jeudi 13 décembre 2012

Des chercheurs reconstituent le visage du "Hobbit", l’Homme de Florès

En guise d’inauguration à la conférence de l’Association archéologique australienne qui se tient du 9 au 13 décembre, une scientifique a dévoilé la reconstitution qu’elle a réalisée du visage de l’Homme de Florès, cette espèce humaine fossile découverte en 2003.

Comme Néandertal, Homo rudolfensis et bien d’autres, l’Homme de Florès également appelé Homo floresiensis, a désormais son portrait ! Ce petit hominidé a été identifié grâce à des fossiles découverts il y a 9 ans sur l’île indonésienne de Florès, d'où son nom. D'après l'étude de ses ossements, l’espèce aurait vécu jusqu’à il y a environ 18.000 ans. Toutefois, on ignorait jusqu'ici à quoi ressemblait précisément cet hominidé.

Pour percer ce mystère, le Dr Susan Hayes, de l'Université de Woollongong en Australie a étudié le squelette d’un individu femelle d’une trentaine d’année et d’une taille de 1 mètre environ, qui lui a ainsi servi de modèle pour établir le portrait de l'Homme de Florès. "Elle n'est pas ce qu’on appellerait jolie, mais elle est certainement… distincte. Dans les médias, ceci est souvent appelé une ‘reconstruction faciale’, mais, comme je m’appuie sur des éléments et des travaux de la science archéologique, nous préférons le terme de ‘rapprochement facial’…'’, explique le Dr Hayes citée par le Daily Mail.

Celle-ci a eu accès aux restes d'Homo floresiensis mis au jour en 2003 par le Pr Mike Morwood et l'équipe archéologique de Liang Bua (le nom du site de la découverte). Grâce à une formation en médecine légale, le Dr Hayes a alors pu donner corps (ou plutôt visage) au Hobbit, comme on surnomme cette petite espèce.

"Cela m'a pris un peu plus longtemps que ce que j'avais prévu, m’a causé plus d’un mal de tête en cours de route, mais je suis heureuse à la fois du développement méthodologique et des résultats définitifs", conclut Mlle Hayes, dont le travail a marqué le début de la conférence de l’Association archéologique australienne.

Source : MaxiSciences du 11/12/2012

mercredi 12 décembre 2012

L'archéozoologue

lundi 10 décembre 2012

Les hommes des cavernes dessinaient mieux que les artistes modernes


Les hommes des cavernes dessinaient mieux la démarche des animaux que les artistes modernes, selon des comparaisons effectuées par des chercheurs dont les résultats sont publiés mercredi dans une revue scientifique américaine.

La plupart des quadrupèdes ont une séquence similaire dans le déplacement de leurs pattes, qu'ils marchent, trottent ou courent.

Ces mouvements ont été étudiés scientifiquement à partir du début des années 1880 par Eadweard Muybridge, un photographe britannique célèbre pour ses décompositions photographiques du mouvement dont se sont ensuite inspirés de nombreux artistes.

Les auteurs de cette recherche ont examiné les peintures préhistoriques de boeufs et d'éléphants dans plusieurs grottes comme celle de Lascaux en France ainsi que des tableaux et des statues modernes représentant aussi des quadrupèdes en mouvement.

Ils ont évalué l'exactitude de la reproduction du mouvement dans ces peintures et sculptures par rapport aux observations scientifiques des démarches de ces animaux.

Ils ont découvert que souvent les animaux représentés marchant ou trottant avaient leurs pattes dans des positions erronées.

Les peintures préhistoriques, elles, avaient un taux d'erreur nettement plus faible (46,2%) que les oeuvres modernes (83,5%) datant d'avant 1887, année à laquelle remontent les travaux de Muybridge. Ce taux d'erreur est tombé après cette date à 57,9%.

Cette étude effectuée par Gabor Horvath de l'Université Eotvos à Budapest en Hongrie, paraît dans la revue scientifique américaine PLOS ONE datée du 5 décembre.

Source : La Presse du 05/12/2012

jeudi 6 décembre 2012

L’archéoptéryx préférait planer plutôt que voler

Les ailes de l’archéoptéryx et de l’anchiornis seraient plus primitives qu’on ne le pensait jusqu’alors. Par conséquent, ces deux dinosaures à plumes devaient se déplacer dans les airs en planant ! L’histoire évolutive des ailes vient d’être révisée.

Les ailes d’oiseaux se composent d’une couche de rémiges asymétriques surmontées par des plumes de couverture, les tectrices. En vol, les rémiges peuvent pivoter sur elles-mêmes afin de laisser passer l’air entre les pennes pendant les mouvements ascendants des ailes. Grâce cette caractéristique, l’animal réalise de précieuses économies d’énergie durant ses déplacements, parfois lents, en vol par battements.

Les ailes et les plumes sont apparues bien avant le vol, probablement pour attirer l’attention de partenaires ou se thermoréguler. Aucun doute ne subsiste à ce sujet. En revanche, leur évolution pose encore question, notamment en ce qui concerne l’apparition des ailes des oiseaux actuels. Pour de nombreux chercheurs, cette révolution aurait été opérée durant le Jurassique puisqu’elle est visible chez les Archeopteryx et Anchiornis ayant vécu voici 160 à 150 millions d’années. Ainsi, les dinosaures-oiseaux de cette période devaient avoir la même morphologie alaire que leurs descendants du Crétacé. Il n’en est rien !


Le premier fossile d'archéoptéryx a été découvert en 1861 près de Langenaltheim en Allemagne et date d'environ 150 millions d'années. Barre d'échelle : 5 cm.

Nicholas Longrich de l’université Yale vient de réexaminer en profondeur des fossiles appartenant à ce groupe de dinosaures. Selon lui, ces reptiles possédaient des ailes primitives au Jurassique, ce qui n’est pas sans conséquence sur leurs capacités de vol. L’histoire évolutive des ailes doit elle aussi être révisée, selon l’article paru dans la revue Current Biology.

Des ailes pourvues de plusieurs rangées de plumes

Un Archeopteryx lithographica conservé à Berlin a particulièrement retenu l’attention des chercheurs. À sa mort, de la boue s’est insinuée entre ses plumes, permettant ainsi, 150 millions d’années plus tard, de fournir des données tridimensionnelles sur la morphologie de ses ailes. Comme chez les oiseaux modernes, celles-ci se composaient d’une rangée de rémiges primaires asymétriques (8 pour être exact) typiquement destinées au vol. Cependant, l’analyse de sillons longtemps négligés a révélé un fait troublant : une deuxième puis une troisième rangée de plumes, de longues tectrices, recouvraient en grande partie les rémiges.

Des ailes d’Anchiornis huxleyi trouvés en Chine ont également été passées en revue. Huit rémiges primaires recouvertes par plusieurs couches de longues tectrices ont été trouvées sur chaque membre. Petit détail, les plumes sont symétriques et recouvrent jusqu’à 90 % les rémiges. Ce dinosaure possède donc les mêmes appendices alaires que l’archéoptéryx, mais en plus primitifs. Ce fait n’est pas surprenant étant donné qu'Anchiornis huxleyi a vécu 5 à 10 millions d’années avant l'archéoptéryx.

Un vol par battements difficile pour ces dinosaures

L’existence de ces différentes couches de longues plumes est lourde de conséquences d’un point de vue fonctionnel. Les rémiges primaires de l’époque ne pouvaient pas par exemple s’écarter les unes des autres ou pivoter. Les ailes d’archéoptéryx et d’anchiornis devaient donc être relativement rigides et plutôt servir de surfaces pour planer. Des vols par battements étaient peut-être réalisables, mais ils devaient être très coûteux en énergie. Par conséquent, ils étaient courts. Enfin, la morphologie observée rendait difficile, voire impossible, tout déplacement aérien lent ou décollage depuis le sol.

Selon les auteurs, les plumes modernes seraient apparues voici 130 millions d’années, au Crétacé, après quelques dizaines de millions d’années de transformations. L’anchiornis puis l’archéoptéryx marqueraient deux étapes intermédiaires du processus évolutif.

Siource : Futura-Sciences du 25/11/2012

mardi 4 décembre 2012

L'anthropologue