samedi 23 décembre 2023

Une mâchoire de 2 millions d’années dévoile une surprenante migration de l’Homo erectus

Une équipe internationale de chercheurs a trouvé une mâchoire d'un enfant Homo erectus dans les hauts plateaux éthiopiens. La datation suggère que nos proches vivaient en altitude plus tôt qu’on ne le pensait. Les preuves des premières migrations humaines et de la fabrication d’outils associées remettent en question les hypothèses sur notre évolution.

La récente identification d’une mandibule d’Homo erectus en haute altitude en Éthiopie réécrit notre histoire évolutive. Cette première espèce humaine s’est non seulement adaptée à l’environnement, mais s’est également rapidement propagée au-delà des savanes de plaine d’Afrique de l’Est jusqu’aux hautes terres éthiopiennes de haute altitude. L’étude a également lié les outils acheuléens et oldowayens à cette période d’habitation dans les hautes terres. Cette découverte, datant de deux millions d’années et publiée dans la revue Science, suggère une plus grande complexité dans le comportement et les capacités d’adaptation de l’Homo erectus, élargissant notre compréhension de la dispersion et de l’évolution des premiers hominidés.

Une adaptation remarquable à l’altitude de la part d’Homo erectus

La mandibule récemment découverte porte affectueusement le nom de « Little Garba ». Les chercheurs l’ont mise au jour dans un site archéologique, à environ 2000 mètres d’altitude dans les hautes terres éthiopiennes. Cette altitude élevée est significative, car elle suggère un environnement bien différent de celui généralement associé aux premiers hominidés.

À une telle hauteur, le climat tend à être plus frais et plus pluvieux. Cela contraste avec les savanes chaudes et sèches des basses terres africaines. Cette différence climatique entraîne également une diversité distincte en termes de végétation et de faune. La présence de l’Homo erectus dans un tel habitat remet en question l’idée largement répandue que nos ancêtres étaient exclusivement adaptés et confinés aux régions chaudes et arides de l’Afrique. Notre ancêtre présentait une adaptabilité et une flexibilité écologiques bien plus grandes qu’imaginées. Ils étaient capables de vivre et de prospérer dans des environnements variés.

Pour confirmer l’identité et l’âge de cette mandibule, les auteurs de l’étude utilisèrent des techniques d’imagerie synchrotron de pointe. Ces méthodes impliquent l’utilisation de rayons X à haute énergie. Elles ont permis d’examiner en détail la structure interne des dents et de la mandibule. Les résultats ont confirmé sans équivoque que ces restes appartenaient à un individu de l’espèce Homo erectus.

En outre, l’utilisation de méthodes de datation paléomagnétique a permis d’estimer l’âge de la mandibule à environ deux millions d’années. Ces procédures se basent sur les changements dans les champs magnétiques terrestres enregistrés dans les roches. Il suffit de comparer l’échantillon à un référentiel. Cette datation fait de « Little Garba » l’un des plus anciens fossiles d’Homo erectus jamais découverts.

Homo erectus et l’évolution des outils lithiques

La découverte a également mis en évidence une transition significative dans la technologie des outils lithiques. À proximité de la mandibule, des outils Oldowan ont été trouvés, caractérisés par leur simplicité.

Ces outils sont souvent constitués de galets taillés ou de fragments tranchants obtenus par la frappe de pierres. Ils témoignent des premières étapes de la fabrication d’outils par les hominidés. Leur simplicité suggère une utilisation principalement pour couper, gratter ou casser des objets naturels.

Cependant, dans des couches légèrement plus récentes, datant d’environ 1,95 million d’années, des outils acheuléens plus avancés ont été découverts. Ces derniers comprennent des haches à main et des couteaux. Ils montrent une sophistication nettement supérieure. Leur fabrication impliquait un façonnage plus complexe et précis, indiquant une compréhension avancée de la géométrie et de la mécanique.

La coexistence des deux technologies d’outils au même endroit révèle une évolution rapide des compétences d’Homo erectus. Elle souligne également une adaptabilité culturelle et cognitive remarquable. Cette transition d’outils simples à élaborés indique une capacité d’innovation et une flexibilité dans l’approche des défis environnementaux.

La diversité des outils suggère que l’Homo erectus n’était pas seulement un utilisateur d’outils. Il était capable de développer de nouvelles techniques pour répondre à des besoins changeants. Cette polyvalence dans l’utilisation et la création d’outils reflète une complexité comportementale significative. Cela remet en question les modèles linéaires d’évolution des outils qui suggéraient auparavant une progression simple et unidirectionnelle.

Expansion géographique d’Homo erectus

La découverte de la mandibule démontre la capacité à survivre et prospérer dans un environnement de haute altitude d’Homo erectus. Il a dû faire face à des défis uniques tels qu’une diminution de l’oxygène, des températures plus basses et un écosystème différent. Leur adaptabilité n’est pas seulement physique, mais aussi comportementale et culturelle. Il devait exploiter diverses ressources alimentaires et matériaux disponibles dans ces environnements variés. Cette polyvalence écologique a probablement été un facteur clé dans leur capacité à migrer hors d’Afrique.

L’étude offre enfin un aperçu des schémas de migration et de dispersion de l’Homo erectus. En maîtrisant leur environnement et en développant des outils adaptés à diverses tâches, de la chasse à la préparation des aliments, l’Homo erectus a pu se disperser efficacement à travers le monde préhistorique, traversant des continents et des climats divers, pavant ainsi la voie à l’évolution humaine et à la colonisation mondiale.

En définitive, l’Homo erectus a probablement migré en altitude pour exploiter de nouvelles ressources et niches écologiques. Les changements climatiques et la recherche de conditions plus clémentes auraient pu les attirer vers les hautes terres. Cette région offrait des ressources alimentaires distinctes et un refuge contre les prédateurs et la concurrence. Cette migration s’inscrit dans leur expansion territoriale, explorant et peuplant activement de nouvelles zones en réponse à l’évolution de leur environnement et de leurs besoins.

Source : Science et Vie du 23/12/2023

jeudi 14 décembre 2023

Paléoprotéomique

Cours de Jean-Jacques Hublin au Collège de France (4/4)

14/12/2023

dimanche 10 décembre 2023

Quand l'humanité a failli disparaître

Une étonnante étude génétique montre un très fort rétrécissement de diversité dans la population dont est issue Homo sapiens, qui se serait formé il y a environ 900.000 ans en Afrique. Comment s'explique ce goulot d'étranglement qui aurait duré plus de 100.000 ans ? Des personnes seraient-elles devenues stériles ? Cet événement pourrait aussi être lié au début d'une période glaciaire…

Que s'est-il passé il y a 900.000 ans ? C'est la question que se posent tous les paléogénéticiens depuis la parution en septembre 2023 d'un article montrant les traces d'un grave accident démographique dans la lignée humaine. On y parle d'un "goulot d'étranglement", c'est-à-dire d'un très fort rétrécissement du nombre d'individus dans la population des ancêtres d'Homo sapiens. Pour les chercheurs de laboratoires chinois, italiens et américains qui ont signé cette étude dans Science, les ancêtres de l'espèce humaine ont frôlé l'extinction.

Il faut dresser le décor. Il y a un million d'années, Homo sapiens n'existe pas, pas plus que son ancêtre, qu'il s'agisse d'Homo antecessor ou d'Homo heidelbergensis, les deux prétendants au titre (lire l'encadré ci-dessous). Mais il y a d'autres humains, Homo erectus ou Homo ergaster, probablement plusieurs espèces voire des cousins proches, comme le paranthrope P. robustus.

À la recherche du dernier ancêtre commun

Dans la famille humaine, il y a un aïeul assez spécial, un véritable fondateur de dynastie ; celui que nous avons en commun avec nos cousins Neandertal et Denisova. Qui était-il ? La génétique nous dit qu’il aurait donc surmonté une grave crise démographique et qu’il avait 46 chromosomes. Il aurait vécu il y a 1 million d’années ou 600.000 ans — rien n’est certain —, avant que Neandertal et Denisova ne prennent leurs propres chemins évolutifs il y a plus de 400.000 ans. Il aurait peut-être exploré l’Europe. D’ailleurs, la paléoanthropologie hésite à lui attribuer les fossiles d’Homo antecessor, découverts en Espagne, ou d’Homo heidelbergensis, en Allemagne. Certains pensent plutôt qu’on n’a pas encore trouvé ses ossements. Bref, on ne sait pas grand-chose de lui avec certitude, sauf qu’il a été crucial dans notre histoire.

On regroupe cette humanité au sens large sous le terme d'homininés. Ces espèces se sont établies sur le continent africain et même en dehors, on en a la preuve grâce à des fossiles. "Mais il existe un hiatus dans l'enregistrement des fossiles de la période autour d'il y a 1 million d'années. On a des os d'homininés plus anciens et d'autres plus récents. Mais presque rien à cette période ", raconte Aurélien Mounier, paléoanthropologue au CNRS.

Le chercheur mène d'ailleurs une mission au Kenya pour en savoir plus sur les homininés de la transition du pléistocène moyen, il y a 1,25 million d'années à 750.000 ans. "Nous ne savons pas à quoi ressemblaient les gens qui vivaient à cette période. Mais nous disposons de sites archéologiques. Nous avons des informations sur leurs outils - deux sites ont livré des bifaces - et sur la faune ", précise l'archéologue. Il existe également trois fossiles (un crâne, un autre en morceaux et un pelvis) qui semblent appartenir aux homininés de cette époque.

C'est un moment important pour la lignée humaine. Cette période débouche sur l'émergence de l'ancêtre commun des trois espèces humaines les plus connues : Neandertal, Denisova et sapiens (nous). Pour l'explorer, un groupe international de chercheurs s'est appuyé sur les traces génétiques qu'il a laissées dans les populations actuelles. Ils ont littéralement remonté le temps en analysant la diversité génétique héritée chez 3154 personnes modernes issues de 50 populations différentes, africaines ou non. Claudio Quilodran, paléogénéticien à l'Université d'Oxford (Royaume-Uni), qui n'a pas collaboré à cette découverte, explique : "Leur méthode s'appuie sur la théorie de la coalescence pour aller dans le passé à partir de nos données actuelles. Il s'agit d'estimer le nombre de générations qui sépare deux lignées avant de trouver leur ancêtre commun. " Et le modèle le plus crédible a montré un résultat auquel ils ne s'attendaient pas : un très fort rétrécissement de diversité dans la population dont est issu Homo sapiens, qui se serait formé il y a environ 930.000 ans.

Le principe de la "coalescence"

La machine à remonter le temps qu'exploite la paléogénétique actuelle repose sur l'idée qu'on peut estimer l'ancienneté de l'ancêtre commun de deux personnes, en fonction du volume des différences génétiques entre elles. Il est très proche entre deux sœurs et de plus en plus loin si la fréquence des différences génétiques augmente. Cet aïeul constitue un événement de coalescence, c'est-à-dire un point de rencontre dans l'arbre de vie. Si on part d'une population et non plus de seulement deux personnes, on peut remonter encore plus loin, de rencontre en rencontre, d'un événement de coalescence à l'autre.

Le mathématicien britannique John Kingman a mis en équations cette idée en 1980. Les paléogénéticiens modernes les ont intégrées à leurs modèles démographiques. Le modèle original présenté dans Science s'appelle "processus de coalescence rapide en temps infinitésimal" (en anglais FitCoal, pour Fast infinitesimal time coalescent process). Il imagine des millions de scénarios démographiques et en déduit la fréquence et la distribution de certaines mutations dans les populations actuelles. Les chercheurs peuvent ensuite choisir le plus vraisemblable. C'est comme cela qu'ils ont découvert le goulot d'étranglement ancien.

En ne considérant que les individus qui ont transmis leurs gènes, c'est-à-dire la population effective, celle-ci serait passée en quelques années de plus de 90.000 individus à environ 1300, frôlant peut-être l'extinction. "Nous avons trouvé ce goulot d'étranglement ancien et important il y a environ six ans, raconte Haipeng Li, l'un des coordinateurs de l'étude, spécialiste de la génomique à l'institut Yi-Hsuan Pan pour la nutrition et la santé à Shanghai (Chine). Au début, nous n'étions pas enthousiastes… Cela nous a semblé un peu étrange, c'était peut-être une erreur dans notre programme. " Les chercheurs veulent alors comprendre la cause de cette "erreur". "Au bout de quelques mois, nous n'avions rien trouvé d'anormal. Nous avions peut-être découvert quelque chose de très intéressant. "

Sapiens serait issu d'une série de métissages complexe

Ce goulot d'étranglement n'a d'abord été visible que chez les populations africaines. "Ce n'est pas forcément étonnant car la population non africaine a perdu beaucoup de diversité lors de la sortie d'Afrique. Peu de lignages ont survécu, et c'est difficile d'explorer loin dans le passé ", précise Laurent Excoffier, professeur de génétique des populations à l'Université de Berne (Suisse), qui n'a pas contribué à ces travaux.

Il y a 70.000 ans environ, quelques milliers d'Homo sapiens quittent l'Afrique pour peupler les autres continents. Tous les descendants de non-Africains actuels sont issus de ce petit groupe, et donc d'un goulot d'étranglement secondaire qui a effacé en partie le signal de l'événement plus ancien. Les descendants d'Africains viennent de populations bien plus importantes. Leur diversité génétique ancestrale est plus grande, et y observer un goulot d'étranglement ancien est plus facile.

Mais l'équipe de Haipeng Li n'en est pas restée là. "L'un des relecteurs (un expert qui évalue l'article avant publication, ndlr) nous a demandé de repérer ce goulot d'étranglement dans les populations non africaines, dans lesquelles son signal est très faible. Nous avons suivi son conseil et nous l'avons détecté avec des estimations presque identiques ", nous racontent-ils. Ce travail vient définitivement confirmer un phénomène que plusieurs scientifiques soupçonnaient déjà. "Nous l’avons également trouvé vers -600.000 ans dans un récent article paru de la revue Cell", poursuit Laurent Excoffier. Céline Bon, paléogénéticienne et anthropologue du Muséum national d’histoire naturelle à Paris, abonde en ce sens : "Un article de 2014 montrait un goulot d’étranglement similaire, cette fois à partir de données de Neandertal. "

La théorie du "goulot d'étranglement" développée par l'étude est confortée par la quasi-absence de fossiles trouvés en Afrique entre -950.000 et -650.000 ans. C'est à l'issue de cette période qu'aurait émergé notre dernier ancêtre commun avec Neandertal.

Ce nouvel article confirme donc que quelque chose aurait empêché une partie de la population de transmettre ses gènes à la génération suivante. Ces personnes seraient-elles devenues stériles ? Seraient-elles mortes avant d'avoir eu des enfants ? Les auteurs remarquent qu'une période glaciaire débute il y a un million d'années. "C'est une cause possible ", reconnaît Claudio Quilodran. Une simple hypothèse, car la coïncidence n'est jamais une causalité. Céline Bon insiste : "Il ne faut pas croire que presque tout le monde est mort ! Une barrière écologique a pu fragmenter la population, rendre plus difficiles les échanges de gènes entre deux groupes. "

La chercheuse française fait référence à d'autres travaux, présentés dans Nature en mai 2023 par des équipes canadiennes et américaines. Le généticien américain Aaron Ragsdale y montre qu'il est très vraisemblable sur le plan génétique que des groupes d'homininés pré-sapiens aient été séparés à certaines périodes, puis regroupés à d'autres. Nous serions donc issus d'une histoire de métissages plus complexe et dynamique. "Dans son modèle, l'ancêtre de sapiens aurait ainsi été divisé en deux groupes et l'un des deux a traversé un grave goulot d'étranglement avant de retrouver l'autre population ", poursuit Céline Bon. Dans ce schéma, seule une partie des ancêtres de sapiens aurait connu un goulot d'étranglement très important. L'autre aurait été préservée. Et cela se serait passé à peu près à la même période que l'événement détecté par Haipeng Li. "Les choses sont probablement plus compliquées qu'une histoire avec une seule branche ", conclut la généticienne.

Et d'après le modèle de Haipeng Li et de ses collègues, la petite population se serait maintenue pendant 117.000 ans. "Aussi longtemps, c'est bizarre…, s'interroge Laurent Excoffier. Mais il ne faut pas prendre cette distribution de population au pied de la lettre, c'est une modélisation, les nombres absolus n'ont pas beaucoup de sens. En 100.000 ans, il peut se passer tellement de choses ! " Claudio Quilodran est du même avis : "Comment une si petite population se maintient-elle pendant 117.000 ans ? Il faut des conditions climatiques très instables… " De telles conditions devraient être observées dans les fossiles d'animaux datant de cette époque. C'est une confirmation que le généticien suggère de rechercher.

"On ne sait pas comment la taille de la population ancienne est restée si faible pendant si longtemps, reconnaît Haipeng Li. Cependant, nos ancêtres ont dû s'unir pour lutter contre les changements climatiques. Ils ont dû former une communauté, avec un avenir commun, celui de l'humanité. " Au bout de 100.000 ans, ces pionniers de l'humanité ont vu la lumière au bout du goulot d'étranglement. Haipeng Li détaille : "Une reprise rapide de la population a été détectée vers -813.000 ans. La maîtrise du feu pourrait expliquer en partie cette expansion démographique, comme le montrent les premiers vestiges archéologiques découverts en Israël, datés d'environ 790.000 ans avant notre ère. D'autres facteurs, tels que les changements climatiques, pourraient également être à l'origine de ce rétablissement rapide de la population. " Le groupe a alors une taille effective d'environ 27.000 personnes.

Une période charnière pour la génétique de la lignée humaine

Un événement aussi traumatique a pu avoir des conséquences très importantes pour la lignée d'Homo sapiens. "Un fort goulot d'étranglement produit une très forte pression évolutive. Il est possible qu'il ait conduit à un événement de spéciation ", estime Claudio Quilodran. Et, coïncidence, l'ancêtre commun à sapiens, Neandertal et Denisova aurait émergé durant cette transition du pléistocène moyen.

Il faut savoir que tous les primates et leurs descendants possèdent 48 chromosomes, alors que nous n'en avons que 46, comme Neandertal et Denisova. Dans notre lignée, deux chromosomes ont fusionné pour donner naissance à notre chromosome 2. Cet événement a changé à jamais la génétique de la lignée humaine. Aurait-il pu définir ce dernier ancêtre commun ? C'est l'hypothèse de Haipeng Li et ses collaborateurs. Ils imaginent que cette fusion a pu résulter ou produire le goulot d'étranglement.

Car des travaux de 2022, menés à l'Université de Varsovie (Pologne), estiment que la fusion ne date pas d'il y a 4,5 millions d'années environ, comme on le pensait jusqu'à présent, mais d'il y a environ 900.000 ans. Elle tomberait donc dans notre période si cruciale. "Les dates ici sont très discutées, tempère Céline Bon. On sait que le chromosome 2 était fusionné chez Neandertal et Denisova. Mais cet événement peut être plus ancien… et avoir donné naissance au genre Homo voire à la branche des australopithèques. " Les doutes sont encore nombreux sur ce qu'il s'est passé il y a 900.000 ans, mais on comprend que la vie de nos ancêtres a été chamboulée, peut-être même menacée. Un coup de canif dans l'image de l'humanité conquérante qu'on nous a parfois dessinée.

Source : Sciences et Avenir du 10/12/2023

jeudi 7 décembre 2023

ADN ancien

Cours de Jean-Jacques Hublin au Collège de France (3/4)

07/12/2023