lundi 26 novembre 2007

La femme de Florès entre au Musée de l'Homme

Une superbe reconstitution de l’énigmatique être humain minuscule découvert en Indonésie en 2003 va faire son entrée au Musée de l'Homme, à Paris. Fidèlement sculptée par la talentueuse Elisabeth Daynès avec l’aide de scientifiques, cette femme d’un mètre de haut en deviendra la vedette à partir du 11 décembre. Une information exclusive de Futura-Sciences.

Une centaine de scientifiques d’une vingtaine de pays d’Asie, d’Europe et d’Australie se réunissent au Muséum national d’histoire naturelle entre le 10 et le 12 décembre 2007 pour la conférence internationale Human origins patrimony studies in Southeast Asia (programme européen Asia-Link HOPsea) qui a pour objectif de développer la collaboration entre les institutions universitaires et muséales dans les domaines de la recherche, de la formation des jeunes scientifiques, de la conservation et de la valorisation du patrimoine. L’accent sera mis sur les recherches des plus jeunes scientifiques formés au sein du réseau HOPsea et sur la nécessité pour la communauté scientifique de mettre en partage données et fonds patrimoniaux. La conférence est couplée avec un module international du Master du Muséum national d’histoire naturelle organisé chaque année sur la Préhistoire de l’Asie du sud-est.

A cette occasion, le 11 décembre, sera présentée au Musée de l’Homme la reconstitution d’Homo floresiensis, découvert par une équipe indonésienne et australienne dans la grotte de Liang Bua, sur l’île de Flores (Florès, en français), en Indonésie orientale.

Cette reconstitution acquise par les collections du Muséum est l’œuvre de Elizabeth Daynès, sculpteur en préhistoire, qui s’est entourée pour ce long travail de l’anthropologue légiste Jean-Noël Vignal, des paléoanthropologues Harry Widianto et Dominique Grimaud-Hervé, et de ses collaborateurs Céline Verney, Peggy Martin et Théo Jalby.

Rencontre avec la dame de Florès

Au-delà du débat qui s’est instauré dans les milieux spécialisés quant à la position phylogénétique d’Homo floresiensis (*), cette rencontre avec la femme qui a vécu à Flores au Pléistocène supérieur est frappante pour le visiteur : la taille réduite du corps bien sûr, mais surtout les caractères du crâne et de la face, dont les parties molles rigoureusement reconstituées soulignent la morphologie du nez, la minceur des lèvres liée à une face projetée en avant et à l’absence de menton, la saillie des arcades sourcilières.

On apprécie l’importance accordée par le sculpteur à l’observation des caractéristiques physiques reconstruites à partir des données publiées sur le fossile. Mais l’artiste a aussi apporté sa vision. La couleur de la peau et la pilosité résultent de choix dont les scientifiques ne contestent pas le caractère hypothétique. La reconstitution laisse, aussi, la place au rêve puisque les recherches concernant l’environnement et les comportements de cet hominidé ne sont pas encore toutes abouties. Au moment où nous la croisons sur son chemin, la femme de Flores vient de ramasser un bambou sommairement découpé, dont on est libre d’imaginer l’usage qu’elle va en faire.

La reconstitution sera présentée accompagnée de fossiles et d’outils préhistoriques mettant en avant les principales questions posées, depuis les toutes premières découvertes jusqu’aux recherches les plus actuelles, par le peuplement des archipels d’Extrême-Orient.

(*) Le fossile est-il celui d’un Homo sapiens pathologique, le descendant d’Homo erectus probablement arrivés sur l’île il y a quelque 850.000 ans dont seuls les artefacts lithiques du site de Mata Menge sont parvenus jusqu’à nous, ou bien, comme semble le suggérer une étude récente sur les os du poignet, d’un ancêtre encore plus ancien ?

Source : Futura-Sciences du 26/11/2007

A l’époque où vivaient sur leur île indonésienne la petite dame de Florès et son peuple, il y 18.000 ans, un autre hominidé, Homo sapiens, avait conquis le reste de la planète.

mercredi 21 novembre 2007

Un nouvel hominidé replace en Afrique l'ancêtre des hommes et des singes

Une équipe essentiellement japonaise a découvert au Kenya un nouveau primate fossile qui pourrait être un ancêtre commun des grands singes et des humains. Cette sorte de chaînon manquant pourrait conduire à revoir l'histoire des hominidés : nos ancêtres étaient bien africains.

La nouvelle espèce, baptisée Nakalipithecus nakayamai, est représentée par un os de mâchoire et 11 dents isolées qui ont été dégagés d'une coulée de boue volcanique de la région de Nakali. La morphologie ressemble à celle de l'Ouranopithecus macedoniensis, découvert en Grèce et considéré comme très proche de l'ancêtre commun entre les grands singes africains et l'homme. Mais certains détails diffèrent.

Notamment, la dentition démontre un régime alimentaire moins spécialisé que celui de l'Ouranopithecus et montre davantage de traits considérés comme primitifs, comme un cingulum de la molaire plus saillant et des cuspides molaires moins volumineuses, ce qui indique que l'apparition de Nakalipithecus précède celle de l'Ouranopithecus et fait de lui un candidat plus vraisemblable pour le rôle d'ancêtre commun des singes et des humains.

Selon Fredrick Manthi, chercheur aux Musées du Kenya, cette découverte est capitale car depuis longtemps les anthropologues étaient à la recherche d'un fossile datant d'environ 9 millions d'années. Celui-ci, qui remonte à 9,8 millions d'années, aurait vécu durant cette période qui a vu diverger la lignée des grands singes et celles des ancêtres de l'homme.

Témoin d'une période clé

Les études moléculaires récentes suggèrent que la divergence entre les humains et les chimpanzés s'est produite entre 7 à 5,5 millions d'années et la divergence avec les gorilles entre 9 et 8 millions d'années. En conséquence, le Miocène tardif (11 à 5 millions d'années) constitue la période cruciale pour étudier cette séparation de lignées entre les grands singes africains et l'homme. Malheureusement très peu de fossiles datant de la période 13 à 7 millions d'années ont été découverts. En raison de cette rareté, quelques chercheurs avaient suggéré que les derniers ancêtres communs avaient quitté l'Afrique pour une raison indéterminée pour se rendre en Asie ou en Europe avant de revenir vers la fin du Miocène.

Des dents qui ont sans doute appartenu à un lointain ancêtre qui est aussi celui des grands singes africains actuels.

Cette hypothèse semble maintenant invalidée par la découverte de Nakalipithecus nakayamai à 40 kilomètres du versant oriental de la Rift Valley, au Kenya, qui fait l'objet d'une publication dans les Pnas (Annales de l'Académie nationale des Sciences des Etats-Unis). Cette découverte est importante, car elle permet de soutenir la théorie selon laquelle l'évolution du primate à l'homme s'est entièrement déroulée en Afrique.

Mandibule de Nakalipithecus nakayamai.

Fredrick Manthi n'hésite pas à parler de « maillon manquant », une vieille expression qui, avec « chaînon manquant », désignait cet intermédiaire hypothétique entre singe et homme, demeuré longtemps le Saint-Graal des paléoanthropologues. La complexité de l'évolution des hominidés, la multitude d'espèces ayant coexisté aux mêmes époques et l'approche actuelle de l'évolution ont conduit depuis longtemps à abandonner cette appellation. On préfère celle de « dernier ancêtre commun », un titre assez disputé qui compte aujourd'hui plusieurs candidats

« Nous devons trouver d'autres fossiles pour être sûrs que maintenant nous tenons le maillon manquant, déclare-t-il. Evidemment, nous sommes convaincus qu'avec plus de feedback et plus de recherches dans différents endroits du pays, nous serrons en mesure d'identifier ce lien manquant. Même si nous pouvons dire qu'il s'agit du maillon manquant, il nous faut trouver d'autres fossiles pour confirmer cet argument ».

Le professeur Martin Pickford, du Muséum national d'Histoire naturelle (Paris) estime qu'il s'agit d'une découverte d'importance capitale, car elle représente une véritable preuve de la divergence des singes africains de la lignée humaine. Elle permet aussi d'assurer que notre ancêtre commun était bien originaire d'Afrique et que certaines lignées de grands singes se sont ensuite dispersées en Ethiopie, Grèce et Turquie.

Source : Futura-Sciences du 21/11/2007

mardi 13 novembre 2007

Le dernier ancêtre commun des grands singes et des hommes

Kenya : Un fossile découvert dans une coulée de boue volcanique au Kénya pourrait représenter le dernier ancêtre commun des gorilles, des chimpanzés et des humains. Ce nouvel hominidé, baptisé Nakalipithecus nakayamai, remonte à environ 10 millions d’années, soit juste avant la séparation du gorille d'avec le chimpanzé et l’homme. Jusqu’à présent, très peu de fossiles de cette période avaient été découverts en Afrique.

Source : AFP, 13 novembre 2007

Source : Science Actualités du 13/11/07

vendredi 2 novembre 2007

Le musée national de préhistoire


Le musée est situé aux Eyzies-de-Tayac.

Le site est à cette adresse :
http://www.musee-prehistoire-eyzies.fr/

Le musée des antiquités nationales


Le musée des antiquités nationales (musée de l'archéologie nationale ou musée de la préhistoire) est situé au château de Saint-Germain-en-Laye.

L'adresse du site est :
http://www.musee-antiquitesnationales.fr/