En avril 1970, un bijoutier à Monpazier, Élisée Cérou, qui recherche des silex dans un champ labouré, découvre une statuette de pierre à base de limonite de 5,5 cm de haut. En juillet suivant, un groupe de préhistoriens, dont Jean Clottes, qui visitent par hasard sa boutique, remarquent la statuette, qui est authentifiée comme façonnée au Gravettien (entre 31 000 et 22 000 BP, au Paléolithique supérieur) et baptisée Vénus de Monpazier.
Elle présente les traits caractéristiques des Vénus paléolithiques : hypertrophie des caractères sexuels, et particulièrement pour son cas de la vulve, ainsi qu'une ressemblance frappante avec la Vénus de Grimaldi dite « Polichinelle », dont la particularité de la minceur des hanches.
Un fac-similé est exposé au musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye.
Source : Wikipedia
- - - - -
La composition de cette figurine est à base de limonite, de quartz et d'argile brun jaune. La roche proviendrait d'un gite local du Sidérolithique. 'Cette statuette est l'une des plus petites de celles qui sont attribuées au Gravettien. La tête, subsphérique et un peu dissymétrique, est, comme celle de nombreuses statuettes, relativement petite. Les yeux peuvent être considérés comme rendus par des cupules ovalaires, celle de gauche, plus grande, étant située un peu plus haut que celle de droite ; à la place du nez, une dépression naturelle a été soigneusemsent polie. Sur la face postérieure de la tête, existe une profonde cavité naturelle, ainsi qu'une cupule accidentelle au sommet du crâne. Le cou épais est mal dégagé. Le torse étroit est de proportions normales ; les bras manquent. Les seins, tombants et volumineux, sont assez plats, séparés par un sillon qui se divise pour les limiter vers le bas et qui se poursuit jusque sur le dos. Le ventre, sphérique, est volumineux et projeté en avant ; il est délimité par un sillon large et peu profond. La vulve est extraordinaire, d'une hauteur égale à celle des fesses ; disproportionnée, elle n'en est pas moins réaliste, avec une fente large, profonde, encadrée par des lèvres en fort relief. Le dos est peu travaillé ; la cambrure des reins et la saillie des fesses sont encore plus prononcées que chez les figurines de Tursac et de Sireuil. Les hémisphères fessiers sont séparés par un sillon profond. Lers membres inférieurs, relativement courts et mal formés, ne permettant pas de distinguer la cuisse de la jambe, mais sont séparés l'un de l'autre, sur la face ventrale, par un sillon qui va de la vulve jusqu'aux pieds
- - - - -
nom :âge : 22 ka-31 ka
découverte : Élisée Cérou
date : 1970



