mercredi 1 mars 2006

Irhoud 10

Historique

Jean-Jacques Hublin, devenu en 2004 directeur du département d'évolution humaine de l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste, à Leipzig en Allemagne, et Abdelouahed Ben-Ncer, de l'Institut national des sciences de l'archéologie et du patrimoine (INSAP), lancèrent une nouvelle campagne de fouilles en 2004. Ils purent explorer une zone de dépôts sédimentaires encore non dégradée par l'activité minière, où ils découvrirent, de 2007 à 2016, 16 ossements fossiles supplémentaires, Irhoud 7 à 22, représentant au moins cinq individus, trois adultes, un adolescent et un enfant. Parmi cet ensemble de nouveaux fossiles, il convient de mentionner Irhoud 10, rassemblant des éléments de crâne, et Irhoud 11, une mandibule adulte quasi-complète. Les découvertes et analyses de l'équipe ont été publiées dans la revue américaine Nature en juin 2017.

Analyse

Les plus anciens restes reconnus d'Homo sapiens étaient jusque-là l'Homme de Kibish, avec deux crânes mis au jour en 1967 en Éthiopie et datés en 2005 de 195 000 ans, et l'Homme de Herto, découvert en 1997 en Éthiopie et daté en 2003 de 157 000 ans. L'Homme de Djebel Irhoud repousse donc de plus de 100 000 ans l'ancienneté attribuée auparavant à l'espèce Homo sapiens.

Pour Jean-Jacques Hublin, les fossiles de Djebel Irhoud montrent qu'il existe un stade « Homo sapiens archaïque », déjà moderne au niveau de la face mais encore archaïque au niveau de l'encéphale. Jean-Jacques Hublin met en avant depuis cette découverte la théorie d'une émergence panafricaine de l'Homme moderne, qui ne serait pas limitée à un groupe humain précis ni localisée dans une région particulière d'Afrique, mais qui serait issue d'un chemin évolutif ayant associé depuis au moins 300 000 ans l'ensemble des populations du continent africain. Cette vision est celle d'une origine multirégionale de l'homme moderne limitée au continent africain.

Source : Wikipedia

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300 ka
Homo sapiens
2017
Djebel Irhoud, Maroc
Jean-Jacques Hublin, et Abdelouahed Ben-Ncer

Vénus de Khotylyovo

La statuette a été trouvée à proximité de dépôts calcaires et d’ossements de mammouth, dont certains étaient recouverts de terre de sienne, un colorant minéral naturel. Selon le Dr Konstantin Gavrilov (Département d'archéologie paléolithique, Institut d'Archéologie de Moscou), responsable de cette campagne de fouille, il apparaît que «très probablement, la statuette a été placée à côté des ossements sur le sol plutôt que « enterrée » comme les autres « vénus ».

La statuette, qui mesure 5 cm de hauteur, a été sculptée dans l’ivoire d’une défense de mammouth laineux. D’un point de vue fabrication, ce sont les mêmes techniques qui ont été employées que pour les autres vénus de Russie. Aucune trace de ce qui aurait pu être un anneau ou un orifice pour suspendre la statuette.

Une forte poitrine, un ventre prononcé, un derrière proéminent mais des jambes relativement fines distinguent cette nouvelle statuette des vénus découvertes précédemment. Même si une partie de l’ivoire a disparu, les proportions de la vénus montrent que le « modèle » était assez gras.

Le scientifique indique : «cette statuette représente une femme corpulente, mais elle a l'air fantastiquement délicate, probablement en raison de ses jambes longues et minces". «La figurine avec ses jambes légèrement repliées sous le corps rappelle Danaé (mère de Persée dans la mythologie grecque), peinte par Rembrandt».

Danaé, la statuette de Khotylyovo, est nue, et on ne remarque aucun ornement sur le corps (bijoux, coiffe, pagne…). Ce type de statuette a déjà été exhumé en Sibérie, notamment près de la rivière Angara (à proximité du lac Baïkal) mais les dernières études montrent qu’elles sont généralement vêtues, contrairement à ce qu’indiquaient les premières études.

Source :

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nom :
âge : 23 ka
découverte :
date : 2017 ?

Vénus de Kotylyovo

La statuette de 50 mm de hauteur seulement a été sculptée dans de l'ivoire d'une défense de mammouth laineux. Si sa poitrine et son fessier sont volumineux, la figurine est dotée de jambes bien détachées et assez fines, ce qui est particulièrement rare chez les vénus paléolithiques. Le site de Khotylyovo-2, où la statuette a été mise au jour, a été occupé entre - 21 000 et - 24 000 ans.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 23 ka
découverte :
date : 2017

Leang Bulu Sipong 4

Leang Bulu Sipong 4 est une grotte en Indonésie où une peinture pariétale datée d'au moins 43 900 ans avant le présent a été découverte en 2017. Il s'agit de la plus ancienne représentation figurative et narrative connue. Elle montre des animaux - des cochons sauvages et des buffles nains - poursuivis par un groupe de créatures mi-humaines mi-animales.

Le plus ancien dessin de l'histoire de l'humanité, daté de 73 000 ans, identifié en 2015 en Afrique du Sud, est un dessin abstrait, composé de quelques lignes ou hachures (dans la grotte de Blombos). Celui de Leang Bulu Sipong 4 livre la plus vieille représentation figurative, en l'occurrence animale ; avant sa datation, ce record était détenu par la sculpture en ivoire d'un homme à tête de lion trouvée en Allemagne (l'Homme-lion de Hohlenstein-Stadel).

Datation

L'âge du « tableau » a pu être déterminé grâce à la méthode de datation par l'uranium-thorium, appliquée aux concrétions minérales qui se sont agglomérées naturellement sur la peinture (des boursouflures familièrement appelées «pop-corn»).

La question se pose de savoir si la peinture a été retouchée ou complétée au fil du temps. En effet, certaines zones n'ont pas pu être datées, parce qu'elles n'étaient pas recouvertes de calcite, en particulier celles où se trouvent les personnages hybrides. Il est donc possible en théorie que les créatures mi-animales mi-humaines soient plus récentes que les animaux, cependant le style de représentation similaire de toutes les figures peintes permet de supposer qu'elles ont été composées au même moment.

Localisation

Leang Bulu Sipong 4 (« Leang » signifie « grotte » en indonésien) est située dans la montagne Bulu Leang, au sud de Sulawesi (ou île des Célèbes), en Indonésie, dans la région karstique de Maros-Pangkep qui compte 242 grottes ou abris sous roche ornés.

Le panneau principal de la peinture se trouve à 7,5 mètres au-dessus du sol, au niveau supérieur de la grotte, toujours exposé à la lumière (et communiquant avec le niveau inférieur par un étroit boyau) ; la grotte est d'une faible profondeur, de 5,9 mètres.

La peinture pariétale

Description

Le panneau est d'une largeur d'environ 4,5 mètres. La peinture, monochrome, utilise un pigment rouge foncé.

Six mammifères - deux cochons sauvages, appelés babirusa, et quatre buffles nains, ou anoas - se déplacent vers la gauche du panneau, poursuivis par un groupe de huit chasseurs armés de lances et de cordes. Les "chasseurs" sont en réalité des créatures hybrides avec des attributs animaux (des têtes d'oiseaux ou de reptiles, des queues) et des corps humains ; de tels personnages associant des traits animaux et humains sont appelés thérianthropes. Ces "hommes" ou figures anthropomorphes sont de très petite taille en comparaison des animaux chassés ; les proportions ne sont pas respectées.

Singularité

La peinture Leang Bulu Sipong 4 est exceptionnelle notamment du fait qu'elle représente une interaction entre plusieurs hommes ou animaux ; dans l'art pariétal paléolithique les personnages sont le plus souvent isolés.

Un autre aspect très singulier de cette peinture tient à son caractère narratif : les « oeuvres » paléolithiques ne racontent généralement pas une histoire, et ne représentent pas non plus le quotidien du groupe.

La plus ancienne représentation peinte d'un animal était jusqu'à une date récente celle d'un rhinocéros de la grotte Chauvet en France, datée de 35.300 à 38.800 ans. En 2018, une étude publiée dans la revue Nature avait déjà annoncé une peinture d'animal plus ancienne que celle de la grotte Chauvet, datée de 40.000 ans, celle d'un bovidé non identifié en Indonésie, dans la grotte de Lubang Jeriji Saléh (île de Bornéo) et l'avait présentée comme « la plus ancienne œuvre figurative connue ».

Le plus vieux thérianthrope était celui de la sculpture de l'Homme-lion daté de 40 000 ans en Allemagne. Quant au plus vieux thérianthrope peint, il datait de 17.000 ans ; c'était un homme à tête d'oiseau chassant un bison, dans la grotte de Lascaux en France. Les représentations de thérianthropes de Leang Bulu Sipong 4 sont les plus anciennes connues en 2020.

Découverte et analyse

Cette peinture a été découverte par le spéléologue indonésien Pak Hamrullah, en 2017. Elle a été étudiée par une équipe de scientifiques de l’Université australienne de Griffith.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 43,9 ka
découverte : Pak Hamrullah
date : 2017
espèce :