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vendredi 14 février 2020

Homo denisovensis (Homme de Denisova)

L'Homme de Denisova, ou Dénisovien, est une espèce éteinte du genre Homo, identifiée par analyse génétique en mars 2010 à partir d'une phalange humaine fossile datée d'environ 41 000 ans, trouvée dans la grotte de Denisova, dans les montagnes de l'Altaï en Sibérie (Russie).

L'Homme de Denisova est parfois qualifié, en tant qu'espèce, du nom binominal Homo denisovensis, mais son statut d'espèce à part entière ou de sous-espèce n'est pas encore fixé. Jean-Jacques Hublin estime qu'il aurait vécu durant le Paléolithique moyen en Asie orientale, de la Sibérie à l'Asie du Sud-Est. La présence de cette espèce en Extrême-Orient est à rechercher selon lui parmi des fossiles connus. Les analyses de l'ADN mitochondrial du fragment de phalange ont prouvé en 2010 que les Dénisoviens étaient génétiquement distincts des Néandertaliens et des Hommes modernes. L'analyse ultérieure du génome nucléaire a montré que les Dénisoviens partageaient un ancêtre commun avec les Néandertaliens, et qu'ils se sont hybridés avec les ancêtres de certains hommes modernes (3 à 5 % de l'ADN des Mélanésiens et des Aborigènes d'Australie est issu des Dénisoviens). De même, ils auraient transmis aux Tibétains un gène permettant leur adaptation à la vie en altitude.

Phylogénie

Des chercheurs ont montré l'existence d'une forte diversité génétique chez les Dénisoviens. L'analyse ADN de deux dents trouvées à un autre niveau que la phalange a révélé un degré inattendu de diversité de l'ADNmt des Dénisoviens.

L'analyse de l'ADN nucléaire de spécimens fossiles d'Homo sapiens, d'Homme de Néandertal et d'Homme de Denisova, menée en 2016 par une équipe de scientifiques coordonnée par Svante Pääbo de l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste, à Leipzig, en Allemagne, a montré que l'Homme de Denisova et l'Homme de Néandertal avaient un ancêtre commun remontant à environ 450 000 ans, et que tous deux partageaient avec Homo sapiens un ancêtre commun remontant à environ 660 000 ans. Ces résultats s'appuient notamment sur l'analyse de deux spécimens fossiles de la Sima de los Huesos (Espagne), datés de 430 000 ans, attribués à l'Homme de Néandertal, et jugés postérieurs à la séparation d'avec l'Homme de Denisova. Pour la première fois, les liens entre différents représentants du genre Homo ont pu ainsi être établis.

Sa fiche sur Wikipedia

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Zone géographique : Asie

Période : Entre 200.000 et environ 50.000 ans.

Identification : En 2010 à partir de l'analyse génétique d'une phalange découverte en Russie, dans la grotte de Denisova.

Caractéristiques : En dehors d'une mandibule, de dents et de phalanges, nous n'avons pas grand-chose de lui. Mais les conditions exceptionnelles de conservation de la grotte de Denisova ont permis d'extraire son ADN. Au moins deux groupes distincts de Denisoviens ont peuplé l'Asie de part et d'autre de l'Himalaya. A l'instar de Neandertal, les Denisoviens se sont reproduits avec Sapiens. On retrouve des traces de leur ADN chez les populations modernes asiatiques.

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Quand ?
Comme Neandertal, il est issu d'Homo heidelbergensis voilà quelque 400.00 ans. Il s'installe en Asie. Les rares ossements fossiles de la grotte de Denisova ne permettent pas d'en dresser un portrait-robot. Il disparaît à une date encore inconnue.

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Age : de 400 à 40 milliers d'années
Taille : ?
Poids : ?
Localisation : Altaï sud de la Sibérie
Habitat : Age glaciaire, steppes
Feux : Probablement maîtrisés
Outils : Oui

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jeudi 13 février 2020

Homo neanderthalensis (Homme de Neandertal)

L'Homme de Néandertal, ou Néandertalien, est une espèce éteinte du genre Homo, qui a vécu en Europe, au Moyen-Orient et en Asie centrale, jusqu'à environ 30 000 ans avant le présent. Selon une étude génétique publiée en 2016, il partage avec l'Homme de Denisova un ancêtre commun remontant à environ 450 000 ans. Cet ancêtre partage lui-même avec Homo sapiens un ancêtre commun remontant à environ 660 000 ans. Les plus anciens Néandertaliens fossiles reconnus comme tels sont ceux de la Sima de los Huesos, datés de 430 000 ans.

Depuis sa découverte en 1856, son statut a varié : un temps considéré comme une sous-espèce d'Homo sapiens et nommé en conséquence Homo sapiens neanderthalensis, il est aujourd'hui considéré comme une espèce à part entière nommée Homo neanderthalensis.

Particulièrement bien adapté à un environnement froid, l'Homme de Néandertal était physiquement plus robuste, plus lourd et plus trapu qu’Homo sapiens. La forme oblongue de son crâne se distingue nettement de celle de l'Homme moderne, plus globulaire. Néandertal avait un cerveau un peu plus volumineux en moyenne, mais avec un coefficient d'encéphalisation légèrement moindre.

Premier homme fossile identifié, contemporain d'Homo sapiens, l'Homme de Néandertal a longtemps pâti de jugements négatifs par rapport à l'Homme moderne. Les progrès de l'archéologie préhistorique depuis les années 1960 ont en fait révélé une espèce humaine d'un certain développement culturel. Il maitrisait différentes techniques avancées comme le collage au brai de bouleau, et certains vestiges fossiles datés de moins de 70 000 ans sont considérés comme des sépultures témoignant de rites funéraires.

De nombreux points restent encore à élucider, comme son ascendance précise ainsi que la date et les conditions de son extinction après plus de 400 000 ans d'existence. Les derniers vestiges fossiles ou archéologiques néandertaliens connus sont datés de moins de 30 000 ans, dans le sud de la péninsule Ibérique, en Crimée, et dans le Caucase. Toutefois, ces datations restent débattues au sein de la communauté scientifique.

Le séquençage de l'ADN nucléaire néandertalien réalisé depuis 2006 et publié à partir de 2010 a montré un « flux de gènes » ancien entre les hommes de Néandertal et les hommes modernes d'Eurasie. Les humains actuels non africains possèdent entre 1,5 et 2,1 % de gènes néandertaliens, acquis par hybridation lors de leur sortie d'Afrique il y a plus de 50 000 ans, et plus de 30 % du génome de Néandertal survit dans l'ensemble de la population actuelle à différents endroits de notre génome. Certains gènes néandertaliens auraient été fixés chez l'Homme moderne en raison de leur caractère adaptatif.

Statut phylogénétique

Le statut phylogénétique de l'homme de Néandertal provoque encore quelques débats. Il s’agit d’un simple problème de définition de l'espèce. Deux sous-espèces peuvent se croiser et avoir une descendance fertile, mais c'est beaucoup plus variable pour deux espèces différentes (par exemple le cheval et l'âne, le tigre et le lion) : certaines le peuvent et d'autres pas. L'infertilité de la descendance prouve l'existence de deux espèces distinctes, mais l'inverse n'est pas vrai (s'il y a deux espèces, la descendance n'est pas nécessairement infertile). On peut rappeler ici qu'il existe une vingtaine de définitions de l'espèce, et que l'isolement reproductif n'est que l'une d'entre elles.

Lors de sa dénomination en 1864, l’hypothèse d’une espèce distincte avait été privilégiée. Dans les années 1960, certains spécialistes ont considéré les Néandertaliens comme une sous-espèce d'Homo sapiens, comme le généticien Theodosius Dobzhansky ou encore le biologiste Ernst Mayr, qui déclarait que « jamais plus d'une seule espèce d'homme n'a existé au même moment ». Aujourd’hui, l’idée d’espèces distinctes est à nouveau dominante, notamment grâce aux apports de la génétique.

Les multiples études paléoanthropologiques effectuées sur les ossements ne permettaient pas de se prononcer clairement sur la classification de l'homme de Néandertal. Des analyses comparées d'ADN nucléaire, extrait d'ossements de Néandertaliens et d'Homo sapiens anciens et modernes, publiées depuis 2010, ont largement contribué à forger un nouveau consensus.

En 2006, le projet génome de Néandertal, un programme de séquençage de l'ADN nucléaire de l'homme de Néandertal, a été lancé par l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste, à Leipzig en Allemagne, en collaboration avec la société 454 Life Sciences fabriquant des séquenceurs de gènes à haut débit. L'objectif était de connaitre l'étendue du lien de parenté avec l'homme moderne et d'évaluer l'interfécondité de l'homme de Néandertal et de l'homme moderne. Ce projet a permis d'achever le séquençage du génome néandertalien dès 2009 et de publier les premières études en 2010.

Une étude de 2016 exploitant le séquençage de l'ADN nucléaire de spécimens de la Sima de los Huesos (Espagne), datés de 430 000 ans, comparé avec le génome de spécimens d'Homo sapiens, d'Homme de Néandertal et d'Homme de Denisova, a attribué les fossiles de la Sima de los Huesos à l'espèce Homo neanderthalensis, et indiqué que la séparation entre la lignée des hommes modernes et celle des humains archaïques, Dénisoviens et Néandertaliens, a eu lieu entre 550 000 et 760 000 ans avant le présent. La séparation entre Dénisoviens et Néandertaliens est quant à elle estimée entre 381 000 et 473 000 ans. Les fossiles de la Sima de los Huesos étant datés de 430 000 ans, on peut estimer cette dernière séparation à un âge d'environ 450 000 ans. Pour la première fois, les liens entre différents représentants du genre Homo ont pu ainsi être établis.

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Zone géographique : Europe et Proche-Orient

Période : Entre 430.000 ans et environ 40.000 ans

Découverte : En 1856 dans la vallée de Neander, en Allemagne

Caractéristiques : Sa boîte crânienne, moins globulaire que celle d'Homo sapiens, avait un volume moyen un peu plus important.
Reconnaissable par son front fuyant et ses bourrelets sus-orbitaux, il partage sans doute avec Homo sapiens un ancêtre commun, il y a 700.000 à 600.000 ans. On retrouve des traces d'ADN néandertaliens dans une grande partie des populations modernes, preuve que les deux groupes étaient interféconds.

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Quand ?
Il apparaît en Europe voilà 400.000 ans à partir d'Homo heidelbergensis.

Taille ?
Plus massif qu'Homo sapiens (1,65 m), Neandertal possède aussi un cerveau plus volumineux (de 1500 à 1750 cm3).

Spécificité ?
Il enterre ses morts, fabrique des outils et se livre à une activité artistique. Il disparaît il y a 35.000 ans

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Age : de - 400 à - 30 milliers d'années
Taille : 1,55 à 1,65 m
Poids : 70 à 90 kg
Localisation : Europe, Asie
Habitat : tempéré
Feux : maîtrisés
Outils : fabriqués

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0,2-0,03 MA.
Une calotte crânienne et une partie du squelette (Neandertal 1) ; Krapina, Spy, La Chapelle-aux-Saints, Shanidar, Okladinov
Europe, Proche-Orient, Asie de l’Ouest.
Les néandertaliens sont les premiers homininés découverts (1829) et reconnus (1851).

mercredi 12 février 2020

Homo luzonensis (Homme de Callao ou de Luçon)

L'Homme de Callao ou Homme de Luçon est le nom donné à un ensemble de fossiles correspondant à au moins trois individus, découverts à partir de 2007 dans la grotte de Callao, aux Philippines. Selon les découvreurs, il s’agit d’une espèce à part entière, Homo luzonensis, une espèce éteinte du genre Homo qui vivait il y a au moins 50 000 ans sur l'ile de Luçon.

Ces fossiles étaient les plus anciennes traces d'une présence humaine aux Philippines, jusqu'à la découverte de marques de boucherie datées de 709 000 ans indiquant une activité humaine sur le site de Kalinga, voisin d'une trentaine de kilomètres de la grotte de Callao.

Analyse

L'ile de Luçon est toujours restée isolée du continent par la mer durant toutes les périodes glaciaires du Pléistocène. Elle ne pouvait donc être atteinte que par la navigation, que l'on suppose exceptionnelle chez les espèces humaines archaïques. Les chercheurs en déduisent que l'Homme de Callao aurait évolué séparément, à partir d'une espèce continentale ancestrale, par endémisme insulaire, à l'image d'Homo floresiensis sur l'île indonésienne de Florès.

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Zone géographique : île de Luçon

Période : Plus de 50.000 ans

Découverte :
En 2018, dans la grotte de Callao, aux Philippines.

Caractéristiques : C'est le dernier arrivant dans ce portrait de famille. Identifié par seulement quelques ossements, des phalanges, une demi-douzaine de dents et un bout de fémur, il présente d'étranges caractéristiques, à la fois modernes et archaïques. A l'instar de l'homme de Florès, il n'était sans doute pas très grand, peut-être lui aussi victime de nanisme insulaire.

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Age : - 67 000 à - 50 000 ans
Taille : petite stature
Poids : ?
Localisation : Asie du Sud-Est
Habitat : Tropical
Feux : pas de traces de combustion
Outils : Pas d'outil associé

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Homme de Callao
50 - 67 ka
2007
Grotte de Callao, Philippines
Armand Salvador Mijares et Florent Détroit

mardi 11 février 2020

Homo sapiens

Quand ?
Présente sur les cinq continents, notre espèce apparaît en Afrique il y a environ 300.000 ans à partir d'un mélange de populations ancestrales.

Taille ?
Après avoir occupé un volume de 1500 cm3, son cerveau s'est stabilisé autour de 1350 cm3.

Spécificité ?
Exclusivement bipède, face réduite, crâne globuleux, présence d'un menton osseux. Unique survivant de toutes les espèces du genre "Homo", il a su maîtriser l'art, la culture, la religion, l'agriculture, l'élevage et... la bombe atomique.

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0,2-actuel.
Pas d’holotype ; Omo 1, Herto, Qafzeh, Liujiang, Lake Mungo, Oase 2, Cro-Magnon 1.
Afrique (dès 0,2 MA), Proche-Orient (0,1 MA), Asie (0,1 MA) et Australie (0,06 MA), Europe (0,04 MA), Amériques (0,03 MA), Pacifique (0,004 MA), Arctique (actuel), Lune (actuel).
sapiens est la seule espèce d’homininés vivant encore aujourd’hui. Partie d’Afrique, elle est la première à avoir conquis l’ensemble de la Terre.

jeudi 14 janvier 2010

Homo sapiens

Homo sapiens (« homme savant »), communément appelé Homme moderne, « Homme », « Homme anatomiquement moderne », « humain » ou encore « être humain », est une espèce de primates appartenant à la famille des hominidés. Il est le seul représentant actuel du genre Homo, les autres espèces, une quinzaine, étant éteintes.

Parmi les hominidés actuels, il se distingue d’un point de vue physiologique par sa bipédie quasi-exclusive, son cerveau plus volumineux et son système pileux moins développé.

Du point de vue de l'éthologie, et par rapport au reste du règne animal, Homo sapiens se distingue par la complexité de ses relations sociales, l'utilisation d'un langage articulé élaboré transmis par l'apprentissage, la fabrication d'outils, le port de vêtements, la maîtrise du feu, la domestication de nombreuses espèces végétales et animales, ainsi que l'aptitude de son système cognitif à l'abstraction, à l'introspection et à la spiritualité. Il n'est cependant pas le seul du genre Homo à maîtriser toutes ces techniques.

Plus généralement, il se distingue de toute autre espèce animale par l'abondance et la sophistication de ses réalisations techniques et artistiques, l'importance de l'apprentissage et de l'apport culturel dans le développement de l'individu, mais aussi par l'ampleur des transformations qu'il opère sur les écosystèmes.

La science qui étudie l'Homme sous tous ses aspects est l'anthropologie. Celle qui étudie son évolution est la paléoanthropologie.

Source : Wikipedia

Cela signifie en latin "homme intelligent" ou "sage". Sa capacité crânienne évolue jusqu'à 1400 cm3 en moyenne. Il voit sa physionomie se modifier avec une diminution des lobes frontaux et de la taille de la dentition, et également par l'apparition du menton.

Source : Lexique du CNRS

Age : de 120 milliers d'années à... maintenant !
Taille : 1,55 à 1,70 m
Poids : 50 à 70 kg
Localisation : Toutes régions du monde
Habitat : Tous
Feux : Maîtrisés et même plus
Outils : fabriqués

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mercredi 13 janvier 2010

Homo sapiens sapiens

Homo sapiens sapiens est l'ancienne dénomination des Homo sapiens de l'ère moderne.

Cette classification distincte a été abandonnée et l'on considère désormais que les fossiles comme celui de l'Homme de Cro-Magnon et l'homme moderne constituent une seule et même espèce : Homo sapiens.

Cette dénomination Homo sapiens sapiens fut utilisée jusqu'en 2003, l'espèce Homo sapiens étant subdivisée en deux groupes distincts, considérés comme deux sous-espèces, l'autre étant Homo sapiens neanderthalensis. En 2003, après des études génétiques, il semblerait que les deux groupes aient un génome trop différent pour être deux sous-espèces, et constitueraient ainsi deux espèces à part entière du genre Homo. Homo sapiens neanderthalensis fut donc renommé en Homo neanderthalensis, et Homo sapiens sapiens en Homo sapiens.

Homo sapiens (communément appelé « Homme moderne », « Homme », « humain » ou encore « être humain ») est une espèce de primates appartenant à la famille des hominidés. Il est le seul représentant actuel du genre Homo, les autres espèces étant éteintes. Les plus anciens fossiles connus de cette espèce sont datés d'environ 300 000 ans.

Parmi les hominidés actuels, il se distingue du point de vue physiologique par un mode locomoteur au sol exclusivement bipède, son cerveau plus volumineux et sa pilosité moins développée. Il faut ajouter à ces critères, l’existence d’une ménopause chez la femme, rare chez les autres hominidés.

Du point de vue de l'éthologie, et par rapport au reste du règne animal, Homo sapiens se distingue par la complexité de ses relations sociales, l'utilisation d'un langage articulé élaboré transmis par l'apprentissage, la fabrication d'outils, le port de vêtements, la maîtrise du feu, la domestication de nombreuses espèces végétales et animales, ainsi que l'aptitude de son système cognitif à l'abstraction, à l'introspection et à la spiritualité. Certaines de ces caractéristiques étaient partagées par d'autres espèces du genre Homo.

Plus généralement, il se distingue de toute autre espèce animale par l'abondance et la sophistication de ses réalisations techniques et artistiques, l'importance de l'apprentissage et de l'apport culturel dans le développement de l'individu, mais aussi par l'ampleur des transformations qu'il opère sur les écosystèmes.

Source : Wikipedia

lundi 1 septembre 2008

Manot 1

Une calotte crânienne fossile d'Homo sapiens, notée Manot 1, découverte en 2008 dans la grotte de Manot, en Galilée occidentale (Israël), publiée en 2015 avec une datation de 54 700 ans +/- 5 500 ans avant le présent, est le plus ancien fossile de morphologie moderne trouvé à ce jour au Levant. Sa datation semble indiquer un probable contact des hommes modernes avec les populations néandertaliennes contemporaines du Levant, représentées par les fossiles néandertaliens de la grotte de Kébara, datés d'environ 60 000 ans, et de la grotte d'Amud, datés d'environ 55 000 ans. Selon les études génétiques, cette période correspond à l'époque estimée de l'hybridation des Néandertaliens avec les hommes modernes, juste après leur sortie d'Afrique. Cette découverte tend à appuyer la théorie d'une dernière sortie d'Afrique par le Levant plutôt que par la mer Rouge.

samedi 1 janvier 2005

Denisova 5

Source : Wikipedia

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(phalange d'orteil)
45 ka
Homo neanderthalensis
2010
Grotte de Denisova, Altaï, Russie

lundi 1 novembre 2004

TPL 2

La grotte de Tam Pa Ling (littéralement « grotte des singes ») est une grotte située dans la cordillère annamitique au nord-est du Laos.

Deux fossiles humains ont été découverts dans la grotte : TPL 1, un crâne de morphologie moderne, et TPL 2, une mandibule portant des traits archaïques et modernes, tous deux attribués à Homo sapiens. Ces fossiles appartenant à deux individus sont datés entre 46 000 et 63 000 ans. Ces découvertes ont permis d'établir qu'Homo sapiens est arrivé en Asie du Sud-Est il y a au moins 63 000 ans.

Fossiles

Des fouilles à l'extrémité est de la galerie principale de la grotte ont été entreprises en 2009 par une équipe de chercheurs américains, français et laotiens, dirigée par Fabrice Déméter et Laura Shackelford.

Le premier fossile trouvé, un crâne humain partiel, répertorié sous le nom de code TPL 1, a été découvert à 2,35 m de profondeur en décembre 2009. Une mandibule humaine, TPL 2, a été trouvée l'année suivante à une profondeur de 2,65 m. La datation par le carbone 14 et la datation par thermoluminescence des sédiments a établi leurs âges minimum à, respectivement, 51 000 et 46 000 ans. Une datation par l'uranium-thorium des fossiles a estimé leur âge maximum à 63 000 ans.

TPL 1 inclut le front, une partie de l'os occipital, l'os pariétal droit et l'os temporal, ainsi que les maxillaires et une dentition presque complète. Il appartenait à un homme moderne avec des traits d'Afrique subsaharienne distincts. Il s'agit de l'une des preuves les plus anciennes de la présence d'Homo sapiens en Asie du Sud-Est.

La mandibule TPL 2 (d'un sujet adulte) a été trouvée plus bas dans la même unité stratigraphique que TPL 1 et présente des traits archaïques comme un corpus mandibulaire robuste et une petite taille générale, mais aussi des traits humains modernes comme la présence d'un menton développé.

Source : Wikipedia

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63 ka
Homo sapiens
2009
Grotte de Tam Pa Ling, Laos
Fabrice Demeter, Laura Shackleford

mercredi 1 septembre 2004

Denisova 3

Source : Wikipedia

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phalange de doigt
42 ka
homme de Denisova
2008
Grotte de Denisova, Altaï, Russie
Équipe de Michael Shunkov et Anatoli Derevianko

Penghu 1

Penghu 1 est le nom donné à un fragment de mandibule fossile, découvert vers 2007 dans les fonds marins proches de l'île de Taïwan. Ce fossile appartiendrait à une espèce éteinte du genre Homo, dénommée Homo tsaichangensis en 2015.

Découverte

Le fossile a été trouvé peu avant 2008 par des pêcheurs travaillant dans le détroit de Taïwan, entre les iles Penghu (Pescadores) et Taïwan, à une profondeur estimée entre 60 et 120 mètres, à environ 25 km des côtes de Taïwan. Il a été décrit en 2015 par une équipe internationale de scientifiques japonais, taïwanais et australiens. En même temps que cette mandibule humaine, d'autres ossements fossiles appartenant à des mammifères terrestres du Pléistocène ont été remontés des fonds marins. Cette zone s'est en effet trouvée émergée lors de plusieurs régressions marines intervenues durant cette période géologique.

Description

Le fossile est constitué de la moitié droite presque complète d'une mandibule ayant conservé quatre dents, molaires et prémolaires.

L'âge de Penghu 1 a été estimé en 2015 par l'équipe de chercheurs entre 10 000 et 190 000 ans, ce qui demeure passablement imprécis, mais attribue néanmoins le fossile au Pléistocène final, période d'extinction des derniers Homo erectus en Asie.

Attribution

Le spécimen a été attribué au genre Homo sur la base des proportions de la mandibule et des dents. Il présente des similarités avec des fossiles découverts dans le Xian de He en Chine et attribués à Homo erectus. Selon les chercheurs taïwanais qui l'ont étudié, l'identité de l'espèce demeure difficile à établir sur la base d'un matériel fossile aussi limité.

Le paléontologue américain Mark McMenamin estime cependant que les caractéristiques dentaires uniques de la mandibule sont suffisantes pour créer un nouveau nom d'espèce, à savoir Homo tsaichangensis. Dans un article de 2015, le chercheur bosniaque Lelo Suvad a accepté la validité du nouveau taxon.

En 2019, sur la base de sa forte ressemblance d'avec la Mandibule de Xiahe, fossile dénisovien du plateau tibétain, Jean-Jacques Hublin l'attribue à l'homme de Dénisova.

Source : Wikipedia

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10 - 190 ka
Homme de Denisova présumé
2008
Îles Pescadores, Taïwan

samedi 1 novembre 2003

LB 1 (Homme de Florès)

Historique

L'Homme de Florès a été découvert en 2003 dans la grotte de Liang Bua par une équipe d'archéologues dirigée par Mike Morwood (Université de Wollongong, à Wollongong en Australie) et Radien P. Soejono (Centre indonésien pour l'archéologie de Djakarta). En s'appuyant sur des moulages, le paléontologue australien Peter Brown a réalisé la première étude des fossiles, publiée dans la revue Nature avec un article des découvreurs le 28 octobre 2004.

Les premiers fossiles trouvés en 2003 incluaient le crâne et une bonne partie du squelette post-crânien d'un même individu (noté Liang Bua 1 ou LB 1). Au cours des mois et des années suivantes, d'autres fossiles furent mis au jour dans les couches sédimentaires de la grotte, mais ils étaient plus fragmentaires. Les fossiles découverts à ce jour représentent en tout 9 individus appartenant à la même espèce.

Le spécimen LB 1

Le premier spécimen analysé par Peter Brown (LB 1) est une femme de 30 ans. C’est le squelette le plus complet que l’on ait retrouvé dans la grotte de Liang Bua.

Il comporte :

  • un crâne assez complet et peu déformé ;
  • une mandibule ;
  • un fémur ;
  • un tibia ;
  • un pied gauche relativement complet et des fragments de pied droit ;
  • la partie gauche du bassin ;
  • plusieurs autres fragments osseux.

LB 1 présente à la fois des caractères dérivés et des caractères archaïques, ce qui rend son analyse complexe.

Source : Wikipedia

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LB 1 (Homme de Florès)
60 - 100 ka
Homo floresiensis
2003
Grotte de Liang Bua, Florès, Indonésie
Michael Morwood, Radien P. Soejono

Obi-Rakhmat 1

OR 1

En 2003, des restes d'hominidés ont été récupérés dans la strate 16. Ils se composent de 6 dents supérieures permanentes isolées et de 121 fragments crâniens d'un seul juvénile.

Morphologie

Six dents permanentes isolées ont été trouvées. Ils comprenaient une incisive latérale supérieure, une troisième prémolaire supérieure, une quatrième prémolaire supérieure, une première molaire supérieure et une deuxième molaire supérieure, ainsi que 121 fragments crâniens. Toutes les dents trouvées avaient des couronnes complètes avec des racines développées. La taille variable des racines dans chaque dent rend difficile de déterminer si elles sont endommagées ou leur longueur en raison du développement. Il a été déterminé que toutes les pièces appartenaient à un jeune de 9 à 12 ans. Le sexe de ce fossile particulier reste inconnu. Les dents trouvées ont des caractéristiques néandertaliennes, car certaines d'entre elles montrent du taurodontisme, qui se trouve principalement dans la morphologie néandertalienne. Les études des morceaux de crâne trouvés sont plus ambiguës et plus difficiles à relier aux Néandertaliens. L'os pariétal a une ressemblance plus forte avec les humains anatomiquement modernes, tandis que d'autres os du crâne peuvent être liés aux crânes de Néandertal. La plupart des chercheurs pensent que ce fossile particulier est un néandertalien en raison de l'analyse de sa dentition.

Le fossile Obi-Rakhmat exprime une dentition relativement de type néandertalien couplée à une anatomie crânienne plus ambiguë (par exemple, sa taille pariétale et les aspects de la surface externe de son temporal) qui ne se conforme pas aux descriptions existantes des néandertaliens sous-adultes. Il représente un individu âgé d'environ 9 à 12 ans au moment du décès, estimé à partir de l'examen du développement relatif des racines et du degré d'usure dentaire.

L'os sub-adulte a donné des dates non calibrées allant de 29 990 ± 500 ans BP à 37 800 ± 450 ans BP.  À ce jour, la meilleure estimation chronologique des restes d'hominidés d'Obi-Rakhmat est de ca. 60 000 à 90 000 ans BP [5] et 70 000 ans BP. [7]

Analyse ADN

Les séquences d'ADN mitochondrial (ADNmt) du sous-adulte Obi-Rakhmat (OR-1) et de l'enfant Teshik Tash relèvent de la variation de l'ADNmt de Néandertal européen, montrant que les deux individus appartenaient à une population liée aux Néandertaliens d'Europe et d'Asie occidentale. Cependant, la séquence d'ADNmt de Teshik Tash semble être plus étroitement liée à la séquence d'ADNmt de Scladina en Europe occidentale qu'à la séquence de la grotte d'Okladnikov. L'absence de divergence profonde de l'ADNmt montre que les Néandertaliens d'Asie centrale, du Caucase et d'Europe n'ont pas été séparés pendant longtemps, ce qui confirme l'idée que l'Asie centrale (la plupart des plaines russes) a été relativement récemment colonisée par les Néandertaliens, peut-être pas avant un épisode exceptionnellement chaud. Il y a 125 000 ans.

Source : Wikipedia (en)

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75 ka
Homo neanderthalensis
2003
Ouzbékistan

jeudi 1 mai 2003

Denisova 4

Source : Wikipedia

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molaire
42 ka
Homme de Denisova
2000
Grotte de Denisova, Altaï, Russie

mercredi 1 janvier 2003

Enfant de Lagar Velho

Le site préhistorique de Lagar Velho est un abri-sous-roche situé sur la paroisse de Santa Eufémia, dans la vallée de Lapedo, un canyon calcaire qui se trouve dans le district de Leiria, à environ 140 km au nord de Lisbonne, au Portugal.

Historique

En 1998, la découverte d'une sépulture humaine du Paléolithique supérieur a confirmé la présence relativement ancienne d'Homo sapiens au Portugal. Le squelette très complet d'un enfant d'environ 4 ans a été mis au jour. Il date d'environ 24 500 ans avant le présent, ce qui correspond à la période du Gravettien. Il était associé à des éléments de parure (coquillage et dents perforés) ainsi qu'à un important dépôt d'ocre.

Morphologie

Le crâne, la mandibule, la denture et les restes post-crâniens associeraient, selon ses inventeurs, des traits caractéristiques des Homo sapiens et des Néandertaliens. Les auteurs l’interprètent comme un hybride entre les deux espèces. Toutefois, cette interprétation a été contestée : les caractères dérivés des deux taxons sont moins marqués chez les individus juvéniles que chez les adultes et la variabilité individuelle des enfants de l’époque est absolument inconnue.

Chronologie

Si cette hybridation était confirmée, l'enfant de Lagar Velho deviendrait la trace la plus récente de la présence néandertalienne en Europe, ce qui reporterait de plusieurs milliers d'années la date d'extinction supposée de l'Homme de Néandertal.

Source : Sa fiche sur Wikipedia

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un squelette de 24 000 ans d'un garçon Homo sapiens découvert en 1998 à Abrigo do Lagar Velho, au centre-ouest du Portugal. Ce spécimen a été décrit par ses découvreurs (et en particulier Eric Trinkhaus) comme un hybride Neanderthal-Homo sapiens. Cette interprétation était basée sur les proportions du genou et de la jambe, mais comme la tête, le bassin et les avant-bras sont décidément humains, il est plus probable que la robustesse soit une adaptation climatique (voir Tattersal et Schwartz). Les comparaisons avec d'autres humains de cette période sont difficiles en raison du manque de connaissances sur les variations au sein des populations d'enfants.

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nom :
âge : 24
découverte :
date : 1998
espèce : Homo sapiens

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Age : - 24 500 ans
Taille :
Poids :
Localisation :
Habitat :
Feux :
Outils :

Sa fiche sur Hominidés.com

mercredi 1 mai 2002

Homme d'El Sidrón

La grotte d'El Sidrón (espagnol : Cueva de El Sidrón) est une ancienne grotte située dans la commune de Piloña dans les Asturies au nord-ouest de l'Espagne, où de l'art pariétal paléolithique et des restes d'hommes de Neandertal ont été trouvés. Elle fait environ 600 mètres de long.

Présentation

En 1994, des restes de Néandertaliens ont été découverts par hasard dans la grotte. Les archéologues ont depuis mis au jour les restes d'au moins 12 individus : trois hommes, trois garçons adolescents, trois femmes et trois enfants.

De l'ADN de trois de ces Néandertaliens fut partiellement séquencé (441, 1253, and 1351c). Les références 1253 et 1351c ont la même mutation à la position A-911, G-977 sur l'exon 7 du gène FOXP2, connu comme le gène du langage chez les humains actuels.

Les analyses ont aussi porté sur les fossiles de l'ADN mitochondrial qui définissent plusieurs lignées génétiques d’origine maternelle, et sur la présence du chromosome Y, hérité du père et propre au sexe mâle. Il en ressort que sept individus appartiennent à une même lignée, quatre à une deuxième, et un seul, une femme, à une troisième. Les trois femmes sont chacune d’une lignée maternelle différente, alors que les trois hommes sont de la même lignée, ce qui suggère que la société néandertalienne pratique l'exogamie patrilocale.

Une étude utilisant la chromatographie en phase gazeuse et la spectrométrie de masse, réalisée par des chercheurs d'Espagne, du Royaume-Uni et d'Australie, a porté sur des micro-fossiles de plantes contenus dans le tartre dentaire des Néandertaliens. Elle a révélé la consommation d'une large variété de plantes dont des plantes amères, probablement utilisées comme médicament.

Source : Wikipedia

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Matériel génétique néandertalien

L'importance de cette grotte réside également pour avoir apporté du matériel fossile du Néandertalien de très bonne qualité. L'ADN mitochondrial a été séquencé à partir de lui.

Dans une étude réalisée en 2010 sur l'ADN obtenu à partir des os de cette grotte et de trois autres en Europe, l'hypothèse du partage de matériel génétique entre les Néandertaliens et les humains eurasiens actuels a été publiée.

Source : Wikipedia (es)

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49 ka
Homo neanderthalensis
1994
Grotte d'El Sidrón, Espagne

vendredi 1 mars 2002

Enfant de Sclayn

La découverte de 1993

Les restes d’une mâchoire d’un enfant ayant vécu il y a 127 000 ans – l’Enfant de Sclayn – sont découverts le 16 juillet 1993. La grotte connut alors une renommée mondiale par les études et publications scientifiques qui suivirent. Un ADN fossile a été prélevé sur une dent de lait molaire appartenant à cet individu. Il fut ensuite isolé et étudié en détail. Cet ADN humain s’est révélé être le plus vieux du monde. Une autre étude étonnante concerne l’âge de l’Enfant de Sclayn déterminé au jour près, par comptage des stries présentes sur une dent. Le jeune Néandertalien serait mort à l’âge de 2939 jours, soit 8 ans et 17 jours.

Source : Wikipedia

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Enfant de Sclayn
80 - 127 ka
Homo neanderthalensis
1993
Grotte Scladina, Belgique

Dederiyeh 1

La grotte de Dederiyeh est un site préhistorique au nord-ouest de la Syrie où ont été mis au jour notamment les restes de 17 Hommes de Néandertal. Le site couvre une période allant de la fin du Paléolithique inférieur à l'Épipaléolithique tardif. La grotte, découverte en 1987, est située à 60 km d'Alep dans la vallée de la rivière Afrin, sur la rive gauche de l'oued Dederiyeh, à une altitude de 450 mètres. Son nom est kurde et signifie «deux entrées».

Les fossiles de Néandertaliens du Paléolithique moyen de Dederiyeh ont été trouvés dans des couches comportant une industrie moustérienne. Le site présente aussi des niveaux yabroudiens et natoufiens.

Restes humains et sépultures

Le site est célèbre en raison de ses squelettes presque complets de Néandertaliens, notamment celui d’un enfant de 2 ans, Dederiyeh 1, conservé intégralement, enterré de manière intentionnelle, et celui d'un autre enfant du même âge, moins complet, Dederiyeh 2, trouvé dans une fosse ; les deux sont associés à une industrie moustérienne. En 2000, les parties du squelette de 15 autres individus ont été mises au jour puis, en 2009, une troisième sépulture d'enfant.

Les enfants Dederiyeh 1 et 2 ont été enterrés à l’intérieur de la grotte, qui servait par ailleurs d'habitation familiale. Les sépultures de Néandertaliens dans d'autres sites suggèrent que ce groupe humain pratiquait l'inhumation pour éviter que les corps ne soient dévorés par les animaux sauvages.

Dederiyeh 1

En 1993, les archéologues Takeru Akazawa et Sultan Muhesen trouvent le squelette d'un premier enfant néandertalien dans la couche 11 de la grotte, datée de 70 000 à 50 000 ans avant le présent. Il se compose d'environ 200 os. L'enfant repose sur le dos, jambes fléchies ; à proximité de la tête se trouve une dalle en pierre et, près du cœur, un outil en silex. La sépulture consiste en une fosse ronde de 2,5 m de diamètre et de 1,5 m de profondeur, avec un fond plat. La tête reposait probablement sur la dalle en pierre, comme cela été observé pour le Néandertalien de 20-30 ans de Shanidar ; cette position a été rapprochée de celle de l'Enfant néandertalien du Roc de Marsal dont la tête repose sur un "coussin" d'os, et de celle de l'adolescent de l'abri inférieur de Moustier, dont la tête repose sur des outils en pierre.

Un grand nombre de silex fortement abrasés et cassés, ayant des caractéristiques du Paléolithique moyen sont associés au squelette.

Le squelette de Dederiyeh 1 a permis de prouver que les enfants de Néandertal avaient une enfance aussi longue que les enfants d'aujourd'hui, alors qu'auparavant on pensait que la durée de leur enfance était brève, proche de celle des primates ; ainsi les os des jambes de Dederiyeh 1 ont à peu près la même longueur que ceux d'un enfant moderne de deux ans.

Les scientifiques ont tenté de reconstituer le squelette, les mouvements et les séquences de croissance de l'enfant dans le cadre du Projet de reconstitution de Néandertal. L'enfant mesurait environ 80 cm. L'âge de deux ans environ a pu être déterminé grâce aux dents de lait, mais les caractéristiques sexuelles du squelette immature n'étaient pas encore développées, de sorte qu'il est impossible de savoir s'il s'agit d'une fille ou d'un garçon. En comparaison des enfants actuels, la tête de Dederiyeh 1 est plus grande, tout comme l'ensemble des os. Alors que l'os nasal est très gros, le menton, au lieu de se projeter vers l'avant, comme celui des Hommes d'aujourd'hui, fuit quelque peu en arrière. L'os pubien est relativement grand. Les os du visage manquent mais peuvent être reconstitués grâce aux os du visage de Dederiyeh 2, un enfant du même âge. Un modèle complet de l'enfant néandertalien a pu ainsi être proposé, et il a été possible de reconstituer des séquences de mouvement.

Source : Wikipedia

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50 - 70 ka
Homo neanderthalensis'
1993
Grotte de Dederiyeh, Syrie
Takeru Akazawa et Sumtan Muhesen

mardi 1 janvier 2002

Amud 7

Amud 7 est le nom de catalogue pour les restes fossiles d'une partie d'un crâne et d'autres os post-crâniens d'un Homo neanderthalensis trouvé en Israël en 1992 et daté de 61 000 ans. La découverte a été publiée par Y. Rak en 1994.

Description

Les restes comprennent un crâne partiel qui préserve la mâchoire, plusieurs dents et os de la cage thoracique, tels que des côtes, appartenant à un nouveau-né d'une dizaine de mois.

Source : Wikipedia (es)

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50 - 60 ka
Homo neanderthalensis

Galilée, Israël

vendredi 1 septembre 2000

Homme de Fuyan

La grotte de Fuyan est un complexe de grottes calcaires dans le village de Tangbei, ville de Lefutang, Daoxian, province du Hunan, au centre sud de la Chine, célèbre pour la découverte des plus anciennes preuves d'humains totalement modernes en dehors de l'Afrique. 47 dents humaines, datant d'il y a entre 80 000 et 120 000 ans, ont été découvertes à la grotte de Fuyan. Les dents sont également inhabituelles pour montrer des signes de caries, une caractéristique que l'on ne trouve généralement pas dans les dents de plus de 50 000 ans. Cependant, une étude ultérieure axée sur l'analyse de l'ADN autosomique des restes a contesté cette affirmation et a révélé que les restes étaient plus jeunes qu'on ne le soupçonnait auparavant.

Découverte

La grotte de Fuyan a été découverte en 1984.

La grotte a été fouillée en 2011 sur une superficie de 20 m2. L'excavation de 2011 a révélé 5 dents d'hominidés et restes fossiles de 39 espèces de mammifères différentes, dont certaines éteintes. La grotte a été excavée en 2011 et en 2013. Les dents ont toutes été découvertes dans la grotte du milieu.

Datation

Les dents ont été datées en datant des stalagmites proches. Les stalagmites étaient datées d'au moins 80 000 ans. Puisque les dents ont été trouvées sous la roche sur laquelle les stalagmites avaient poussé, les dents doivent être âgées de plus de 80 000 ans. Une analyse ADN ancienne plus récente de ces restes a indiqué que les restes datent plutôt de l'Holocène, bien que ces découvertes récentes soient toujours à l'étude.

Implications

La découverte est importante pour de nombreuses raisons. Avant cette découverte, la première preuve d'humains entièrement modernes en dehors de la péninsule arabique (Tianyuan Cave, Niah Cave, Mungo Man) remonte à environ 40 000 à 50 000 ans, de sorte que la découverte à Fuyan Cave fournit des preuves montrant que les humains ont migré hors d'Afrique beaucoup plus tôt que prévu. Deuxièmement, les découvertes à la grotte de Fuyan sont beaucoup plus proches des humains modernes qu'elles ne le sont des découvertes contemporaines à Xujiayao et Qafzeh. Troisièmement, la découverte montre que les humains modernes sont arrivés dans le sud de la Chine lorsqu'il y avait un hominidé plus âgé et plus primitif présent dans le nord de la Chine. Enfin, la découverte montre que les humains modernes étaient présents en Asie à une époque où il n'y a aucune preuve d'humains entièrement modernes en Europe (43 000 avant JC), ce qui s'explique peut-être par la présence de Néandertaliens en Europe empêchant l'entrée des humains modernes.

Source : Wikipedia