nottingham (Royaume-Uni), tout en qualifiant la découverte de révélation passionante, soulève la question suivante : l'homme de Néanderthal aurait-il développé la technique seul ou l'aurait-il copiée sur l'homme moderne ?

Source : Futura-Sciences du 04/02/2002

mardi 22 janvier 2002

Arbre généalogique des homininés


D'après Les origines de l'Homme - P. Picq - Editions Tallandier - Historia

lundi 14 janvier 2002

Un Homme moderne vieux de 77000 ans

Il habitait une région aujourd'hui connue sous le nom de Blombos, à 300 km à l'est de Cape Town, en Afrique du Sud. Ses passes temps : la décoration et la gravure. Il marquait de l'ocre rouge et des fragments d'os de manière géométrique. Un art qui aujourd'hui lui vaut son entrée dans la catégorie "homme moderne" et les colonnes du magazine Science. Son originalité ? Cet artiste vivait il a plus de 77 000 ans.

Menées par Christopher Henshilwood, professeur à l'Université de New York, les recherches dans une grotte de Blombos ont permit de mettre au jour des pointes en os, de quartzite et de silcrète taillés (conglomérats de silice), mais également des fragments d'ocres de cinq à sept centimètres de long piégées dans une couche sédimentaire (voir photos).

Un langage syntaxique

Mieux que de représenter la nature ou ses animaux, les dessins évoquent des formes géométriques. Pour Christopher Henshilwood, "ils ont sûrement été dessinés dans un but symbolique … La transmission et le partage de la signification des symboles gravés sur ses ocres démontrent, de façon discutable, l'acquisition d'une forme de langage syntaxique." Une manière de transmettre son savoir ?

Une découverte qui délivre surtout une information capitale : l'Homme de Blombos avait un comportement "moderne". En effet, pour les spécialistes de Préhistoire, les objets découverts sont révélateurs d'une pensée artistique. Ici, l'Homme ne s'est pas contenté de les posséder, il les a travaillés, gravés, sculptés. Jusqu'ici, même si on admettait que l'homme moderne était apparu en Afrique et au Moyen Orient il y a 100 000 ans environ, les scientifiques s'opposaient sur la naissance d'un comportement "moderne" en plus d'une anatomie "moderne".

Une lumière de 77 000 ans

La première datation au carbone 14 a d'ailleurs révélé un âge supérieur à 40 000 ans pour les couches archéologiques entourant les fragments. Mais les fragments de Blombos repousse ces limites à 77 000 ans environ. Les chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE, unité mixte du CEA et du CNRS) et leurs homologues américains, sud-africains et britanniques ont confirmé l'ancienneté des fragments en utilisant la méthode de la thermoluminescence.

La thermoluminescence est un phénomène naturel. Elle représente l'accumulation par les matériaux de la radioactivité naturelle dans les défauts de la structure cristalline. Elle s'applique notamment à des matériaux ou objets ayant été chauffé – par exemple dans un foyer préhistorique – avant enfouissement. A chaque chauffe de plus de 500°C, la dose enregistrée par le minéral est "remise à zéro". Un principe qui permet ensuite d'évaluer le temps écoulé depuis le fonctionnement du foyer par l'échantillon, pendant son séjour dans la couche archéologique.

Une fois enfouis, les fragments de Blombos ont donc accumulé de nouveau la radioactivité ambiante, transmise par les sédiments qui les entouraient. Après leur mise au jour par les archéologues, ils ont été soumis à une nouvelle chauffe en laboratoire et ont libéré les électrons piégés en restituant une lumière qui a permis de les dater. Si la datation des fragments est ici difficilement contestable, c'est essentiellement parce qu'ils ont été emprisonnés dans une couche de cendre et de sable, très proche du foyer préhistorique, mais surtout non perturbée.

Physiquement et mentalement moderne

Parce que cet homme aurait vécu il y a 77 000 ans, il alimente le débat sur les origines du comportement moderne de l'Homme "moderne". Ce dernier était-il déjà capable de pensées artistiques en même temps que son anatomie s'est développée ? Un débat qui entre dans le programme du CNRS et de l'European Science Foundation, "Origine de l'homme, des langues et du langage".

Pourtant, il y a une vingtaine d'années seulement les archéologues s'accordaient à penser que les premiers hommes modernes – dans leur comportement et leur anatomie - étaient apparus en Europe, il y a 40 000 ans. Ultérieurement, des recherches menées en Afrique du Sud et au Moyen-Orient, ont repoussé les limites de cette naissance vers – 100 000 ans. Sujet de discorde : cet homme était-il moderne également dans son comportement ou seul son anatomie était évoluée ? Les découvertes de Blombos font pencher la balance vers la théorie "progressiste".

Source : Futura-Sciences du 14/01/2002

De gauche à droite et de haut en bas. Fragments d'os gravés, carte, pointes d'os gravées, fragments d'ocre avec formes géométriques.

mardi 1 janvier 2002

IPS 1798/1799

nom : IPS 1798/1799
âge : 10,5 Ma
découverte : Begun
date : 1992
espèce : Dryopithecus crusafonte

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Comme indiqué par les restes dentaires, D. crusafonte était probablement plus gros que D. laietanus. Selon Hartwig, «le M1 est plus grand que le M2, les prémolaires maxillaires sont plus longues que D. brancoi et les molaires maxillaires sont plus larges que D. laietanus. La taille globale des dents est plus robuste que celle de D. fontani. »