lundi 1 mai 2006

DNH 152

DNH 152 est le nom de catalogue, également connu sous le nom de Khethi, d'un crâne partiel fossile de Paranthropus robustus entre 1,95 et 2,04 millions d'années (dans le Gelasian, Pléistocène), trouvé en 2018 dans la carrière principale de Drimolen, Afrique du Sud, par l'équipe d'Andy Herries et décrit par lui-même et d'autres contributeurs en 2020.

Parallèlement à ce fossile, un autre crâne a été trouvé, DNH 134, de datation identique, mais dans ce cas un Homo erectus, qui a retardé l'existence de cette espèce d'environ 200 000 ans et démontré la coexistence spatiale et temporelle des deux espèces, en plus de l'australopithèque. Les Drimolen Paranthropus sont les robustus les plus modernes, et donc le dernier de leur lignée, trouvés à ce jour.

Source : Wikipedia (es)

- - - - -

Khethi
2.04-1.95
Paranthropus robustus
2018
Drimolen Main Quarry, South Africa
Andy Herries' and Stephanie Baker's team (first part found by Khethi Nkosi. later parts by Amber Jaeger, Eunice Lalunio; reconstructed by Jesse Martin & Angeline Leece)

DNH 155

Lors de la fête des pères en Afrique du Sud (17 juin) 2018, un crâne partiel (DNH 155) de Paranthropus robustus a été découvert par Samantha Good, étudiante en école de terrain. Le crâne est un mâle adulte et est le crâne mâle le plus complet de l'espèce découverte. Le crâne a été publié en 2020 et a été soutenu pour représenter une partie antérieure de la lignée P. robustus par rapport aux fossiles plus jeunes du vestige suspendu Swartkrans Member 1 à proximité, documentant ainsi la microévolution au sein de P. robustus.

Source : Wikipedia (en)

- - - - -

nom : DNH 155
âge : 2,04 - 1,95 Ma
découverte :
date : 2018
lieu : Drimolen - Afrique du Sud
espèce : Paranthropus robustus

- - - - -

Aïn Boucherit

Aïn Boucherit est un site préhistorique situé dans la commune de Guelta Zerka, dans la wilaya de Sétif, en Algérie. On y a découvert en 2018 des outils lithiques oldowayens datés jusqu'à 2,4 millions d'années (Ma), ce qui en fait le plus ancien site paléolithique connu d'Afrique du Nord. Aïn Boucherit fait partie du complexe paléolithique d'Aïn Hanech, qui comporte plusieurs locus dont certains avaient déjà livré des outils lithiques datés d'environ 1,7 Ma.

Historique

En 2018, une équipe dirigée par les chercheurs algérien Mohamed Sahnouni et éthiopien Sileshi Semaw, du Centre national d'investigation sur l'évolution humaine (CENIEH) de Burgos, en Espagne, découvre sur le site d'Aïn Boucherit des outils en pierre taillée dans des couches stratigraphiques très anciennes.

Le 18 décembre 2018, Azzedine Mihoubi, ministre algérien de la culture, déclare reconnaitre l'importance de la découverte et annonce qu'il va procéder à la sécurisation du site.

Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles fouilles sur le site.

Description

Les vestiges comprennent des outils lithiques, fabriqués à partir de silex et de roches calcaires locales, et des ossements fossiles d'animaux portant des marques de percussion et de découpe. Aucun fossile humain n'a en revanche encore été trouvé sur le site.

Les outils lithiques appartiennent à la culture oldowayenne, attestée dès 2,6 Ma à Ledi Geraru et à Kada Gona, dans la vallée de l'Awash, en Éthiopie, mais dont le plus ancien témoignage en Afrique du Nord était jusque là le locus d'Aïn Hanech, daté d'environ 1,7 Ma.

Ils incluent des galets aménagés, de types polyèdres et subsphéroïdes, et des outils à bord tranchant destinés à dépecer des carcasses animales.

Analyse

Les vestiges fossiles et lithiques trouvés sur le site ne permettent pas de savoir si les hommes d'Aïn Boucherit avaient eux-mêmes abattu les animaux dépecés ou s'ils étaient seulement des charognards opportunistes. Cependant, les traces laissées sur les ossements semblent indiquer qu'ils bénéficiaient d'un accès primaire aux carcasses animales pour en extraire la viande, ce qui pouvait s'obtenir en évinçant les carnivores juste après qu'ils aient tué leurs proies. Cela montre en toute hypothèse une certaine capacité à mettre en œuvre des stratégies collectives d'appropriation.

Datation

La datation de ces pierres taillées, difficile en l'absence de couches volcaniques dans la stratigraphie du site, a fait appel à quatre méthodes indépendantes :

  • la géologie des couches stratigraphiques et leur vitesse estimée de sédimentation ;
  • le paléomagnétisme, par le géochronologiste Josep Parés, du CENIEH ;
  • la biochronologie, c'est-à-dire l'étude de la paléofaune de mammifères associée aux outils lithiques, par le paléontologue Jan van der Made, du Musée national des sciences naturelles de Madrid ;
  • la résonance de spin électronique appliquée aux outils lithiques, par Mathieu Duval, de l'université Griffith.

Le résultat de ces analyses est une fourchette allant de 1,9 à 2,4 millions d'années, ce qui signifie que le genre Homo serait presque aussi anciennement attesté en Afrique du Nord qu'en Afrique de l'Est, seule région d'Afrique où des vestiges d'industrie lithique plus anciens ont été découverts à ce jour.

Source : Wikipedia