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lundi 15 novembre 2010

L’homme descend-il d'un primate passé d'Asie en Afrique ?

Des microprimates d'origine asiatique, dont les fossiles ont été mis au jour dans le désert libyen, seraient nos lointains ancêtres.

Les anthropoïdes, c’est-à-dire les primates regroupant toutes les formes apparentées à Homo sapiens, sont-ils apparus en Afrique ou en Asie ? Les restes d’anthropoïdes retrouvés dans une falaise du désert libyen, à Dur At-Talah, apportent des élements de réponse.

Jean-Jacques Jaeger de l’Université de Poitiers, et Mustapha Salem, de l'Université de Tripoli, viennent de rapporter la découverte de la plus ancienne communauté d’anthropoïdes africains connue. Elle comprend Afrotarsius, la forme la plus ancienne des primates archaïques dont nous sommes issus, qui aurait vécu il y a environ 38 millions d’années. Trois groupes de primates archaïques mis au jour dans des dépôts de l’Éocène supérieur ou de l'oligocène, datés entre 34 à 32 millions d’années, – Afrotarsiidés, Oligopithécidés et Parapithécidés – y sont représentés par des dents. À Dur At-Talah, trois nouveaux représentants de ces groupes ont été découverts : Talapithecus parvus pour le groupe des Oligopithécidés, Afrotarsius libycus pour les Afrotarsiidés, et Biretia piveteaui pour les Parapithécidés.

Chose notable, tous les restes trouvés appartiennent à des organismes de moins de 500 grammes. Or les premiers grands anthropoïdes trouvés dans le Fayoum, en Égypte, datent de 34 millions d’années et ne pesaient guère plus de deux à trois kilogrammes. Ces nouvelles découvertes renforcent l’idée que nos ancêtres anthropoïdes étaient très petits et qu’ils ont évolué vers de plus grandes tailles en Afrique, à partir de 37 millions d’années, estime J.-J. Jaeger.

Par ailleurs, les microprimates de Dur At-Talah partagent des caractères particuliers avec les Éosimiidés, des cousins asiatiques. Ils ont en outre été retrouvés en compagnie d’une communauté de rongeurs archaïques, elle aussi d'origine asiatique. Le fait que ces rongeurs soient répartis en plusieurs groupes suggère plusieurs vagues migratoires depuis l'Asie et illustrerait la diversité plus grande qui règne depuis toujours dans les immenses espaces du continent asiatique. Une histoire évolutive similaire explique-t-elle la diversité de cette communauté d’anthropoïdes ? L'histoire évolutive des anthropoïdes de Dur At-Talah est-elle comparable à celle de ces microrongeurs d’origine asiatique ? C’est ce que pensent les chercheurs, qui partent maintenant à la recherche, en Afrique mais aussi en Asie, des ancêtres des premiers anthropoïdes africains.

Source : Pour la Science du 10/11/2010

dimanche 30 octobre 2005

Biretia fayumensis et Biretia megalopsis

Des ancêtres communs à la lignée humaine et aux autres grands singes

C'est sur le site de Birket Qarun situé dans le désert du Fayoum (Egypte) qu'une équipe anglo-américaine a mis a jour les restes fossilles de primates anthropoïdes.
Le désert du Fayoum est l'une des régions les plus riches en fossile de primates. La stratigraphie des lieux permet de découvrir des terrains de l'Eocène et et l'Oligocène.

Elwyn Simons (Duke Primate Center, Etats-Unis) et Erik Seiffert (Université d'Oxford, Grande-Bretagne) ont annoncé leurs découvertes dans la revue Science.

Les deux primates ont été baptisés Biretia fayumensis et Biretia megalopsis. Il sont identifiés par des morceaux de mandibules, des dents et un morceau d'orbite.

Si la découvertes des fossiles est simultanée, leurs différences morphologiques permettent d'identifier deux espèces distinctes.
Pour Biretia megalopsis, l'orbite est étrangement plus large que l'on pouvait imaginer. Cela amène les scientifiques à penser que ce petit primate avait des yeux globuleux adaptés à une vie nocturne.
Biretia fayumensis est le plus petit et le plus léger des deux : son poids est estimé entre 160 et 270 grammes.

Ces nouvelles découvertes africaines viennent occuper une partie des espaces vides de l'arbre généalogique des primates. D'après les chercheurs, la dentition de Biretia permet de relier ces nouveaux fossiles à celui d'Algeripithecus dont l'âge est estimé à -45 millions d'années. Si le plus ancien fossile africain connu est Altiatlasius (au Maroc) est daté de - 58 millions d'années, on estime que les primates se seraient principalement développés en Asie (-55 millions d'années).

Pour le Dr Erik Seiffert : "Ces fossiles remplissent non seulement un trou dans notre compréhension du tout début de l'évolution anthropoïde, mais remettent aussi en question les idées majeures qu'on se faisait du mode de vie de nos ancêtres de l'Eocène. Grace à ces découvertes, nous sommes plus aptes à comprendre la période et le lieu d'origine des primates anthropoïdes vivants, mais nous nous apercevons aussi que l'histoire des origines anthropoïdes s'avère bien plus complexe qu'on ne pouvait l'imaginer."

Source : Hominidés.com du 29/10/2005

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mardi 1 mai 2001

Biretia

Biretia est un genre éteint de singe de l'Ancien Monde appartenant à la famille éteinte des Parapithecidae. Les fossiles se trouvent dans les strates de l'Éocène tardif en Égypte.

La première découverte de Biretia était une seule dent datée d'environ 37 mya, qui a été trouvée en 1988 sur le site de Bir el Ater en Algérie. Cette espèce a été nommée Biretia piveteaui. En 2005, deux nouvelles espèces ont été classées, B. fayumensis et B. megalopsis. Les deux ont été découverts à Birket Qarun Locality 2 (BQ-2), située à environ 60 km au sud du Caire dans la dépression de Fayoum en Égypte.

Très petit anthropoïde, il ne pesait que 280 à 380 grammes. Des fragments de la mâchoire suggèrent qu'il avait eu de très grands yeux proportionnellement à sa taille corporelle, ce qui suggérerait qu'il était nocturne. Biretia est unique parmi les premiers anthropoïdes à présenter des preuves de la nocturnité, mais des caractéristiques dentaires dérivées partagées avec des parapithécidés plus jeunes attirent ce genre, et peut-être des Algéripithèques (Strepsirrhini) âgés de 45 millions d'années, dans un clade parapithécoïde morphologiquement et comportementalement diversifié d'une grande antiquité. "

Le plus petit de l'espèce, B. fayumensis, avait un poids estimé à 273 g, tandis que le plus gros, B. megalopsis, avait un poids d'environ 376 g. Les adaptations du crâne de B. megalopsis sont facilement comparables aux tarsiers modernes, un petit primate asiatique moderne au mode de vie insectivore nocturne. Nous pouvons déduire la possibilité d'un mode de vie nocturne pour B. megalopsis 'à partir des racines molaires de l'animal, qui sont tronquées pour s'adapter aux grandes orbites typiques d'un primate nocturne. La grande structure oculaire et la similitude avec les tarsiers modernes suggèrent également qu'il a perdu son tapetum lucidum. Ainsi, B. megalopsis se révèle être le plus ancien primate nocturne connu.

Le genre n'est par ailleurs connu qu'à partir d'une poignée de fragments fossiles, y compris quelques fragments de maxillaire et quelques fragments de dents et de dents des différentes espèces.

Source : Wikipedia (en)

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nom :
âge : 37 Ma
découverte :
date : 1988
espèce : Biretia

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nom :
âge :
découverte : Bonis
date : 1988
espèce : Biretia