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lundi 22 mars 2021

Out of Asia

La théorie Out of Asia était une théorie scientifique qui soutenait que les humains modernes sont apparus pour la première fois en Asie. La plupart des anthropologues jusqu'au milieu du 20e siècle ont préféré l'Asie, à l'Afrique, comme continent où les premiers hominidés ont évolué. La théorie récente de l'origine africaine des humains modernes ("Out of Africa") est actuellement soutenue par plus de données.

Histoire

En raison de l'essor de la pensée évolutionniste à la fin du XIXe siècle, la théorie de la sortie d'Asie a gagné de nombreux nouveaux partisans, dont beaucoup pensaient que le chaînon manquant se trouverait en Asie. Des scientifiques comme Ernst Haeckel, Eugene Dubois, Henry Fairfield Osborn et Roy Chapman Andrews pensaient tous que l'Asie était le lieu des événements majeurs de l'évolution.

Ernst Haeckel, le biologiste évolutionniste allemand, croyait que l'Hindustan (Asie du Sud) était le lieu réel où les premiers humains avaient évolué. Haeckel a soutenu que les humains étaient étroitement liés aux primates de l'Asie du Sud-Est et a rejeté l'hypothèse de Darwin sur l'Afrique.

Haeckel a affirmé plus tard que le chaînon manquant se trouvait sur le continent perdu de la Lémurie situé dans l'océan Indien. Il croyait que la Lémurie était la patrie des premiers humains, que l'Asie était la patrie de plusieurs des premiers primates, et donc l'Asie était le berceau de l'évolution des hominidés. Haeckel a également affirmé que la Lémurie reliait l'Asie et l'Afrique, ce qui permettait la migration des humains vers le reste du monde.

Eugène Dubois, un paléoanthropologue néerlandais et partisan de la théorie out of Asia, a découvert les restes squelettiques du premier représentant Homo erectus trouvé à Java en 1891 sur les rives de la rivière Solo, à l'est de Java, en Indonésie. La découverte est devenue plus tard connue sous le nom de l'homme de Java.

Plus tard, la découverte de l'homme de Pékin a convaincu les anthropologues jusqu'aux années 1930 que l'Asie était probablement le berceau de l'espèce humaine. William Boyd Dawkins a écrit que la région tropicale de l'Asie était "le lieu de naissance probable de la race humaine". L'anthropologue britannique Alfred Cort Haddon a écrit : "Il y a des raisons de croire que l'humanité n'est pas originaire d'Afrique, mais que toutes les races principales de ce continent l'ont atteint d'Asie du Sud".

En dehors d'Eugène Dubois, très peu des premiers théoriciens de l'origine humaine se sont rendus en Asie pour voir si leurs idées étaient valables. Cela a changé dans les années 1920 lorsqu'une expédition bien financée a été menée en Asie, appelée The Central Asiatic Expeditions. L'expédition, dirigée par Roy Chapman Andrews, a visité des régions d'Asie centrale, y compris la Chine et la Mongolie, à la recherche des origines de l'humanité.

dimanche 27 décembre 2020

Pithecanthropus robustus

En 1936, le paléoanthropologue allemand Gustav von Koenigswald commença des fouilles sur le site de Sangiran. De 1936 à 1941, il découvrit 6 fossiles d'hominines, Sangiran 1 à 6, datant d'époques différentes et montrant des caractères variés. Les fouilles se sont poursuivies après 1950 et jusqu'à nos jours, impliquant un nombre croissant de chercheurs locaux. Elles ont produit à ce jour plus de 80 fossiles humains, dont la classification demeure pour nombre d'entre eux sujette à débats.

Sangiran 4

En 1937, Gustav von Koenigswald accueillit sur le site de Sangiran le paléoanthropologue allemand Franz Weidenreich, venu de Chine jusqu'en Indonésie pour examiner les premiers fossiles exhumés, Sangiran 1 à 3, dont le crâne Sangiran 2. Ils publièrent divers travaux conjoints sur ces découvertes, les attribuant à l'espèce déjà créée en 1894 par le médecin néerlandais Eugène Dubois, Pithecanthropus erectus à partir de restes fossiles découverts à Trinil, situé également sur l'île de Java. En 1939, les deux scientifiques annoncèrent en commun la découverte d'un nouveau crâne, Sangiran 4, jugé plus robuste que Sangiran 2, et attribué à une nouvelle espèce dénommée Pithecanthropus robustus.

Source : Wikipedia

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mardi 14 avril 2020

Homo erectus est apparu au moins 200.000 ans plus tôt qu'on ne le pensait

On a découvert le plus vieux fossile d'Homo erectus. Il est âgé de 2 millions d'années et il côtoyait alors en Afrique du Sud plusieurs espèces d'Australopithèques.

Les sites des hominidés fossiles d'Afrique du Sud, à proximité de Johannesburg, sont célèbres et connus sous le surnom de « berceau de l'humanité » (Cradle of Humankind en anglais). On y trouve dans des grottes calcaires de nombreux fossiles d'hominines dont les plus connus sont sans doute ceux d'Homo naledi récemment découverts et ceux d'Australopithecus africanus (un jeune cousin des Australopithecus afarensis tels la fameuse Lucy) et qui ont été trouvés en Afrique de l'Est, principalement en Éthiopie, au Kenya et en Tanzanie.

Les recherches dans le berceau de l'humanité se poursuivent et un article publié dans Science par une équipe internationale de paléoanthropologues vient de bouleverser quelque peu l'arbre généalogique de l'Humanité tout en tendant à confirmer que le genre Homo est bien né en Afrique. On peut en effet se poser la question car c'est en Indonésie, en 1891 précisément, que le géologue et anatomiste Eugène Dubois a fait la découverte des premiers fossiles d'Homo erectus, le premier hominine à se dresser sur ses jambes comme l'Homme moderne, ou peu s'en faut, à utiliser le feu -- mais pas le premier à utiliser des outils. Les plus vieux fossiles d'Homo erectus avaient toutefois été trouvés à Dmanisi, en Georgie, et étaient âgés d'environ 1,8 million d'années alors que ceux Australopithecus africanus ont des âges compris entre 2 et 3,5 millions d'années.

Les chercheurs, venant d'universités en Australie, Afrique du Sud, Italie et États-Unis, ont en effet daté un ensemble de 150 fragments appartenant à un crâne d'Homo erectus découvert au cours de cinq années de fouilles sur le site connu sous le nom de carrière principale de Drimolen. Ils appartenaient à un Homo erectus âgé d'environ 2 à 3 ans au moment de sa mort survenue il y a 2 millions d'années environ. La trouvaille a été baptisée « Simon », du prénom d'un technicien, Simon Mokobane, hélas décédé en 2018, et qui a beaucoup contribué au succès des fouilles ; plus prosaïquement, les paléontologues le désignent sous le terme DNH 134.

Trois espèces d'hominines confrontées à un changement climatique

C'est à ce jour le plus vieux fossile d'Homo erectus découvert et c'est en Afrique. Le site de Drimolen contient également des restes de Paranthropus robustus, encore appelé Australopithecus robustus, ce qui veut dire qu'au moins trois hominines (rappelons que ce terme regroupe les représentants du genre Homo et du genre Australopithecus) se côtoyaient en Afrique du Sud il y a deux millions d'années.

Pour Justin Adams, de l'Université Monash, l'un des auteurs de l'article publié dans Science, cette constatation soulève des questions intrigantes sur la façon dont ces trois espèces ont vécu et survécu dans le même environnement à la même époque. Il explique ainsi que « l'une des questions qui nous intéresse est de savoir quel rôle les changements d'habitats, de ressources et les adaptations biologiques uniques des premiers Homo erectus ont pu jouer dans l'extinction d'Australopithecus sediba en Afrique du Sud. Des tendances similaires sont également observées chez d'autres espèces de mammifères au même moment. Par exemple, il y a plus d'une espèce de tigre à dents de sabre, Dinofelis, sur le site - dont l'une s'est éteinte après deux millions d'années. Nos données renforcent le fait que l'Afrique du Sud représentait un mélange vraiment unique de lignées évolutives, une communauté mixte d'espèces de mammifères anciens et modernes qui évoluait à mesure que les climats et les écosystèmes changeaient ».

Les chercheurs se demandent aussi finalement, avec cette découverte, si Australopithecus sediba pouvait vraiment être l'ancêtre d'Homo erectus comme il a été récemment proposé.

Ce qu'il faut retenir

Homo erectus est le premier hominine à se dresser sur ses jambes comme l’Homme moderne, ou peu s’en faut, et à utiliser le feu mais il n'est pas le premier à utiliser des outils.
La découverte de ses plus vieux restes connus à ce jour, âgés de 2 millions d'années, tend bien à confirmer qu'il est né en Afrique et qu'il la quittera pour aller coloniser le reste de la planète jusqu'en Indonésie.
Ces restes prouvent également qu'il côtoyait en Afrique du Sud au moins trois espèces d'Australopithèques dans le fameux « berceau de l'humanité » (Cradle of Humankind en anglais).

samedi 15 février 2020

Homo erectus

Homo erectus est une espèce éteinte du genre Homo, qui aurait vécu en Asie entre environ 1 million d'années et 140 000 ans, et probablement 110 000 ans avant le présent. Avant les années 2000, le taxon incluait également des fossiles africains, aujourd’hui attribués par la majorité des chercheurs à Homo ergaster, bien que d'autres préfèrent rester fidèles à l'ancienne appellation.

Homo erectus signifie littéralement « homme dressé, droit » en latin : ce nom binominal d'espèce est un héritage historique lié à la description du fossile de Pithecanthropus erectus par Eugène Dubois en 1894. Il s'agissait alors de la plus ancienne forme bipède connue d'hominine, mais elle a été supplantée dès 1924 par la découverte du premier Australopithèque en Afrique du Sud.

Historique

Homo erectus est né du regroupement d'un certain nombre de variantes régionales qui avaient été considérées comme des espèces distinctes à l'origine, dont le Pithécanthrope (Java) et le Sinanthrope (Chine). Ces différentes formes ont été réattribuées au genre Homo et regroupées sous la dénomination d'Homo erectus dans les années 1960.

Principaux fossiles attribués à l'espèce

Depuis les années 2000, la majorité des paléoanthropologues considèrent qu'il faut limiter l'aire de répartition géographique de l'espèce Homo erectus à l'Asie, là où ont été mis au jour les spécimens-types. En effet, le tout premier fossile de cette espèce a été découvert sur le site de Trinil (ile de Java, Indonésie) en 1891 par Eugène Dubois.

À ce jour, seules l'Indonésie et la Chine ont livré des fossiles attribués consensuellement à Homo erectus.

Caractéristiques physiques

Homo erectus est une espèce plus robuste qu'Homo sapiens. Son squelette post-crânien est constitué d'os plus volumineux et les os de son crâne sont plus épais.

Les principales caractéristiques physiques d'Homo erectus sont une mâchoire puissante, un prognathisme marqué, un front assez bas, un menton absent, un chignon occipital, un bourrelet supra-orbitaire sous forme de torus continu, une constriction post-orbitaire fréquente en vue supérieure, une carène sagittale plus ou moins marquée et un crâne en forme de tente en vue postérieure (non-développement des bosses pariétales).

Il mesurait entre 1,50 et 1,65 m, pesait entre 45 et 55 kg et avait une capacité crânienne de 900 à 1 200 cm3.

Sa fiche sur Wikipedia

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Zone géographique : Afrique, puis Asie

Période : De 1,85 million d'années à 108.000 ans.

Caractéristiques : L'espèce, d'une longévité exceptionnelle, est la première qui connaît une expansion transcontinentale. Le plus vieux fossile d'Homo erectus est daté de 1,7 million d'années, et des traces de sa présence en Afrique sont vieilles de 1,85 million d'années. Depuis les années 2000, les fossiles africains sont regroupés sous l'appellation d'Homo ergaster. Le débat scientifique est d'ailleurs assez vif pour savoir comment lier ces deux groupes. Il était sans doute présent en Europe sous une forme légèrement différente, appelée Homo antecessor.

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Quand ?
C'est sous ce nom d'emprunt qu'Homo ergaster colonise le continent eurasiatique entre - 2 et - 0,14 million d'années.

Spécificité ?
Ce petit costaud aux os épais invente le biface (pierre subtilement taillée) et vit en campement.

Régime ?
Surtout végétarien, il se régale aussi de charognes et du produit de sa chasse.

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Age : de 1,9 à 0.1 millions d'années
Taille : 1,50 à 1,65 m
Poids : 45 à 55 kg
Localisation : Asie, Afrique, Europe
Habitat : Savanes, forêts
Feux : maîtrisés
Outils : fabriqués

Sa fiche sur Hominidés.com

jeudi 19 décembre 2019

On sait désormais quand les derniers Homo erectus ont disparu

Présentées jeudi dans «Nature», de nouvelles datations de restes de l’homme de Java, découverts sur l’île indonésienne dans les années 30, suggèrent que les derniers spécimens de ce vieil hominine n'ont pas survécu au-delà de 108 000 ans - même si c'est bien plus tard qu'on ne le pensait.

Qu’il est loin le temps du pithécanthrope ! Lorsque en 1891 furent découverts en Indonésie par l’anatomiste néerlandais Eugène Dubois les premiers restes de celui que l’on n’appelait pas encore Homo erectus, l’«homme-singe» de Java fut, en effet, envisagé comme le «chaînon manquant» entre le singe et nous. Et ce, jusqu’aux années 60, décennie à partir de laquelle les découvertes paléoanthropologiques ont vite balayé cette hypothèse. Désormais, on sait, entre autres, que ce petit chasseur-cueilleur d’1,60 m de haut à tout casser a peuplé l’Asie (la Chine et l’Indonésie notamment) pendant 1 voire 1,5 million d’années environ ; que cet hominine au prognathisme prononcé a aussi confectionné une panoplie d’outils en pierre – moins sophistiqués que ceux de Néandertal ou de Sapiens toutefois ; et surtout, qu’il a appris à maîtriser le feu il y a un peu plus de 400 000 ans.

En revanche, sa disparition au paléolithique moyen est, elle, loin d’avoir été élucidée par les scientifiques. Déjà parce qu’étude après étude, les datations des fossiles les plus récents – en particulier douze crânes et deux tibias exhumés dans les années 30 sur les bords du fleuve Solo, à Ngandong – fluctuent entre 500 000, 143 000 et 27 000 ans d’âge ; ensuite, parce que les causes de l’extinction d’Homo erectus restent à ce jour spéculatives. Mais c’était sans compter sur de nouvelles datations, publiées jeudi dans la dernière livraison de Nature, et qui donnent un âge définitif à ces restes indonésiens compris entre 117 000 et 108 000 ans. «Ngandong est le site d’occupation le plus récent connu concernant Homo erectus, explique à ce propos le grand paléoanthropologue américain Russell Ciochon, l’un des auteurs de l’article. Donc le dater, c’est obtenir des renseignements quant à l’extinction d’un de nos ancêtres directs.»

Redonner un contexte aux fossiles

Pour parvenir à ces résultats, l’équipe de scientifiques, emmenée par ce professeur de l’université de l’Iowa et la géochronologue australienne Kira Westaway, a dû longuement se creuser les méninges et combiner au moins cinq méthodes d’analyse (thermoluminescence, radiométrique, concentration en argon…) pour dater le dépôt d’ossements, ainsi que les sédiments antérieurs et postérieurs. «La clé de notre approche, c’était être capable de dater les sédiments dans lesquels se trouvaient les fossiles, complète la chercheuse à qui on doit aussi, avec d’autres, la découverte de l’homme de Florès en 2004 dans l’archipel. Pour cela, il fallait alors identifier leur place dans le paysage et déterminer l’âge des terrasses alluviales plus anciennes et plus récentes.» Sans oublier l’étude de nouveaux fossiles animaux (des dents de bovidés préhistoriques principalement) et autres indices exhumés lors de fouilles récentes.

Convainquant ? «C’est un travail de géochronologie très robuste qui redonne un contexte clair à des fossiles trouvés "hors contexte" et le plus souvent par hasard, juge la paléoanthropologue Amélie Vialet, rattachée du musée de l’Homme. Mais ce n’est pas très surprenant car certains travaux antérieurs s’approchaient déjà de cette date.» Un avis partagé par le géochronologue Christophe Falguères, directeur de recherches au CNRS et fin connaisseur du terrain javanais – et des fossiles de Ngandong qu’il a étudiés – depuis vingt-cinq ans. «C’est une analyse extrêmement complète et à la suite de fouilles, donc ça me plaît, estime le scientifique du musée de l’Homme. Et puis ce sont des chercheurs sérieux : ils ont appliqué toutes les méthodes possibles sur les différentes terrasses. C’est la bonne approche d’autant qu’en Indonésie, la datation est particulièrement difficile : les ossements s’altèrent plus facilement à cause de la température ou de l’humidité.»

Humanité buissonnante

Voilà pour la méthode. Mais les conclusions suggérées par cette nouvelle borne temporelle pour Homo erectus se révèlent tout aussi croustillantes. D’abord, parce que les nouvelles dates attribuées à ces fossiles récents chevauchent celles de l’avant-dernière période interglaciaire, il y a 130 000 à 115 000 ans, soit une période de bouleversements climatiques et environnementaux peut-être fatale à cette population d’«hommes dressés», selon Kira Westaway. Ensuite, parce qu’elles confirment une nouvelle fois l’incroyable diversité d’humanités au paléolithique moyen qui ont pu se côtoyer. «Cela rend possible l’idée qu’il y a eu des interactions et du métissage entre ces Homo erectus de Ngandong et d’autres hominines comme les Dénisoviens, du nom de la grotte russe où on les a découverts, souligne la géochronologue de l’université de Macquarie à Sydney. Car l’on suspecte que cette espèce humaine a erré jusqu’en Asie du Sud-Est, mais cela encore doit être prouvé et c’est excitant.»

«L’aspect buissonnant de la lignée humaine que je bassine à mes étudiants est confirmé, se réjouit pour sa part Dominique Grimaud-Hervé, autre paléoanthropologue spécialiste des peuplements en Asie du Sud-Est. On a désormais des Homo sapiens à 200 000 ans en Afrique, mais aussi des Néandertaliens et des Denisoviens ainsi que des Homo erectus jusqu’à 100 000 ans en Eurasie. Tous ces groupes ont donc vécu de façon contemporaine dans des aires géographiques différentes.» Des espèces auxquelles il faut rajouter Homo floresiensis, le tout petit homme de l’île de Florès, et Homo luzonensis, découverts il y a peu aux Philippines. Des descendants insulaires et tout aussi contemporains des derniers Homo erectus ?

Source : Libération du 18/12/2019

lundi 18 octobre 2010

Histoire des découvertes

L'Homme ne sait que depuis un siècle et demi qu'il a une histoire, ce qui à l'échelle même de cette histoire représente une période très brève. Toumai (Sahelanthropus tchadensis), découvert en 2001 en Afrique centrale, est actuellement le plus lointain de nos ancêtres connus ; il a 7 millions d'années.

Première période de découvertes

Au début du XIXe siècle, l'Ancien testament est l'ouvrage de référence qui décrit l'histoire de l'Homme sur la Terre. Il est alors lu littéralement, et pour une très grande majorité l'aventure humaine est avant tout céleste, dans son origine comme dans son évolution. En l'espace d'un demi-siècle, l'association de la théorie de l'évolution de Charles Darwin et de découvertes allant dans son sens vont progressivement modifier cette vision que l'Homme a de lui, l'amenant à considérer les écrits bibliques comme plus allégoriques, et le poussant surtout à concevoir le fait qu'il a bel et bien un passé terrestre, qui est peut-être beaucoup plus étendu dans le temps que ce qui aurait pu être imaginé.

En 1836, Philippe-Charles Schmerling, médecin belge, découvre à Engis plusieurs ossements fossiles, dont un crâne humain qui sera bien plus tard identifié comme celui d'un enfant néandertalien. Mais il est à l'époque encore trop tôt pour admettre l'existence passée d'une autre espèce humaine. En 1848, un crâne d'adulte, beaucoup plus caractéristique, sera découvert à Gibraltar ; il subira le même sort que son ami belge.

En 1856, dans une carrière de la vallée allemande de Neander, des ouvriers mettent au jour des ossements et un fragment de crâne qu'ils remettent à Johann Carl Fuhlrott, un passionné d'histoire naturelle. Celui-ci remarque immédiatement la particularité de ces ossements qui, bien qu'étant visiblement différents de ceux d'un homme actuel, en possèdent tout de même certaines caractéristiques. Mais là encore, on ne va pas admettre immédiatement la parenté de l'hominidé auquel a appartenu ce crâne avec notre espèce. Le nom du lieu de la découverte va pourtant devenir célèbre, après que dans les années suivantes, les découvertes d'ossements de ce genre se sont multipliées. L'espèce Homo neanderthalensis est décrite en 1864 et il s'agit du premier hominidé fossile identifié. Les autres découvertes anciennes concernent à la fois des fossiles d'Homo sapiens (Cro-Magnon en 1868) et d'Homme de Néandertal, dont les squelettes de la Grotte de Spy en 1886 et de la Chapelle-aux-Saints en 1908.

En 1859, première date cruciale pour la théorie de l'évolution, Charles Darwin publie L'Origine des espèces. Suite aux théories énoncées dans cet ouvrage, le biologiste et philosophe allemand Ernst Haeckel proposa un arbre généalogique théorique de l’homme dans lequel il fait apparaître un « chaînon manquant », un être intermédiaire entre le singe et l’homme. Dans son ouvrage L’histoire de la création naturelle paru en 1868, il nomma cette créature hypothétique Pithecanthropus alalus. Le nom de genre est formé à partir des racines grecques πίθηκος, píthēkos, « singe » et ἄνθρωπος, anthropos, « homme ». Le nom d’espèce est formé sur le préfixe privatif « a- » et le λαλέω / laleô, « parler » : l’absence de langage articulé était en effet considérée comme l’une des caractéristiques nécessaires du Pithécanthrope.

Cette théorie entrainera à son tour l'anatomiste néerlandais Eugène Dubois dans des expéditions vers la Malaisie et l'Indonésie. À partir de 1891, ce dernier découvrira sur l'île de Java des ossements fossiles ayant appartenu à ce fameux Pithecanthropus. Il définit alors l'espèce Pithecanthropus erectus, unfémur mis au jour appartenant incontestablement à un être bipède.

En 1921, le géologue suédois Johan Gunnar Andersson (en) découvre à Zhoukoudian en Chine, près de Pékin, des fossiles que le professeur canadien Davidson Black décrit en 1927 comme appartenant à une nouvelle espèce contemporaine de Pithecanthropus erectus, le Sinanthrope. Pierre Teilhard de Chardin découvre par la suite, au même endroit, un nombre impressionnant de restes d'hominines du même type, qui seront cependant perdus pendant la Deuxième Guerre mondiale, alors qu'ils sont en route pour l'Amérique.

Aujourd'hui, le Sinanthrope et le Pithécanthrope sont regroupés au sein de l'espèce Homo erectus, cantonnée à l'Asie selon certains paléoanthropologues.

En 1871, Darwin publie La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe, ouvrage dans lequel il avance que, dans la nature actuelle, les chimpanzés et les gorilles sont les plus proches de l'espèce humaine et qu'un jour, on trouvera des ancêtres communs aux deux et qui seront africains. paléoanthropologie.

En 1912, on annonce la découverte sensationnelle en Angleterre, à Piltdown, d'un crâne d'homme qui a toutes les caractéristiques de l'homme actuel, excepté une mâchoire primitive. On voit en ce fossile le « chaînon manquant » tant recherché entre le singe et l'Homme. Il a 600 000 ans environ ; il est alors décrit comme le véritable ancêtre de l'Homme moderne, au détriment de l'Homme de Néandertal. Il faudra attendre 1953 pour que l'on démontre que l'homme de Piltdown est une supercherie.

Deuxième période de découvertes

En 1924, Raymond Dart découvre le fossile de l'enfant de Taung en Afrique du Sud ; c'est le premier australopithèque connu. Mais à ce moment-là, l'homme de Piltdown est considéré comme l'ancêtre de l'homme et faire accepter à la communauté que l'enfant de Taung, âgé de plus de 2 millions d'années, africain de surcroît, est le véritable ancêtre n'est pas chose facile. Dart va se battre jusqu'en 1953, date à laquelle les restes de Piltdown sont analysés plus précisément, et où est révélée la supercherie. On découvrira dans les années suivantes d'autres australopithèques en Afrique du Sud.

En 1959, Louis et Mary Leakey trouvent le premier australopithèque robuste en Afrique centrale. Ils créent l'espèce Australopithecus boisei, datant d'1,75 millions d'années.

En 1967, Wilson et Sykes, biologistes moléculaires, affirment qu'entre les bonobos, espèce de chimpanzé, et l'Homme, il n'y a pas plus de 2 % d'écart au niveau génétique. La prévision de Darwin de 1871 est alors en partie vérifiée. Ils évaluent la date de la dichotomie entre le chimpanzé et l'Homme aux alentours de 3 millions d'années ; il y a 3 millions d'années aurait vécu un ancêtre commun au singe et à l'Homme, qui aurait donné naissance à ces deux branches.

En 1974, Lucy (Australopithecus afarensis) est découverte, toujours en Afrique orientale ; elle a 3,2 millions d'années et bouscule les prévisions. Yves Coppens popularise l'East Side Story quelques années plus tard, théorie qui localise le berceau de l'humanité à l'est du Grand rift africain. Depuis ces découvertes, les biologistes ont réévalué l'époque de la dichotomie et estiment qu'elle pourrait avoir eu lieu il y a 6,3 Ma. Selon Michel Brunet, dont l'équipe a mis au jour Toumaï, la séparation entre l'Homme et le singe à partir de l'ancêtre commun aurait eu lieu aux alentours de 8 Ma, ce qui reste une hypothèse à vérifier.

En 1982, David Pilbeam découvre une face d'hominoïde au Pakistan datant d'environ 10 Ma ; elle est attribuée à une nouvelle espèce de primates, le Ramapithecus ; ce fossile est aujourd'hui considéré comme la femelle d'une espèce déjà connue, le Sivapithecus, espèce apparentée à l'orang-outan actuel.

En 1995, un fragment de mandibule d'un individu surnommé Abel (Australopithecus bahrelghazali) est retrouvé au Tchad ; le fossile date de 3,5 à 3 Ma et est plus ou moins contemporain de Lucy. Le sensationnel de cette découverte réside dans le fait qu'Abel est situé à 2500 km à l'ouest du Grand Rift, en Afrique centrale, ce qui remet en question la théorie de l'East Side Story.

En 2000, Orrorin tugenensis est retrouvé au Kenya ; il a 6 Ma.

En 2001, Ardipithecus kadabba (5,8 à 5,2 Ma) et Toumaï (Sahelanthropus tchadensis, 7 Ma) sont découverts, respectivement en Éthiopie et au Tchad.

Ces trois derniers hominidés du Miocène supérieur découverts récemment suscitent encore de nombreux débats, en particulier concernant leur éventuelle appartenance à la sous-tribu des hominines.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Paléoanthropologie de Wikipédia en français (auteurs)

vendredi 23 avril 2010

L'homme à la conquête de l'Asie

1 - L'homme à la conquête de l'Asie

La lignée humaine a ses racines en Afrique, qu’il s’agisse des fossiles les plus anciens qui lui sont rattachés dès le Pliocène, ou de l’émergence de notre espèce sapiens qui a conquis si rapidement, au cours du Pléistocène supérieur, la quasi-totalité de l’Eurasie avant de s’étendre à l’Amérique puis de coloniser les îles du Pacifique.

Une grande partie des recherches en Préhistoire se concentre sur l’histoire des vagues successives de peuplement de l’Ancien Monde hors d’Afrique. La plus ancienne qui soit aujourd’hui documentée remonte à environ 1,8 million d’années. Dès cette époque, l’Homme a fait preuve d’une étonnante capacité d’adaptation à des milieux qui ont connu de perpétuels changements au gré des variations climatiques qui caractérisent la période Quaternaire.

C’est dans ce formidable laboratoire d’étude de la biodiversité et de la paléobiodiversité que représentent les archipels d’Asie du sud-est que, depuis la fin du dix-neuvième siècle, les chercheurs suivent les traces des premiers hominidés devenus insulaires…

mercredi 21 avril 2010

Les grandes découvertes de fossiles de nos ancêtres

1856
En Allemagne, dans la vallée de Neander, mise à jour d'ossements... c'est bien sûr le premier homme de néanderthal !

1891
C'est le Néerlandais Eugène Dubois qui découvre le pithécanthrope de Java.
Il est aujourd'hui classé dans l'espèce Homo erectus.

1924
En Afrique du sud, Raymond Dart paléontologue découvre le premier australopithèque : l'enfant de Taung.

1955
Encore des autralopithèques... mais d'Odulvai... découverts en Tanzanie par Louis Leakey.

1974
Yves Coppens et Maurice Taieb découvrent la fameuse Lucy, une australopthèque afarensis, en Afrique dans la région de l'Afar.

1991
Découverte d'Homo rudolfensis au Malawi.

1992
C'est Ardipithecus ramidis qui est trouvé (ardi signifiant «sol» et ramid, «racine» dans la langue de la population afar)

1995
Découverte d'Australopithecus anamensis au Kenya par Meave Leakey.
Abel, Australopithecus bahrelghazali est découvert au Kenya par Michel Brunet.

2000
En Géorgie, à Dmanissi, découverte de Geogicus, le premier européen par Davis Lordkipanidzé et Léo Gabounia.

Découverte d'Orrorin Tugenensis par Brigitte Senut. Surnommé Millenium ancestor.

2001
Meave Leakey découvre Kenyanthropus playtops au Kenya

2002
Toumaï (Sahelanthropus tchadensis) fait une entrée remarquée chez les hominidés... C'est Michel Brunet qui a fait cette découverte controversée.

2004
Découverte d'un nouvel hominidé sur l'île de Flores (Indonésie) : Homo floresiensis

Source : Hominidés.com

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Histoire
L'Homme ne sait que depuis un siècle et demi qu'il a une histoire, ce qui à l'échelle même de cette histoire représente une période très brève. Toumai (Sahelanthropus tchadensis), découvert en 2001 en Afrique centrale, est actuellement le plus lointain de nos ancêtres connus ; il a 7 millions d'années.

Première période de découvertes
Au début du XIXe siècle, l'Ancien testament est l'ouvrage de référence qui décrit l'histoire de l'Homme sur la Terre. Il est alors lu littéralement, et pour une très grande majorité l'aventure humaine est avant tout céleste, dans son origine comme dans son évolution. En l'espace d'un demi-siècle, l'association de la théorie de l'évolution de Charles Darwin et de découvertes allant dans son sens vont progressivement modifier cette vision que l'Homme a de lui, l'amenant à considérer les écrits bibliques comme plus allégoriques, et le poussant surtout à concevoir le fait qu'il a bel et bien un passé terrestre, qui est peut-être beaucoup plus étendu dans le temps que ce qui aurait pu être imaginé.

En 1836, Philippe-Charles Schmerling, médecin belge, découvre à Engis plusieurs ossements fossiles, dont un crâne humain qui sera bien plus tard identifié comme celui d'un enfant néandertalien. Mais il est à l'époque encore trop tôt pour admettre l'existence passée d'une autre espèce humaine. En 1848, un crâne d'adulte, beaucoup plus caractéristique, sera découvert à Gibraltar ; il subira le même sort que son ami belge.

En 1856, dans une carrière de la vallée allemande de Neander, des ouvriers mettent au jour des ossements et un fragment de crâne qu'ils remettent à Johann Carl Fuhlrott, un passionné d'histoire naturelle. Celui-ci remarque immédiatement la particularité de ces ossements qui, bien qu'étant visiblement différents de ceux d'un homme actuel, en possèdent tout de même certaines caractéristiques. Mais là encore, on ne va pas admettre immédiatement la parenté de l'hominidé auquel a appartenu ce crâne avec notre espèce. Le nom du lieu de la découverte va pourtant devenir célèbre, après que dans les années suivantes, les découvertes d'ossements de ce genre se sont multipliées. L'espèce Homo neanderthalensis est décrite en 1864 et il s'agit du premier hominidé fossile identifié. Les autres découvertes anciennes concernent à la fois des fossiles d'Homo sapiens (Cro-Magnon en 1868) et d'Homme de Néandertal, dont les squelettes de la Grotte de Spy en 1886 et de la Chapelle-aux-Saints en 1908.

En 1859, première date cruciale pour la théorie de l'évolution, Charles Darwin publie L'Origine des espèces. Suite aux théories énoncées dans cet ouvrage, le biologiste et philosophe allemand Ernst Haeckel proposa un arbre généalogique théorique de l’homme dans lequel il fait apparaître un « chaînon manquant », un être intermédiaire entre le singe et l’homme. Dans son ouvrage L’histoire de la création naturelle paru en 1868, il nomma cette créature hypothétique Pithecanthropus alalus. Le nom de genre est formé à partir des racines grecques πίθηκος, píthēkos, « singe » et ἄνθρωπος, anthropos, « homme ». Le nom d’espèce est formé sur le préfixe privatif « a- » et le λαλέω / laleô, « parler » : l’absence de langage articulé était en effet considérée comme l’une des caractéristiques nécessaires du Pithécanthrope.

Cette théorie entrainera à son tour l'anatomiste néerlandais Eugène Dubois dans des expéditions vers la Malaisie et l'Indonésie. À partir de 1891, ce dernier découvrira sur l'île de Java des ossements fossiles ayant appartenu à ce fameux Pithecanthropus. Il définit alors l'espèce Pithecanthropus erectus, unfémur mis au jour appartenant incontestablement à un être bipède.

En 1921, le géologue suédois Johan Gunnar Andersson découvre à Zhoukoudian en Chine, près de Pékin, des fossiles que le professeur canadien Davidson Black décrit en 1927 comme appartenant à une nouvelle espèce contemporaine de Pithecanthropus erectus, le Sinanthrope. Pierre Teilhard de Chardin découvre par la suite, au même endroit, un nombre impressionnant de restes d'hominines du même type, qui seront cependant perdus pendant la Deuxième Guerre mondiale, alors qu'ils sont en route pour l'Amérique.

Aujourd'hui, le Sinanthrope et le Pithécanthrope sont regroupés au sein de l'espèce Homo erectus, cantonnée à l'Asie selon certains paléoanthropologues.

En 1871, Darwin publie La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe, ouvrage dans lequel il avance que, dans la nature actuelle, les chimpanzés et les gorilles sont les plus proches de l'espèce humaine et qu'un jour, on trouvera des ancêtres communs aux deux et qui seront africains. paléoanthropologie.

En 1912, on annonce la découverte sensationnelle en Angleterre, à Piltdown, d'un crâne d'homme qui a toutes les caractéristiques de l'homme actuel, excepté une mâchoire primitive. On voit en ce fossile le « chaînon manquant » tant recherché entre le singe et l'Homme. Il a 600 000 ans environ ; il est alors décrit comme le véritable ancêtre de l'Homme moderne, au détriment de l'Homme de Néandertal. Il faudra attendre 1953 pour que l'on démontre que l'homme de Piltdown est une supercherie.

Deuxième période de découvertes
En 1924, Raymond Dart découvre le fossile de l'enfant de Taung en Afrique du Sud ; c'est le premier australopithèque connu. Mais à ce moment-là, l'homme de Piltdown est considéré comme l'ancêtre de l'homme et faire accepter à la communauté que l'enfant de Taung, âgé de plus de 2 millions d'années, africain de surcroît, est le véritable ancêtre n'est pas chose facile. Dart va se battre jusqu'en 1953, date à laquelle les restes de Piltdown sont analysés plus précisément, et où est révélée la supercherie. On découvrira dans les années suivantes d'autres australopithèques en Afrique du Sud.

En 1959, Louis et Mary Leakey trouvent le premier australopithèque robuste en Afrique centrale. Ils créent l'espèce Australopithecus boisei, datant d'1,75 millions d'années.

En 1967, Wilson et Sykes, biologistes moléculaires, affirment qu'entre les bonobos, espèce de chimpanzé, et l'Homme, il n'y a pas plus de 2 % d'écart au niveau génétique. La prévision de Darwin de 1871 est alors en partie vérifiée. Ils évaluent la date de la dichotomie entre le chimpanzé et l'Homme aux alentours de 3 millions d'années ; il y a 3 millions d'années aurait vécu un ancêtre commun au singe et à l'Homme, qui aurait donné naissance à ces deux branches.

En 1974, Lucy (Australopithecus afarensis) est découverte, toujours en Afrique orientale ; elle a 3,2 millions d'années et bouscule les prévisions. Yves Coppens popularise l'East Side Story quelques années plus tard, théorie qui localise le berceau de l'humanité à l'est du Grand rift africain. Depuis ces découvertes, les biologistes ont réévalué l'époque de la dichotomie et estiment qu'elle pourrait avoir eu lieu il y a 6,3 Ma. Selon Michel Brunet, dont l'équipe a mis au jour Toumaï, la séparation entre l'Homme et le singe à partir de l'ancêtre commun aurait eu lieu aux alentours de 8 Ma, ce qui reste une hypothèse à vérifier.

En 1982, David Pilbeam découvre une face d'hominoïde au Pakistan datant d'environ 10 Ma ; elle est attribuée à une nouvelle espèce de primates, le Ramapithecus ; ce fossile est aujourd'hui considéré comme la femelle d'une espèce déjà connue, le Sivapithecus, espèce apparentée à l'orang-outan actuel.

En 1995, un fragment de mandibule d'un individu surnommé Abel (Australopithecus bahrelghazali) est retrouvé au Tchad ; le fossile date de 3,5 à 3 Ma et est plus ou moins contemporain de Lucy. Le sensationnel de cette découverte réside dans le fait qu'Abel est situé à 2500 km à l'ouest du Grand Rift, en Afrique centrale, ce qui remet en question la théorie de l'East Side Story.

En 2000, Orrorin tugenensis est retrouvé au Kenya ; il a 6 Ma.

En 2001, Ardipithecus kadabba (5,8 à 5,2 Ma) et Toumaï (Sahelanthropus tchadensis, 7Ma) sont découverts, respectivement en Éthiopie et au Tchad.

Ces trois derniers hominidés du Miocène supérieur découverts récemment suscitent encore de nombreux débats, en particulier concernant leur éventuelle appartenance à la sous-tribu des hominines.

Source : Wikipedia

vendredi 19 février 2010

Eugène Dubois

Marie Eugène François Thomas Dubois (né à Eijsden le 28 janvier 1858 et décédé le 16 décembre 1940) est un anatomiste néerlandais qui s’est acquis une gloire mondiale en découvrant pour la première fois hors d’Europe des restes d’hominidés fossiles. Il utilise les ossements qu'il découvre sur l’île indonésienne de Java à partir de 1891 pour définir le Pithécanthrope, aujourd'hui considéré comme un représentant de l'espèce Homo erectus.

Source : Wikipedia

jeudi 14 janvier 2010

Homo erectus

Homo erectus est une espèce éteinte du genre Homo, qui aurait vécu en Asie entre environ 1 million d'années et 140 000 ans, et probablement 110 000 ans avant le présent. Avant les années 2000, le taxon incluait également des fossiles africains, aujourd’hui attribués par la majorité des chercheurs à Homo ergaster, bien que d'autres préfèrent rester fidèles à l'ancienne appellation.

Homo erectus signifie littéralement « homme dressé, droit » en latin : ce nom binominal d'espèce est un héritage historique lié à la description du fossile de Pithecanthropus erectus par Eugène Dubois en 1894. Il s'agissait alors de la plus ancienne forme bipède connue d'hominine, mais elle a été supplantée dès 1924 par la découverte du premier Australopithèque en Afrique du Sud.

Principaux fossiles attribués à l'espèce

Depuis les années 2000, la majorité des paléoanthropologues considèrent qu'il faut limiter l'aire de répartition géographique de l'espèce Homo erectus à l'Asie, là où ont été mis au jour les spécimens-types. En effet, le tout premier fossile de cette espèce a été découvert sur le site de Trinil (ile de Java, Indonésie) en 1891 par Eugène Dubois.

À ce jour, seules l'Indonésie et la Chine ont livré des fossiles attribués consensuellement à Homo erectus.

Source : Wikipedia

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De taille proche de l'homme actuel, il a une capacité crânienne entre 775 et 1250 cm3 et une dentition puissante de morphologie humaine. Il vécu en Afrique orientale il y a 1,57 millions d'années avant notre ère.

Source : Lexique du CNRS

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Age : de 1,7 à 0.5 millions d'années
Taille : 1,50 à 1,65 m
Poids : 45 à 55 kg
Localisation : Asie, Afrique, Europe
Habitat : Savanes, forêts
Feux : maîtrisés
Outils : fabriqués


Sa fiche sur Hominidés.com

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1,8-0,03 MA.
Une calotte crânienne (Trinil 2) ; Sangiran 4 et 17, Mojokerto, Zhoukoudian, OH 9, Bouri, Tighennif.
Asie et Afrique, peut-être Géorgie.
Conquérant et maître de l’Asie, erectus aurait vécu à Java jusqu’à il y a moins de 50 000 ans.

mardi 1 septembre 1992

Enfant de Mojokerto

L'enfant de Mojokerto, également appelé Mojokerto 1 et Perning 1, est un Homo erectus immature connu par son crâne fossilisé découvert près de Mojokerto (Java oriental, Indonésie) et daté de 1,4 million d'années environ. Ce fossile a suscité interrogations et débats concernant le genre auquel il appartient et, surtout, au sujet de l'âge de l'enfant au moment de son décès, et de la datation du crâne.

Il s'agit de l'unique fossile disponible d'un très jeune enfant Homo erectus, ce qui contribue à accroître sa valeur d'un point de vue scientifique.

La découverte du crâne en 1936 est attribuée à Ralph von Koenigswald ; un Indonésien nommé Andojo (parfois appelé Tjokrohandojo ou Andoyo) qui participait à des fouilles paléontologiques à l'est de Java au sein d'une équipe dirigée par Ralph von Koenigswald l'a trouvé et montré à R. von Koenigswald.

La découverte du crâne en 1936 est attribuée à Ralph von Koenigswald ; un Indonésien nommé Andojo (parfois appelé Tjokrohandojo ou Andoyo) qui participait à des fouilles paléontologiques à l'est de Java au sein d'une équipe dirigée par Ralph von Koenigswald l'a trouvé et montré à R. von Koenigswald.

Genre

Ralph von Koenigswald a nommé le fossile Pithecanthropus modjokertensis (d'après la ville voisine de Mojokerto, autrefois translittérée "Modjokerto"). Eugène Dubois, qui avait découvert l'homme de Java dans les années 1890 et l'avait nommé Pithecanthropus erectus (Pithecanthropus signifiant "homme-singe"), exprima son désaccord. Von Koenigswald rebaptisa Homo modjokertensis son fossile qui a finalement été classé comme Homo erectus tout comme l'Homme de Java et les nombreux fossiles d'hominines que von Koenigswald et d'autres ont trouvés à Sangiran.

Les deux noms de catalogue du fossile, "Mojokerto 1", et "Perning 1", renvoient à la ville de Mojokerto, située à 9,7 km au sud-ouest du site, et au village de Perning, situé à 3,5 km au sud du site.

Source : Wikipedia

vendredi 1 mars 1985

Homme de Java

L'Homme de Java est le nom donné à un ensemble de fossiles appartenant à l'espèce Homo erectus, découverts à Trinil, au bord du fleuve Solo (12 km à l'ouest de Ngawi), dans la province de Java oriental. Les premiers vestiges fossiles ont été découverts en 1891 et 1892 par le médecin et anatomiste néerlandais Eugène Dubois. Ils lui ont permis de définir en 1894 l'espèce Pithecanthropus erectus, renommée dans les années 1960 Homo erectus. D'autres fossiles ont été mis au jour par la suite à Trinil, en 1898 et 1900, puis en 1978. L'attribution de certains d'entre eux à l'espèce Homo erectus est discutée. Selon la dernière étude de datation publiée en 2014, la couche géologique des fossiles de 1891 serait datée d'environ 500 000 ans.

Source : Wikipedia

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L'homme de Java (Homo erectus erectus, anciennement également Anthropopithecus erectus, Pithecanthropus erectus) est un fossile humain précoce découvert en 1891 et 1892 sur l'île de Java (Indes orientales néerlandaises, qui fait maintenant partie de l'Indonésie). Estimé âgé entre 700 000 et 1 000 000 ans, il était, au moment de sa découverte, le plus ancien fossile d'hominidés jamais trouvé, et il reste le spécimen type d'Homo erectus.

Source : Wikipedia (en)