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vendredi 1 janvier 1988

La Chapelle-aux-Saints 1

La Chapelle-aux-Saints 1 (surnommé « le vieillard ») est un squelette humain presque complet de l'espèce Homo neanderthalensis. Il a été découvert à La Chapelle-aux-Saints en France par Amédée, Jean et Paul Bouyssonie en 1908.

Il s'agit du premier squelette relativement complet de Néandertalien mis au jour en France dans un contexte archéologique bien établi. Son bon état de conservation est lié à son inhumation dans une sépulture, l'une des plus anciennes connues en Europe et la plus ancienne en France. L'anatomie de ce spécimen correspond aux Néandertaliens classiques d'Europe de l'Ouest. Il date d'environ 60 000 ans.

La découverte de l'homme de La Chapelle-aux-Saints a éclairé d'un jour nouveau l’humanité des Néandertaliens.

Le squelette

Étude de Marcellin Boule

À partir de 1911, le paléoanthropologue Marcellin Boule publie une étude détaillée du squelette. Il en a bâti une image qui a conditionné la perception populaire de l'homme de Néandertal pendant plus de cinquante ans. Ses interprétations sont fortement influencées par les idées de son époque concernant cet hominidé disparu. Il le décrit comme une sorte d'homme des cavernes sauvage et brutal, se déplaçant en traînant les pieds et n'arrivant pas à marcher redressé.

Marcellin Boule décrit un Néandertalien doté d'un crâne aplati, la colonne vertébrale courbée (comme chez les gorilles), les membres inférieurs semi-fléchis et un gros orteil divergent. Cette description correspond bien aux idées de l'époque sur l'évolution humaine.

Étude de Jean-Louis Heim (1984-1985)


Entre juin 1984 et avril 1985, le paléoanthropologue Jean-Louis Heim revient sur les conclusions de Marcellin Boule. Il révise la reconstitution crânienne de l'homme de La Chapelle-aux-Saints en repositionnant certains os au niveau de la base du crâne, du trou occipital de la voûte et de la face, qui conduisent à plus le rapprocher le l'homme que ne le présentait Marcellin Boule.

Jean-Louis Heim décrit le sujet comme gravement handicapé : l'individu souffrait entre autres d'une déformation de la hanche gauche (épiphysiolyse ou plutôt traumatisme), d'un écrasement du doigt du pied, d'une arthrite sévère dans les vertèbres cervicales, d'une côte brisée, du rétrécissement des canaux de conjugaison par où passent les nerfs rachidiens. Cependant la radiographie du cal osseux au niveau de la côte montre que cette blessure ne fut pas la cause de la mort. L'individu, très âgé pour un néandertalien, a continué à marcher en souffrant et en boitant, comme le prouve l'aspect ivoiré et poli des os de sa hanche malgré la destruction des cartilages. Il avait perdu, de façon naturelle (usure), l'essentiel de ses dents excepté deux prémolaires ; les cavités dentaires sont refermées. À sa mort, qui a pu survenir vers l'âge de 50 à 60 ans, les autres membres ont pris soin de l'enterrer.

Le spécimen a perdu beaucoup de ses dents mais a continué à vivre. Toutes les molaires de la mâchoire inférieure étaient absentes et par conséquent, certains chercheurs ont suggéré que le « vieillard » aurait eu besoin de quelqu'un pour préparer sa nourriture. Cette hypothèse a été largement citée comme un exemple d'altruisme néandertalien, comme dans le cas de l'individu Shanidar 1. Cependant des études ultérieures ont montré que La Chapelle-aux-Saints 1 possédait un certain nombre d'incisives, canines et prémolaires et donc aurait été capable de mâcher sa propre nourriture, malgré peut-être quelques difficultés.

Source : Wikipedia

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60 ka
Homo neanderthalensis
1908
La Chapelle-aux-Saints, Corrèze, France
Amédée, Jean, et Paul Bouyssonie

vendredi 1 mai 1981

Cro-Magnon 1

Cro-Magnon 1 est un crâne fossile de l'espèce Homo sapiens, découvert en 1868 par Louis Lartet sur le site de l'abri de Cro-Magnon, en Dordogne (France).

Comme son nom l'indique, il s'agit du premier crâne inventorié sur le site, qui est à l'origine de l'appellation Homme de Cro-Magnon.

Datation

En 2002, une nouvelle datation du site de Cro-Magnon a précisé l'âge de la sépulture ayant livré les restes fossiles. Elle remonte au Gravettien ; plus précisément, pour le crâne Cro-Magnon 1 (mitochondrial haplogroupe T2b12), à 27 680 ans avant le présent (± 270).

Interprétations

Lors de sa découverte, en 1868, Cro-Magnon 1 fut surnommé « le vieillard », appellation impropre puisque l'âge de décès est estimé n'avoir guère dépassé les 40 ans. Le célèbre Paul Broca voit dans l'érosion circulaire de l'os frontal des effets physiques produits « dans le sol de la caverne par des agents chimiques ». Il note aussi une dépression du fémur gauche qu'il attribue à « un projectile de fronde, un coup de corne, ou de défense d'éléphant ». D'autres experts, comme Franz Pruner, s'opposent à Broca pour y voir des « traces de rachitisme ».

En 1881, Jules Le Baron reprend l'examen du squelette. Il évoque, sans pouvoir choisir, une ostéite post-traumatique, la fonte d'une gomme syphilitique, ou une lésion posthume ancienne. La lésion du fémur gauche est attribuée à un coup de massue. Il découvre aussi une lésion sur la face externe de la crête iliaque gauche attribuée à un coup d'épieu. Ces interprétations traumatologiques sont en phase avec les idées des préhistoriens de la fin du XIXe siècle qui voient les hommes préhistoriques comme étant de mœurs violentes.

En 1930, Léon Pales reprend l'étude de la lésion de l'os frontal. Il réfute les différentes hypothèses pour ne retenir que l'altération post-mortem. Elle s'expliquerait par le fait que le crâne était incomplètement enfoui dans le sol, et que « la pente osseuse cavitaire du frontal, tapissée de concrétions calcaires, a été produite par la chute de gouttes d'eau ».

L'étude descriptive complète du spécimen n'est publiée qu'en 1967, soit près d'un siècle après la découverte. Elle est effectuée par Henri Vallois qui dresse un relevé exhaustif de toutes les lésions osseuses observables. En plus des lésions déjà connues, onze autres d'importance inégales sont signalées. Faute d'examens complémentaires, l'auteur reste prudent dans l'interprétation de ces lésions (nature inflammatoire ou traumatique), mais l'érosion frontale est bien d'origine pathologique et non physique post-mortem.

En 1969, le diagnostic d'actinomycose est proposé, car susceptible d'expliquer toutes les lésions observées, mais des études radiologiques ultérieures ne vont pas dans ce sens. En 1981, le diagnostic d'histiocytose X disséminée est un diagnostic « licite retenu », du moins en France.

En 2018, une nouvelle étude française par tomodensitométrie suivie de microtomographie aux rayons X, avec reconstruction faciale en 3D, propose le diagnostic de neurofibromatose de type 14.

Source : Wikipedia

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Site : Cro-Magnon, France
Découverte : 1868-01-01
Par : Louis Lartet
Age : Environ 30,000 ans
Espèce : Homo sapiens