Affichage des articles dont le libellé est Australopithecus robustus. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Australopithecus robustus. Afficher tous les articles

mardi 14 avril 2020

Homo erectus est apparu au moins 200.000 ans plus tôt qu'on ne le pensait

On a découvert le plus vieux fossile d'Homo erectus. Il est âgé de 2 millions d'années et il côtoyait alors en Afrique du Sud plusieurs espèces d'Australopithèques.

Les sites des hominidés fossiles d'Afrique du Sud, à proximité de Johannesburg, sont célèbres et connus sous le surnom de « berceau de l'humanité » (Cradle of Humankind en anglais). On y trouve dans des grottes calcaires de nombreux fossiles d'hominines dont les plus connus sont sans doute ceux d'Homo naledi récemment découverts et ceux d'Australopithecus africanus (un jeune cousin des Australopithecus afarensis tels la fameuse Lucy) et qui ont été trouvés en Afrique de l'Est, principalement en Éthiopie, au Kenya et en Tanzanie.

Les recherches dans le berceau de l'humanité se poursuivent et un article publié dans Science par une équipe internationale de paléoanthropologues vient de bouleverser quelque peu l'arbre généalogique de l'Humanité tout en tendant à confirmer que le genre Homo est bien né en Afrique. On peut en effet se poser la question car c'est en Indonésie, en 1891 précisément, que le géologue et anatomiste Eugène Dubois a fait la découverte des premiers fossiles d'Homo erectus, le premier hominine à se dresser sur ses jambes comme l'Homme moderne, ou peu s'en faut, à utiliser le feu -- mais pas le premier à utiliser des outils. Les plus vieux fossiles d'Homo erectus avaient toutefois été trouvés à Dmanisi, en Georgie, et étaient âgés d'environ 1,8 million d'années alors que ceux Australopithecus africanus ont des âges compris entre 2 et 3,5 millions d'années.

Les chercheurs, venant d'universités en Australie, Afrique du Sud, Italie et États-Unis, ont en effet daté un ensemble de 150 fragments appartenant à un crâne d'Homo erectus découvert au cours de cinq années de fouilles sur le site connu sous le nom de carrière principale de Drimolen. Ils appartenaient à un Homo erectus âgé d'environ 2 à 3 ans au moment de sa mort survenue il y a 2 millions d'années environ. La trouvaille a été baptisée « Simon », du prénom d'un technicien, Simon Mokobane, hélas décédé en 2018, et qui a beaucoup contribué au succès des fouilles ; plus prosaïquement, les paléontologues le désignent sous le terme DNH 134.

Trois espèces d'hominines confrontées à un changement climatique

C'est à ce jour le plus vieux fossile d'Homo erectus découvert et c'est en Afrique. Le site de Drimolen contient également des restes de Paranthropus robustus, encore appelé Australopithecus robustus, ce qui veut dire qu'au moins trois hominines (rappelons que ce terme regroupe les représentants du genre Homo et du genre Australopithecus) se côtoyaient en Afrique du Sud il y a deux millions d'années.

Pour Justin Adams, de l'Université Monash, l'un des auteurs de l'article publié dans Science, cette constatation soulève des questions intrigantes sur la façon dont ces trois espèces ont vécu et survécu dans le même environnement à la même époque. Il explique ainsi que « l'une des questions qui nous intéresse est de savoir quel rôle les changements d'habitats, de ressources et les adaptations biologiques uniques des premiers Homo erectus ont pu jouer dans l'extinction d'Australopithecus sediba en Afrique du Sud. Des tendances similaires sont également observées chez d'autres espèces de mammifères au même moment. Par exemple, il y a plus d'une espèce de tigre à dents de sabre, Dinofelis, sur le site - dont l'une s'est éteinte après deux millions d'années. Nos données renforcent le fait que l'Afrique du Sud représentait un mélange vraiment unique de lignées évolutives, une communauté mixte d'espèces de mammifères anciens et modernes qui évoluait à mesure que les climats et les écosystèmes changeaient ».

Les chercheurs se demandent aussi finalement, avec cette découverte, si Australopithecus sediba pouvait vraiment être l'ancêtre d'Homo erectus comme il a été récemment proposé.

Ce qu'il faut retenir

Homo erectus est le premier hominine à se dresser sur ses jambes comme l’Homme moderne, ou peu s’en faut, et à utiliser le feu mais il n'est pas le premier à utiliser des outils.
La découverte de ses plus vieux restes connus à ce jour, âgés de 2 millions d'années, tend bien à confirmer qu'il est né en Afrique et qu'il la quittera pour aller coloniser le reste de la planète jusqu'en Indonésie.
Ces restes prouvent également qu'il côtoyait en Afrique du Sud au moins trois espèces d'Australopithèques dans le fameux « berceau de l'humanité » (Cradle of Humankind en anglais).

jeudi 14 janvier 2010

Paranthropus robustus

Paranthropus robustus ou Australopithecus robustus est le nom d'un hominidé âgé de 2,2 à 1 million d'années.

Il a été découvert à Kromdraai en Afrique du Sud. D'autres sites paléontologiques d'Afrique du Sud, tels Swartkrans et Drimolen, ont livré des restes fossiles de cette espèce.

Genre

Bien que généralement classé dans le genre Australopithecus, certains spécialistes considèrent qu'il s'agit d'un genre à part, qu'ils nomment Paranthropus. Le débat dans la communauté scientifique n'est pas encore tranché. Ils sont les derniers descendants de leur lignée et s'éteignent vers -1 million d'années.

Source : Wikipedia

- - - - -

Découvert en Afrique du Sud (Kromdraai) en 1938 ; 2 à 1 million d'années. Crane plus moderne que A. africanus. Très proche de A. boisei.

Source : Lexique du CNRS

- - - - -

Age : de 2,2 à 1 millions d'années
Taille : 1,12 à 1,45 m
Poids : 25 à 45 kg
Localisation : Afrique du Sud
Habitat : Arboré
Feux : Non utilisé
Outils : Utilisés

Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

2,2-1,5 MA.
Un crâne et une partie de son squelette (TM 1517).
Plusieurs grottes d’Afrique du Sud.
Le plus robuste des homininés en raison de ses grosses mâchoires ; les mâles paranthropes avaient même une crête osseuse au-dessus du crâne.