Affichage des articles dont le libellé est Anthropoïde. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Anthropoïde. Afficher tous les articles

dimanche 31 octobre 2010

Des fossiles de nos lointains ancêtres découverts en Libye

Libye - Une équipe de chercheurs franco-libyenne a découvert des dents fossilisées de petits anthropoïdes datant de 38 à 39 millions d'années. Certains de ces fossiles seraient ceux de nos ancêtres les plus lointains.

L'origine des anthropoïdes, des primates incluant les singes et les humains, fait débat au sein des paléontologues. Si l'hypothèse d'une origine africaine a longtemps été admise, de récentes recherches tendent à prouver que cette famille est apparue en Asie il y a plus de 55 millions d'années.

Les fossiles trouvés au Dur At-Talah, au centre de la Libye, viennent révéler l'existence de trois formes d'anthropoïdes africains, les plus anciennes jamais découvertes sur ce continent. Et l'un de ces groupes serait celui de nos ancêtres les plus lointains, indique l'étude publiée dans la revue Nature.

"Jusqu'à présent on ne connaissait qu'une forme de primates anthropoïdes, vieux de 37 millions d'années pour les plus anciens, là on passe à 39 ou 38 millions d'années et on en a trois", s'enthousiasme Jean-Jacques Jaeger, chercheur de l'université de Poitiers qui plaide en faveur d'une origine asiatique. Les fossiles de Libye, 22 dents minuscules, révèlent que "deux millions d'années auparavant, il y en a déjà trois, l'histoire est donc plus compliquée. Et parmi les trois, il y a une forme asiatique reconnue comme telle par les spécialistes. Donc, ça signe le sens de migration de l'Asie vers l'Afrique" explique-t-il à l'AFP.

Très petits, les anthropoïdes apparus en Asie auraient migré vers l'Afrique dont les conditions plus favorables leur auraient permis de se diversifier et de grossir en taille. Mais reste à savoir si les groupes identifiés en Libye ont fait le voyage depuis l'Asie, ou s'ils sont issus d'une diversification qui aurait eu lieu sur le continent colonisé.

Source : Maxisciences du 28/10/2010

samedi 30 octobre 2010

Découverte de nos ancêtres très lointains ?

Des chercheurs du CNRS ont découvert, en Libye, des fossiles d'anthropoïdes vieux de 38 à 39 millions d'années. Ces fossiles appartiennent à trois groupes distincts, dont l'un serait celui de nos ancêtres les plus lointains.

La découverte en Libye de plusieurs espèces de primates anthropoïdes datant de 38 à 39 millions d’années semble indiquer que les très anciens ancêtres de l’Homme sont originaires d’Asie.

Le site de Dur At-Talah où ont été découverts les fossiles

Les hominidés sont nés et ont évolué en Afrique, à partir d'un groupe de singes, les anthropoïdes. Jusqu’à présent peu de choses étaient connues de leur histoire et de l'évolution d'une de leur lignée qui donnera naissance au premier hominidé, Toumaï, il y a 7 millions d'années.

La mise au jour, par une équipe franco-libyenne, à laquelle ont participé les chercheurs de l'Institut international de paléoprimatologie (CNRS/Université de Poitiers) de ces restes apporte des éléments permettant de mieux comprendre l’histoire de nos origines.

Ces fossiles, 22 dents minuscules, appartiennent à trois groupes distincts, dont l'un serait celui de nos ancêtres les plus lointains. Ils ont été extraits d’un site situé dans le désert Dur de At-Talah, au centre de la Libye. Ils représentent les plus anciennes traces d’anthropoïdes en Afrique.

Pour les paléontologues, qui publient leur découverte dans la revue Nature, cela renforce l’hypothèse d'une migration vers l'Afrique de primates venus d'Asie, où des fossiles similaires ont été découverts, notamment en Birmanie.

Reste maintenant à déterminer quand cette migration a eu lieu. Et selon quel scénario. Un seul ancêtre unique a-t-il fait le voyage pour ensuite diverger en Afrique ? Ou alors est-ce un groupe déjà diversifié d’anthropoïdes qui a colonisé ce continent ?

Les auteurs suggèrent que de nouvelles explorations paléontologiques dans des couches de terrains contenant des fossiles vieux de 40 à 50 millions d’années, en Afrique et en Asie seront nécessaires pour mieux comprendre cette période importante mais mal connue de l'histoire évolutive des primates.

Image d'artiste représentant les primates découverts Afrotarsius (en haut à gauche), Karanesia (en haut à droite), Biretia (en bas à gauche), et Talahpithecus (en bas à droite).

Source : Sciences et Avenir du 28/10/2010

vendredi 29 octobre 2010

On a retrouvé l'ancêtre africain de Toumaï, aïeul de l'homme

Vingt-deux dents microscopiques et fossilisées de primates, présentées mercredi à Paris, permettent de dater encore plus précisément l'origine de l'homme et pourraient, à terme, conduire à trancher le débat scientifique sur son lieu de naissance, Asie ou Afrique.

Découverts dans le désert du Sahara, côté Libye, ces restes sont les plus anciens fossiles d'anthropoïdes africains connus jusqu'alors: ils datent d'il y a 38 voire 39 millions d'années.

Aussi minuscules soient-ils, ils font le lien, à 32 millions d'années de distance, avec Toumaï, considéré par les paléoanthropologues comme le plus vieil hominidé au monde, âgé de sept millions d'années, explique le professeur Jean-Jacques Jaeger, de l'Institut international de paléoprimatologie, paléontologie humaine, évolution et paléoenvironnement (IPHEP).

"L'un des fossiles que nous présentons est certainement très proche de l'origine de Toumaï, découvert au Tchad, et de tous ses cousins", déclare-t-il à Reuters.

"On est là au début de l'histoire qui, à force de diversification, d'adaptation, de spécialisation dans des conditions de milieux particuliers, conduisent à Toumaï et aux grands singes comme les babouins. On est au tout début de notre histoire en Afrique", ajoute le scientifique.

Longtemps après Toumaï (Sahelanthropus tchadensis), vinrent l'australopithèque, l'Homo habilis (entre trois et deux millions d'années), l'Homo erectus (entre deux et un millions d'années) puis l'homme de Néanderthal et enfin l'Homo sapiens.

L'équipe franco-libyenne dirigée par Michel Brunet, du Collège de France, a effectué cinq campagnes d'un mois dans le désert entre 2006 et 2009, au terme de nombreux et difficiles accords entre Paris et Tripoli.

"VAGUE D'IMMIGRATION" D'ASIE VERS L'AFRIQUE

Elle tire trois grands enseignements de ses découvertes.

La présence de ces fossiles "signifient que nos ancêtres sont arrivés en Afrique il y a au moins 39 millions d'années" et qu'ils sont très probablement d'origine asiatique, explique Jean-Jacques Jaeger.

Lors de sa découverte par des chercheurs français au Tchad en 2001, Toumaï avait battu en brèche l'East Side Story du paléoanthropologue Yves Coppens, situant l'apparition de la lignée humaine en Afrique de l'Est.

Les fossiles libyens renforcent, eux, l'hypothèse d'une migration vers l'Afrique de primates venus d'Asie, où des fossiles similaires ont été découverts, notamment en Birmanie.

Vers 45 millions d'années, "je pense qu'il y a eu une vague d'immigration qui a amené trois groupes de rongeurs et de primates d'Asie vers l'Afrique mais, pour le moment, ce n'est qu'une hypothèse de travail. Ce n'est pas une preuve et c'est ce que nous allons chercher à l'avenir", dit Jean-Jacques Jaeger.

Physiquement, la surprise est venue de la très petite taille de ces primates libyens, dont le poids oscillait entre 150 et 470 grammes seulement.

Jusqu'alors, les scientifiques n'avaient étudié des primates anthropoïdes africains qu'à partir de 34 millions d'années et ils faisaient alors entre un et trois kilos.

Ils ont continué, pour certains, à grandir et prendre du poids pendant des millions d'années pour aboutir à Toumaï qui mesurait environ un mètre et pesait 35 kilos.

Ils avaient alors retrouvé un crâne quasiment complet, quoique déformé, mais à Dur At-Talah les dix scientifiques n'ont mis au jour que des molaires et des pré-molaires d'un ou deux millimètres de long, au prix de longs tamisages à l'eau avec des grilles d'un millimètre de maillage.

Source : Le Point du 27/10/2010

jeudi 6 décembre 1984