Denis Peyrony y entreprend également des travaux à partir de 1910. En mai 1914, il y découvre le squelette d’un jeune enfant néandertalien — Le Moustier 2, entreposé au Musée des Eyzies et oublié jusqu’à sa redécouverte en 1996 et son étude par B. Maureille en 2002. Une reconstruction virtuelle du crâne du nouveau-né a été effectuée, permettant de comparer les formes et volumes endocrâniens à la naissance des Néandertaliens et des Hommes anatomiquement modernes.
Source : Wikipedia
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Exhumé par Denis Peyrony en 1914, le squelette du nouveau-né du Moustier est, pour sa classe d'âge, l'un des deux fossiles les mieux conservés au monde.
Il reposait dans une fosse ovale, longue de 50 cm et profonde de 40 cm, creusée dans les couches J et H (-40 000 ans). Le bébé reposait, couché sur le dos, la tête calée à gauche par un bloc calcaire.
Peu de temps après sa découverte, le petit fossile disparaît et ne sera alors plus référencé. Pour Jean-Louis Heim « ce très jeune squelette, découvert par Hauser et signalé dans les notes manuscrites de D. Peyrony que nous avons consultées au Musée des Eyzies, a été très certainement égaré après avoir été envoyé pour étude à Marcellin Boule ».
C'est 88 ans plus tard, en 1996, que Bruno Maureille identifie des ossements dans les réserves du Musée National de Préhistoire, qu'ils n'avaient manifestement jamais quitté. Le Moustier 2 peut alors bénéficier des dernières techniques d'investigation : le nouveau-né du Moustier 2 devait avoir aproximativement 9 mois au moment de son décès. L'analyse de sa morphologie permet de classer ce petit humain comme Néandertalien. La bonne conservation du fossile pourrait permettre, à terme, d'effectuer une datation directe (SMA) mais aussi des recherches sur son ADN.
Source : Hominidés.com

