Affichage des articles dont le libellé est Laetoli. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Laetoli. Afficher tous les articles

jeudi 2 décembre 2021

Ces empreintes datant de 3,7 millions d'années n'ont pas été faites par un ours !

Des traces de pas préhistoriques en Tanzanie ont été attribuées à un ours il y a plusieurs décennies. Leur comparaison avec des empreintes d'espèces actuelles révèle à présent qu'elles ont été faites par un homininé encore non identifié !

Quand des représentants de la lignée humaine ont-ils commencé à se déplacer debout ? L'adoption d'une posture érigée est l'un des événements qui caractérisent la trajectoire empruntée par la lignée humaine au cours de son évolution. L'analyse de la morphologie des restes osseux permet aux anthropologues de supposer que certaines espèces pouvaient adopter, même partiellement, la bipédie. Ces indices sont par exemple la position du trou occipital au centre du crâne ou encore un bassin large et bas. Cependant, ces indices pointant vers une démarche bipède ne permettent que de supposer l'existence d'un tel comportement. La découverte d'empreintes de pas préhistoriques permet en revanche de déterminer avec certitude à quelle période les premiers membres de la lignée humaine ont marché debout. Les plus anciennes traces de pas de ce type ont été découvertes en 1978 à Laetoli, en Tanzanie, et ont été datées d'il y a 3,66 millions d'années. Elles ont été attribuées à l'espèce Australopithecus afarensis dont le spécimen le plus connu est Lucy.

Un autre ensemble d'empreintes de pas a également été découvert à proximité de ces derniers en 1976, au niveau d'un site nommé site A. Il avait été attribué à un homininé mais présentait des similitudes troublantes avec celles d'un ours et pour cette raison il n'a pas été considéré comme ayant une importance majeure par les anthropologues. Ces empreintes se croisaient notamment le long de l'axe de marche, ce qui n'est pas observé lors d'une démarche bipède et leur morphologie interne n'avait jusqu'alors jamais été observée car ces empreintes n'avaient pas été « nettoyées ». Puisque les dernières analyses de ces empreintes datent de plus de quatre décennies, une équipe de recherche les a réétudiées avec des techniques modernes et a publié ses résultats dans la revue Nature.

Plusieurs espèces d'homininés sur le même site

Les auteurs de l'étude ont commencé par ôter la matrice qui s'était déposée dans l'empreinte afin de faire apparaître les empreintes de doigts. Afin de déterminer quel fut l'animal auteur de ces empreintes, l'équipe de recherche les a comparées avec des empreintes d'ours noirs, de chimpanzés (avec des comportements bipède et quadrupède) et d'humains (avec et sans chaussures et sur différents substrats). Elle a également observé le comportement d'ours bruns et rapporté qu'en plus de 50 heures de vidéo, un seul avait adopté une marche bipède sans assistance et ce durant quatre pas.

les empreintes du site A (en haut) diffèrent de celles attribuées à Afarensis (en bas)

Les auteurs en ont donc déduit qu'il était peu probable que les empreintes du site A aient été faites par un ursidé, d'autant plus que parmi les 25.000 fossiles d'animaux trouvés à proximité, aucun ne provient d'un ursidé. La comparaison des empreintes a permis aux auteurs de suggérer que celles du site A ont été faites par un individu qui faisait de petits pas, comme cela aurait été le cas d'un humain marchant lentement ou sur une surface glissante.

L'empreinte du talon est également plus large que celle des ours et des chimpanzés et aucune trace de griffes n'a été décelée. Les empreintes « croisées » sur le site A ont ainsi pu être réalisées par un homininé tentant de retrouver son équilibre. Ces empreintes du site A diffèrent néanmoins de celles d'A. afarensis trouvées à proximité, ce qui permet aux auteurs de suggérer que plusieurs espèces d'homininés ont coexisté à Laetoli.

Source : Futura Sciences du 02/12/2021

mercredi 1 décembre 2021

Paléontologie : au côté de Lucy, d’autres bipèdes passés sous silence ?

Une équipe internationale a réexaminé des empreintes de pas trouvées dans les années 1970 en Tanzanie et tombées dans l’oubli. Ces cinq traces, conservées dans la cendre, semblent indiquer l’existence d’une autre espèce bipède, en plus de celle de Lucy.

1976, Laetoli, au milieu de la savane tanzanienne. Dans le tuf volcanique, cinq empreintes de pas sont découvertes. « Étranges » et « bizarrement formées », les larges empreintes ressemblent à celles d’un ursidé (la famille des ours) qui se déplacerait sur ses deux pattes arrière.

Des traces voisines attribuées à l’espèce de Lucy

Deux ans plus tard, la mise au jour d’un autre jeu d’empreintes à proximité et identifiées comme appartenant à un australopithèque afarensis, la même espèce que la célèbre Lucy, fait oublier les traces précédentes difficilement attribuables. La datation du site de Laetoli à plus de 3,6 millions d’années met en ébullition : la bipédie remonte au moins à cette époque, bien avant l’augmentation de la taille du cerveau dans le genre Homo.

Depuis, d’autres découvertes, dont celle de l’homme de Toumaï au Tchad en 2001, sont venues épaissir le mystère de l’émergence de la bipédie. D’où un intérêt retrouvé pour les étranges empreintes de Laetoli, réexaminées en 2019.

Une équipe internationale les a comparées à celles des ours noirs, des chimpanzés et des humains. Comme on pouvait s’y attendre, compte tenu de l’absence de fossiles d’ursidés dans la région, les empreintes ne correspondent pas à un ours, d’après leurs résultats publiés le 1er décembre dans la revue scientifique Nature.

Une démarche lente avec les pieds croisés

Plus proches de ceux du chimpanzé ou de l’homininé (sous-famille des Hominidés), ces cinq pas sont également différents dans leur morphologie de ceux d’un australopithèque afarensis. Si les chercheurs n’excluent pas l’hypothèse d’un jeune australopithèque, leurs analyses privilégient l’existence d’une autre espèce bipède. « Les proportions du pied, les paramètres de la démarche et les reconstitutions 3D de la morphologie indiquent que deux homininés différents ont coexisté à Laetoli, australopithèque afarensis et un autre », décrivent les paléobiologistes.

À quoi pouvait ressembler ce cousin tanzanien de l’Éthiopienne Lucy ? Avec une taille de 101 à 104 centimètres, il était légèrement plus petit. Sa démarche, très lente, se faisait en croisant un pied devant l’autre. Ses pieds, larges et courts, présentaient un pouce plus indépendant que les pieds modernes. La question de savoir s’il s’agissait d’une bipédie exceptionnelle reste ouverte. Si l’existence de cette autre espèce d’homininés était confirmée, cela voudrait dire qu’elle a cohabité à la même époque et sur les mêmes lieux que les australopithèques afarensis.

Source : La Croix du 01/12/2021

samedi 30 juillet 2011

Australopithèques : une bipédie performante dès 4 millions d’années avant notre ère ?

Publiés dans la revue Interface de la Royal Society, les résultats d’une nouvelle étude d’empreintes fossilisés d’Australopithèques vieilles de 3,7 millions d’années et découvertes en 1976 en Tanzanie, suggèrent que ces créatures avaient déjà une bipédie bien affirmée.

Employant une technique statistique inspirée de l’imagerie utilisée en médecine cérébrale, des chercheurs de l’Université de Liverpool ont reconstitué un modèle en 3D d’une série de 11 empreintes de pas attribuées à Australopithecus afarensis, des congénères de Lucy. Vieilles de 3,7 millions d'années, elles ont été découvertes en 1976 dans des sédiments volcaniques de Tanzanie. Comparant ce modèle aux résultats d’une autre modélisation reconstituant le type d’empreinte laissé par divers grands singes et par l’homme, l’équipe suggère que la démarche bipède efficace de type humain est apparue dès 4 millions d’années, et non vers 1,9 millions d'années, comme beaucoup de scientifiques l’estimaient.

Des empreintes très révélatrices

"On pensait auparavant qu’Australopithecus afarensis marchait un peu 'accroupi', sur le côté du pied, appuyant sur le sol avec le milieu du pied, comme les grands singes d’aujourd’hui. Cependant, nous avons trouvé que les empreintes de Laetoli traduisaient un type de démarche bipède bien verticale, s’appuyant sur le devant du pied, en particulier sur le gros orteil, assez proche de ce qui existe chez l’humain, et plutôt différent de ce qu’on trouve chez le chimpanzé et autres grands singes", explique le Pr Robin Crompton qui a conduit l'étude.

"La fonction pédestre représentée par ces empreintes est donc plus probablement similaire au modèle observé chez l’humain moderne. Ceci est important, car le développement de la fonction locomotrice du pied humain a aidé nos ancêtres à se répandre hors d’Afrique", conclut le scientifique. Cette découverte pourrait donc fournir de nouvelles pistes pour comprendre l'évolution de l'Homme et la manière dont il s'est répandu sur les continents.

Source : MaxiSciences du 24/07/2011

mardi 26 juillet 2011

Les congénères de Lucy marchaient bien droit à Laetoli

Les caractères de la marche bipède moderne seraient bien plus anciens que prévu. Des chercheurs anglais ont analysé très précisément les fameuses empreintes de pas de Laetoli, en Tanzanie. Elles ont été laissées par un ancêtre qui se tenait bien droit et marchait un peu comme nous...

La bipédie et l’apparition des caractères morphologiques modernes qui permettent un bon fonctionnement du pied lors de la marche sont souvent liés au groupe Homo. Il s’agit en particulier de la capacité à appuyer avec l’avant du pied et le gros orteil et de la possibilité d’adopter une posture bien verticale. Nombre de publications imaginent l’émergence de ces fonctions il y a 1,9 million d’années. Jusqu’ici les paléontologues pensaient que le groupe australopithèque, plus ancien et encore un peu arboricolehttp://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/bipedie-les-hommes-ont-il-appris-a-marcher-sur-les-arbres_11973/, ne présentait pas un pied fonctionnellement adapté à la marche.

En 1976, Mary Leakey et Richard Hay ont découvert en Tanzanie des empreintes de pas datant de 3,7 millions d’années, sur le site de Laetoli. Ce sont les plus anciennes traces de pas connues laissées par des ancêtres de l’Homme. En l’occurrence le coupable serait probablement un petit groupe d’australopithèques de l’espèce Australopithecus afarensis, « frères aînés » de la fameuse Lucy. La forme de leurs pieds aurait été imprimée dans une couche de cendres volcaniques fraîches, comme les stars américaines dans le béton d’Hollywood Boulevard. Les cendres se transformant rapidement en tuf très dur, les empreintes ont été conservées des millions d’années.

Hollywood Boulevard

Faire parler des empreintes a toujours été sujet à caution, par la difficulté d’interprétation des indices qu’elles portent. Les informations récoltées jusqu’ici à Laetoli ont fait dire aux paléontologues que l’animal qui les a laissées n’avait pas les pieds aptes à une marche bipède moderne. Mais l’équipe du professeur Robin Crompton, de l’université de Liverpool, s’est repenchée sur la fameuse piste avec une méthode totalement nouvelle. Pour eux, les études précédentes ne s’intéressant qu’à une empreinte isolée ont été induites en erreur par des formes parasites liées à l’érosion ou à d’autres facteurs environnementaux.

Les empreintes de pas comme ce moulage de la piste de Laetoli exposé au musée des gorges d'Olduvai (Tanzanie) restent délicates à interpréter.

Ils ont donc tout d’abord mesuré précisément et en tous sens les onze empreintes en bonnes conditions du site. Et avec des techniques de reconstruction numérique et d’analyse statistique des données, ils ont élaboré un modèle 3D moyen d’empreinte s’affranchissant des déformations parasites. Ils l’ont ensuite comparé aux données d’études sur la formation d’empreintes et sur les pressions exercées par le pied lors de la marche. Et pas seulement pour des êtres humains modernes : ils ont aussi accumulé les données sur d’autres grands singes comme le chimpanzé ou l’orang-outang se déplacent parfois debout eux aussi. Enfin, une simulation numérique de marche intégrant tous ces paramètres leur a permis de connaître la forme de l’empreinte laissée par Australopithecus afarensis pour différentes postures et démarches. Ils ont en fait développé une nouvelle technique d’étude qui ouvre la voie à une meilleure interprétation des empreintes fossiles.

Un pied déjà apte à la marche

Il apparaît alors que la démarche qui laisse les empreintes les plus proches de ce qui est observé sur le terrain à Laetoli n’implique pas la position ramassée, courbée, des grands singes modernes. Ça n’est pas l’arrière du pied qui assure la locomotion. Au contraire, Australopithecus afarensis se tenait droit, et c’est l’avant du pied, en particulier le gros orteil, qui dirigeait la marche comme c’est le cas pour nous près de 4 millions d’années plus tard.

Un résultat qui semble confirmer les résultats d’une étude récente basée sur la découverte d’un os fossile appartenant également à un congénère de Lucy. Ce qui permet de dire aux chercheurs que la lignée humaine a développé très tôt un pied apte à la marche bipède, alors même que ces ancêtres avaient encore un mode de vie partiellement arboricole. Mais malgré ses pieds efficaces et sa démarche altière, les scientifiques britanniques se refusent encore à croire que l’animal ait pu marcher ou courir sur de longues distances. La faute au reste de sa morphologie, un corps long et des jambes courtes à l’inverse d'Homo sapiens, un cousin apparu bien plus tard et qui a su marcher tout autour de la planète.

Source : MaxiSciences du 23/07/2011

vendredi 22 juillet 2011

Une marche semblable à celle des humains il y a 4 millions d'années ?

Des empreintes laissées il y a 3,7 millions d'années par un Australopithecus afarensis montrent une marche similaire à celle de l'humain, affirment des chercheurs britanniques.

Leurs simulations informatiques réalisées à partir de traces de pas mises au jour à Laetoli, en Tanzanie, laissent penser que les caractéristiques distinctes de la façon de marcher de l'être humain existaient déjà près de 2 millions d'années plus tôt que ce que la science estimait à ce jour.

En effet, plusieurs études laissaient penser que les caractéristiques du pied humain, comme la capacité de pousser sur le sol avec le gros orteil et la marche en position totalement debout, étaient apparues avec l'émergence du genre Homo, il y a approximativement 1,9 million d'années.

Les résultats obtenus par les chercheurs des universités de Manchester et de Liverpool permettent de constater que le pied et la démarche de l'Australopithecus afarensis avaient plus de similarités avec ceux de l'homme moderne qu'avec d'autres bipèdes comme les gorilles et les chimpanzés.

Selon le Pr Robin Crompton, de l'Université de Liverpool, l'analyse des pas permet d'établir qu'ils ont été laissés par un bipède à la démarche totalement verticale menée par l'avant du pied, surtout le gros orteil, un peu comme les humains actuels.

Notre travail montre que beaucoup de ces traits ont évolué il y a près de 4 millions d'années chez une espèce que la plupart d'entre nous considéraient comme partiellement arboricole.
— Pr Robin Crompton

L'Australopithecus afarensis ne partageait pas les caractéristiques physiques des humains puisqu'il avait des jambes courtes et un long corps qui ne le prédisposaient pas à la marche et la course sur de longues périodes.

Les chercheurs veulent maintenant établir à quel moment les ancêtres des humains ont été capables d'y arriver, étape cruciale à leur conquête de la planète.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Interface.

Source : Radio Canada du 20/07/2011

samedi 1 mai 1999

Empreintes de pas de Laetoli

Le site de Laetoli, situé en Tanzanie, à 45 km au sud des gorges d'Olduvaï, dans l'aire de conservation du Ngorongoro, est l'un des principaux sites d'Afrique de l'Est à avoir livré des fossiles humains ou pré-humains. On y a également découvert en 1976 des traces de pas d'Hominina exceptionnellement conservées dans de la cendre volcanique indurée. Elles sont datées de 3,66 millions d'années. 

Traces de pas

En 1976, Mary Leakey, Richard L. Hay et leur équipe ont découvert une piste d'empreintes de pas d'Hominine, conservée grâce à une succession de conditions favorables :

le dépôt d'une couche d'environ 15 cm de fines cendres provenant de l'éruption du volcan Sadiman, distant de 20 km ;
le passage d'un groupe d'Hominina et d'autres animaux ;
une averse légère qui a cimenté la couche de cendre en la transformant en tuf volcanique sans détruire les empreintes ;
le scellement de la piste par d'autres dépôts de cendre venus la recouvrir et la protéger.

Les pas d'Hominina correspondent à trois individus, dont un marchant dans les traces d'un autre, ce qui rend difficile la lecture de certaines empreintes. Dans la mesure où les traces vont dans la même direction, elles ont probablement été produites par un petit groupe, mais rien ne permet de conforter les reconstitutions classiques qui mettent en scène une famille nucléaire se rendant à un point d'eau.
Les empreintes sont celles d'Hominina marchant debout, mais comme un humain moderne qui serait légèrement accroupi : hallux varus (le gros orteil s'écarte vers l'intérieur), présence d'un espace important entre le premier orteil et les quatre latéraux, enfoncement plus marqué du bord externe du pied traduisant un appui en varus, talon étroit et creux en surface, pas de voute plantaire mais à la place un renflement traduisant le développement important du muscle écarteur du premier orteil (musculus abductor hallucis brevis) développé dans le pied des grands singes, mais jamais chez les humains. L'appui en varus associé à l'écartement du premier rayon et au fort développement du muscle écarteur du premier orteil sont des caractères désignant la préhensilité. Ces empreintes pourraient avoir été faites par des Hominina du genre Australopithèque. Yvette Deloison pense que cette bipédie devait être occasionnelle.

Une étude 3D sur ces empreintes en 2011 suggère au contraire une bipédie bien verticale affirmée.

Les empreintes de Laetoli ont été datées en 2011 de 3,66 millions d'années, par la méthode du potassium-argon appliquée à la couche de cendre.

Source : Wikipedia

LH 18

Un crâne relativement complet d'Homo sapiens (LH 18) fut découvert dans les niveaux Ngaloba de Laetoli en 1976 par l'équipe de Mary Leakey. Il a été initialement daté d'environ 120 000 ans. Sa morphologie est archaïque, avec une capacité crânienne d'environ 1 200 cm3 et un front assez bas. Sa datation est aujourd'hui discutée par des chercheurs qui le jugent probablement plus ancien.

Source : Wikipedia

- - - - -

140 ka
Homo sapiens
1976
Ngaloba, Laetoli, Tanzanie
Équipe de Mary Leakey

vendredi 1 janvier 1999

LH 4

LH 4 (Laetoli Hominid 4) est une mandibule fossile découverte à Laetoli par l'équipe de Mary Leakey en 1974. En sus de LH 4, Mary Leakey, Donald Johanson et Timothy White trouvèrent à Laetoli de 1974 à 1977 42 dents isolées d'Hominina. La mandibule est datée d'environ 3,5 millions d'années. Elle appartenait à un adulte de sexe indéterminé. Elle a perdu ses deux branches mais a conservé 9 dents, à savoir ses 6 molaires plus deux prémolaires et une canine. L'arcade dentaire est assez bien préservée, sans distorsion visible6.

Donald Johanson, Timothy White et Yves Coppens choisirent LH 4 comme holotype de la nouvelle espèce Australopithecus afarensis, qu'ils décrirent en 1978, avec pour paratype le squelette partiel Lucy, découvert en 1974 à Hadar, en Éthiopie.

Source : Wikipedia