mercredi 31 mars 2010

Découverte, en Sibérie, d'un type d'hominidé jusque là inconnu

Selon une étude publiée le 24 mars 2010 dans la revue scientifique Nature, un hominidé ayant vécu voici quelque 40 000 ans en Sibérie a été identifié grâce à un peu d'ADN retrouvé dans un fragment d'os, qui a révélé l'existence d'une lignée disparue et jusqu’alors totalement inconnue d'ancêtres du genre humain. Une découverte qui pourrait remettre en question l’histoire du genre humain.

Denisova se trouve dans les Monts Altaï, en Sibérie.

Jusqu'à récemment, on supposait que les seuls représentants du genre humain, vivant sur terre il y a quelque 40 000 ans, étaient les hommes de Néanderthal et les Homo sapiens. Cette thèse pourrait bien être remise en question par les nouvelles techniques de séquençage de l’ADN dont a fait l'objet la phalange d'auriculaire de L’étranger de Sibérie !

"Etranger" -ainsi désigné par la revue Nature- ... parce que c'est la première rencontre des scientifiques avec ce specimen qui ne semblerait pas descendre du premier groupe hominidé ayant appartenu à l'espèce Homo erectus (*).

Paléontologie : du nouveau dans la famille humaine

Quelques grammes d'os, une nano-pincée d'ADN et, à l'arrivée, une petite révolution pour la paléoanthropologie : une nouvelle espèce humaine vient sans doute d'être découverte. Et pour la première fois, une telle lignée est décrite, non pas à partir de caractères anatomiques de pièces fossiles, mais sur la foi d'analyses génétiques.

"Quand j'ai découvert les résultats du séquençage, j'ai cru à une erreur, un artefact", raconte Johannes Krause, de l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste de Leipzig (Allemagne). Mais les vérifications multiples ont confirmé l'inattendu : l'ADN tiré d'une minuscule phalange d'auriculaire, trouvée dans une grotte des montagnes de l'Altaï, au sud de la Sibérie, et datée de moins de 40 000 ans, appartient bien à un individu du genre Homo. Mais, et c'est là la surprise, d'une lignée différente de sapiens et neanderthalensis.

dimanche 28 mars 2010

A-t-on découvert une nouvelle espèce humaine ?

Il y a environ 30.000 ans, aux côtés de l'homme moderne et de l'homme de Néandertal, vivait peut-être, entre Sibérie et Mongolie, une autre espèce humaine, fabriquant elle aussi des outils et des objets artistiques. C'est que ce suggère l'analyse génétique d'un os de doigt. Après la découverte de l'homme de Florès, l'histoire récente des hominidés se complique.

Le petit doigt a parlé... Ce modeste ossement a été découvert en 2008 par une équipe russe dans la région montagneuse de l'Altaï, au sud de la Sibérie, aux frontières de la Mongolie. Les paléontologues poursuivaient l'étude de la grotte Desinova, connue depuis longtemps et qui a livré des restes d'une longue occupation humaine. Jusque-là, seuls des outils avaient été trouvés et correspondaient à l'industrie dite du Moustérien, attribuée à l'homme de Néandertal.

Un fragment de phalange de petit doigt a alors été trouvé au même niveau que différents objets datés entre -48.000 et -30.000 ans, dont des pierres taillées et un bracelet de pierres vertes. Cet os était bien trop petit pour permettre une identification. Il semble avoir appartenu à un enfant, mais impossible de savoir s'il s'agissait d'un Homo sapiens (nous) ou d'un Homo neanderthalensis. Sauf si la minuscule quantité d'ADN enfermée dans l'os pouvait parler...

Or, en Allemagne, à l'Institut Max Planck de Leipzig, l'équipe de Svante Pääbo (département d'anthropologie évolutionnaire ) s'est lancée depuis plusieurs années, et avec de grands succès, dans le projet Génome de Néandertal, qui vise à séquencer l'ADN de nos cousins disparus. Le fragment de phalange leur a été confié pour en extraire une éventuelle information génétique si jamais il s'en trouvait.

samedi 27 mars 2010

Un nouveau type d'hominidé démasqué par son ADN

Grâce au séquençage du matériel génétique contenu dans un petit bout d'os, des chercheurs allemands ont découvert en Sibérie un nouvel hominidé qui vivait il y a 40.000 ans : l'Homme de Dénisova.

La paléoanthropologie vit une petite (r)évolution. Une équipe de chercheurs allemands a mis la main sur une troisième espèce d'hominidé contemporaine de l'Homo Sapiens (c'est-à-dire la nôtre). Appelé provisoirement Homme de Denisova, le nouveau venu, découvert en Sibérie sur les hauteurs de l'Altaï, s'ajouterait au Néandertal, qui vivait en Europe, et à l'Homme de Flores, découvert en Indonésie en 2003. Compte tenu de sa localisation géographique, il aurait même pu côtoyer de très près le Sapiens et le Néandertal il y a environ 40.000 ans ! La famille des hommes semblerait donc avoir été beaucoup plus diverse qu'on ne l'avait cru jusqu'à présent.

Terence Brown, professeur à l'Université des sciences humaines de Manchester s'enthousiasme dans un commentaire publié sur le site Nature.com. «Cette découverte n'est pas simplement remarquable dans la vision nouvelle qu'elle nous apporte de l'histoire de l'Homme, mais aussi parce que, pour la première fois, un hominidé est décrit uniquement par le séquençage de son ADN.»

Oublié le cliché de l'homme entier pris dans la glace. Oubliée l'idée du squelette ou du crâne fossilisés retrouvés dans une grotte obscure. Cette fois-ci, c'est un simple fragment d'une phalange de petit doigt retrouvé en 2008 qui est la source de toute cette agitation. «Pour un paléontologue de terrain, comme moi, un petit doigt, ce n'est pas grand-chose, confie Michel Brunet au Figaro.fr, détenteur de la chaire de paléontologie humaine au Collège de France. Je ne saurais même pas bien à quelle espèce d'Hominidé l'attribuer.»

vendredi 26 mars 2010

Un nouveau type d'hominidé découvert en Sibérie

Un type d'hominidé ayant vécu il y a 40 000 ans en Sibérie a été identifié grâce à un peu d'ADN retrouvé dans un fragment d'os, selon une étude publiée mercredi 24 mars. Cet hominidé, dont un os de la phalange d'un auriculaire a été retrouvé en 2008 dans une caverne à Denisova, dans les monts Altaï, aurait vécu à la même époque que des hommes de Néandertal et des hommes modernes.


Vallée de Denisova, en Sibérie, où a été découvert un nouveau type d'hominidé datant de 30 000 à 50 000 ans.

Il s'agit d'un type d'hominidé jusque-là inconnu, selon Johannes Krause (Institut Max-Planck pour l'anthropologie évolutionniste, Leipzig, Allemagne) et ses collègues qui ont analysé un fragment de son ADN issu de mitochondries, les centrales à énergie des cellules."Extrêmement surpris" par cette découverte, le directeur du département de génétique de cet institut a estimé qu'il faudra attendre l'analyse du principal génome issu du noyau des cellules, pour déterminer si l'hominidé de Denisova appartient à une nouvelle espèce ou simplement à un lignage différent.

Il faut remonter jusqu'à un million d'années dans le passé pour trouver un ancêtre commun à l'hominidé de Denisova, à l'homme moderne et à Néandertal dont l'ADN mitochondrial a déjà été analysé, expliquent les chercheurs dans la revue scientifique Nature. L'hominidé de Denisova ne descendrait pas du premier groupe hominidé, appartenant à l'espèce Homo erectus, qui avait quitté l'Afrique voici 1,9 million d'années, soit 900 000 ans avant l'apparition supposée de cet ancêtre commun avec l'homme moderne (Homo sapiens) et celui de Néandertal.

jeudi 25 mars 2010

Découverte d'un ancêtre disparu du genre humain

Cet hominidé aurait vécu à la même époque que des hommes de Neandertal et des hommes modernes.

Un type d'hominidé jusque-là inconnu ayant vécu voici 40.000 ans en Sibérie a été identifié grâce à un peu d'ADN retrouvé dans un fragment d'os, révélant l'existence d'une lignée disparue d'ancêtres du genre humain, selon une étude publiée mercredi 24 mars.
Cet hominidé, dont un bout d'os d'une phalange d'un doigt a été retrouvé en 2008 dans une caverne à Denisova, dans les Monts Altaï, aurait vécu à la même époque que des hommes de Neandertal et des hommes modernes.
Il s'agit d'un type d'hominidé jusque-là inconnu, selon Johannes Krause (Institut Max Planck pour anthropologie évolutionniste, Leipzig, Allemagne) et ses collègues qui ont analysé un fragment de son ADN issu de mitochondries, les nombreuses centrales à énergie des cellules.
Il faut remonter jusqu'à un million d'années dans le passé pour trouver un ancêtre commun à l'hominidé de Denisova, à l'homme moderne et à Neandertal dont l'ADN mitochondrial a déjà été analysé, expliquent-ils dans la revue scientifique Nature.

samedi 20 mars 2010

L'énigme de l'écriture « préhistorique » de la Drôme

A Moras-en-Valloire, des tessons de poterie vieux de près de 3000 ans portent des signes inconnus qui pourraient former l'une des plus anciennes écritures d'Europe occidentale.

Des personnages et des animaux stylisés, des lignes géométriques, des chevrons, des pomtillés... Ces dessins insolites datés de 950 à 800 avant J-C., ont été retrouvés gravés sur des centaines de fragments de céramiques exhumés lors de fouilles à Moras-en-Valloire, dans le nord de la Drôme, en 1968, par un étudiant en archéologie, Alain Nicolas. A l'époque de cette découverte, Alain Nicolas, devenu par la suite conservateur en chef du Patrimoine, et Jean Combier, directeur des Antiquités préhistoriques de la région Rhône-Alpes, avaient émis une théorie tout à fait novatrice loin d'être de simples décors imaginés par les potiers de la fin de l'âge du bronze, ces dessins représentaient pour ces deux spécialistes une tentative d'écriture primitive ! « Nous [ne sommes] pas face à des ornements, mais des motifs volontairement organisés », affirmaient-ils sans ambages, avançant ainsi l'idée que les populations d'agriculteurs et de chasseurs qui peuplaient alors cet « Extrême-Occident » méditerrané en B avaient tenté de communiquer autrement que par forai Las ! cette théorie ne reçut pas, à l'époque, l'écho attendu. Seuls quelques spécialistes la conservèrent dans un coin de leur mémoire. Jusqu'à ce que, quarante ans plus tard, à l'automne dernier, les deux chercheurs ne se décident à la remettre à l'ordre du jour en publiant à nouveau leurs résultats, révélés par le magazine La Recherche. « Nous avons voulu ouvrir à un public moins restreint les conclusions d'une recherche peu courante dans le paysage français [ ...], ces vases couverts de signes formant un ensemble unique en Europe, à ce jour encore peu ou pas interprété », explique Alain Nicolas. Première surprise : ces « signes » gravés sur céramique ne sont pas les seuls à avoir été exhumés sur le territoire que les Romains appelleront Gaule à partir du IVe siècle avant J.-C. Ainsi, à Chazelles, en Charente, 250 vases brisés ont été retrouvés « dont 3 % étaient gravés de ces mêmes symboles », confirme José Gomez de Soto, directeur de recherches au CNRS, au Centre de recherche archéologie, archéosciences et histoire de Rennes. Dans le Sud-Ouest, des groupes de signes rythmés en « métopes » (intervalles) étaient aussi séparés les uns des autres par des doubles barres verticales, à l'instar des séquençages observés sur les poteries de Moras-en-Valloire. Deux archéologues célèbres des années 1930 à 1960, Odette et Jean Taffanel, avaient eux aussi exhumé un grand nombre de tessons de céramique décorés de ces signes « énigmatiques ». Ces objets figuraient dans des sépultures à incinérations mises au jour dans la nécropole du Moulin, dans l'Aude. « Ces plats et vaisselles incisés de motifs ont surtout été dégagés à Mailhac dans les années 1950, précise Jean Guilaine, professeur au Collège de France. Plusieurs sites méditerranéens s'étirant de la région de Gérone, de l'autre côté des Pyrénées, jusqu'à la Basse-Provence et à la vallée du Rhône, ont également livré ces poteries incisées. Les céramiques ne sont d 'ailleurs pas les seuls supports attestant ces graphismes. » Ainsi, dans le sud-ouest de la péninsule ibérique comme à Buoux, dans le Vaucluse, ou à Substantion, dans l'Hérault, des stèles datées du Xe-VIIIe siècle avant J.-C. étaient recouvertes pour certaines de motifs identiques à ceux de Moras-en-Valloire : des personnages filiformes, des chars, des oiseaux, des chevrons... « Ce qui m'a toujours intrigué, c'est de comprendre pourquoi, à cette époque charnière entre l'âge du bronze et l'âge du fer, des populations se sont subitement mises à utiliser ce foisonnement de signes », s'interroge Jean Guilaine.

vendredi 19 mars 2010

Flores en quête de ses premiers habitants

L'île de Flores, en Indonésie, aurait été peuplée pour la première dois il y a au moins un million d'années. Cette nouvelle date repousse l'âge des ancêtres présumés du petit homme de Flores.

Le site de fouilles de Wolo Sege, à Flores, et la comparaison de la taille du crâne de l'homme de Flores et d'un Homo sapiens.

Les ancêtres de l’hominidé de Flores, célèbre pour sa taille réduite et surtout sa petite tête, seraient arrivés sur cette île indonésienne il y a au moins un million d’années. Une nouvelle découverte, une cinquantaine d’artefacts et d’éclats de pierre utilisés comme outils, repousse d’au moins 120.000 ans l’histoire de la colonisation de Flores par des hominidés.

D’après les datations effectuées dans la grotte de Liang Bua, où ont été découverts en 2004 les fossiles des petits habitants de Flores, Homo floresiensis vivait il y a entre 95.000 et 17.000 ans. Cependant des artefacts de pierre mis au jour en 2005 sur un autre site de Flores, Mata Menge, faisaient remonter la présence d’hominidés à 880.000 ans.

lundi 15 mars 2010

Le cerveau de Cro Magnon en 3D

Les paléoanthropologues disposent maintenant d'un modèle en trois dimensions du cerveau de Cro-Magnon. Pas d'un Cro-Magnon, mais du Cro-Magnon, le crâne découvert en 1868 dans l'abri du même nom, aux Eyzies de Tayzac (Dordogne).

Ce modèle est en dur, plus exactement en plastique. Fabriqué par laser à partir d'un modèle numérique en 3D du cerveau, lui même issu d'un scanner du crâne, conservé par le Musée de l'Homme.

C'est Antoine Balzeau (Museum national d'histoire naturelle) et Dominique Grimaud-Hervé (MNHN) au sein d'un laboratoire commun avec le Cnrs) qui ont conduit ce travail. Antoine Balzeau, joint au téléphone, en souligne l'intérêt. «Nous avons très peu d'endocrânes d'hommes de Cro-Magnon, c'est à dire les homo sapiens fossiles vivant il y a environ 30 000 ans et, paradoxalement, celui de Cro-magnon est l'un des mieux préservés. Nous avons donc pu retrouver de manière précise l'empreinte que le cerveau a laissé sur la boite cranienne. On distingue bien sa surface, les veines, les lobes, les zones cérébrales, l'organisation générale.»

vendredi 12 mars 2010

Le cerveau de Cro-Magnon entre nos mains

L’empreinte du cerveau d’un Homo sapiens Cro-Magnon a été reconstituée en trois dimensions par des chercheurs français.

A partir du crâne presque complet d’un homme de Cro-Magnon conservé au Musée de l’Homme à Paris, des chercheurs ont reconstitué l’empreinte du cerveau de cet ancien Homo sapiens, vieux de 28.000 ans. Ce célèbre spécimen a été découvert en Dordogne, en 1868, dans l’abri de Cro-Magnon qui a donné son nom à ces hommes préhistoriques. Il s’agissait d’un homme de grande taille, mesurant environ 1,80 m.

Ce crâne, connu sous l’appellation de Cro-Magnon 1, a été scanné afin de faire apparaître toute l’anatomie interne du crâne, y compris des détails invisibles sur le fossile comme la présence de bulles d’air dans les os ou leur épaisseur. Ensuite, les techniques de moulages utilisées dans l’industrie pour fabriquer des prototypes à partir d’images en 3D, ont permis de mouler l’endocrâne. Il s’agit des empreintes laissées par les différentes parties du cerveau sur la partie interne du crâne: leur reconstitution fait donc apparaître la forme de cet organe central.

Les paléoanthropologues Antoine Balzeau et Dominique Grimaud-Hervé (Muséum national d’Histoire naturelle/CNRS) disposent désormais d’un spécimen plus facile à manipuler que le fossile d’origine.

Les collections de fossiles des musées vont de plus en plus se transformer en objets virtuels, notamment grâce à la tomographie assistée par ordinateur qui permet d’obtenir une image 3D des crânes, os ou dents. Le moulage est une étape supplémentaire qui ouvre en l’occurrence de nouvelles perspectives de recherches sur l’évolution du cerveau d’Homo sapiens. Ainsi que de nouveaux moyens d’exposer les collections au grand public dans les musées.

Source : NouvelObs.com du 09.03.2010

USA : Au Muséum d'histoire naturelle, Darwin fait sourire les créationnistes

WASHINGTON - Ils sont jeunes, américains, ils se destinent à être médecins, chercheurs ou professeurs, mais ils sont aussi créationnistes et croient, comme dans la Bible, que Dieu a créé l'univers tel qu'il est en une semaine, il y a seulement six milliers d'années.

Comme chaque année, les étudiants en biologie de l'université chrétienne Liberty, à Lynchburg en Virginie (est), font une sortie scolaire au Muséum d'histoire naturelle de Washington pour y confronter leurs croyances à la théorie darwinienne "dominante", disent-ils, de l'évolution.

Devant un modèle du petit rat "Morganucodon", le premier ancêtre commun des mammifères qui serait apparu il y a 210 millions d'années, Lauren Dunn, 19 ans, en deuxième année de biologie, n'est guère impressionnée: "210 millions d'années, c'est arbitraire. Ils donnent une date parce qu'ils n'en savent rien".

"Il n'y a pas de possibilité biologico-génétique que ça, ce rat, ait pu devenir ce que vous êtes", assure scandalisé Nathan Hubbard, 20 ans, un étudiant du Michigan (nord) en première année de biologie qui veut devenir médecin.

mercredi 10 mars 2010

Ages de la vie - Quid


Le célèbre Quid.

Deux entrées nous intéressent tout particulièrement sur les origines de l'homme.
Ages de la vie 1 nous parle des premières traces de la vie sur la terre jusqu'aux premiers hominidés.
Ages de la vie 2 prend la suite pour nous présenter les hommes modernes depuis 2 M.a.

jeudi 4 mars 2010

Prominent hominid fossils

Page issue de Fossil homnids, elle-même venant de The TalkOrigins Archive.

Présentation des données assez austère. Mais néanmoins illustrée.

Voici le lien :
http://www.talkorigins.org/faqs/homs/specimen.html

Les homininés

Un site tenu par deux profs de SVT d'un lycée de Valenciennes.
Une actualité très au fait des récentes publications. Une mise en page agréable. Bien illustrée.

Je vous recommande de parcourir notamment :
- La lignée humaine / Evolution buissonnante - homininés, répartition spatio-temporelle et volume cérébral
- Paléo-anthropologie / Les paléoanthropologues - chronologie des découvertes

Un site très précieux, sérieux, actualisé, documenté, illustré.
Bref, un indispensable.

Voici le lien direct :
http://hominines.portail-svt.com/index.php?lng=fr

mercredi 3 mars 2010

Yves Coppens

Yves Coppens, né à Vannes le 9 août 1934, est un paléontologiste et paléoanthropologue français, professeur honoraire au Collège de France. En France, son nom est attaché à la découverte en 1974 du fossile surnommé Lucy.

Source : Wikipedia

Brigitte Senut


Brigitte Senut est une paléontologue française, née le 27 janvier 1954, à Paris.

Avec Martin Pickford elle a identifié les restes d'Orrorin tugenensis.

Elle a reçu le Prix Irène Joliot-Curie de la femme scientifique de l'année, pour 2008 (prix décerné le 16 Octobre 2008).

Source : Wikipedia

mardi 2 mars 2010

Pierre Teilhard de Chardin

Pierre Teilhard de Chardin (1er mai 1881, Orcines - 10 avril 1955, New York) est un jésuite, chercheur, théologien, paléontologue et philosophe français. Il est connu pour ne pas voir d'opposition entre la foi catholique et la science.

Scientifique de renommée internationale, Pierre Teilhard de Chardin fut à la fois un géologue spécialiste du Pléistocène et un paléontologiste spécialiste des vertébrés du Cénozoïque. Il est considéré comme l'un des paléoanthropologistes les plus remarquables de son époque.

Dans le Phénomène humain, il trace, parmi les premiers, une synthèse de l'Histoire de l'Univers selon l'état des connaissances de son époque et dans une optique à la fois évolutionniste et spiritualiste.

Source : Wikipedia

4000 ans et pas une ride

À partir d'un ADN de cheveu, une équipe internationale est parvenue à reconstituer le phénotype d'Inuk, un homme qui vivait au Groenland il y a 4 000 ans.

Inuk, des cheveux, une gueule


Il a l'air bien quelconque, ce cheveu pris au microscope électronique. Et pourtant, grâce à lui, une équipe internationale est parvenue à reconstituer les caractéristiques morphologiques d'Inuk*, un individu vieux de 4 000 ans et qui aurait appartenu à la culture de Saqqaq, l'une des plus anciennes civilisations groenlandaises.

Pour en arriver là, les chercheurs ont extrait et analysé l'ADN de cheveux retrouvés dans le permafrost du Groenland et l'ont comparé à celui de populations humaines vivantes. Conclusion : le gaillard des glaces avait la peau mate, les yeux marrons, une propension à la calvitie, un groupe sanguin A+ et les oreilles gorgées de cérumen… sec. Excusez du peu.

Une pluie de premières

Jamais description aussi précise d'un aïeul n'avait pu être réalisée. Une première qui en cache plein d'autres car ce résultat découle en fait du premier séquençage de génome d'un homme ancien. Les essais précédents, effectués dès les années 1980 à partir de tissus ou de peaux humains (prélevés par exemple sur des momies égyptiennes) s'étaient tous soldés par un échec. Et ce, en grande partie à cause du problème de contaminations de l'ADN humain par celui de bactéries et champignons qui se nichent dans le corps après la mort.

Il aura fallu attendre 2008 et des résultats obtenus sur des poils de mammouth pour que la solution s'impose aux chercheurs. Et pour cause : si l'on pouvait extraire l'ADN d'un poil de pachyderme, il devait être possible de faire la même chose avec un cheveu humain. Moins de deux ans auront été nécessaires pour confirmer cette hypothèse, séquencer le génome d'Inuk et faire parler ce dernier.


Une origine surprenante

Et il en avait des chose à dire, ce génome. Car en comparant l'information génétique d'Inuk à celle de populations humaines vivant aux quatre coins du monde, les chercheurs ont non seulement reconstitué certains traits morphologiques de l'individu mais aussi retracé son histoire généalogique. Les résultats montrent que, d'un point de vue génétique, Inuk était plus proche des actuelles populations de l'est de la Sibérie (Nganasan ou Chukchis) que des Indiens d'Amérique. Ainsi, contrairement à ce qui était admis jusque-là, le groupe pré-eskimau d'Inuk serait venu de Sibérie et non d'Amérique. Cette migration aurait eu lieu il y a environ 5 500 ans. Des Chukchis auraient alors quitté l'est de la Sibérie pour fonder la culture de Saqqaq.

Source : Science Actualité du 12/02/2010