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jeudi 9 juillet 2009

Ganléa, l'ancêtre des singes, était asiatique

Les primates anthropoïdes, dont nous faisons partie, ne sont pas nés en Afrique, comme on l'a longtemps pensé, mais en Asie. C'est ce qu'affirme une équipe de paléontologues après l'examen d'une mâchoire fossile. Ce petit animal savait casser les noix à la manière des singes, ce qu'ignorent les lémuriens.

C'est au Myanmar (ex Birmanie) que des paléontologues d'une collaboration internationale, dont Laurent Marivaux (ISEM, CNRS) et Jean-Jacques Jaeger (IPHEP), ont exhumé plusieurs fossiles de primates vieux de 37 à 38 millions d'années, soit l'Eocène supérieur, appartenant à une espèce inconnue et même à un genre nouveau. A l'époque, la région, tropicale et très humide, expliquent les auteurs, ressemblait à l'actuel bassin amazonien.

Une mâchoire a révélé une canine d'une taille démesurée, ce qui a valu à l'espèce d'être baptisée Ganlea megacanina (le nom de genre, Ganlea, vient du nom du village de Ganle, à côté duquel les fossiles ont été trouvés). Les profondes traces d'usure que portent ces dents suggèrent aux paléontologues que l'animal se nourrissait de graines de noix dont il brisait la coque avec ses canines. Le détail n'est pas anecdotique pour un spécialiste de l'histoire des primates.

Ce groupe, en effet, est considéré comme constitué de deux lignées, celle des prosimiens, essentiellement représentés aujourd'hui par les lémuriens, et celle des primates anthropoïdes, regroupant les singes et les humains. Or, aucun lémurien ni aucun prosimien ne croque des noix alors que c'est ainsi que se nourrissent les sakis, des singes d'Amérique du sud. Dans la revue Proceedings of the Royal Society B, les chercheurs en concluent que Ganléa était un primate anthropoïde et que l'origine de cette lignée se trouve donc en Asie, bousculant l'histoire connue de cette branche à laquelle sont accrochés les humains.

La mâchoire inférieure droite de Ganlea megacanina. On remarque la magnifique canine, à droite, à laquelle peu de noyaux de fruits devaient résister.

Une confirmation parmi d'autres

Pour les auteurs, cette conclusion n'est pas une grande surprise. Ganléa appartient à une famille connue d'anthropoïdes, les amphipithecidés. Quatre fossiles de ce groupe éteint ont déjà été trouvés en Asie. La découverte de Ganléa démontre que ces primates dérivent d'un ancêtre commun installé en Asie. En 1994, Eosimias était exhumé du sol chinois et arborait déjà des caractéristiques d'anthropoïde. En 2005, Laurent Marivaux racontait à Futura-Sciences la découverte au Pakistan, par une équipe dont il faisait partie, de deux nouveaux genres d'amphipithecidés datant de 30 millions d'années.

Selon ce chercheur, Ganléa diffère « radicalement » du fossile découvert en Allemagne et récemment décrit sous le nom de Darwinius masillae. Surnommé Ida et classé dans les adapiformes, ce petit animal avait défrayé la chronique grâce à une présentation habile de ses découvreurs, qui en parlaient comme d'un « chaînon manquant ». Avec ses 47 millions d'années, Ida serait le plus ancien ancêtre commun aux deux lignées de primates. Laurent Marivaux estime que Ida est plus proche des lémuriens actuels.

Mangeur de fruits, amateur des graines si nutritives cachées dans leurs noyaux, très probablement arboricole, Ganléa inscrit un nouveau paragraphe dans l'histoire compliquée des primates. Il y a 60 millions d'années, leurs ancêtres peuplaient de nombreuses régions de l'hémisphère nord. Vingt millions d'années plus tard, on les trouve surtout dans les régions tropicales, notamment en Asie. C'est vers cette époque qu'apparaissent les premiers singes, dont certains ont démarré une autre histoire, celle des hominidés...

Source : Futura-Sciences du 09/07/2009

Une représentation possible de Ganlea megacanina, dans son milieu naturel le plus probable, les arbres, avec une longue queue, indispensable à son équilibre.

lundi 1 mars 2004

Ganlea megacanina

Ganlea est un genre éteint appartenant à la famille également éteinte des Amphipithecidae, des primates anthropoïdes qui vivaient en Asie il y a environ 38 millions d'années à la fin de l'Éocène. Sa découverte conforte l'hypothèse selon laquelle les anthropoïdes seraient originaires d'Asie, sans pour autant remettre en cause l'émergence africaine de la lignée humaine.

Source : Wikipedia

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Ganlea est un primate fossile du centre du Myanmar, anciennement connu sous le nom de Birmanie. Son âge est d'environ 38 millions d'années, vivant à la fin de l'Éocène. Ganlea appartient au groupe des anthropoïdes (c'est-à-dire les humains, les grands singes et les singes) et appartient à la famille des amphipithécidés. Il est plus ancien que tout autre anthropoïde connu d'Afrique et est le deuxième plus ancien connu d'Asie. Ses restes se composent de dents et de mâchoires appartenant à 10 à 15 individus trouvés près de la ville de Bagan dans la partie centrale du pays.

Les dents de Ganlea ont de nombreuses caractéristiques diagnostiques qui aident à montrer ses relations avec d'autres anthropoïdes. On pense qu'il est étroitement lié aux genres Myanmarpithecus, Pondaungia et Siamopithecus, tous deux trouvés dans la même région que Ganlea. Dans tous ces genres, la dent canine est agrandie et comprimée antéropostérieurement, ce qui la rend assez large. Une grande usure des dents a été observée à Ganlea, qui a été considérée comme une adaptation à la consommation de noix et de graines, similaire au singe Saki moderne. La grande taille de la canine de Ganlea lui donne le nom spécifique de "megacanina".

Les analyses phylogénétiques menées sur la description de Ganlea suggèrent que les amphipithécides sont étroitement liés aux singes du Nouveau Monde (Platyrrhini) et aux propliopithécides éteints. Cela le place fermement dans Haplorrhini. Darwinius, un primate récemment décrit et revendiqué rapidement un fossile de transition d'une grande importance pour l'ascendance humaine, est un membre des Adapiformes, qui a récemment été considéré comme un groupe de transition entre Strepsirrhini et Haplorrhini. Cela signifie que Ganlea est plus étroitement liée aux singes et aux singes modernes que Darwinius.

En raison de son âge, Ganlea a été qualifiée de chaînon manquant qui place l'origine de tous les anthropoïdes (y compris les humains) en Asie plutôt qu'en Afrique comme on le pensait auparavant. Cependant, des doutes ont été soulevés quant à l'affirmation selon laquelle il est l'ancêtre de tous les autres anthropoïdes. D'autres primates éteints tels que Eosimias semblent être des membres plus basaux que Ganlea. Parce que Ganlea est un véritable anthropoïde, il a été considéré comme plus susceptible d'être un ancêtre direct des singes et des singes (et donc des humains) que ne le ferait Darwinius. Cependant, l'analyse phylogénétique qui y a été menée suggère qu'il est trop dérivé pour avoir été un anthropoïde ancestral, et sa relation étroite avec les singes du Nouveau Monde semble impliquer qu'il n'était pas un ancêtre humain, car on pense que les singes ont évolué à partir de Singes du Vieux Monde.

Source : Wikipedia (en)

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Ganlea appartient à une famille de primates anthropoïdes asiatiques aujourd'hui disparue : les Amphipithecidae. D'autres espèces de cette famille ont également été retrouvées à Myanmar : Pondaungia et Myanmarpithecus.

Source :

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nom :
âge : 38 Ma
découverte : près de Bagan (Birmanie)
date : 2005
espèce : Ganlea megacanina