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jeudi 14 janvier 2010

Ardipithecus ramidus

Ardipithecus ramidus est une espèce éteinte de la famille des hominidés appartenant à la sous-tribu des hominines, également appelée lignée humaine. Il vivait en Afrique de l'Est au Pliocène inférieur, il y a 4,4 millions d'années. Les fossiles attribués à ce taxon ont été trouvés en Éthiopie et au Kenya.

Le nom du genre Ardipithecus provient de la racine ardi, qui veut dire « sur le sol » en langue afar, et de la racine grecque pithecos, signifiant grand singe.

Description

En 2009, 110 fossiles appartenant à 36 individus différents avaient été trouvés dans la vallée de l'Awash. Ils comprenaient notamment de nombreuses dents, un fragment de mandibule, un crâne partiel, ainsi que les trois os du bras d'un même individu.

Ardipithecus ramidus semble avoir été plus petit qu'Australopithecus afarensis, qui vécut un million d'années après lui dans la même région. Sa taille serait de 1,20 m, pour un poids pouvant atteindre 40 kg. Sa capacité crânienne est d'environ 350 cm3, comparable à celle du chimpanzé et inférieure à celle d'Australopithecus afarensis.

Classification

Malgré le grand nombre d'ossements fossiles trouvés à ce jour, il subsiste un doute sur la classification du genre Ardipithecus. Pascal Picq et d'autres chercheurs pensent qu'il pourrait appartenir aux Panina (branche des chimpanzés) plutôt qu'aux Hominina. Les chimpanzés ayant probablement largement évolué depuis le dernier ancêtre commun avec la lignée humaine, comparer des Hominina fossiles avec les seuls chimpanzés introduit probablement un biais dans les analyses phylogénétiques.

Source : Wikipedia


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Découvert à Aramis, Ethiopie, dans l'Awash moyen en 1994. 4,4 millions d'années. Le plus vieil Australopithèque ? (et habitant des forêts), contemporain de A. afarensis (habitant des savanes ).

Source : Lexique du CNRS

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Age : 4,4 millions d'années
Taille : 1,10 - 1,20 m ?
Poids : 50 kg
Localisation : Afrique Orientale
Habitat : Arboré
Feux : non
Outils : non

Sa fiche sur Hominidés.com

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4,4 MA.
Région du Middle Awash, Éthiopie et peut-être Kenya, Afrique de l’Est.
Fragment de mandibule (ALA-VP-2/10) et des dents (ARA-VP-6/1).
L’ardipithèque est candidat au rôle d’ancêtre des australopithèques puisqu’il en est proche dans le temps et par sa morphologie.

mercredi 13 janvier 2010

Ardipithecus kadabba

Ardipithecus kadabba est une espèce éteinte d'hominidés ayant vécu à la fin du Miocène supérieur, il y a environ entre 5,8 et 5,3 Ma (millions d'années).

Le nom de genre provient des racines ardi (qui veut dire sur le sol en langue afar) et pithecos signifiant singe en grec.

Découvertes
Les premiers ossements ont été découverts en 1999 par Yohannes Hailé-Sélassié, en Éthiopie. Pendant un temps, à cause du faible nombre de restes retrouvés, Ardipithecus kadabba est resté considéré comme une sous-espèce de Ardipithecus ramidus : Ardipithecus ramidus kadabba. L'étude des fossiles, notamment des dents, conduit Yohannes Hailé-Selassié, Gen Suwa et Timothy White à les attribuer en 2004 à une nouvelle espèce à part entière, nommée Ardipithecus kadabba.

Source : Wikipedia

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Age : 5,8 millions d'années
Taille :
Poids :
Localisation : Ethiopie
Habitat :
Feux :
Outils :

Sa fiche sur Hominidés.com

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6,3-5,2 MA
Région du Middle Awash, Éthiopie et peut-être Kenya, Afrique de l’Est. Fragment de mandibule (ALA-VP-2/10) et des dents (ARA-VP-6/1).
L’ardipithèque est candidat au rôle d’ancêtre des australopithèques puisqu’il en est proche dans le temps et par sa morphologie.

jeudi 1 octobre 2009

Premier portrait en pied d’Ardi, plus âgée que Lucy

Après 17 ans de recherches, la description complète de l’Ardipithecus ramidus est publiée. Cet hominidé vieux de 4 à 5 millions d’années, découvert dans l’Afar éthiopien, nous fait remonter un peu plus loin dans l’histoire de l’homme, vers l’ancêtre commun avec le chimpanzé et les débuts de la bipédie.

Le premier fossile d’Ardipithecus ramidus a été découvert en 1992 en Éthiopie, dans la vallée du Rift, près du village d’Aramis. Les paléoanthropologues Tim White, Gen Suwa et leurs collaborateurs du Middle Awash Project ont gratté le sol désertique de cette région de l’Afar pendant des années pour en sortir finalement plus de 100 spécimens d’Ardipithecus ramidus, dont un squelette quasi complet, baptisé Ardi, une femelle qui vivait il y a 4,4 millions d’années.

Très fragiles, très difficiles à extraire, les os fossilisés d’Ardipithecus ramidus ont demandé des années de travail aux chercheurs, sur le terrain puis dans les laboratoires. Le crâne d’Ardi, par exemple, était en miettes et des centaines d’heures ont été nécessaires pour le reconstituer et le scanner.

Pas moins de 47 chercheurs ont collaboré pour dresser un portrait complet de cet hominidé, le fruit très attendu de 17 ans de recherches publié aujourd’hui par la revue Science.

A la fois bipède et arboricole

Première évidence : Ardi, 50 kilos pour 1,20 mètre, est un être plus primitif que Lucy (3,2 millions d’années) et ses congénères australopithèques. Ardipithecus ramidus est capable de marcher sur ses deux pieds mais il passe plus de temps dans les arbres.

- son bassin est adapté à la marche mais aussi à l’escalade dans les branches;
- le bas de son dos est plus souple que celui des grands singes;
- son pied possède un pouce opposable (comme les chimpanzés), qui permet de bien s’accrocher dans les arbres. En revanche son pied est plus rigide que celui des grands singes, facilitant la bipédie;
- sa main : première certitude, Ardi ne marchait pas sur ses phalanges comme le font les grands singes africains lorsqu’ils se déplacent sur quatre pattes au sol. Le poignet est assez souple, permettant une manipulation plus fine pour que les chimpanzés.

Globalement, Ardipithecus ramidus est moins agile que les grands singes actuels dans les arbres, il ne se balance pas de branche en branche au bout de ses mains. Au sol il est capable de se déplacer sur deux jambes mais pas de parcourir de longues distances ou de courir (il lui manque une voûte plantaire arquée).

Une petite tête

L’étude du site d’Aramis et des ossements d’animaux qui ont été retrouvés suggèrent qu’Ardi vivait non pas dans une savane mais dans une zone arborée, entourée de palmiers, de figuiers, en compagnie de nombreux animaux, oiseaux, mammifères de petite et grande taille (rongeurs, singes, antilopes, éléphants, girafes, ours etc..).

Que mangeait Ardipithecus ramidus? Un peu de tout, y compris des fruits, mais ses dents, dont l’émail n’est pas aussi épais que chez Lucy, ne lui permettaient sans doute pas de mâcher des aliments trop résistants.
Quant à sa tête, elle est petite. Le volume de sa boîte crânienne est de 300 à 350 cm3, taille comparable à celle d’un chimpanzé ou d’un bonobo, plus petite que celle d’un australopithèque (400 à 550 cm3, contre 1500 cm3 pour l’Homo sapiens actuel).

Que nous apprend Ardi sur l’évolution des hominidés ? Les grandes questions restent ouvertes. Ardipithecus ramidus nous rapproche un peu plus de l’ancêtre commun entre notre branche (celle des Homo) et la branche des panidés (chimpanzés et bonobos), qui auraient divergé il y a environ 6 millions d’années.

Le portrait d’Ardi, qui ne ressemble pas plus à un humain qu’à un chimpanzé, suggère que cet ancêtre commun n’est pas forcément proche des grands singes actuels, analysent Tim White et ses collègues. Les particularités des chimpanzés (notamment la marche sur les phalanges) auraient évolué après la séparation des deux branches.

Source : Sciences et Avenir du 01/10/2009

mercredi 1 mai 2002

Ardipithecus / Ardipithèque

Ardipithecus est un genre éteint de la tribu des Hominini dans l’ordre des Primates.

Certains auteurs le rattachent plutôt à la lignée des Panines mais pour d'autres la ressemblance de ses dents à celles des australopithèques préfigurerait la lignée des Hominines. Il a vécu entre environ 5,8 et 4,5 millions d'années avant le présent, au Pliocène inférieur. Les fossiles attribués à ce taxon sont très fragmentaires et proviennent d'Afrique de l'est (Éthiopie, Tanzanie).

Position phylogénétique

Les premiers restes attribués à Ardipithecus sont des fragments de mâchoire découverts par Tim White et son équipe dans la moyenne vallée de l'Awash en Éthiopie en 1992. Pour les inventeurs, il s’agit d'un ancêtre du genre Homo en raison d'une similarité de ses dents avec celles des australopithèques. Les fossiles en question avaient d'ailleurs initialement été attribués à ce genre.

Toutefois, comme il partage un certain nombre de traits avec les grands singes africains (chimpanzés et gorilles), des paléoprimatologues français, parmi lesquels les inventeurs d'Orrorin tugenensis, le situent dans l’ascendance des chimpanzés plutôt que dans celle des humains.

En l’absence de description des restes postcrâniens (dont une phalange du gros orteil), il est impossible de trancher pour l’instant. De même, il est impossible de statuer sur l’éventuel degré de bipédie ou sur le mode de vie de ce taxon.

Deux sous-espèces ou deux espèces

Les fossiles rattachés au genre Ardipithecus présentent une certaine variabilité, interprétée différemment suivant les auteurs :

certains considèrent qu’il s’agit de deux sous-espèces :

  • Ardipithecus ramidus ramidus,
  • Ardipithecus ramidus kaddaba ;

d’autres, se basant sur les canines récemment découvertes en Éthiopie, pensent qu’il s’agit de deux espèces distinctes :

  • Ardipithecus ramidus (4,4 millions d'années),
  • Ardipithecus kadabba (5,2 à 5,8 millions d'années).

Source : Wikipedia

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nom :
âge :
découverte : Tim White
date : 1994
espèce : Ardipithecus