mardi 1 novembre 1988

Ponginae / Ponginé

Les ponginés (Ponginae en latin) constituent la sous-famille des hominidés regroupant les orang-outans et des espèces fossiles apparentées.

Espèces actuelles

Le seul représentant actuel de la sous-famille des Ponginae est le genre Orang-outan (Pongo). Les différentes espèces d'orang-outans vivent aujourd'hui exclusivement en Indonésie, à Sumatra et à Bornéo.

Liste des espèces actuelles selon ITIS4:

Genre Pongo :
- Pongo pygmaeus - Orang-outan de Bornéo
- Pongo abelii - Orang-outan de Sumatra

Une nouvelle espèce endémique de la forêt de Batang Toru, dans le nord de l'île de Sumatra, a été décrite en 2017 : Pongo tapanuliensis

Source : Wikipedia

- - - - -

nom :
âge :
découverte : Daniel Giraud Elliot
date : 1913
espèce : Ponginae

vendredi 1 juillet 1988

Propliopithecus

Propliopithecus est un genre fossile de singes de l'Ancien Monde, qui a vécu en Égypte durant l'Oligocène.

Historique

C'est dans la dépression du Fayoum, une région d'Égypte située au bord du désert saharien, à 100 km au sud-ouest de la ville du Caire, que le paléontologue allemand Max Schlosser découvrit en 1911 les restes fossiles d'un représentant ancien du micro-ordre des singes catarrhiniens, ou singes de l'Ancien Monde.

Description

Propliopithecus est un singe quadrupède arboricole de petite taille, identifié comme un catarrhinien par sa formule dentaire 2-1-2-3, mais ses caractères post-crâniens plus archaïques montrent que ce n'est pas encore un singe de type moderne.

Propliopithecus chirobates a un poids estimé de 4 kg.

Chronologie

Ce genre a vécu durant l'Oligocène inférieur, il y a entre 34 et 28 millions d'années.

Classification

Propliopithecus est classé comme un catarrhinien basal. Il a précédé les Hominoidea et les Cercopithecoidea, les deux super-familles de singes actuels de l'Ancien Monde, apparues il y a environ 25 millions d'années.

Liste d'espèces

Le genre Propliopithecus rassemble 3 espèces, selon Paleobiology Database (12 fév. 2019) :

  • † Propliopithecus haeckeli
  • † Propliopithecus chirobates
  • † Propliopithecus ankeli

Source : Wikipedia

- - - - -

nom :
âge : 34-28 Ma
découverte : Max Schlosser
date : 1911
espèce : Propliopithecus

- - - - -

nom :
âge :
découverte : Max Schlosser
date : 1911
espèce : Propliopithecus

Grotte de La Pasiega

La grotte de La Pasiega, située dans la municipalité espagnole de Puente Viesgo, est l'une des stations d'art paléolithique les plus importantes de la Cantabrie. Elle est incluse dans la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis juillet 2008, dans la "grotte d'art altamira et de rock paléolithique de Nord de l'Espagne ».

Il est situé au milieu de la vallée de la rivière Pas, près de la grotte de Hornos de la Peña et sur le mont Castillo, la même chose qui accueille les grottes des pièces de monnaie, les cheminées et la grotte d'El Castillo. Les grottes de Monte Castillo forment un ensemble incroyablement complet, tant du point de vue de la culture matérielle de l'âge de pierre, à partir du point de vue artistique. Pasiega est fondamentalement une immense galerie de long jusqu'à 120 mètres de long (connue) qui fonctionne plus ou moins parallèle à la pente de la montagne, laissant la surface de six endroits différents : six petites bouches, la plus obstruée, de ceux qui ont été actuellement logé comme entrée de visites. La galerie principale est d'environ soixante-dix mètres environ et s'ouvre sur des galeries secondaires plus profondes, sinueuses et labyrinthiques qui s'attaquent parfois à former des chambres. De cette façon, nous avons la "chambre II-VIII", la salle de "Galerie B" ou "chambre xi" de "Galerie C", tout à la décoration paléolithique. Les deux derniers contiennent des sanctuaires rupestres.

Les restes documentés sont principalement encadrés dans le Solutréen supérieur et dans le Magdalénien inférieur, bien que des objets plus anciens soient situés. Dans toute la grotte, il y a des échantillons pariétaux, les deux peintures sont en elles-mêmes, comme des gravures incisives. Les représentations d'équidés, cervidés (masculines et femmes) et bovins se distinguent. De plus, il existe de nombreux panneaux abstraits (Idéomorphes).

La découverte de La Pasiega

La découverte scientifique de la grotte de passage est due aux paléontologistes Paul Wernert et Hugo Obermaier, qui, en train d'excaver dans la grotte d'El Castillo en 1911, a reçu la nouvelle que les travailleurs connaissaient une autre cavité à proximité que les habitants ont appelé "La Pasiega" ; Ces chercheurs ont immédiatement constaté que la grotte avait des peintures de roche. Quelque chose plus tard, Abbé Breuil, Obermaier lui-même et Hermilio Alcade del Rio, a initié son étude systématique. Cela n'a pas pu être conclu pour le grand travail que Breuil, Alcade del Rio et Lorenzo Sierra, publié, donc une monographie distincte, publiée en 1913 était nécessaire. C'est un moment crucial pour le progrès de la science préhistorique en Espagne.

Les vestiges archéologiques de La Pasiega

La grotte possède également des vestiges archéologiques des premiers temps solutréen et magdalénien de la Cantabrie, qui ont servi de base à l'établissement d'une proposition chronologique pour les décorations pariétales. Les fouilles sont anciennes, puisqu'elles ont été effectuées en 1951 par le Dr Jesús Carballo. Il y a un niveau de base avec des pièces ambiguës qui, en raison de ses caractéristiques, ont été liées à un éventuel moustérien. Sur celui-ci, un niveau solutréen relativement riche reposait sur des matériaux très caractéristiques tels que des feuilles de laurier et des entailles très fines faites par pression, ainsi que des azagayas. Il a été précisé que ce niveau pourrait correspondre au Solutréen supérieur.

La strate la plus récente était également relativement riche, avec divers burins, poinçons, objets en os et dents perforées qui pourraient être du Magdalénien inférieur. Cependant, il faut considérer que, par rapport à la puissance stratigraphique de la grotte d'El Castillo, La Pasiega s'avère être un site archéologique mineur, au moins avec des matériaux connus. Cependant, il ne faut pas sous-estimer.

Source : Wikipedia

- - - - -

Dans la grotte de La Pasiega, à côté de Bilbao, autour d’une figure quadrillée on trouve des représentations d’animaux, des points et des figures non identifiées. Les chercheurs allemands et britanniques qui l'ont étudiée avec la méthode Uranium-Thorium estiment que le panneau a été peint il y a 64 800 ans au minimum.

- - - - -

nom : La Pasiega
âge : 64,8 ka
découverte : Paul Wernert et Hugo Obermaier
date : 1911

Vénus de Laussel

La Vénus de Laussel ou Vénus à la corne est une Vénus paléolithique datant du Gravettien (environ 25 000 ans avant le présent) au Paléolithique supérieur. Elle a été sculptée en bas relief sur un bloc calcaire et peinte à l'ocre rouge. Elle correspond à un personnage féminin nu tenant dans sa main droite un objet interprété généralement comme une corne de bison. Elle est conservée au Musée d'Aquitaine, à Bordeaux.

Historique

La Vénus fut découverte en 1911 sur le site archéologique de Laussel, dans la commune de Marquay, en Dordogne. Elle a été trouvée sur un gros bloc de calcaire mis au jour dans une séquence stratigraphique importante, explorée sous un long surplomb rocheux dominant la vallée de la Beune, dans la région des Eyzies. Elle fait partie d’un ensemble de blocs calcaires sculptés de figurations humaines et découverts dans le même site.

La paternité de la découverte de la Vénus est attribuée au médecin psychiatre bordelais Jean-Gaston Lalanne. Passionné d'anthropologie et de préhistoire, il avait loué le site de Laussel ainsi que l'abri de Cap Blanc, un abri sous roche situé à moins d'un kilomètre de là, afin d'y effectuer des fouilles. Celles-ci commencent dès 1908, mais J.-G. Lalanne, retenu ailleurs pour des raisons professionnelles, s'en remet rapidement à ses ouvriers pour la poursuite du chantier. Dans la pratique, la Vénus à la corne fut découverte par les ouvriers employés par J.-G. Lalanne, conduits par le Périgourdin Raymond Peyrille.

En 1911, plusieurs œuvres gravées sont découvertes successivement :

  • entre mars et avril, les ouvriers trouvent un bloc orné d’une scène montrant deux personnages ;
  • la Vénus à la corne est mise au jour début décembre ;
  • une représentation féminine, dite « Vénus à tête quadrillée », est signalée dans une lettre de Peyrille à Lalanne datée du 11 décembre ;
  • en février 1912, une dernière Vénus, dite « Vénus de Berlin », est vendue frauduleusement par Peyrille au Museum für Völkerkunde de Berlin, à l’insu de Lalanne. Peyrille fut condamné à six mois de prison pour abus de confiance mais le conservateur berlinois refusa de restituer l’objet, la condamnation ne faisant pas état d’un vol. La Vénus de Berlin a probablement été détruite pendant la Deuxième Guerre mondiale, durant les bombardements de mai 1945 et seuls en subsistent des moulages et une photographie.

La Vénus à la corne avait été sculptée sur un bloc volumineux dont la base se trouvait dans les niveaux ayant livré une industrie gravettienne. La partie ornée a été sciée afin d’être prélevée et mise à l’abri. Le sciage en question a été mal conduit : la portion coupée a une épaisseur de seulement un demi centimètre à droite contre une quinzaine à gauche.

La Vénus fut transportée dans le petit musée privé de G. Lalanne au Bouscat où elle demeura après sa mort survenue en 1924 jusqu’en 1960, date à laquelle la famille fit don de l’ensemble des collections Lalanne au nouveau musée archéologique de Bordeaux, le futur Musée d'Aquitaine. Le 13 juillet 1926, les bas-reliefs du site de Laussel furent classés parmi les monuments historiques par un décret signé du président Gaston Doumergue.

La Vénus est aujourd’hui présentée au sein de l'exposition permanente du Musée d'Aquitaine, à Bordeaux en France. Elle a été exhibée dans le cadre d’expositions temporaires à l’American Museum of Natural History de New York en 1986 et au Musée national des beaux-arts du Québec en octobre 2003.

Datation

La Vénus de Laussel n'a pu bénéficier de datation absolue mais elle est rapportée au Gravettien sur des bases stylistiques et stratigraphiques.

Elle daterait donc d'environ 25 000 ans BP.

Description

De relativement grandes dimensions (54 × 36 cm), elle a été détachée de la paroi afin d'être mise à l’abri.

La Vénus est représentée de face. Elle tient dans sa main droite une corne de bison qui, selon l'hypothèse émise par Waldemar Deonna en 1913, pourrait représenter une corne d'abondance. Sur cette corne se trouve 13 encoches, qui pourraient, selon certains chercheurs, représenter des cycles lunaires ou des cycles menstruels.

Sa main gauche est posée sur son ventre, ce qui pourrait indiquer qu'elle est enceinte. Ce qui semble être sa chevelure tombe sur son épaule gauche. Comme chez toutes les Vénus paléolithiques, on retrouve un certain nombre de conventions figuratives, avec certaines parties exagérément développées comme l'abdomen, les hanches, les seins, les fesses et la vulve alors que d’autres sont absentes comme les pieds et le visage, tourné vers la corne.

Source : Wikipedia

- - - - -

nom :
âge : 25 ka
découverte : Jean-Gaston Lalanne
date : 1911
espèce :



La Quina 5

Historique

François Lambert, maire de Gardes-le-Pontaroux, découvre le site dont Catherine Farizy dit qu'il est connu depuis 1872. et recoupés par une route en 1881, les gisements de la Quina furent acquis par Léon Henri-Martin en 1905. Ce médecin, connu comme le « docteur Henri-Martin », fouilla les gisements de 1906 à 1936. Sa fille Germaine Henri-Martin poursuivit ses travaux de 1953 à 1965. À partir de 1985, A. Jelinek, A. Debénath et H. Dibble entreprirent de nouvelles fouilles.

La station amont

Les restes de 27 individus présentant les caractéristiques d’Homo neanderthalensis ont également été découverts dans ce gisement. Au moins un de ces individus avait bénéficié d’une sépulture primaire : il a été mis au jour en 1911 et il s’agit d’un individu adulte, probablement une femme (La Quina 5). Le squelette d'un enfant néandertalien d'environ huit ans a également été mis au jour (La Quina 18).

Source : Wikipedia

- - - - -

45 - 60 ka
Homo neanderthalensis
1911
La Quina, Gardes-le-Pontaroux, Charente, France
Léon Henri-Martin

dimanche 1 mai 1988

GSI D-1

nom : GSI D-1
âge : 12,5-10,5 Ma
découverte : Pilgrim
date : 1910
espèce : Sivapithecus indicus

- - - - -

Comme indiqué par les restes dentaires, S. indicus est le plus petit membre du genre. Un humérus associé présente une crête deltopectorale tournée vers la partie antérieure, une tige avec rétroflexion antéro-postérieure et une forte courbe médiolatérale (Hartwig).

Sivapithecus / Sivapithèque

Sivapithecus est un genre éteint de primates de la famille des hominidés, qui vivait en Asie du Sud durant le Miocène moyen et supérieur.

Ses restes fossiles sont datés sur une période allant de 13 à 8 millions d'années environ. Ils ont été découverts depuis le XIXe siècle au nord du sous-continent indien, dans la chaine des Siwaliks qui court du Pakistan jusqu'au Népal.

Liste d'espèces 

On distingue les quatre espèces suivantes : 

  • Sivapithecus indicus : de 12,5 à 10,5 millions d’années 

autre nom : Sivapithecus aiyengari

  • Sivapithecus sivalensis : de 9,5 à 8,5 millions d'années 

autre nom : Sivapithecus salmontanus 

  • Sivapithecus lewisi : 9,2 millions d’années 

autre nom : Sivapithecus parvada 

C'est la plus grande des quatre espèces et celle dont la denture antérieure ressemble le plus à celle de Pongo (l'orang-outan actuel). 

  • Sivapithecus hysudricus : 

autres noms : Sivapithecus thorpei, Sivapithecus simonsi 

C'est la plus petite des quatre espèces. 

Source : Wikipedia

- - - - -

nom :
âge : 12,5-8,5 Ma
découverte :
date :
espèce : Sivapithecus

- - - - -

nom :
âge :
découverte : Pilgrim
date : 1910
espèce : Sivapithecus

mardi 1 mars 1988

Le Moustier 1

Le Moustier est un site préhistorique français qui se trouve sur la commune de Saint-Léon-sur-Vézère, en limite de la commune de Peyzac-le-Moustier, en vallée Vézère dans le département de la Dordogne. Il comporte deux abris principaux : l'abri supérieur (dit Moustérien), et l'abri inférieur s'ouvrant une quinzaine de mètres plus bas dans la même falaise, au niveau actuel de la vallée de la Vézère.

Abri supérieur ou abri classique du Moustier

Les premières recherches dans cet abri sous roche sont conduites par Édouard Lartet et Henry Christy en 1860. Ils y découvrent une industrie lithique bientôt nommée Moustiérien puis Moustérien par Gabriel de Mortillet.

Des fouilles y sont également entreprises par Maurice Bourlon, Otto Hauser et Denis Peyrony.

Les travaux de ce dernier, publiés en 1930, sont les plus précis. L’abri est aujourd’hui totalement vidé mais sa séquence comprenait du Moustérien typique, du Moustérien de Tradition Acheuléenne et de l’Aurignacien.

Abri inférieur du Moustier

Les premiers travaux concernant l’abri inférieur sont ceux d’Otto Hauser en 1907. Ils permettent la mise au jour d’un squelette de Néandertalien dans des conditions déplorables : les restes humains, désignés par Le Moustier 1, sont plusieurs fois exhumés puis ensevelis devant différents scientifiques croyant à chaque fois être les premiers témoins de la découverte. Le squelette est ensuite vendu au Musée de Berlin. Seul le crâne existe encore, le reste du squelette ayant été détruit à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Source : Wikipedia

- - - - -

40 - 56 ka
Homo neanderthalensis
1909
Le Moustier, Saint-Léon-sur-Vézère, Dordogne, France
Otto Hauser

Pech de l’Azé I

Le Pech-de-l'Azé I est fouillée en 1909 par Capitan et Peyrony, qui y trouvent les restes d'un crâne de jeune enfant.

- - - - -

Le crâne et la mandibule du Pech-de-l'Azé I sont inclus dans les restes de Néandertal juvéniles d'Europe. Cependant, certaines caractéristiques préservées du squelette crânien semblent distinguer le spécimen des autres enfants de Néandertal. Malheureusement, la position stratigraphique et la datation de cet enfant n'ont jamais été claires. Nos travaux récents sur des archives inédites montrent que l'enfant Pech-de-l'Azé I Néandertalien a été découvert au bas de la couche 6, attribué au moustérien de tradition acheuléenne de type B.

Ce crâne et cette mandibule sont les premiers restes humains diagnostiques (mis à part une dent isolée) attribués au moustérien de tradition acheulienne (MTA) de type B. fréquences des outils de type Paléolithique supérieur, des ébauches allongées et des lames. Nous avons pu dater le contexte des restes d'hominidés à environ 41,7 à 43,6 ka cal BP. Une combinaison d'arguments stratigraphiques et de résultats de datation pour les couches 6 et 7 montre que l'enfant de Néandertal ne peut pas être âgé de plus de 51 ka ou de moins de 41 ka. Cette étude montre que le MTA de type B avait été fabriqué par les Néandertaliens avant l'arrivée d'humains anatomiquement modernes dans la région locale.

Source : Source

La Ferrassie 1

La Ferrassie est un site préhistorique français qui se situe sur la commune de Savignac-de-Miremont, dans le département de la Dordogne. Il comporte trois gisements dont une grotte, un petit abri et le « grand abri de la Ferrassie » qui est le plus important. La Ferrassie fait partie des sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère.

Historique

Les premières fouilles y furent réalisées en 1896. Des recherches y furent notamment menées par Denis Peyrony et Louis Capitan jusqu'en 1922, puis par Henri Delporte de 1968 à 1975.

Le site est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 5 janvier 1960.

Le 11 décembre 2015, la vallée de la Vézère est classée par décret parmi les grands sites d'Aquitaine. Ce classement intègre également le site de la Ferrassie et la grotte de Rouffignac.

Le site fait l'objet d'une nouvelle campagne de fouilles de trois ans à partir de 2015. Les niveaux aurignaciens ont notamment révélé, sous les déblais des fouilles précédentes, « des outils en silex et en os, des ossements, essentiellement de rennes », et des blocs gravés de figurations schématiques.

Stratigraphie

La séquence stratigraphique du grand abri de La Ferrassie, puissante de près de 10 m, comporte une succession de couches du Paléolithique moyen et supérieur. Elle a joué un rôle majeur lors de la définition de la succession chronologique des industries de cette dernière période.

La base du dépôt a livré des industries ayant donné leur nom à l'un des faciès du Paléolithique moyen, le « Moustérien de type Ferrassie » (débitage Levallois, nombreux racloirs et pointes, rares denticulés, bifaces absents). Les couches moustériennes ont également livré les restes de 7 Néandertaliens, dont 2 adultes, 3 enfants (2, 3 et 10 ans environ), un nourrisson et un fœtus n'ayant sans doute vécu que quelques heures. Le crâne de l'un des adultes est particulièrement complet et bien conservé. Les individus juvéniles découverts par Peyrony reposaient apparemment dans des fosses correspondant à des sépultures. L'une des fosses était couverte par une dalle. Le fœtus se trouvait dans un monticule et était accompagné de beaux outils de silex, considérés comme un dépôt funéraire lors de leur découverte. L'ancienneté des fouilles et l'absence d'enregistrement précis limitent toutefois les interprétations.

La séquence comporte ensuite quelques niveaux attribués au Châtelperronien puis une succession importante de niveaux aurignaciens :

  • Aurignacien 0 ;
  • Aurignacien I (sagaies à base fendue, grattoirs carénés, lames étranglées) ;
  • Aurignacien II (sagaies losangiques, burins busqués, apparition de l'art sur bloc notamment sous forme de représentations sexuelles féminines).

Le sommet de la séquence comprend différentes couches attribuées par Peyrony au Périgordien supérieur, aujourd'hui appelé Gravettien.

Source : Wikipedia

- - - - -

70 ka
Homo neanderthalensis
1909
La Ferrassie, France
Louis Capitan et Denis Peyrony

vendredi 1 janvier 1988

Homme de Piltdown

L'homme de Piltdown, Eoanthropus dawsoni (« l'homme de l'aube de Dawson ») puis Homo dawsoni ou Homo piltdownensis est une fraude paléoanthropologique du début du XXe siècle.

Lors de sa « découverte » en 1908, il a été considéré comme un fossile datant de l'Acheuléen (Paléolithique inférieur) et comme un chaînon manquant entre le singe et Homo sapiens en raison de ses caractères simiens (mâchoire inférieure) et humains modernes (calotte crânienne). À l'époque, la seule espèce fossile connue était Homo neanderthalensis, le Pithécanthrope étant controversé. En 1959, des tests démontrèrent définitivement qu'il s'agissait d'une mystification.

Cette imposture est présentée par certains créationnistes comme une supercherie produite par manque de preuves en faveur de la théorie de l'évolution, et selon des évolutionnistes, comme une plaisanterie à laquelle un étudiant en théologie catholique à Hastings, Pierre Teilhard de Chardin, aurait été impliqué à son insu, invité par le paléontologue Sir Arthur Smith Woodward à la constater.

Source : Wikipedia

La Chapelle-aux-Saints 1

La Chapelle-aux-Saints 1 (surnommé « le vieillard ») est un squelette humain presque complet de l'espèce Homo neanderthalensis. Il a été découvert à La Chapelle-aux-Saints en France par Amédée, Jean et Paul Bouyssonie en 1908.

Il s'agit du premier squelette relativement complet de Néandertalien mis au jour en France dans un contexte archéologique bien établi. Son bon état de conservation est lié à son inhumation dans une sépulture, l'une des plus anciennes connues en Europe et la plus ancienne en France. L'anatomie de ce spécimen correspond aux Néandertaliens classiques d'Europe de l'Ouest. Il date d'environ 60 000 ans.

La découverte de l'homme de La Chapelle-aux-Saints a éclairé d'un jour nouveau l’humanité des Néandertaliens.

Le squelette

Étude de Marcellin Boule

À partir de 1911, le paléoanthropologue Marcellin Boule publie une étude détaillée du squelette. Il en a bâti une image qui a conditionné la perception populaire de l'homme de Néandertal pendant plus de cinquante ans. Ses interprétations sont fortement influencées par les idées de son époque concernant cet hominidé disparu. Il le décrit comme une sorte d'homme des cavernes sauvage et brutal, se déplaçant en traînant les pieds et n'arrivant pas à marcher redressé.

Marcellin Boule décrit un Néandertalien doté d'un crâne aplati, la colonne vertébrale courbée (comme chez les gorilles), les membres inférieurs semi-fléchis et un gros orteil divergent. Cette description correspond bien aux idées de l'époque sur l'évolution humaine.

Étude de Jean-Louis Heim (1984-1985)


Entre juin 1984 et avril 1985, le paléoanthropologue Jean-Louis Heim revient sur les conclusions de Marcellin Boule. Il révise la reconstitution crânienne de l'homme de La Chapelle-aux-Saints en repositionnant certains os au niveau de la base du crâne, du trou occipital de la voûte et de la face, qui conduisent à plus le rapprocher le l'homme que ne le présentait Marcellin Boule.

Jean-Louis Heim décrit le sujet comme gravement handicapé : l'individu souffrait entre autres d'une déformation de la hanche gauche (épiphysiolyse ou plutôt traumatisme), d'un écrasement du doigt du pied, d'une arthrite sévère dans les vertèbres cervicales, d'une côte brisée, du rétrécissement des canaux de conjugaison par où passent les nerfs rachidiens. Cependant la radiographie du cal osseux au niveau de la côte montre que cette blessure ne fut pas la cause de la mort. L'individu, très âgé pour un néandertalien, a continué à marcher en souffrant et en boitant, comme le prouve l'aspect ivoiré et poli des os de sa hanche malgré la destruction des cartilages. Il avait perdu, de façon naturelle (usure), l'essentiel de ses dents excepté deux prémolaires ; les cavités dentaires sont refermées. À sa mort, qui a pu survenir vers l'âge de 50 à 60 ans, les autres membres ont pris soin de l'enterrer.

Le spécimen a perdu beaucoup de ses dents mais a continué à vivre. Toutes les molaires de la mâchoire inférieure étaient absentes et par conséquent, certains chercheurs ont suggéré que le « vieillard » aurait eu besoin de quelqu'un pour préparer sa nourriture. Cette hypothèse a été largement citée comme un exemple d'altruisme néandertalien, comme dans le cas de l'individu Shanidar 1. Cependant des études ultérieures ont montré que La Chapelle-aux-Saints 1 possédait un certain nombre d'incisives, canines et prémolaires et donc aurait été capable de mâcher sa propre nourriture, malgré peut-être quelques difficultés.

Source : Wikipedia

- - - - -

60 ka
Homo neanderthalensis
1908
La Chapelle-aux-Saints, Corrèze, France
Amédée, Jean, et Paul Bouyssonie

Vénus de Willendorf

La Vénus de Willendorf est une statuette en calcaire du Paléolithique supérieur, attribuée au Gravettien, découverte en 1908 à Willendorf, en Autriche. Elle est conservée au Musée d'histoire naturelle de Vienne, en Autriche.

Description

La statuette est en calcaire oolithique et mesure 11 cm de hauteur. Elle représente une femme nue debout, présentant une forte obésité, les bras posés sur sa poitrine. La tête, finement gravée, est penchée en avant et semble être entièrement recouverte par des tresses enroulées. La loi de frontalité, c'est-à-dire de symétrie, est respectée.

Des restes de pigments laissent supposer qu'originellement la statuette était peinte en rouge. La perfection de son modelé lui a apporté une renommée mondiale.

Contexte archéologique

La statuette a été découverte par Josef Szombathy en collaboration avec Josef Bayer en 1908 sur le site d'une ancienne briqueterie à Willendorf, dans la région de la Wachau, un petit village situé à 24 km de Krems an der Donau, sur le Danube (Basse-Autriche). La stratigraphie reconnue lors des fouilles effectuées sur le site a permis d'attribuer la statuette au Gravettien et de lui attribuer un âge relatif d'environ 25 000 ans avant le présent.

Cette statuette fait partie des Vénus paléolithiques, le plus souvent corpulentes et stéatopyges. Ces traits, que l'on retrouve notamment chez la Vénus de Lespugue (Haute-Garonne), réalisée en ivoire, sont souvent interprétés comme des symboles de fécondité. Une autre figurine, également en ivoire mais dont seule la tête est parvenue jusqu'à nos jours, semble faire exception par sa finesse : il s'agit de la Dame de Brassempouy, découverte dans les Landes.

En 1988, une autre Vénus, datant de 30 000 ans avant le présent, a été trouvée à Galgenberg, juste au-dessus de Krems.

Source : Wikipedia

- - - - -

nom :
âge : 25 ka
découverte : Josef Szombathy
date : 1908

Homme de La Chapelle-aux-Saints

La Chapelle-aux-Saints 1 (surnommé « le vieillard ») est un squelette humain presque complet de l'espèce Homo neanderthalensis. Il a été découvert à La Chapelle-aux-Saints en France par Amédée, Jean et Paul Bouyssonie en 1908.

Il s'agit du premier squelette relativement complet de Néandertalien mis au jour en France dans un contexte archéologique bien établi. Son bon état de conservation est lié à son inhumation dans une sépulture, l'une des plus anciennes connues en Europe et la plus ancienne en France. L'anatomie de ce spécimen correspond aux Néandertaliens classiques d'Europe de l'Ouest. Il date d'environ 60 000 ans.

La découverte de l'homme de La Chapelle-aux-Saints a éclairé d'un jour nouveau l’humanité des Néandertaliens.

Source : Sa fiche Wikipedia

- - - - -

Age : de 120 à 30 milliers d'années
Taille : 1,55 à 1,65 m
Poids : 70 à 90 kg
Localisation : Europe, Asie, Afrique du nord
Habitat : Temperé
Feux : Maîtrisés
Outils : Fabriqués

Sa fiche sur Hominidés.com