mercredi 31 mars 2021

Premier peuplement de l'Amérique

Le premier peuplement de l'Amérique fait l'objet de débats au sein de la communauté scientifique. Ces débats entre archéologues et anthropologues portent sur la date et les modalités de l'arrivée des ancêtres des Amérindiens sur le continent américain, et sur l'existence éventuelle des Paléoaméricains qui auraient pu les précéder. Les études génétiques modernes et les datations archéologiques de plus en plus minutieuses ont permis de faire avancer quelque peu la connaissance du sujet.

Depuis 1929 et la découverte du site Clovis au Nouveau-Mexique, il est admis que l'Amérique a été peuplée depuis la Sibérie par des groupes passés par la Béringie, nom donné aux territoires exondés qui reliaient jadis l'Alaska à la Sibérie, là où le détroit de Béring les sépare aujourd'hui (mais où les profondeurs sont faibles). La culture Clovis, qui émerge vers 13 500 ans avant le présent, dont les traces sont bien observées en Amérique du Nord, a longtemps été considérée comme la première culture archéologique américaine. Toutefois la chronologie du premier peuplement, ses modalités, par voie terrestre ou maritime, et l'origine des premiers arrivants, Paléoindiens ou Paléoaméricains, ont été rediscutées au fil du temps.

Des études de plus en plus nombreuses et probantes d'occupations antérieures à la culture Clovis ont été publiées. Certaines données archéologiques indiquent que le premier peuplement de l'Amérique aurait pu avoir lieu pendant le dernier maximum glaciaire, profitant de l'abaissement des niveaux marins. Le modèle de migration, son calendrier et le lieu ou les lieux d'origine en Eurasie des peuples qui ont migré vers les Amériques restent l'objet de débats parmi les chercheurs.

Carte présentant une hypothèse en plusieurs étapes du peuplement de l'Amérique effectuée à partir du couloir béringique, actif durant plusieurs dizaines de millénaires.

Historique : culture Clovis

Le site archéologique de Clovis est l'un des plus connus des États-Unis. Il est situé dans l'État du Nouveau-Mexique, dans le sud-ouest du pays. On y a trouvé à partir de 1929 des outils préhistoriques datés de 11 500 à 13 500 ans. Les premières fouilles ont mis au jour une pointe à enlèvement flûté. À l'époque, la découverte fit grand bruit, car ce type de pointe était inhabituel. Grâce au squelette d'un mammouth (estimé contemporain) qui se trouvait sur le site, on a pu dater l'objet de façon relativement précise.

Dans les années qui suivirent, les archéologues ont retrouvé en Amérique du Nord des milliers de pointes du même genre, caractérisées par des techniques de taille identiques, et cela jusqu'au Costa Rica, et dans toutes sortes de milieux naturels. Les scientifiques avaient également montré que tous les animaux géants d'Amérique (mammouths, tatous géants ou glyptodon, paresseux géants, tigres à dents de sabre, camélidés et équidés) avaient soudainement disparu, et on a envisagé qu'une population venue d'ailleurs avait apporté avec elle une arme redoutable : la pointe Clovis.

On a conclu que les porteurs de la culture Clovis étaient venus d'Asie par le détroit de Béring, qui était exondé pendant les périodes glaciaires, et que cette culture était la plus ancienne du continent américain. Cette expansion depuis la Sibérie, donnant naissance au premier peuplement américain, aurait eu lieu il y a moins de 14 000 ans, peu avant les premiers vestiges lithiques de la culture Clovis. Ensuite, le peuplement humain se serait rapidement étendu vers l'Amérique centrale, puis l'Amérique du Sud. Jusque dans les années 1980, la thèse d'un premier peuplement Clovis de l'Amérique était celle qui concordait le mieux avec les vestiges et datations connus.

Des traces de pas fossilisées furent découvertes en 2017 sur l'ile Calvert, en Colombie-Britannique (Canada), datées de 13 000 ans, qui sont les plus anciennes connues en Amérique du Nord.

Sites pré-Clovis

De nombreuses découvertes archéologiques remettent en cause par leurs datations la théorie longtemps admise d'une première occupation humaine de l'Amérique par les porteurs de la culture Clovis. Les sites ayant livré des artéfacts antérieurs à la culture Clovis sont souvent appelés « sites pré-Clovis ».

Selon l'océanographe Michel Fontugne, spécialiste des datations, les scientifiques américains « acceptent le seuil de 25 000 ans [comme première présence humaine], ce qui pour eux était inconcevable il y a trente ans. On a passé la barrière de Clovis. »

Une étude publiée en 2020 analyse les données chronométriques de 42 sites archéologiques nord-américains et béringiens en utilisant une approche de modélisation bayésienne de l'âge, et utilise le cadre chronologique résultant pour élucider les modèles spatio-temporels de dispersion humaine. Elle intègre ensuite ces modèles avec les preuves génétiques et climatiques disponibles. Les données obtenues montrent que « les humains étaient probablement présents avant, pendant et immédiatement après le dernier maximum glaciaire (il y a environ 26,5 à 19 ka) » mais qu'une occupation plus étendue n'aurait débuté qu'à l'occasion d'une période de réchauffement rapide, le Groenland Interstadial 1 (environ 14,7 à 12 ka avant l'an 2000). Elle identifie également le début quasi-synchrone des traditions culturelles béringiennes, clovis et du rameau occidental, et un chevauchement de chacune avec les dernières dates d'apparition de 18 genres de faune aujourd'hui disparus. L'analyse suggère que l'expansion généralisée des humains en Amérique du Nord a été un facteur clé dans l'extinction des grands mammifères terrestres. L'archéologue Gizmodo Ben Potter reste réservé quant à cette étude, affirmant que « les auteurs supposent que chaque date et site n’ont aucun problème contextuel ou autre », ce qui est « loin d’être le cas ».

Amérique du Nord

Les controverses débutèrent aux États-Unis à partir de la découverte en 1957 du site de Lewisville, au Texas. Là furent mis au jour les squelettes de nombreux animaux, dont certaines espèces aujourd'hui disparues (mammouths, glyptodons, camélidés, équidés, cerfs, ours, etc.) avec des pointes de lances du type Clovis. Or tous ces ossements et artéfacts furent datés par le carbone 14 de 38 000 ans. Cette estimation fut largement rejetée à l'époque par les scientifiques américains, d'autant que les pointes de lances étaient bien considérées comme de type Clovis. D'autres expertises de datation effectuées en 1963 confirmèrent la date avancée initialement. Enfin, en 1978 puis en 1980, Dennis Stanford de la Smithsonian Institution, aidé de deux ingénieurs de l'Armée américaine, annoncèrent parallèlement une date de 37 000 à 38 000 ans. Néanmoins, la présence de graines de micocoulier correspond à un cycle de chasse et une occupation humaine du site remontant à l'ère Clovis, il y a environ 12 800 à 13 000 ans. Le site de Debra L. Friedkin également au Texas a livré une industrie lithique datée de 15 500 ans.

Au Nord-Ouest des États-Unis, dans la grotte de Paisley Cave, des coprolithes humains plus anciens que l'époque Clovis ont été mis au jour en 2008. Ces excréments fossiles seraient vieux de 14 000 ans, selon la datation par le carbone 14 réalisée par des chercheurs de l'Université de l'Oregon, qui ont étudié les restes d'ADN qu'ils contenaient, en collaboration avec une équipe danoise de l'Université de Copenhague. Cet ADN serait en rapport avec celui des Amérindiens modernes, ce qui laisse penser que ces populations étaient déjà là avant la naissance présumée de la culture Clovis.

Les sites de Old Crow et des grottes de Bluefish, dans le Yukon (Canada), ont d'abord été estimés à plus de 26 000 ans. Un nouvel examen du site de Bluefish en 2017 a livré un âge de 24 000 ans, illustrant peut-être l'hypothèse du « statu quo béringien », hypothèse selon laquelle les ancêtres des Amérindiens seraient restés des milliers d'années en Alaska et dans le Nord canadien pendant le dernier maximum glaciaire, avant de peupler un peu plus tard le reste des Amériques.

En 2017 a été découvert sur Triquet Island (Colombie-Britannique) un site d'occupation humaine daté de 14 000 ans.

Dans l'Est des États-Unis :

  • Un campement situé près de Pittsburgh, le site de Meadowcroft, dans le sud-ouest de la Pennsylvanie, a été fouillé par James Adovasio : des lames et des nucléus ont été datés de 16 000 à 19 000 ans. Cette datation demeure controversée.
  • Le site de Cactus Hill, en Virginie, a livré des pointes comparables à celles des Solutréens, datées de 19 000 ans, mais la datation reste controversée.
  • Le site de Topper, en Caroline du Sud, daterait de plus de 20 000 ans, voire 50 000 ans, selon les analyses effectuées par l'archéologue Albert Goodyear en 2004. Cette datation, comme les deux précédentes, demeure contestée.

À la grotte du Pendejo, au Nouveau-Mexique, et à la grotte de Sandia, au Nouveau-Mexique, sont attribuées des datations respectivement de 35 000 à 55 000 ans, et de 25 000 à 30 000 ans. Celles-ci sont également contestées.

Amérique centrale

L'étude de plusieurs sites mexicains (Cerro Toluquilla, Hueyatlaco, El Cedral, Baja California) a livré des datations de vestiges archéologiques proches de 40 000 ans.

Selon une étude publiée en juillet 2020 dans Nature par l'archéologue Ciprian Ardelean de l'université autonome de Zacatecas, concernant la grotte de Chiquihuite, un site fouillé depuis 2012 dans l'État de Zacatecas au Mexique, l’humanité se serait installée en Amérique il y a environ 32 000 ans avant présent. L'étude se base sur les résultats d'une datation par le carbone 14 d'outils en pierre retrouvés dans la grotte. Les plus anciens auraient entre 31 000 et 33 000 ans. De plus, le site de Chiquihuite aurait été occupé pendant plus de 20 000 ans. Gizmodo Ben Potter, un archéologue affilié au Centre d’études arctiques de l’Université de Liaocheng en Chine, tout en considérant que la datation des couches semble exacte, « n'est pas convaincu pour le moment que cela représente une présence humaine précoce ». Il précise également qu'il est possible que ces pièces ne soient pas des outils en pierre, mais des géofacts – des formations de pierre naturelle qui sont difficiles à distinguer des artefacts fabriqués par l’homme.

Si ces résultats étaient confirmés, cela ferait remonter le peuplement de l'Amérique aux alentours de 32 000 ans, soit deux fois plus que l'hypothèse la plus communément admise jusque-là.

Amérique du Sud

Le site de la grotte de Pedra Furada, dans le parc national de la Serra da Capivara, située au sud-est de l'État du Piauí (centre du Brésil), connu pour ses peintures rupestres, a livré des charbons de bois fossiles datés de près de 60 000 ans, mais leur origine naturelle ou anthropique est difficile à départager.

Dans les années 1980, la préhistorienne brésilienne Niède Guidon découvrit au pied des falaises de la Serra de Capivara des galets taillés de main d’homme, qui dateraient de 32 000 ans. Cette découverte, et sa publication dans Nature, ont suscité une polémique dans le monde archéologique. Les analyses entreprises en 2014 sous la direction d'Éric Boëda ont semblé confirmer ces résultats.

Le site de Monte Verde II, au Chili a été daté en 2015 de 18 500 ans par le chercheur américain Tom Dillehay, qui envisage dans la même étude pour le site de Monte Verde I, fouillé plus récemment, une datation d'environ 33 000 ans.

Datations hypothétiques

En 2017 furent publiés les résultats de la datation d'os de mastodontes découverts sur le site Cerutti Mastodon, situé dans le comté de San Diego (Californie), des os qui auraient pu être brisés intentionnellement. L'étude estime leur âge à 130 700 ans, alors que la dernière sortie d'Afrique de l'Homme moderne est datée par les analyses génétiques d'environ 55 000 ans, et que les seul fossiles humains jamais trouvés en Amérique sont des restes d'Homme moderne.

Apports de la génétique

Les études de paléogénétique publiées depuis 2015 ont prouvé l'origine paléoindienne de tous les fossiles humains trouvés sur le continent américain et ayant livré de l'ADN exploitable, datés pour les plus anciens de près de 13 000 ans avant le présent. Mais ces études ne préjugent pas de l'origine de fossiles humains éventuellement plus anciens qui restent à découvrir.

Source : Wikipedia

lundi 29 mars 2021

Sunda

Le plateau continental de Sunda est une extension du continent asiatique. Il supporte les îles indonésiennes de Sumatra, Java, Bali et Bornéo. Celles-ci ont été rattachées au continent pendant de longues périodes, quand le niveau de la mer était plus bas qu'aujourd'hui.

Son nom vient de Sunda, qui désigne la partie ouest de Java, dont les habitants parlent une langue, le sundanais, distincte du javanais parlé par les habitants du centre et de l'est de l'île.

Le Sunda est séparé de la zone biogéographique appelée Wallacea par la ligne Wallace, nommée d'après le naturaliste Alfred Russel Wallace, qui avait remarqué les différences dans la faune des mammifères et des oiseaux des deux côtés de la ligne. Les îles actuelles du Sunda, à l'ouest de la ligne, à savoir Sumatra, Java, Bali et Bornéo, partagent la même faune de mammifère avec celle de l'Asie du Sud-Est, comprenant des tigres, des rhinocéros et des primates. Durant l'ère glaciaire, le niveau de la mer était nettement plus bas, unissant la plupart de ces îles au continent asiatique et permettant aux animaux asiatiques de venir habiter ces îles.

Source : Wikipedia

dimanche 28 mars 2021

Yiyuan

En 1981-1982, des fossiles d'hominidés, dont un crâne relativement complet et sept dents isolées, ont été récupérés sur le site du Pléistocène moyen de Yiyuan en Chine orientale. Dans la présente étude, nous fournissons une comparaison métrique et morphologique détaillée de l'échantillon dentaire Yiyuan afin de mieux caractériser la variabilité des populations humaines qui habitaient la Chine pendant le Pléistocène moyen. Outre les questions taxonomiques et phylogénétiques, le manque de compréhension et / ou de connaissances sur la variabilité morphologique de ces populations a suscité des inquiétudes quant à la nature humaine par rapport à la nature non humaine de certains des restes dentaires d'hominidés trouvés en Asie de l'Est au début et au milieu. Pléistocène. Ainsi, notre étude vise à présenter une description détaillée et une comparaison des dents isolées Yiyuan pour 1) discuter et soutenir leur nature humaine et 2) explorer leurs affinités taxonomiques vis-à-vis d'autres populations pénecontemporaines d'Asie. Nos résultats différencient clairement l'échantillon Yiyuan des spécimens Pongo et soutiennent une attribution humaine pour le matériau Yiyuan. Nos analyses suggèrent également que les dents Yiyuan forment un groupe morphologiquement cohérent avec des échantillons de Zhoukoudian, Chaoxian et Hexian. Ils sont différents des spécimens plus dérivés de Panxian Dadong, suggérant un modèle d'isolement biogéographique et des tendances évolutives différentes entre le nord et le sud de la Chine pendant le Pléistocène moyen. De plus, et malgré le partage d'un bauplan morphologique commun avec Homo erectus sensu stricto (s.s.), les dents Yiyuan, Zhoukoudian et Hexian sont également différentes des échantillons indonésiens du Pléistocène précoce. En particulier, l'expression d'une surface émail-dentine fortement crénelée ou dendritique pourrait être unique à ces groupes. Notre étude soutient l'idée que la taxonomie des hominines du Pléistocène d'Asie peut avoir été simplifiée à l'extrême. Les études futures devraient explorer la variabilité des spécimens asiatiques et reconsidérer si tous les échantillons peuvent être attribués à H. erectus s.s.

Source :

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nom :
âge : 420-320 ka
découverte :
date :
espèce : Homo erectus

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7 isolated teeth

420-320

https://www.journals.uchicago.edu/doi/10.1086/694449#rf304

homo erectus 500-400 ka

Source :

Anagenèse

L'anagenèse ou évolution phylétique, en évolution biologique, est un terme popularisé par Bernhard Rensch et correspond à l'évolution temporelle et graduelle d'une lignée unique qui se transforme progressivement pour donner naissance à une nouvelle espèce, sans qu'il y ait ramification. Dans ce cas, une espèce descendante remplace une espèce ancestrale dans la continuité, formant une lignée évolutive.

En physiologie, l'anagenèse correspond à la régénération de tissus vivants ayant été détruits.

Origine

Les termes « anagenèse » et « cladogenèse » sont utilisés par Rensch dans la première édition allemande de son livre Neuere Probleme der Abstammungslehre (1947). Ils sont repris dans la traduction anglaise Evolution Above the Species Level (1959) basée sur la seconde édition allemande (1954).

Source : Wikipedia

vendredi 26 mars 2021

Ils ont vécu en même temps que Sapiens

Homo neanderthalensis

Âge : entre 430.000 et 30.000 ans
Résidence : Europe, Proche-Orient et Asie centrale
Famille : Ce cousin éloigné de Sapiens a de nombreux pères putatifs, comme Homo heidelbergensis ou Homo antecessor
Caractéristiques : Après Sapiens, c'est le plus connu des hominiens. Mais son physique trapu a longtemps nui à la reconnaissance de sa culture complexe, à la fois technique, artistique et symbolique.

Homo denisovensis

Âge : entre 195.000 et 53.000 ans
Résidence : Asie orientale (estimée de la Sibérie à l'Asie du Sud-Est)
Famille : Cousin de Néandertal, il s'est hybridé avec celui-ci et a également eu une descendance avec Sapiens
Caractéristiques : En génétique, il n'est représenté que par le génome d'un individu, une femme, dont le matériel génétique a pu être extrait d'une phalange.

Homo naledi

Âge : entre 335.000 et 236.000 ans
Résidence : Afrique du Sud
Famille : Il pourrait s'agir d'un cul-de-sac de l'évolution, une espèce n'ayant pas de descendance
Caractéristiques : Sa morphologie primitive suggérait une histoire plus ancienne, estimée à plus de 2 millions d'années. Plusieurs analyses poussées des fossiles lui ont donné un coup de jeune.

Homo luzonensis

Âge : plus de 30.000 ans
Résidence : Île de Luçon (Philippines)
Famille : Inconnue
Caractéristiques : Il n'a été découvert qu'en 2011 : c'est la dernière espèce en date à avoir été classée dans le genre Homo (en 2019).

Homo floresiensis

Âge : entre 190.000 et 50.000 ans
Résidence : Île de Flores (Indonésie)
Famille : Très discutées, les dernières études phylogénétiques suggèrent qu'il serait un cousin d'Homo habilis et donc issu d'une branche bien antérieure à celle qui a donné naissance à Homo Sapiens.
Caractéristiques : Il est surnommé le Hobbit à cause de sa très petite taille (de 1 mètre à 1,20 m), et sa boîte crânienne, de seulement 380 centimètres cubes quand la nôtre représente environ 1200 centimètres cubes, intrigue toujours.

Source : Science et Avenir janvier 2021

Évolutionnisme

L’évolutionnisme, en anthropologie, est une théorie sociale qui postule qu'il est possible de générer des lois explicatives de l'évolution des sociétés. Certains anciens courants furent critiqués pour avoir postulé un mode d'évolution linéaire sur le modèle unique du développement de la société occidentale. Mais les différents anthropologues qui se qualifient d'évolutionnistes de nos jours, tel qu'Alain Testart et Christophe Darmangeat, proposent quant à eux des théories évolutives non téléologiques et non ethnocentrées.

Au sens strict, l'évolutionnisme est un ensemble de théories élaborées dans la seconde moitié du XIXe siècle par les fondateurs de l'anthropologie dont Lewis Henry Morgan, Edward Tylor, Herbert Spencer et James George Frazer.

Dès son apparition en tant que science au XIXe siècle, l'anthropologie se place dans un paradigme évolutionniste. Pour les anthropologues de cette époque, l'espèce humaine ne fait qu'un, et donc, chaque société suit la même évolution de l'état de « primitif » jusqu'au modèle de la civilisation occidentale.

Morgan, après s'être fait connaître par une monographie sur les Iroquois, expose sa théorie dans son ouvrage Ancient Society. Il décrit trois stades d'évolution des sociétés : sauvage, barbare et civilisé. Chacun de ces stades se divise en trois sous-stades : inférieur, moyen, supérieur. Tylor s'intéresse plus à l'anthropologie sociale, notamment la religion. Il théorise lui aussi l'évolution des sociétés en trois stades : animiste, polythéiste, monothéiste. On peut rajouter un anthropologue britannique, Frazer, qui considère que l'évolution des croyances se fait de la magie à la science en passant par la religion.

Ce paradigme fut exclusif en anthropologie durant de nombreuses années et il y a de nombreuses critiques à y apporter. Tout d'abord, il applique l'évolution (au sens de progrès) à des notions comme l'organisation sociale ou la religion. De plus, il considère que toutes les sociétés évoluent dans le même sens pour arriver à la vraie « civilisation », dont le modèle est la civilisation occidentale moderne.

Postulats

Comme les philosophies historicistes des Lumières, les évolutionnistes postulent l'unicité du genre humain et l'universalité du mouvement historique qui embrasserait l'humanité tout entière. En revanche, ils n'expliquent plus la diversité sociale et culturelle par des déterminismes environnementaux ou climatiques accidentels, comme chez Montesquieu, mais ils érigent au contraire l'histoire en tant que principe explicatif des différences entre les sociétés humaines.

Toutes les théories évolutionnistes distinguent sensiblement les mêmes étapes, ou stades, dans l'histoire de l'humanité. Contemporaines ou postérieures aux premiers développements de l'archéologie préhistorique et de la paléontologie, elles voient dans la préhistoire l'époque de « sauvagerie », caractérisée par la chasse et la cueillette. Le stade suivant, celui de la « barbarie », aurait vu le jour avec la naissance de l'agriculture et de l'élevage. Enfin, viendrait le stade de la « civilisation » avec le commerce, l'industrie et la science.

Critiques

Ethnocentrisme et finalisme

On dénonce généralement son finalisme téléologique et son ethnocentrisme : toutes les sociétés seraient engagées sur la même voie, vers une seule et unique fin, la « civilisation » européenne des savants évolutionnistes eux-mêmes étant comprise comme le point d'aboutissement du mouvement. Les différences qu'on observait néanmoins entre des groupes humains contemporains furent alors expliquées par des progressions plus ou moins rapides sur une même trajectoire. Les sociétés extra-européennes étaient ainsi considérées uniquement en tant que témoins primitifs de stades antérieurs à celui atteint par la « civilisation » par excellence, occidentale, technique et scientifique.

« Darwinisme social » et origine du racisme scientifique

C'est dans ce contexte que naquit le racisme scientifique (à distinguer toutefois du racisme anthropologique, attaché à l'unité du psychisme humain), qui visait à expliquer le retard apparent des populations non-européennes par des différences biologiques. Herbert Spencer, savant contemporain de Charles Darwin et promoteur de ce que l'on nomme improprement le darwinisme social, considère ainsi les sociétés humaines comme des organismes vivants (théorie organiciste), par conséquent soumis aux mêmes règles d'évolution que les espèces biologiques. Pour Spencer, l'hérédité (les caractères innés) jouerait un rôle prépondérant par rapport à l'éducation (les caractères acquis). Il propose ainsi un système idéologique qui voit dans les luttes civiles, les inégalités sociales et les guerres de conquête rien de moins que l'application à l'espèce humaine de la sélection naturelle.

Relations entre l'évolutionnisme anthropologique et la théorie de l'évolution

L'idée couramment exprimée selon laquelle l'évolutionnisme social serait issu de la théorie de l'évolution de Charles Darwin ne peut être admise sans souligner l'antériorité des théories de lutte pour la survie dans les sociétés humaines dès le début du XIXe siècle. Les influences se firent dans les deux sens. La théorie darwinienne de la sélection naturelle est née de doctrines propres aux domaines sociaux ou socio-économiques comme le Malthusianisme pour retourner immédiatement à ces domaines.

Source : Wikipedia

jeudi 25 mars 2021

Créationnisme

Le créationnisme est la croyance religieuse qu'une création divine est responsable de la vie et de l'univers, contrairement au consensus scientifique qui soutient une origine naturelle au moyen de l'évolution.

Depuis que sont décrits des phénomènes évolutifs en astronomie, en géologie et en biologie, les créationnistes entretiennent la polémique à cet égard, car l'explication scientifique de ces phénomènes n'est pas compatible avec leur interprétation des textes religieux. Le débat relève d'enjeux politiques importants, notamment en matière d'enseignement, de recherche scientifique, de liberté d'opinion et de croyances.

Les courants créationnistes montrent une grande diversité, depuis ceux qui soutiennent le fixisme en élaborant une théorie de la nature théiste (« créationnisme Jeune-Terre » et « Vieille-Terre ») à ceux aux positions plus déistes qui embrassent la théorie transformiste (hypothèse du dessein intelligent et de la panspermie dirigée).

Le « créationnisme Jeune-Terre » lit la Bible ou le Coran comme des livres scientifiques et historiques, véhiculant la croyance selon laquelle le récit de la création de l'univers, tel que fourni par les textes religieux, donne une description littéralement exacte de l'origine de l'Univers. Cette interprétation littérale de textes comme la Genèse s'appuie sur la conviction que ces textes ont été « dictés par Dieu » comme vérités absolues, définitives et indiscutables (cas de certaines Églises protestantes, majoritaires dans le Bible Belt des États-Unis). Ce courant de pensée est généralement associé au refus de toute idée d'évolution biologique et géologique.

La plupart des traditions religieuses monothéistes (judaïsme, christianisme et islam) postulent la création du monde par Dieu. La lecture fondamentaliste est refusée par la majorité des Églises chrétiennes actuelles, qui privilégient une lecture herméneutique. Pour les catholiques, la création de l'univers par Dieu ne s'oppose pas en soi à l'évolution : la création est avant tout la relation entre les créatures et un Créateur, leur premier principe.

Le créationnisme ne se restreint néanmoins pas aux seuls courants interprétant des textes religieux de façon littérale, mais inclut également divers créationnismes dits « Vieille Terre » qui admettent que l'univers a plus de 6000 ans, les partisans du dessein intelligent, des courants qui admettent des aspects de la théorie de l'évolution mais en excluent l'Homme, l'évolution théiste qui admet que l'évolution des espèces a lieu mais qu'elle est dirigée ou influencée par des divinités ou un Créateur qui donnerait naissance à l'univers, au vivant et aux mécanismes leur permettant ensuite d'évoluer par eux-mêmes.

Mouvement créationniste

Le mouvement créationniste est né au XIXe siècle, en réaction contre le darwinisme. Le fameux débat d'Oxford du 30 juin 1860 est le premier affrontement direct entre les darwinistes et les créationnistes. Ces derniers étaient représentés par l'évêque Samuel Wilberforce. Ses partisans affirment que le monde a été créé par Dieu en six jours et soutiennent que les théories transformistes s'opposent à la Bible, selon laquelle Dieu aurait créé chaque espèce végétale ou animale de façon individuelle.

Le créationnisme est principalement soutenu par quelques Églises protestantes, comme une conséquence de la doctrine de l'inerrance biblique et de l'autorité de la Bible. Cette mouvance est associée au littéralisme biblique, qui se base sur une lecture littérale de la Genèse et d'autres éléments de la Bible, comme les psaumes, s'opposant ainsi à d'autres courants créationnistes chrétiens.

À l'heure actuelle, des créationnistes essaient d'apporter des éléments pour défendre leur thèse face à la théorie de l'évolution, mais leurs théories sont rejetées par la communauté scientifique : ils sortent en effet du champ de la rationalité en invoquant l'intervention miraculeuse de Dieu durant la « semaine de la création ». La démarche est également qualifiée de non-scientifique, car elle est basée sur l'a priori que les faits scientifiques doivent concorder avec les écrits saints.

Source : Wikipedia

Chasseuse, artiste, technicienne : la femme préhistorique n'était pas celle que l'on croit

L'attirail de chasseur ne fait pas l'homme ! Grâce à de nouvelles techniques d'analyse, des archéologues questionnent l'identité des fossiles. Et montrent que les femmes aussi maniaient armes et outils. Anne Debroise nous raconte comment un mythe qui a la peau dure est en train de vaciller.

Non, la femme préhistorique n'était pas cantonnée au balayage de la grotte", s'exclame Marylène Patou-Mathis, préhistorienne au Muséum national d'histoire naturelle. Sa boutade fait écho à un mouvement de fond qui est en train de secouer la discipline : loin de l'image qui lui colle à la peau de mère de famille récoltant des baies, la femme préhistorique apparaît forte, créative, armée.

Les dernières révélations sont venues du Nouveau Continent, fin 2020. Randall Haas, archéologue à l'université de Californie, publie le résultat de ses fouilles du site de Wilamaya Patjxa, dans les Andes péruviennes. Avec son équipe il a mis au jour six fossiles accompagnés de milliers d'objets datant de -7000. Parmi eux, un squelette assez mal conservé, inhumé avec tout un arsenal de chasse : pointes de projectiles, outils tranchants, pierres à polir, grattoirs. Les projectiles sont adaptés aux propulseurs, probablement utilisés pour chasser le gros gibier, le reste servant plutôt au dépeçage et au travail des peaux. "Nous avons d'abord pensé qu'il s'agissait d'un homme, à cause de son attirail de chasse" , avoue l'archéologue. Et c'est bien là le problème… Car le bio-archéologue de l'équipe, James Watson, identifie, lui, une certaine gracilité dans les os. Il fait donc appel au légiste Glendon Parker, qui a récemment développé une méthode pour estimer le sexe à partir de l'analyse de certaines protéines de l'émail dentaire (voir ci-contre) . Qui confirme : le chasseur était une chasseuse.

Des préjugés du XIXe siècle

Étonnant, vraiment ? Pour y répondre, Randall Haas décide de compulser les données de 107 sites du continent américain datant de -12000 à -6000. Sur 27 individus dont le sexe a été déterminé, 11 sont des femmes. Il conclut que 30 à 50 % des grands chasseurs de cette époque étaient en réalité des chasseuses, capables d'affronter des pumas, des bisons, des paresseux géants…Près de la moitié !

Ses conclusions font forcément débat. "Je ne doute pas que l'individu soit une chasseuse, commente notamment Sébastien Villotte, anthropobiologiste à l'université de Bordeaux . Mais l'hypothèse selon laquelle les femmes représenteraient la moitié des chasseurs de l'époque repose sur des éléments fragiles . " Il n'empêche. Clamer, preuve à l'appui, que la chasse au gros gibier n'était pas réservée aux hommes préhistoriques, c'est provoquer un électrochoc salutaire. "Dans l'imaginaire comme dans la recherche, on a une vision très dichotomique des activités des femmes et des hommes préhistoriques , regrette Marylène Patou-Mathis. D'office on envisage que la taille des silex était une affaire d'homme, tout comme les peintures pariétales de la grotte Chauvet, la chasse au mammouth et l'invention du feu. La femme n'est là qu'en arrière-plan pour cueillir des baies, s'occuper des enfants et des tâches domestiques. Mais on n'en a aucune preuve ! " Cette idée reçue serait née au XIXe s. Les premiers préhistoriens sont alors des hommes, qui tentent d'imaginer la vie de nos prédécesseurs à partir d'indices épars : quelques os, des traces de foyer, et de rares objets qui ont survécu à l'usure du temps - pierres taillées, outils, sculptures… Et ils calquent sur cette période les préjugés tenaces de leur propre société.

Ils s'aident également des observations ramenées par des ethnologues revenus de séjours dans des sociétés de chasseurs-cueilleurs encore existantes. Un raisonnement biaisé, relève Marylène Patou-Mathis. "Supposer que ces sociétés n'ont pas évolué et vivent comme nos ancêtres d'il y a 10 000 ans, c'est très méprisant." Encore au XXe s., les ethnologues, majoritairement des hommes, sont plus impressionnés par les activités de guerre ou de chasse, perçues comme viriles et primitives.

mercredi 24 mars 2021

Revue de fossiles pour Purgatorius, le plus ancien des primates

Des fossiles datant de la période qui a immédiatement suivi l’extinction des dinosaures livrent des informations sur l’essor des primates.

Une équipe américaine a analysé plusieurs fossiles de Purgatorius, le plus ancien genre de primates. Ces petits mammifères ressemblaient à de grosses souris et grimpaient sans doute aux arbres. Ils sont à la base de ce groupe qui a conduit aux espèces actuelles dont les grands singes et l’homme.

Apparus au milieu des dinosaures

Les Purgatorius regroupent quatre espèces différentes de primates qui apparaissent dans le registre fossile peu de temps après la limite Crétacé/Tertiaire - elle marque l’extinction des dinosaures non aviens et de nombreuses autres espèces, il y a 66 millions d’années environ. De nouveaux fossiles, des dents découvertes dans la région de Hell Creek, dans le nord-est du Montana aux Etats-Unis, et datées de 65,9 millions d’années soit entre 105.000 et 139.000 ans après la catastrophe de Chicxulub, permettent de comprendre la montée en puissance des primates.

L’étude qui se base sur l’analyse de ces dents et qui est publiée dans la revue Royal Society Open Science, indique que l'ancêtre de tous les primates a probablement émergé au Crétacé supérieur et a vécu aux côtés de grands dinosaures. Les nouveaux fossiles comprennent deux espèces de Purgatorius : Purgatorius janisae et une nouvelle espèce nommée Purgatorius mckeeveri qui se distingue par des particularités au niveau de l'architecture des dents.

Régime alimentaire varié

Les Purgatorius étaient de petite taille et avaient des régimes alimentaires très spécialisés. Selon les espèces, ils se nourrissaient d’insectes ou de fruits qu’ils trouvaient dans leurs habitats forestiers. Ils furent parmi les premiers mammifères à se diversifier et à occuper, petit à petit, les niches écologiques laissées libres par les dinosaures. Environ 1 million d’années après leur disparition, les Purgatorius pullulaient dans le nouveau monde du Cénozoïque. Longtemps connus à partir de restes de dents et de mâchoires, ces primates ont commencé à livrer quelques secrets ces dernières années grâce à la découverte de fossiles plus complets ; des os des chevilles ont ainsi révélé une grande mobilité. Une caractéristique qui suggère qu'ils passaient la plus grande partie de leur vie dans les arbres. Ces lointains ancêtres de l’homme ont ainsi confirmé la fameuse maxime de Pascal Picq : "l’humain ne descend pas du singe, il descend de l’arbre".

Source : Sciences et Avenir du 22/03/2021

Tan Zoumaïtak Tassili-n-Ajjer

Le parc culturel du Tassili (72 000 km2) est inscrit depuis 1982 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO et classé réserve de biosphère depuis 1986. Des animaux en voie de disparition tels que le mouflon et des gazelles y ont trouvé refuge.

Il est considéré aussi comme l'un des plus grands et anciens « musées rupestres à ciel ouvert » du monde, au même titre que les fresques des aborigènes d'Australie ou des khoïsan de Namibie. Il abrite notamment les gravures rupestres de l'Oued Djerat et sur le celles du plateau de Sefar datant d'environ 9 à 10 000 ans avant le présent, rappelant qu'à l'époque où le Sahara était verdoyant et fertile, des populations de chasseurs et de pasteurs y vivaient : nombreux sont les dessins représentant des troupeaux de bovins menés par des bergers. Leurs œuvres d'art figurent des scènes de chasse, de danse et d'affrontements, ainsi que de nombreux restes de poteries ou de pierres taillées. Les peintures rupestres ont été décrites par Henri Lhote dont les travaux ont été d'une part considérés, depuis l'indépendance de l'Algérie, comme un pillage et une dégradation du site et d'autre part utilisés par l'auteur sensationnaliste Erich von Däniken, pour étayer sa théorie des anciens astronautes qui interprète les masques rituels africains comme des combinaisons d'extraterrestres.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 4 ka
découverte :
date :
espèce :

lundi 22 mars 2021

Grotte de Magoura

La grotte de Magoura est une grotte ornée de Bulgarie, dont les peintures pariétales sont datées du Mésolithique et du Néolithique.

Elle est située dans le nord-ouest du pays, à proximité du village de Rabicha et à 18 km de la ville de Bélogradtchik, dans la province (oblast) de Vidin.

Le site a été inscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial de l'Unesco en 1984.

Description

La grotte mesure 2,5 km de long et est aménagée pour les visites.

La grotte comporte une succession de salles volumineuses très riches en concrétions diverses.

Paléontologie

Des ossements provenant de différentes espèces préhistoriques comme l'ours des cavernes ou la hyène des cavernes ont été découverts dans la grotte.

Archéologie

Sur les parois, des peintures pariétales datant du Mésolithique (de 8000 à 6000 av. J.-C.), du Néolithique et de l'Âge du bronze ancien sont visibles. Les dessins représentent des cérémonies religieuses, des divinités et des scènes de chasse. Ils sont uniques dans la péninsule des Balkans.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 8-6 ka
découverte :
date :
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La plus grande grotte naturelle de Bulgarie, qui mesure pas moins de 2.5 kilomètres de long, se trouve au Nord du pays.
À l'intérieur c'est une toute autre histoire !Cette grotte possède, dans une partie de ses cavités, une salle remplie de peintures rupestres. Elles sont datées de 10 000 ans avant notre ère. Ces dessins représentent notamment des cérémonies religieuses mais aussi des scènes de chasses. Des os d'ours et de hyènes des cavernes auraient aussi été retrouvés.

Out of Asia

La théorie Out of Asia était une théorie scientifique qui soutenait que les humains modernes sont apparus pour la première fois en Asie. La plupart des anthropologues jusqu'au milieu du 20e siècle ont préféré l'Asie, à l'Afrique, comme continent où les premiers hominidés ont évolué. La théorie récente de l'origine africaine des humains modernes ("Out of Africa") est actuellement soutenue par plus de données.

Histoire

En raison de l'essor de la pensée évolutionniste à la fin du XIXe siècle, la théorie de la sortie d'Asie a gagné de nombreux nouveaux partisans, dont beaucoup pensaient que le chaînon manquant se trouverait en Asie. Des scientifiques comme Ernst Haeckel, Eugene Dubois, Henry Fairfield Osborn et Roy Chapman Andrews pensaient tous que l'Asie était le lieu des événements majeurs de l'évolution.

Ernst Haeckel, le biologiste évolutionniste allemand, croyait que l'Hindustan (Asie du Sud) était le lieu réel où les premiers humains avaient évolué. Haeckel a soutenu que les humains étaient étroitement liés aux primates de l'Asie du Sud-Est et a rejeté l'hypothèse de Darwin sur l'Afrique.

Haeckel a affirmé plus tard que le chaînon manquant se trouvait sur le continent perdu de la Lémurie situé dans l'océan Indien. Il croyait que la Lémurie était la patrie des premiers humains, que l'Asie était la patrie de plusieurs des premiers primates, et donc l'Asie était le berceau de l'évolution des hominidés. Haeckel a également affirmé que la Lémurie reliait l'Asie et l'Afrique, ce qui permettait la migration des humains vers le reste du monde.

Eugène Dubois, un paléoanthropologue néerlandais et partisan de la théorie out of Asia, a découvert les restes squelettiques du premier représentant Homo erectus trouvé à Java en 1891 sur les rives de la rivière Solo, à l'est de Java, en Indonésie. La découverte est devenue plus tard connue sous le nom de l'homme de Java.

Plus tard, la découverte de l'homme de Pékin a convaincu les anthropologues jusqu'aux années 1930 que l'Asie était probablement le berceau de l'espèce humaine. William Boyd Dawkins a écrit que la région tropicale de l'Asie était "le lieu de naissance probable de la race humaine". L'anthropologue britannique Alfred Cort Haddon a écrit : "Il y a des raisons de croire que l'humanité n'est pas originaire d'Afrique, mais que toutes les races principales de ce continent l'ont atteint d'Asie du Sud".

En dehors d'Eugène Dubois, très peu des premiers théoriciens de l'origine humaine se sont rendus en Asie pour voir si leurs idées étaient valables. Cela a changé dans les années 1920 lorsqu'une expédition bien financée a été menée en Asie, appelée The Central Asiatic Expeditions. L'expédition, dirigée par Roy Chapman Andrews, a visité des régions d'Asie centrale, y compris la Chine et la Mongolie, à la recherche des origines de l'humanité.

dimanche 21 mars 2021

Sahul

Sahul est le nom du plateau continental dont les parties émergées sont aujourd'hui l’Australie, la Tasmanie et la Nouvelle-Guinée. Le terme, autrefois utilisé pour désigner seulement les parties immergées, sert désormais pour désigner l'ensemble continental émergé il y a plus de 10 000 ans (fin de la dernière glaciation), lorsque le niveau de la mer était de plus de 100 mètres plus bas et que la majorité de ce plateau était alors émergé (Australie, Tasmanie et Nouvelle-Guinée réunies par des ponts terrestres), formant un seul continent nommé Sahul.

Écozones

Ce plateau est séparé du plateau du sud-est asiatique nommé Sunda par des mers ou des détroits profonds. Ceux-ci délimitent une zone intermédiaire, la Wallacea, et surtout la ligne Wallace, ligne pratiquement infranchissable à la plupart des espèces animales terrestres, ce qui explique les profondes différences entre les deux écozones de chaque côté de cette ligne : écozone indomalaise côté Sunda, et écozone australasienne côté Sahul. Le Sahul s'identifie à une grande partie de l'écozone australasienne (qui inclut aussi la Wallacea et la Nouvelle-Zélande), qui comprend des mammifères marsupiaux comme le kangourou et le koala, ou des monotrèmes comme l'ornithorynque, alors que l'écozone indomalaise comprend des mammifères placentaires.

Peuplement par l'être humain

Première arrivée de Sapiens et / ou d'Erectus

Les données archéologiques et génétiques suggèrent que les premiers hommes ont atteint Sahul (aujourd'hui la Nouvelle-Guinée et l'Australie) il y a au moins 55 000 ans. L'absence de continuité territoriale entre l'Asie et la Nouvelle-Guinée ou l'Australie pose le problème des modalités de colonisation de la zone par l'être humain.

Colonisation du continent

Les fouilles archéologiques attestent d'une présence humaine vers 40 000 ans avant le présent au nord-ouest de cet ensemble continental, ce qui laisse supposer que les hominidés devaient déjà utiliser à l'époque des embarcations maritimes afin de franchir la ligne Wallace puis la mer de Timor depuis les îles indonésiennes. L'ensemble des fouilles atteste du passage d’Homo sapiens mais aussi peut-être d’Homo erectus. Cependant la majorité des terres du plateau continental étant à l'air libre et non submergées entre 40 000 et 10 000 ans AP ; cette configuration semble avoir favorisé la propagation de l'homme sur ce nouveau continent : la mer d'Arafura et le détroit de Torres entre la Nouvelle-Guinée et l'Australie étant à sec, les langues de terre alors émergées ont agi comme des ponts terrestres pour permettre à l'homme de peupler l'Australie actuelle. Le même phénomène se produisit entre l'Australie et la Tasmanie au sud, le détroit de Bass étant lui aussi à sec durant cette période. Il n'est pas improbable que ces ponts furent tour à tour ouverts ou fermés plusieurs fois au cours des millénaires.

Source : Wikipedia

samedi 20 mars 2021

Cueva de los Aviones

La Cueva de los Aviones (grotte de l'avion) est un site archéologique et paléoanthropologique situé dans la commune de Carthagène (Murcie, Espagne), et intégré administrativement à la députation de San Antonio Abad. Il est situé au niveau de la mer, dans les contreforts du promontoire qui ferme la baie de Carthagène à l'ouest. La grotte, auparavant connue pour avoir été habitée par Homo neanderthalensis, est devenue mondialement connue en 2010, lorsqu'il a été trouvé des coquilles d'environ 50 000 ans, la dernière datation des pigments de ces coquilles attribue un âge il y a environ 115 000 ans.

Ceux de Los Aviones sont les plus anciens objets d'ornements personnels connus à ce jour dans le monde et doivent être attribués, par dates, aux Néandertaliens.

Ils sont antérieurs à tout objet similaire à distance connu sur le continent africain entre 20 000 et 40 000 ans.

Les pigments attachés sont orange, noir et rouge. La découverte de pigments a été interprétée comme une preuve que les coquilles avaient été utilisées d'une manière "esthétique et vraisemblablement symbolique".

La grotte

Le substratum rocheux de la tanière est en calcaire, datant du milieu du Trias supérieur (environ 230 Ma), tandis que les parois latérales sont en calcaire gris clair et en dolomite gris foncé. De l'état de la roche à l'extérieur de la grotte, on peut déduire qu'il y a 115 000 ans, elle était probablement plus grande. À l'époque de la colonie de Néandertal, la grotte était située à 2 à 7 kilomètres de la côte, car le niveau de la mer à cette époque était de 50 à 90 mètres plus bas qu'aujourd'hui, mais parce que la zone de Carthagène est située dans une zone d'affaissement, dans laquelle la croûte terrestre descend énormément, la distance jusqu'à la côte aurait pu être encore plus grande. Avec la fin de la glaciation, la montée des marées a atteint la grotte, la submergeant partiellement. À l'abri de cette destruction, il ne restait que 4 mètres carrés de surface sur la paroi nord-ouest de la cavité, où les premières fouilles ont eu lieu en 1985. Ce secteur est constitué de débris rocheux (brèche) d'une dureté similaire au ciment, qui a été enlevé avec un marteau et ciseau découvrant des échantillons de lithiques et d'os d'animaux. Dans la récupération des bivalves et des gastéropodes les procédures ont été jugées plus prudentes.

Résultats

Dans la Cueva de los Aviones, des restes de centaines de bivalves et de gastéropodes ont été trouvés. La plupart sont des gastéropodes comestibles de l'espèce Phorcus turbinatus (427 spécimens), suivis des patelles tout aussi comestibles du genre Patella (236, principalement Patella ferruginea, mais aussi Patella aspera et Patella lusitania), ainsi que des moules (108 spécimens de Mytilus edulis) et coques (14). Sont également inclus 18 échantillons de bivalves Glycymeris insubrica et une douzaine de coquilles d'autres espèces qui aujourd'hui ne sont pas considérées comme comestibles.

Selon différentes enquêtes, 95% des coquilles trouvées appartiennent à des mollusques qui habitaient la zone intertidale. La surface des coquilles n'ayant pas été abrasée par le sable ou le gravier, on peut supposer que les animaux avaient été collectés vivants pour la nourriture.

Au cours des fouilles, la découverte de deux spécimens entièrement préservés de Glycymeris insubrica, montrant des trous dans la zone umbo, a été particulièrement significative. Lorsque le calcaire adhérant aux pièces a été séparé au musée archéologique municipal de Carthagène pour exposition, des traces de pigmentation rouge sont apparues produites par un matériau identifié plus tard comme de l'hématite, et qui a probablement été utilisé comme sanguine. Les techniciens suggèrent donc que les deux bivalves doivent être interprétés comme des «ornements personnels».

À l'intérieur d'un spécimen de Spondylus gaederopus, des restes d'un composé coloré ont été découverts qui consistaient en un mélange de lépidocrocite rougeâtre avec du charbon de bois, de la dolomite, de l'hématite et de la pyrite. Sa coque a peut-être servi à contenir les colorants, comme semble le démontrer l'observation d'autres coques utilisées dans le même but. De plus, plusieurs morceaux de colorants rouges et jaunes sans coquille de référence ont été trouvés dans la grotte, ainsi que des pigments orange attachés au métatarsien d'un cheval. Cet os aurait été utilisé pour mélanger des pigments ou percer des coques déjà colorées.

Les pigments rougeâtres sont originaires en toute sécurité à une distance comprise entre 3 et 5 kilomètres, dans la zone nord-ouest des montagnes minières de Cartagena-La Unión, un colorant qui serait plus tard extrait dans l'Antiquité avec l'or et l'argent. La natrojarosite, l'un des composants du pigment jaune, apparaît à 7 kilomètres à l'est de la grotte.

Source : Wikipedia (es)

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nom :
âge : 115 ka
découverte :
date :
espèce : Homo neanderthalensis

Paléolithique moyen

Le Paléolithique moyen est la période de la Préhistoire qui succède au Paléolithique inférieur ; il débute vers 350 000 ans environ avant le présent, et s'achève vers 45 000 ans AP, avec le début du Paléolithique supérieur.

Définition

Le début du Paléolithique moyen est défini par le passage des différentes espèces humaines de la planète aux industries lithiques dites de mode 3, qui succèdent à l'industrie acheuléenne, dite de mode 2. Ce passage se fait progressivement, sur plusieurs dizaines de milliers d'années, et à des époques plus ou moins décalées d'une région à l'autre et d'un continent à l'autre.

En Afrique comme en Europe, le Paléolithique moyen débute autour de 350 000 ans avant le présent, et s'achève en Afrique comme en Europe autour de 45 000 ans AP, avec le passage aux industries lithiques dites de mode 4, véhiculées par Homo sapiens.

Source : Wikipedia

vendredi 19 mars 2021

Dans la grotte de Tautavel, les paléontologues tombent sur un os rare

Vieux de 450 000 ans, un fragment de 6 centimètres, mis au jour dans la caune préhistorique des Pyrénées-Orientales, a été identifié par les archéologues comme un bout de péroné humain. Un indice supplémentaire pour dessiner le portrait-robot de l’homme de Tautavel.

Tautavel, aux confins du massif des Corbières, ravive pour beaucoup le souvenir des cours de sciences et vie de la terre. Le village, au nord-ouest de Perpignan (Pyrénées-Orientales) abrite un site préhistorique d’une importance majeure en Europe en raison des nombreuses découvertes paléoanthropologiques qui y ont été faites. Et ce, sans discontinuer depuis les fouilles concluantes de l’équipe d’Henry de Lumley dans les années 60 et 70.

Longtemps, les fossiles dudit homme de Tautavel (des dents, des crânes quasi complets, outils en pierre taillée, etc.), d’un âge canonique de 450 000 ans, ont ainsi été considérés comme les plus anciens du continent. C’était avant d’être détrônés, vingt-cinq ans plus tard, par les restes d’Homo antecessor (environ 800 000 ans) de Sima de los Huesos, dans la sierra d’Atapuerca, en Espagne. Mais la caune de l’Arago – c’est le nom de la cavité de Tautavel – fait toujours et régulièrement parler d’elle pour ses recherches archéologiques.

En 2015, par exemple, les scientifiques y ont exhumé une incisive inférieure humaine de 560 000 ans lors des fouilles estivales annuelles. Aujourd’hui, c’est un autre fragment qui est mis en lumière. Mercredi, le Centre européen de recherches préhistoriques de Tautavel (CERPT) a en effet annoncé l’identification, dans les réserves archéologiques du musée du site, d’un nouvel os ayant appartenu à un individu du genre Homo. Un micro-bout de fibula (ou péroné), l’os de la partie inférieure de la jambe articulé avec le tibia.

A quoi ressemble ce nouveau fossile humain, le 152e mis au jour à la caune de l’Arago, il y a une vingtaine d’années, à environ 7 ou 8 mètres de profondeur ? Déjà, «Arago 152» mesure 5 à 6 centimètres, présente des dentelures à son extrémité et, après comparaison, est identique aux six autres fragments de péronés découverts sur le site ces cinquante dernières années.

«Reconstituer le puzzle»

«C’est une pièce osseuse assez rare. Il n’en existe que trois en Afrique, même pas en Asie pour d’aussi vieux fossiles humains, commente auprès de Libération le géorarchéologue du musée de l’Homme, Christian Perrenoud, directeur des fouilles de Tautavel depuis 2016. Mais on est sûr que c’est de l’homme. Il nous manque un petit morceau pour le raccorder à un autre élément humain trouvé sur le même mètre carré, “Arago 104”, un fragment de péroné gauche ayant probablement appartenu au même individu.»

Les scientifiques le datent indirectement à partir de la datation de restes d’animaux sur la même couche stratigraphique. Néanmoins, il leur a fallu réexaminer de près ce fossile pour déterminer son origine, en l’occurrence humaine, compte tenu de la diversité et du très grand nombre de restes de faune (chevaux, mouflons, cerfs, etc.) préhistorique exhumés dans la cavité.

«Notre paléontologue Agnès Testu s’est tout de suite aperçue qu’il ne s’agissait ni d’un os d’herbivore ni d’un os de carnivore, et notre paléoanthropologue Tony Chevalier, en comparant son anatomie avec d’autres restes, a été catégorique, même si c’est plus difficile de rattacher un os à une espèce sans surface articulaire, poursuit Christian Perrenoud. Mais il en faut plus pour reconstituer le puzzle et avoir des informations sur la mobilité de ces hommes.»

1,65 mètre, trapu et la mâchoire fuyante

Car l’identité, disons le portrait-robot, de l’homme de Tautavel est encore très fragmentaire. «C’était un homme assez trapu, pas très grand d’après l’étude des péronés, 1,65 mètre environ, mais costaud, très large de bassin. Il avait le front et la mâchoire fuyantes, pas de menton et un grand bourrelet au-dessus des yeux. Sa capacité crânienne était faible mais rentre dans la variabilité actuelle pour le genre Homo», décrit le géoarchéologue. En l’absence d’ADN fossile, impossible, enfin, de le rattacher catégoriquement à une espèce à part entière, bien que les restes de Tautavel aient longtemps été attribués à Homo heidelbergensis, du nom de fossiles découverts dans une carrière de Mauer, en 1907, dans le Bade-Wurtemberg (Allemagne).

D’ailleurs, les classifications ont été bouleversées et complexifiées ces vingt dernières années, au fil des découvertes. «Des cinq mandibules de la caune, aucune n’est proche de la morphologie de celle d’Homo heidelbergensis, conclut Christian Perrenoud. [La paléoanthropologue] Marie-Antoinette de Lumley parle d’un Homo erectus évolué. On peut dire que c’est du prénéandertalien. Mais est-ce qu’il s’agit d’un ancêtre des Néandertaliens, c’est un autre débat…» La grotte de Tautavel, elle, a semble-t-il encore de nombreux secrets à livrer.

Source : Libération du 18/03/2021

jeudi 18 mars 2021

Grotte de Tautavel : un rare bout d'ossement vieux de 450.000 ans identifié

Un fragment d'ossement humain vieux de 450.000 a été identifié dans la grotte de Tautavel, dans les Pyrénées-Orientales. D'une longueur de six centimètres, il proviendrait d'un péroné d'un individu du genre Homo heidelbergensis ou d'un ancêtre de Néandertal. Des fossiles humains si anciens sont rares.

Un très rare bout d'os humain vieux de 450.000 ans vient d'être identifié dans les collections du musée affilié à la grotte de Tautavel, dans les Pyrénées-Orientales. Il s'agit d'un bout de péroné d'un peu moins de six centimètres de longueur, trouvé il y a 18 ans, selon l'archéologue Christian Perrenoud, responsable des recherches sur ce site fouillé de manière systématique depuis 1964.

Une longue enquête pour confirmer l'origine humaine

Selon lui, "il est très rare de trouver des ossements humains de cette époque, notamment parce que les hommes ayant vécu il y a plus de 100.000 ans n'enterraient pas leurs morts". En outre, il est toujours difficile de savoir si un aussi petit morceau d'os appartient bien à un être humain ou à un animal. "Quand vous avez un petit morceau qui fait quelques centimètres, sachant qu'il y a 122 espèces fossiles décrites dans la grotte, on fait très attention avant d'affirmer que ça vient de l'Homme", explique l'archéologue. Ainsi s'explique le long laps de temps entre la découverte et le verdict. Ici, l'appartenance confirmée à l'espèce humaine, sans doute à un prénéandertalien ou à Homo heidelbergensis.

Ce fragment de péroné appartient sans doute à un individu dont d'autres fragments d'os ont déjà été trouvés par le passé dans la célèbre grotte, explique à Sciences et Avenir Amélie Vialet, paléoanthropologue au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et membre de l’équipe de fouilles de Tautavel. Malheureusement, aucune recherche d'ADN n'est possible sur des fossiles si anciens. "Il s'agit toujours d'un long cheminement pour retrouver tous les pièces du puzzle", assure la chercheuse. Malgré ce lien avec un individu déjà identifié, l'intérêt de ce fossile reste grand : "La fibula, ou péroné, est un os qui n'est pas très représenté. Il va nous permettre de mieux comprendre la mobilité et la stature de ces humains. Souvent, nous récupérons des crânes ou des dents, mais peu de choses appartenant au corps en lui-même."

Des traces de cannibalisme ?

Le fait qu'il s'agisse d'un os fragmenté, sans doute fracturé, va également permettre aux chercheurs de comprendre les gestes dont il a fait l'objet juste après la mort de l'individu. "Il peut avoir été fracturé naturellement, par le temps ou par l'enfouissement, mais aussi avoir l'avoir été intentionnellement, peut-être dans une démarche anthropophage", présume Amélie Vialet. Il n'est en effet pas rare d'observer des traces d'un cannibalisme sur des ossements de ces périodes très reculées.

Aussi surprenant que cela plus paraître, il est possible de faire dire toutes ces choses à un si petit morceau d'os. La Caune de l'Arago, ou grotte de Tautavel, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Perpignan, a déjà livré un très grand nombre de fossiles qui ont permis de reconstituer l'évolution des faunes, des flores, des paysages et des climats méditerranéens d'il y a 100.000 à 700.000 ans.

Source : Sciences et Avenir du 18/03/2021

Dix-huit ans après sa découverte, un os de la grotte de Tautavel daté de près de 450.000 ans

ARCHÉOLOGIE - Le bout d'ossement a été identifié comme appartenant à un être humain du Paléolithique inférieur.

Avec ses six petits centimètres, le bout d'ossement ne paye pas de mine. Tout juste identifié dans les réserves archéologiques du Centre européen de Préhistoire du musée Tautavel, le fragment de péroné avait été récolté en 2003 dans la caune de l'Arago, aussi connu sous son appellation de «grotte de Tautavel», dans les Pyrénées-Orientales. S'il était jusqu'à présent difficile d'attribuer ce vestige organique à un de nos lointains ancêtres, les responsables du site de viennent de lever enfin le doute : il s'agissait bel et bien d'un vestige humain.

«Quand vous avez un petit morceau qui fait quelques centimètres, sachant qu'il y a 122 espèces fossiles décrites dans la grotte, on fait très attention avant d'affirmer que ça vient de l'homme, a indiqué mercredi à l'AFP l'archéologue Christian Perrenoud, responsable des recherches sur ce site fouillé de manière systématique depuis 1964. Il faut le vérifier, bien voir que ça vient de l'homme et pas d'un autre animal». La vérification anatomique, qui se fait par des comparaisons avec le squelette de l'homme actuel - encore assez proche de ses ancêtres du genre Homo -, ainsi qu'avec d'autres ossements déjà identifiés comme étant humains. Une étape qui, pour des fragments plus gros, relève de la formalité. «Quand vous avez un morceau qui fait 40 centimètres, vous allez tout de suite vous dire» qu'il a probablement appartenu à un humain, a précisé Christian Perrenoud, en expliquant les raisons de l'identification tardive de cet ossement.

Un humain du Paléolithique

«En l'occurrence, il s'agit d'un fragment de péroné. On en a d'autres dans le site avec lesquels on a pu le comparer. On a même un autre morceau qui pourrait appartenir au même individu, a précisé l'archéologue. Il est très rare de trouver des ossements humains de cette époque, notamment parce que les hommes ayant vécu il y a plus de 100.000 ans n'enterraient pas leurs morts».

Difficile, en revanche, de savoir à quel genre d'humain apparentait ce «très rare» petit morceau de péroné, aucune recherche d'ADN n'étant possible sur des fossiles si anciens. «Nous ne sommes pas encore capables d'aller au-delà de 80.000 ans maximum avec l'ADN, même s'il y a des exemples en Espagne où l'on a réussi à aller un peu plus loin», a déclaré Christian Perrenoud mercredi. Il s'agit dans tous les cas du 152e fragment humain découvert dans la grotte. Le site archéologique de Tautavel a donné son nom aux vestiges humains d'Homo heidelbergensis identifiés dans la grotte dans les années 1960.

La Caune de l'Arago, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Perpignan, a déjà livré un très grand nombre de fossiles qui ont permis de reconstituer l'évolution des faunes, des flores, des paysages et des climats méditerranéens du Paléolithique inférieur, entre 100.000 et 700.000 ans.

Source : Le Figaro du 18/03/2021

Madjedbebe

Madjedbebe (anciennement connu sous le nom de Malakunanja II) est un abri de pierre de grès à Arnhem Terre, dans le territoire du nord de l'Australie, a déclaré être le site de la plus ancienne preuve de l'habitation humaine dans le pays. Il est situé à environ 50 kilomètres de la côte. Il fait partie des terres traditionnellement habitées par le Mirarr, un peuple autochtone du groupe linguistique Gunwinyguan. Bien qu'il soit entouré par le parc national du patrimoine mondial Kakadu, Madjedbebe elle-même est située au sein de la baquette minérale de Jabiluka.

Résultats archéologiques

Madjedbebe est le plus ancien site connu montrant la présence d'humains en Australie. Excavations archéologiques menées par Clarkson et al. (2017) ont donné des preuves suggérant que Madjedbebe était occupée par des humains éventuellement de 65 000 +/-6 000 ans et il y a au moins 50 000 ans. Tandis que l'âge de 50 000 ans a été largement accepté depuis les années 1990, cette dernière estimation (de Ca. 65 000 ans) a elle, à partir de 2017, été interrogée par certains experts. La date fixe l'âge minimum pour l'arrivée des humains en Australie et par extension de la dispersion des humains modernes en Afrique.

Plus de 100 000 artefacts ont été fouillés (y compris> 10 000 artefacts de la couche d'occupation la plus basse appelée «Phase 2»), y compris des artefacts en pierre fidèles, des têtes de hache de pierre de terre, des pierres de meulage, des os d'animaux, des restes de crustacés, de l'ocre au sol, charbon, graines et enterrement humains. Certaines d'entre elles ont été enterrées de plus de 2,5 mètres sous la surface. Les enquêtes archéologues ont démontré l'exploitation des aliments végétaux, y compris des graines, des tubercules et des noix de pandanus. Le bois de chauffage provenait également de forêts de fourrés d'eucalyptus et de vignes de Moonson.

Source : Wikipedia (en)

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nom :
âge : 65 ka
découverte : Australie
date :
espèce :

Grotte de Vindija

La grotte de Vindija est un site archéologique associé aux Néandertaliens et aux humains modernes, situé dans la municipalité de Donja Voća, au nord de la Croatie. Trois de ces Néandertaliens ont été sélectionnés comme sources principales pour la première ébauche de séquence du projet du génome de Néandertal.

Description

La grotte est située à environ 20 km à l'ouest de la ville de Varaždin et à 10 km au nord d'Ivanec. On estime que les Néandertaliens ont utilisé la grotte il y a 40 000 ans ; environ 8 000 ans avant que les humains modernes ne vivent dans cette partie de l'Europe.

Les spécimens d'hominidés au niveau 3G sont considérés comme incontestablement néandertaliens en morphologie globale, mais présentent un certain nombre de traits qui se rapprochent plus des Européens anatomiquement modernes que des néandertaliens traditionnels. Ceux-ci incluent une crête sourcilière plus fine et moins saillante, une taille faciale réduite et des dents de devant plus étroites. Bien que certains aient attribué ces différences à la petite taille des individus de Vindija, une étude menée en 1995 a établi que les Néandertaliens de Vindija, bien que petits, étaient de taille comparable à des Néandertaliens plus morphologiquement classiques tels que La Ferassie 2, Shanidar 1 et 4, et Tabun 1. Plus vraisemblablement, les Néandertaliens de Vindija étaient en transition de la forme robuste classique à une forme plus gracile.

Datation

Les restes de Néandertal à Vindija ont été trouvés dans un contexte moustérien ; certains des restes se trouvaient dans un niveau avec quelques artefacts aurignaciens mixtes. Plusieurs des échantillons de Néandertal de Vindija ont également donné des dates étonnamment tardives lorsqu'elles étaient datées, donnant des dates aussi tardives que 28 000 à 29 000 BP. Cela a conduit à des suggestions selon lesquelles les Néandertaliens auraient pu survivre plus longtemps qu'on ne le pensait auparavant et que les Néandertaliens de Vindija auraient pu vivre en même temps que les humains modernes. Cependant, des méthodes de datation ultérieures utilisant des techniques plus avancées ont révélé que ces résultats de datation antérieurs étaient erronés. Les dates erronées étaient dues à la contamination par le carbone moderne, car des quantités infimes de contamination moderne peuvent entraîner de grandes erreurs pour de très vieux échantillons.

En 2017, des chercheurs de l'Oxford Radiocarbon Accelerator Unit ont appliqué une nouvelle technique utilisant l'ultrafiltration AMS basée sur l'extraction d'hydroxyproline pour dater directement plusieurs échantillons de la grotte de Vindija. Leurs résultats directs de datation AMS montrent que les découvertes de Néandertal à Vindija datent de plus de 44 000 BP. Comme c'est avant l'arrivée des premiers humains modernes dans la région, les Néandertaliens de Vindija ne se sont probablement pas mêlés aux humains modernes.

Archéogénétique

En 2010, le premier projet de séquence du génome de Néandertal a été reconstruit principalement à partir de trois génomes à faible couverture de la grotte de Vindija, extraits de Vindija 33.16, Vindija 33.25 et Vindija 33.26.

En 2017, les chercheurs ont séquencé avec succès un génome à couverture élevée de Vindija 33.19. Avec une couverture d'environ 30 fois, Vindija 33,19 est le deuxième génome néandertalien à couverture élevée à être séquencé, après l'Altaï Neandertal de la grotte Denisova. En 2018, les chercheurs ont séquencé un génome à faible couverture à partir d'un fragment osseux non diagnostiqué, Vindija 87 (directement daté d'environ 47000 BP) et ont conclu que le fragment provenait très probablement du même individu que Vindija 33.19. L'analyse ADN révèle que Vindija 87, et donc très probablement Vindija 33,19, était une femme.

En 2018, les chercheurs ont découvert que les quatre individus identifiés génétiquement dans la grotte de Vindija ; Vindija 33.16, Vindija 33.25, Vindija 33.26 et Vindija 33.19, étaient génétiquement les plus proches les uns des autres que tout autre individu néandertalien enregistré. Les Néandertaliens de Vindija se sont également révélés génétiquement plus proches d'autres Néandertaliens européens tardifs, à l'exclusion des Néandertaliens de Mezmaiskaya de la grotte de Mezmaiskaya dans le Caucase.

Les humains modernes partagent plus d'allèles avec Vindija 33.19 et Mezmaiskaya 1 qu'avec l'Altaï Neandertal. Avec l'ajout du génome Vindija 33.19, les chercheurs ont révisé à la hausse le pourcentage d'ADN humain chez les non-Africains introgressés à partir de Néandertaliens et ont pu identifier des variantes phénotypiques supplémentaires chez l'homme qui sont dérivées de Néandertaliens.

En 2017, les chercheurs ont appliqué l'empreinte de masse des peptides de collagène, Zooarchaeology by Mass Spectrometry (ZooMS), pour trier plusieurs fragments fossiles non identifiés récupérés dans la grotte de Vindija. Ils ont réussi à identifier un nouveau fragment fossile de Néandertal, Vindija *28.

La plupart des fragments fossiles identifiables par ZooMS ont été classés comme appartenant à Ursus. En 2017, les chercheurs ont testé un échantillon de sol de Vindija pour l'ADNmt. La plupart de l'ADNmt classifiable a été attribué à Ursus, provenant principalement d'Ursus ingressus.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 47-44 ka
découverte :
date :
espèce : Homo neandertalensis

mercredi 17 mars 2021

Préhistoire de l'Australie

La préhistoire de l'Australie est la période comprise entre l’arrivée des premiers groupes humains sur le continent, il y a entre 50 000 et 70 000 ans, et l’arrivée des premiers explorateurs européens en 1606, qui marque le début de l’histoire de l'Australie. Il est question de préhistoire plutôt que d’histoire dans la mesure où aucune trace écrite n’est disponible concernant les évènements humains advenus durant cette période.

L’arrivée des premières populations

Il est généralement admis que les premières populations humaines sont arrivées en Australie entre 70 000 et 50 000 ans. Durant la dernière période glaciaire, le niveau de la mer était beaucoup plus bas qu’aujourd'hui. La côte australienne s'est trouvée au plus proche à 80 km de Timor, et l’Australie et la Nouvelle-Guinée formaient un seul continent, appelé Sahul. Elles étaient reliées par un isthme situé au niveau de la mer d'Arafura, du Golfe de Carpentaria et du détroit de Torres. Selon la théorie actuelle, des groupes ancestraux auraient navigué à partir des iles de l’actuelle Indonésie pour atteindre le Sahul. Puis, par voie terrestre, ils se seraient dispersés sur l’ensemble du continent. Les témoignages archéologiques attestent de l'occupation humaine du site de Madjedbebe dans le Territoire du Nord il y a 65 000 ans ± 6 000 ans4, ainsi que de la présence d’habitations humaines en amont de la Swan River, en Australie occidentale, il y a environ 40 000 ans. Il semble que la Tasmanie, elle aussi accessible par voie terrestre à l’époque, ait été atteinte vers le XXXe millénaire av. J.‑C..

La présence d’espèces végétales et animales semblables en Australie, en Nouvelle-Guinée et dans les iles indonésiennes voisines est une autre conséquence de ces anciennes voies de passage terrestre, qui disparurent lorsque le niveau de la mer remonta, à la fin du dernier âge glaciaire. Depuis le VIe millénaire av. J.‑C., le niveau de la mer est relativement stable, et recouvre le passage qui reliait autrefois l’Australie à la Nouvelle-Guinée.

Dans la tradition des Aborigènes d'Australie, l’histoire du continent commence avec ce que l’on peut traduire par le « Temps du rêve », un mythe de la création qui raconte l’origine des peuples, des animaux et de la configuration géomorphologique du continent australien (voir aussi l’article Cosmogonie). Les traditions du « Temps du rêve » furent, et sont encore aujourd’hui perpétuées par des chansons et des récits oraux dans toute l’Australie. L’arrivée de Matthew Flinders à Albany (Australie Occidentale) et l’attaque japonaise sur Darwin en 1942 ont été intégrées dans les danses et les cérémonies rituelles, et d’une certaine manière, appartiennent désormais à cette mythologie.

Source : Wikipedia

Grottes de Leang-Leang

Les grottes de Leang-Leang ("nombreuses grottes" en langue makassar) se trouvent dans le sud de l'île indonésienne de Sulawesi, dans le kabupaten de Maros, dans la province de Sulawesi du Sud. Elles sont situées à environ une heure de route au nord de Makassar, la capitale de la province. Le village de Leang-Leang est en effet au cœur d'une région calcaire truffée de grottes.

Des fouilles ont révélé dans plusieurs de ces grottes des traces de présence humaine qui remonteraient à 5 000 ans (3000 av. J.-C.), donc avant les premières migrations d'Austronésiens de Taïwan vers les Philippines puis vers l'archipel indonésien, qui commencent vers 2000 av. J.-C.

Parmi ces traces, on trouve des peintures, dont des empreintes de mains en négatif rouge et ocre. Dans la grotte de Maros, certaines de ces peintures rupestres ont été datées d'environ 40 000 ans. On retrouve cette technique dans de nombreux sites d'Europe (par exemple la grotte du Pech Merle dans le Lot, qui date de 25 000 ans).

Les principales grottes sont :

  • Leang Bulu Sipong 4, où a été découverte la plus ancienne représentation figurative, une peinture pariétale datée de 43 900 ans.
  • Gua Pettakere, qui à côté d'empreintes de mains, montrent des représentations de ce qui semble être des babiroussas,
  • Gua Pette,
  • Leang Jane,
  • Leang Saripa,
  • Leang Karrasa.

Le gouvernement indonésien a fait du site un parc archéologique.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 43,9-5 ka
découverte :
date :
espèce :

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Situées sur l'île indonésienne Sulawesi, les grottes Leang Leang recèlent, elles aussi, de découvertes préhistoriques. Il y a de nombreuses grottes, au moins une soixantaine, mais les plus importantes et les principales sont : Gua Pettakere, Gua Pette, Leang Jane, Leang Karrasa et Leang Saripa.
Dans certaines, les peintures seraient âgées de 5 000 ans, dans d'autres ce serait 40 000 ans ! C'est l'un des sites ayant des peintures les plus vieilles au monde.

lundi 15 mars 2021

Wallacea

La Wallacea (littéralement en français : Walacée) est une zone biogéographique qui comprend l'ensemble des îles situées entre le Sundaland, les Philippines, le Nord de l'Australie et la Nouvelle-Guinée. Sa richesse biologique lui vaut d'être également classé comme un point chaud de biodiversité.

Définition

La Wallacea est composée uniquement d'îles indonésiennes à l'exception du Timor oriental, indépendant depuis 2002. On retrouve les Petites îles de la Sonde ou Nusa Tenggara (Lombok, Sumbawa, Komodo, Florès et Sumba, Timor), Sulawesi ou Célèbes et les Moluques, sauf les îles Aru, qui se situent sur la Plaque australienne. La zone couvre une superficie d'environ 347 000 km2.

Étymologie

Zone de transition, elle doit son nom au naturaliste britannique Alfred Wallace, codécouvreur au XIXe siècle avec Charles Darwin de la théorie de l'évolution. Le terme de « Wallacea » fut utilisé pour la première fois par Roy E. Dickerson et al. en 1928.

Source : Wikipedia

dimanche 14 mars 2021

Lucy et l’enfant de Taung ont un nouveau visage

De nouvelles reconstructions faciales de Lucy et l’enfant de Taung, deux Australopithèques, montrent à quoi ces deux individus pouvaient ressembler à leur époque.

Qui était Lucy ?

C’est en 1974 que les chercheurs Yves Coppens, Donald Johanson et Maurice Taieb, en fouillant le site d’Hadar (Éthiopie) sont tombés sur les ossements de ce pré-humain. Avec 40 % des os retrouvés, ce squelette vieux de 3,2 millions d’années est l’un des plus complets jamais découvert. Il a depuis été rattaché à l’espèce des Australopithecus afarensis.

Grâce à l’analyse de ces ossements, et de l’environnement dans lequel ils ont été retrouvés, nous savons que Lucy mesurait entre 1,10 m et 1,20 m pour un poids d’environ 25 kg. Les découvertes d’autres crânes de ces mêmes pré-humains ont par la suite souligné un fort dimorphisme sexuel dans cette espèce. De par son petit gabarit, nous savons ainsi que Lucy était une femelle. Elle affichait également un visage prognathe abritant un petit cerveau d’environ 400 cm3.

Lucy était aussi bipède, se déplaçant au sol de manière un peu chaloupée, mais préférait grimper dans les arbres, en témoignent l’analyse de ses membres supérieurs un peu plus longs que ses membres inférieurs. D’abord considérée végétarienne, Lucy était vraisemblablement charognarde, découpant parfois la chair disponible avec des outils.

Enfin, il est désormais admis que Lucy n’est pas notre “grand-mère” à tous, comme nous le supposions au départ. En réalité, l’espèce Australopithecus afarensis se place sur une branche séparée de celle du genre Homo. Au mieux, elle est donc une très ancienne cousine éloignée.

Ceci étant dit, à quoi ressemblait-elle, précisément ? Des chercheurs de l’Université d’Adélaïde, en Australie, se sont penchés sur la question. Ils se sont également concentrés sur l’enfant de Taung, qui désigne le crâne d’un individu juvénile de l’espèce Australopithecus africanus découvert en 1924 près de Kimberley, en Afrique du Sud. Celui-ci serait décédé vers l’âge de trois ans il y a environ 2,8 millions d’années.

Des reconstructions pas toujours cohérentes

Il existe naturellement déjà des reconstructions de Lucy et de l’enfant de Taung. Le problème est qu’elles ne sont pas toujours très cohérentes. Une analyse précédente des reconstructions de 860 hominidés (un groupe comprenant des humains, des singes et leurs proches disparus) à partir de 55 expositions de musée a en effet déjà montré des incohérences remarquables, même celles représentant les mêmes individus. Et Lucy n’échappe pas à la règle.

«Je m’attendais à trouver une cohérence dans ces reconstructions exposées dans les musées d’histoire naturelle, mais les différences, même là, étaient très importantes», explique l’auteur principale de cette étude Ryan Campbell, dans un article de blog.

Un autre problème est que certaines reconstructions ont été fortement influencées par des contes imaginaires sur ce qui est “primitif” et “sauvage”, par rapport à ce qui est “civilisé” et “moderne”, poursuit Rui Diogo, de l’Université de Washington.

Ce dernier cite en exemple l’image emblématique de l’évolution humaine, “The March of Progress” de Rudolph Zallinger. Imprimée dans une série de livres scientifiques en 1965, celle-ci perpétue l’idée erronée que les humains ont évolué de l’animal à l’Homme à la peau blanche en passant par le singe selon une progression linéaire.

D’autres inexactitudes trouvées dans d’autres dessins ou expositions dépeignent également Lucy avec un compagnon et des enfants. Or, la structure de la famille nucléaire est une construction plus récente dans l’histoire de l’humanité.

Deux nouveaux visages

Dans le cadre de ces nouveaux travaux, les chercheurs expliquent avoir fait de leur mieux pour tenter de reconstruire les visages de Lucy et de l’enfant Taung en mettant de côté tous les a priori, tout en étant le plus scientifiquement précis. Ces visages, les voici.

Pour l’enfant Taung, les chercheurs ont utilisé des techniques traditionnelles de moulage pour faire un double du crâne à partir d’un autre moulage du spécimen original. Le crâne de l’enfant Taung avait été bien conservé, en revanche, ils devaient encore faire des hypothèses sur la façon de concevoir ses tissus faciaux.

La reconstruction de Lucy, quant à elle, était un vrai défi, dans la mesure où la plupart de ses os crâniens sont manquants. En revanche, sa mâchoire inférieure est assez complète, ce qui a aidé les chercheurs. Pour cette chère Lucy, ces derniers ont privilégié une teinte de peau similaire à celle des bonobos (Pan paniscus), tandis que les traits de l’enfant de Taung sont plus similaires à ceux des humains modernes originaires d’Afrique du Sud.

Source : SciencePost du 11/03/2021

Paléolithique inférieur

Le Paléolithique inférieur est la première période de la Préhistoire. Selon les points de vue et les critères retenus, il débute il y a 3,3 millions d'années, avec l'apparition des premiers outils lithiques, ou bien il y a 2,8 millions d'années, avec le premier fossile attribué au genre Homo en Afrique. Il se termine il y a environ 300 000 ans, lorsque l'émergence de nouveaux outillages lithiques marquent le début du Paléolithique moyen. Les industries lithiques associées au Paléolithique inférieur sont l'Oldowayen et l'Acheuléen.

Certains auteurs distinguent un Très Ancien Paléolithique, ou Paléolithique archaïque, correspondant au début du Paléolithique inférieur.

Source : Wikipedia