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dimanche 6 décembre 2020

Nakalipithecus nakayamai

Nakalipithecus est un genre éteint d'hominidés, décrit en 2007, qui vivait en Afrique de l'est au Miocène, il y a environ 10 millions d'années.

Découverte

Les restes fossiles de Nakalipithecus ont été découverts par une équipe de chercheurs japonais en 2005, dans la région de Nakali, au Kenya, dans une ancienne coulée de boue (lahar) provoquée par une éruption volcanique. À partir d'un fragment de mâchoire et de onze dents isolées, l'unique espèce de ce genre, Nakalipithecus nakayamai, a été décrite en 2007. L'épithète spécifique nakayamai a été donnée en l'honneur du géologue Nakayamai travaillant sur le projet, décédé au cours de l'étude.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 10 Ma
découverte :
date : 2005
espèce : Nakalipithecus nakayamai

mercredi 21 novembre 2007

Un nouvel hominidé replace en Afrique l'ancêtre des hommes et des singes

Une équipe essentiellement japonaise a découvert au Kenya un nouveau primate fossile qui pourrait être un ancêtre commun des grands singes et des humains. Cette sorte de chaînon manquant pourrait conduire à revoir l'histoire des hominidés : nos ancêtres étaient bien africains.

La nouvelle espèce, baptisée Nakalipithecus nakayamai, est représentée par un os de mâchoire et 11 dents isolées qui ont été dégagés d'une coulée de boue volcanique de la région de Nakali. La morphologie ressemble à celle de l'Ouranopithecus macedoniensis, découvert en Grèce et considéré comme très proche de l'ancêtre commun entre les grands singes africains et l'homme. Mais certains détails diffèrent.

Notamment, la dentition démontre un régime alimentaire moins spécialisé que celui de l'Ouranopithecus et montre davantage de traits considérés comme primitifs, comme un cingulum de la molaire plus saillant et des cuspides molaires moins volumineuses, ce qui indique que l'apparition de Nakalipithecus précède celle de l'Ouranopithecus et fait de lui un candidat plus vraisemblable pour le rôle d'ancêtre commun des singes et des humains.

Selon Fredrick Manthi, chercheur aux Musées du Kenya, cette découverte est capitale car depuis longtemps les anthropologues étaient à la recherche d'un fossile datant d'environ 9 millions d'années. Celui-ci, qui remonte à 9,8 millions d'années, aurait vécu durant cette période qui a vu diverger la lignée des grands singes et celles des ancêtres de l'homme.

Témoin d'une période clé

Les études moléculaires récentes suggèrent que la divergence entre les humains et les chimpanzés s'est produite entre 7 à 5,5 millions d'années et la divergence avec les gorilles entre 9 et 8 millions d'années. En conséquence, le Miocène tardif (11 à 5 millions d'années) constitue la période cruciale pour étudier cette séparation de lignées entre les grands singes africains et l'homme. Malheureusement très peu de fossiles datant de la période 13 à 7 millions d'années ont été découverts. En raison de cette rareté, quelques chercheurs avaient suggéré que les derniers ancêtres communs avaient quitté l'Afrique pour une raison indéterminée pour se rendre en Asie ou en Europe avant de revenir vers la fin du Miocène.

Des dents qui ont sans doute appartenu à un lointain ancêtre qui est aussi celui des grands singes africains actuels.

Cette hypothèse semble maintenant invalidée par la découverte de Nakalipithecus nakayamai à 40 kilomètres du versant oriental de la Rift Valley, au Kenya, qui fait l'objet d'une publication dans les Pnas (Annales de l'Académie nationale des Sciences des Etats-Unis). Cette découverte est importante, car elle permet de soutenir la théorie selon laquelle l'évolution du primate à l'homme s'est entièrement déroulée en Afrique.

Mandibule de Nakalipithecus nakayamai.

Fredrick Manthi n'hésite pas à parler de « maillon manquant », une vieille expression qui, avec « chaînon manquant », désignait cet intermédiaire hypothétique entre singe et homme, demeuré longtemps le Saint-Graal des paléoanthropologues. La complexité de l'évolution des hominidés, la multitude d'espèces ayant coexisté aux mêmes époques et l'approche actuelle de l'évolution ont conduit depuis longtemps à abandonner cette appellation. On préfère celle de « dernier ancêtre commun », un titre assez disputé qui compte aujourd'hui plusieurs candidats

« Nous devons trouver d'autres fossiles pour être sûrs que maintenant nous tenons le maillon manquant, déclare-t-il. Evidemment, nous sommes convaincus qu'avec plus de feedback et plus de recherches dans différents endroits du pays, nous serrons en mesure d'identifier ce lien manquant. Même si nous pouvons dire qu'il s'agit du maillon manquant, il nous faut trouver d'autres fossiles pour confirmer cet argument ».

Le professeur Martin Pickford, du Muséum national d'Histoire naturelle (Paris) estime qu'il s'agit d'une découverte d'importance capitale, car elle représente une véritable preuve de la divergence des singes africains de la lignée humaine. Elle permet aussi d'assurer que notre ancêtre commun était bien originaire d'Afrique et que certaines lignées de grands singes se sont ensuite dispersées en Ethiopie, Grèce et Turquie.

Source : Futura-Sciences du 21/11/2007

mardi 13 novembre 2007

Le dernier ancêtre commun des grands singes et des hommes

Kenya : Un fossile découvert dans une coulée de boue volcanique au Kénya pourrait représenter le dernier ancêtre commun des gorilles, des chimpanzés et des humains. Ce nouvel hominidé, baptisé Nakalipithecus nakayamai, remonte à environ 10 millions d’années, soit juste avant la séparation du gorille d'avec le chimpanzé et l’homme. Jusqu’à présent, très peu de fossiles de cette période avaient été découverts en Afrique.

Source : AFP, 13 novembre 2007

Source : Science Actualités du 13/11/07