vendredi 30 avril 2010

La Recherche


Le mensuel La Recherche et son site.
Le site La Recherche
Les actualités peuvent être lues par rubriques.
On peut notamment citer le domaine Archéologie ou la Paléanthropologie

jeudi 29 avril 2010

L'actualité sciences - Libération

Le site de Libération publie assez régulièrement des infos sur les découvertes dans le domaine de la paléontologie. Donc ne pas se contenter de la lecture des autres pages, mais bien faire un tour de temps en temps sur ces pages.
http://www.liberation.fr/sciences,90

samedi 24 avril 2010

Un australopithèque si humain

Une nouvelle espèce d'australopithèque pourrait être à la racine du genre Homo... ou non.

Datés entre 1,78 et 1,95 million d'années, deux fossiles fragmentaires préhumains compliquent l'enquête sur l'origine du genre humain, Homo. Trouvés ensemble, les deux spécimens proviennent de la grotte de Malapa, dans la province sud-africaine du Gauteng ; ils ont conduit Lee Berger, de l'Université du Witwatersrand, et ses collègues suisses, américains et australiens à définir une nouvelle espèce d'australopithèque, qu'ils ont nommée Australopithecus sediba, d'après le mot qui désigne « fontaine » (sediba) en langage sesotho.

Au. sediba descend probablement de Au. africanus, un australopithèque qui a vécu en Afrique il y a entre 3,5 et 2,5 millions d'années, et dont la plupart des fossiles ont été découverts en Afrique du Sud. Plutôt gracile, Au. africanus passe pour plus proche de l'homme moderne que Au. afarensis (4,1 à 3 millions d'années) apparu en Afrique orientale. De fait, les deux spécimens de Malapa montrent plus de caractéristiques crâniennes et postcrâniennes (tout le squelette hors le crâne) en commun avec les premières espèces humaines qu'avec aucune autre espèce d'australopithèque.

La signification de ces traits communs avec nombre de fossiles généralement attribués au genre Homo n'est pas claire. Les caractéristiques du squelette de Au. sediba font penser autant à celles de Homo rudolfensis (2,4 à 1,6 millions d'années), ancêtre envisagé de Homo erectus (1 million d'années à 300 000 ans) – ce qui suggèrerait une trajectoire évolutive Au. sediba —> H. rudolfensis —> H. erectus – qu'à celles de Homo habilis (2,5 à 1,8 millions s'années) – ce qui indiquerait une trajectoire évolutive Au. sediba —> H. habilis —> H. erectus.

Si les traits du squelette de Au. sediba en font sans aucun doute un australopithèque, certaines caractéristiques de son os coxal (os recevant l'articulation de la hanche) le rapprochent bien plus des espèces humaines « récentes », telle H. erectus (l'« homme dressé »), que des anciennes (H. habilis ou H. rudolfensis) ou des autres australopithèques. Et nombre des traits du crâne de Au. sediba apparaissent chez H. erectus aussi, mais pas chez H. habilis et H. rudolfensis. Ainsi, Au. sediba semble être un ancêtre de H. erectus sans être nécessairement celui de H. habilis ou de H. rudolfensis, ses « contemporains » en termes de datation. Pour compliquer encore la situation, il existe des fossiles attribués au genre Homo plus anciens que Au. sediba. L'ancêtre australopithèque du genre humain aurait donc vécu avant les spécimens de la grotte de Malapa, ce qui, sauf à remettre en cause le caractère humain des plus vieux fossiles attribués au genre Homo, ne milite pas pour que Au. sediba soit notre ancêtre…

Qu'en conclure ? Que le nouvel australopithèque aux caractéristiques si humaines pourrait être notre ancêtre ou… ne pas l'être. Quoi qu'il en soit, il est clair que le genre Homo est apparu au cours d'un bourgeonnement évolutif du rameau australopithèque qui a produit de nombreuses formes proches.

Source : Pour la Science du 21/04/2010

Chronologie d'apparition des espèces

Chronologie d’apparition des espèces
Temps en annéesEvénementsEchelle comparée
-15 milliards naissance de l’univers
-4.5 milliards naissance de la terre 1 janvier
-2 milliards Traces de vie 5 avril
ERE PRIMAIRE
-560 millions Etres vivants dans l’océan 20 novembre
-440 millions Amphibiens 3 décembre
-360 millions Disparition de 70% des espèces
ERE SECONDAIRE
-220 millions Dinosaures et grands reptiles 14 décembre
-215 millions Disparition de 75% des invertébrés
-210 millions Premier mammifères 15 décembre
-65 millions Disparition des dinosaures 25 décembre
ERE TERTIAIRE
-64 millions Disparition de 60% de la faune
-56 millions Prolifération des mammifères 27 décembre
-40 millions Premiers primates 30 décembre
ERE QUATERNAIRE
-4 millions Australopithèque 31 décembre 16H
-2 millions Homo habilis 31 décembre 19H
-1.8 millions Homo erectus 31 décembre 21H
-100000 ans Homo sapiens 31 décembre 23H
-35000 ans Ecriture 31 décembre 23H59

Découverte d'un nouvel ancêtre de l'homme

Une espèce d'australopithèque, la plus proche de nous physiquement, a été identifiée en Afrique du Sud.

C'était par une journée torride, il y a un peu moins de 2 millions d'années, à 40 kilomètres au nord-ouest de ce qui est aujourd'hui Johannesburg, la capitale économique de l'Afrique du Sud. Une mère d'une petite trentaine d'années et son fils, d'environ 10-12 ans, progressent lentement dans la plaine herbeuse, debout sur leurs deux jambes, leurs longs bras se balançant au rythme de leur marche. Ils mesurent tous deux 1,27 m. Elle pèse 33 kg et lui 27. Ils sont sans doute à la recherche d'un point d'eau. Ce plateau karstique est truffé de failles propices pour le passage et le stockage du précieux liquide. Mais ce «gruyère» géologique recèle de nombreux trous qui sont autant de pièges. C'est dans l'un d'eux que la mère et son fils vont tomber. Une dizaine de mètres de chute vont avoir raison d'eux et les laisser sans vie au fond d'une grotte.

Cette région d'Afrique du Sud est aujourd'hui truffée d'une multitude de ces cavités. Certaines ont déjà livré quelques trésors aux scientifiques. Et c'est à la mi-2008 (le 15 août) que Matthew Berger, 9 ans, lance à son père, Lee Berger, paléoanthropologue de l'université du Witwatersrand de Johannesburg: «Papa, j'ai trouvé un fossile!» Ils sont alors dans un système de grottes qu'il répertorie sur le site dit de Malapa (qui signifie ferme, propriété rurale). Et Lee Berger ne met pas longtemps à comprendre, estomaqué, que ce fossile est un os d'hominidé. «Le lendemain, nous sommes revenus à une quarantaine et j'ai trouvé plus de fossiles qu'au cours de toute ma carrière», a raconté jeudi Lee Berger.

Conservation exceptionnelle

Le premier fragment sera suivi par 130 autres, des restes fossilisés de cette mère et de ce que l'on pense être son fils. Au cours de ces quelque deux millions d'années écoulées depuis leur chute fatale, ils n'ont apparemment que très peu bougé, peut-être quelques mètres sous l'action de l'eau. Leur conservation dans les sédiments est exceptionnelle. Tout comme celle d'ossements de 25 espèces animales, tigres à dent de sabre, hyène, cheval…, sans doute eux aussi pris au piège.

Des dizaines de mois de travail plus tard, les chercheurs ont présenté jeudi leurs conclusions, qui paraissent aujourd'hui dans la revue Science: datation à l'aide de techniques de pointe, reconstitution des squelettes, études anatomiques minutieuses, analyse des microfossiles de plantes, des traces magnétiques, etc. Ces êtres étaient bipèdes, avaient de longs bras comme ceux des singes, mais avec des mains courtes et puissantes. Ils étaient apparemment capables de vivre à la fois en plaine mais aussi en forêt, où ils pouvaient grimper aux arbres. Le cerveau a un volume de 420 cm3 chez le jeune et un peu plus chez la mère, loin des 1200 à 1600 cm3 actuels.

Si ces squelettes partiels ont pu «raconter» leur histoire personnelle, ils ont également bousculé l'histoire des hominidés. Car cette femme et son fils appartiennent à une nouvelle espèce d'australopithèque. Baptisés Australopithecus sediba («sediba» signifiant «source» ou «fontaine» en seshoto, la langue du Lesotho), ils possèdent des caractéristiques morphologiques différentes des autres australopithèques. «Il n'y a aucun doute que l'australopithèque de Sediba est un genre nouveau, a jeudi affirmé Lee Berger. La dentition, la morphologie de la face, n'avaient jamais été vues auparavant. Le pelvis est aussi très différent de celui de l'Australopithecus africanus. Nous sommes en présence d'une forme transitionnelle extraordinaire d'hominidés. Ce sont les squelettes les plus complets jamais trouvés, plus complets encore que la célèbre Lucy.» Et ce sont morphologiquement les plus proches des premiers Homo, dont nous sommes issus.

On sait que l'homme ne descend pas du singe, la scission des lignées ayant quelque huit millions d'années. Mais cette nouvelle espèce d'australopithèques, beaucoup plus proche, est-elle une branche sans lendemain ou a-t-elle participé à la naissance de l'homme moderne? «Avec ces fossiles, nous allons pouvoir clairement définir ce qu'est le genre Homo. Car pour l'instant, ces ancêtres Homo sont douteux. Nous n'en avons que de petits fragments, surenchérit Peter Schmid, de l'université de Zurich. Sediba est un très bon candidat pour être l'ancêtre d'Homo erectus».

Et Lee Berger de conclure théâtralement: «Nous avons trouvé la pierre de Rosette de l'histoire de l'humanité.» Mais ces deux squelettes n'ont pas encore de noms. Un concours va être ouvert aux enfants d'Afrique du Sud pour leur en choisir un.



Source : Le Figaro du 09/04/2010

vendredi 23 avril 2010

Quand un petit bout d'os chambarde l'arbre généalogique

Un simple bout d’os du petit doigt, et voilà l’espèce humaine chambardée. Cet os dissimule une séquence génétique si différente de la normale qu’il pourrait s’agir d’une enfant du Néandertal comme on n’en avait jamais rencontrée jusqu’ici... ou d’une nouvelle espèce humaine.

Quelques dates
6 millions d’années : divergence des ancêtres chimpanzés et humains
1,5 million d’années : Homo erectus s’aventure hors d’Afrique
1 million d’années : Date de divergence des ancêtres de ce bout d’os et de nous
5 à 600 000 ans : Divergence des ancêtres Néandertaliens et nous
3 à 500 000 ans : l’ancêtre des Néandertaliens hors d’Afrique
50 000 ans : Homo sapiens hors d’Afrique

Les lecteurs les plus férus de préhistoire se demanderont où figure l’homme de Florès là-dedans. Appelé aussi « Hobbit » depuis 2004, en raison de sa petite taille, cet humain très différent de tous ses contemporains serait lui aussi une espèce distincte, et il aurait apparemment survécu sur l’île de Florès, en Indonésie, jusqu’à voici 18 000 ans. On s’interroge toujours sur son identité et ses origines.


Un rappel. Il y a 40 000 ans, deux espèces humaines marchaient dans les vallées et les forêts d’Europe : l’Homo sapiens — nous — et le Néandertalien — dont les ultimes représentants allaient s’éteindre 12 000 ans plus tard. Pourquoi en parle-t-on comme deux espèces distinctes? Parce que le décodage des gènes du Néandertalien, ces dernières années, a confirmé qu’il s’agit d’une branche parallèle de l’évolution. Ses ancêtres et les nôtres se sont séparés il y a 500 000 ou 600 000 ans; et pendant les milliers d’années où tous deux ont cohabité en Europe, ils ne semblent pas avoir produit de descendance « hybride ».

Mais si plusieurs médias ont été prompts, la semaine dernière, à attribuer le statut de « nouvelle espèce » à la découverte de ce petit os, les auteurs, eux, n’ont jamais utilisé le mot « espèce ». Dans leur rapport, publié le 24 mars dans l’édition en ligne de la revue Nature, les Allemands Johannes Krause et Svante Pääbo — celui qui est aussi derrière l’essentiel du décodage des Néandertaliens — et leurs collègues parlent plus prudemment de « lignées d’hominidés génétiquement distinctes ».

Le bout d’os — une phalange, dont l’âge est situé entre 30 000 et 48 000 ans, avec une plus grande probabilité autour de 40 000 — provient de fouilles menées à l’été 2008 dans la caverne Denisova, en Sibérie. Plus précisément, dans les monts Altaï, non loin de la Mongolie. C’est beaucoup plus à l’est que d’habitude — et là réside l’argument-clef de ceux qui se montrent sceptiques quant à l’étiquette « nouvelle espèce ». Jusqu’ici, les ossements de Néandertaliens qui ont servi à dresser leur carte génétique provenaient presque tous d’Europe. Peut-être, suggèrent les sceptiques, manquons-nous de données quant à la diversité génétique des Néandertaliens? Autrement dit, peut-être qu’à mesure que nous découvrirons des Néandertaliens d’Asie, les gènes de ce bout d’os se révéleront moins excentriques qu’ils n’en ont l’air.

C’est la thèse défendue par l’anthropologue John Hawks dans une analyse fouillée parue sur son blogue. Il s’appuie aussi sur le fait que ce qu’on a pu extraire de ce bout d’os est de l’ADN mitochondrial, c’est-à-dire une mince partie de notre génome (qui a la particularité de subir des mutations uniformes au fil des générations, d’où son intérêt comme « calendrier »). Le décodage d’un ADN mitochondrial aussi ancien constitue un exploit scientifique, mais ne donne malgré tout qu’un portrait partiel.

À l’inverse, le Suisse Laurent Excoffier penche vers l’hypothèse « nouvelle espèce ». Il s’appuie sur le fait que le génome mitochondrial de ce bout d’os diffère en 385 endroits du nôtre, alors que celui du Néandertalien ne diffère — en vertu de nos connaissances actuelles — qu’en 202 endroits. À l’échelle génétique, c’est une énorme différence, qui suppose des dizaines de milliers de générations d’évolution distinctes. C’est ainsi que pour trouver le plus récent ancêtre commun à cette femme et à nous, il faudrait remonter d’un million d’années, évaluent les chercheurs. Alors qu’entre le Néandertalien et nous, il ne faut remonter « que » de 500 000 à 600 000 ans.

Dans tous les cas, on ne fait que commencer à entendre parler de ce type de recherche impliquant un mélange de génétique et de petits bouts d’os. Alors qu’on croyait impossible, il n’y a pas si longtemps, d’être capable de décoder des séquences génétiques vieilles de quelques milliers d’années, les progrès fulgurants de la technologie font désormais saliver ces passionnés de préhistoire. « Il est fascinant, commente Svante Pääbo, que les études moléculaires apportent une contribution à la paléontologie, là où il subsiste peu ou pas du tout d’ossements. Il est clair que nous n'en sommes qu’au début. »

Source : Agence Science Presse du 30/03/2010

L'homme à la conquête de l'Asie

1 - L'homme à la conquête de l'Asie

La lignée humaine a ses racines en Afrique, qu’il s’agisse des fossiles les plus anciens qui lui sont rattachés dès le Pliocène, ou de l’émergence de notre espèce sapiens qui a conquis si rapidement, au cours du Pléistocène supérieur, la quasi-totalité de l’Eurasie avant de s’étendre à l’Amérique puis de coloniser les îles du Pacifique.

Une grande partie des recherches en Préhistoire se concentre sur l’histoire des vagues successives de peuplement de l’Ancien Monde hors d’Afrique. La plus ancienne qui soit aujourd’hui documentée remonte à environ 1,8 million d’années. Dès cette époque, l’Homme a fait preuve d’une étonnante capacité d’adaptation à des milieux qui ont connu de perpétuels changements au gré des variations climatiques qui caractérisent la période Quaternaire.

C’est dans ce formidable laboratoire d’étude de la biodiversité et de la paléobiodiversité que représentent les archipels d’Asie du sud-est que, depuis la fin du dix-neuvième siècle, les chercheurs suivent les traces des premiers hominidés devenus insulaires…

jeudi 22 avril 2010

Le chaînon manquant... manqué

La maladie du chaînon manquant a encore frappé. Deux nouveaux squelettes vieux de 2 millions d’années ont été spontanément étiquetés « chaînon manquant » par leurs découvreurs, alors que tout laisse croire qu’ils pourraient simplement appartenir au « chaînon » précédent.

Il s’agit de deux squelettes remarquablement conservés, une femme et un adolescent, trouvés dans une caverne d’Afrique du Sud, et détaillés dans la revue Science (le sujet fait la couverture, ci-contre) sous le nom de Australopithecus sediba. Ce nom signifie que ses découvreurs sud-africains le classent d’emblée comme « une nouvelle espèce » d’australopithèque, et une espèce qui, ajoutent-ils dès le titre de leur article, pourrait être le pont entre la branche australopithèque et la branche Homo —nous. C’est ce « détail » qui, déjà, est fortement contesté.

Australopithecus sediba : nouvelle espèce d’australopithèque avec des traits communs au genre Homo

Deux squelettes partiels mis au jour dans une grotte d’Afrique du Sud s’avèrent appartenir à une espèce d’hominidé jusqu’à présent non répertoriée et nous éclairent un peu plus sur l’évolution de notre propre espèce, Homo sapiens, indiquent des chercheurs. La nouvelle espèce ainsi caractérisée, Australopithecus sediba, marchait en position debout et partageait de nombreux traits physiques avec les premières espèces connues du genre Homo ; ses fossiles vont peut-être permettre de répondre à certaines questions clés au sujet de ce que signifie être un être humain.

Les fossiles sont vieux de 1,95 à 1,78 million d’années et dans le numéro de cette semaine de Science, la revue à comité de lecture publiée par l’AAAS, la société scientifique à but non lucratif, deux articles1 2 décrivent les caractéristiques physiques et l’environnement dans lequel évoluait cette nouvelle espèce d’australopithèque. Il en ressort qu’il s’agissait d’un hominidé ayant une structure osseuse comparable à celle des premières espèces d’Homo mais qui s’en servait plus comme un australopithèque du style de la fameuse Lucy.

Ces nouveaux fossiles représentent toutefois un hominidé apparu environ un million d’années après Lucy et ses caractéristiques impliquent que la transition vers le genre Homo s’est produite au cours de stades très lents, avec d’abord l’apparition de diverses espèces de type Homo.

mercredi 21 avril 2010

Les grandes découvertes de fossiles de nos ancêtres

1856
En Allemagne, dans la vallée de Neander, mise à jour d'ossements... c'est bien sûr le premier homme de néanderthal !

1891
C'est le Néerlandais Eugène Dubois qui découvre le pithécanthrope de Java.
Il est aujourd'hui classé dans l'espèce Homo erectus.

1924
En Afrique du sud, Raymond Dart paléontologue découvre le premier australopithèque : l'enfant de Taung.

1955
Encore des autralopithèques... mais d'Odulvai... découverts en Tanzanie par Louis Leakey.

1974
Yves Coppens et Maurice Taieb découvrent la fameuse Lucy, une australopthèque afarensis, en Afrique dans la région de l'Afar.

1991
Découverte d'Homo rudolfensis au Malawi.

1992
C'est Ardipithecus ramidis qui est trouvé (ardi signifiant «sol» et ramid, «racine» dans la langue de la population afar)

1995
Découverte d'Australopithecus anamensis au Kenya par Meave Leakey.
Abel, Australopithecus bahrelghazali est découvert au Kenya par Michel Brunet.

2000
En Géorgie, à Dmanissi, découverte de Geogicus, le premier européen par Davis Lordkipanidzé et Léo Gabounia.

Découverte d'Orrorin Tugenensis par Brigitte Senut. Surnommé Millenium ancestor.

2001
Meave Leakey découvre Kenyanthropus playtops au Kenya

2002
Toumaï (Sahelanthropus tchadensis) fait une entrée remarquée chez les hominidés... C'est Michel Brunet qui a fait cette découverte controversée.

2004
Découverte d'un nouvel hominidé sur l'île de Flores (Indonésie) : Homo floresiensis

Source : Hominidés.com

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Histoire
L'Homme ne sait que depuis un siècle et demi qu'il a une histoire, ce qui à l'échelle même de cette histoire représente une période très brève. Toumai (Sahelanthropus tchadensis), découvert en 2001 en Afrique centrale, est actuellement le plus lointain de nos ancêtres connus ; il a 7 millions d'années.

Première période de découvertes
Au début du XIXe siècle, l'Ancien testament est l'ouvrage de référence qui décrit l'histoire de l'Homme sur la Terre. Il est alors lu littéralement, et pour une très grande majorité l'aventure humaine est avant tout céleste, dans son origine comme dans son évolution. En l'espace d'un demi-siècle, l'association de la théorie de l'évolution de Charles Darwin et de découvertes allant dans son sens vont progressivement modifier cette vision que l'Homme a de lui, l'amenant à considérer les écrits bibliques comme plus allégoriques, et le poussant surtout à concevoir le fait qu'il a bel et bien un passé terrestre, qui est peut-être beaucoup plus étendu dans le temps que ce qui aurait pu être imaginé.

En 1836, Philippe-Charles Schmerling, médecin belge, découvre à Engis plusieurs ossements fossiles, dont un crâne humain qui sera bien plus tard identifié comme celui d'un enfant néandertalien. Mais il est à l'époque encore trop tôt pour admettre l'existence passée d'une autre espèce humaine. En 1848, un crâne d'adulte, beaucoup plus caractéristique, sera découvert à Gibraltar ; il subira le même sort que son ami belge.

En 1856, dans une carrière de la vallée allemande de Neander, des ouvriers mettent au jour des ossements et un fragment de crâne qu'ils remettent à Johann Carl Fuhlrott, un passionné d'histoire naturelle. Celui-ci remarque immédiatement la particularité de ces ossements qui, bien qu'étant visiblement différents de ceux d'un homme actuel, en possèdent tout de même certaines caractéristiques. Mais là encore, on ne va pas admettre immédiatement la parenté de l'hominidé auquel a appartenu ce crâne avec notre espèce. Le nom du lieu de la découverte va pourtant devenir célèbre, après que dans les années suivantes, les découvertes d'ossements de ce genre se sont multipliées. L'espèce Homo neanderthalensis est décrite en 1864 et il s'agit du premier hominidé fossile identifié. Les autres découvertes anciennes concernent à la fois des fossiles d'Homo sapiens (Cro-Magnon en 1868) et d'Homme de Néandertal, dont les squelettes de la Grotte de Spy en 1886 et de la Chapelle-aux-Saints en 1908.

En 1859, première date cruciale pour la théorie de l'évolution, Charles Darwin publie L'Origine des espèces. Suite aux théories énoncées dans cet ouvrage, le biologiste et philosophe allemand Ernst Haeckel proposa un arbre généalogique théorique de l’homme dans lequel il fait apparaître un « chaînon manquant », un être intermédiaire entre le singe et l’homme. Dans son ouvrage L’histoire de la création naturelle paru en 1868, il nomma cette créature hypothétique Pithecanthropus alalus. Le nom de genre est formé à partir des racines grecques πίθηκος, píthēkos, « singe » et ἄνθρωπος, anthropos, « homme ». Le nom d’espèce est formé sur le préfixe privatif « a- » et le λαλέω / laleô, « parler » : l’absence de langage articulé était en effet considérée comme l’une des caractéristiques nécessaires du Pithécanthrope.

Cette théorie entrainera à son tour l'anatomiste néerlandais Eugène Dubois dans des expéditions vers la Malaisie et l'Indonésie. À partir de 1891, ce dernier découvrira sur l'île de Java des ossements fossiles ayant appartenu à ce fameux Pithecanthropus. Il définit alors l'espèce Pithecanthropus erectus, unfémur mis au jour appartenant incontestablement à un être bipède.

En 1921, le géologue suédois Johan Gunnar Andersson découvre à Zhoukoudian en Chine, près de Pékin, des fossiles que le professeur canadien Davidson Black décrit en 1927 comme appartenant à une nouvelle espèce contemporaine de Pithecanthropus erectus, le Sinanthrope. Pierre Teilhard de Chardin découvre par la suite, au même endroit, un nombre impressionnant de restes d'hominines du même type, qui seront cependant perdus pendant la Deuxième Guerre mondiale, alors qu'ils sont en route pour l'Amérique.

Aujourd'hui, le Sinanthrope et le Pithécanthrope sont regroupés au sein de l'espèce Homo erectus, cantonnée à l'Asie selon certains paléoanthropologues.

En 1871, Darwin publie La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe, ouvrage dans lequel il avance que, dans la nature actuelle, les chimpanzés et les gorilles sont les plus proches de l'espèce humaine et qu'un jour, on trouvera des ancêtres communs aux deux et qui seront africains. paléoanthropologie.

En 1912, on annonce la découverte sensationnelle en Angleterre, à Piltdown, d'un crâne d'homme qui a toutes les caractéristiques de l'homme actuel, excepté une mâchoire primitive. On voit en ce fossile le « chaînon manquant » tant recherché entre le singe et l'Homme. Il a 600 000 ans environ ; il est alors décrit comme le véritable ancêtre de l'Homme moderne, au détriment de l'Homme de Néandertal. Il faudra attendre 1953 pour que l'on démontre que l'homme de Piltdown est une supercherie.

Deuxième période de découvertes
En 1924, Raymond Dart découvre le fossile de l'enfant de Taung en Afrique du Sud ; c'est le premier australopithèque connu. Mais à ce moment-là, l'homme de Piltdown est considéré comme l'ancêtre de l'homme et faire accepter à la communauté que l'enfant de Taung, âgé de plus de 2 millions d'années, africain de surcroît, est le véritable ancêtre n'est pas chose facile. Dart va se battre jusqu'en 1953, date à laquelle les restes de Piltdown sont analysés plus précisément, et où est révélée la supercherie. On découvrira dans les années suivantes d'autres australopithèques en Afrique du Sud.

En 1959, Louis et Mary Leakey trouvent le premier australopithèque robuste en Afrique centrale. Ils créent l'espèce Australopithecus boisei, datant d'1,75 millions d'années.

En 1967, Wilson et Sykes, biologistes moléculaires, affirment qu'entre les bonobos, espèce de chimpanzé, et l'Homme, il n'y a pas plus de 2 % d'écart au niveau génétique. La prévision de Darwin de 1871 est alors en partie vérifiée. Ils évaluent la date de la dichotomie entre le chimpanzé et l'Homme aux alentours de 3 millions d'années ; il y a 3 millions d'années aurait vécu un ancêtre commun au singe et à l'Homme, qui aurait donné naissance à ces deux branches.

En 1974, Lucy (Australopithecus afarensis) est découverte, toujours en Afrique orientale ; elle a 3,2 millions d'années et bouscule les prévisions. Yves Coppens popularise l'East Side Story quelques années plus tard, théorie qui localise le berceau de l'humanité à l'est du Grand rift africain. Depuis ces découvertes, les biologistes ont réévalué l'époque de la dichotomie et estiment qu'elle pourrait avoir eu lieu il y a 6,3 Ma. Selon Michel Brunet, dont l'équipe a mis au jour Toumaï, la séparation entre l'Homme et le singe à partir de l'ancêtre commun aurait eu lieu aux alentours de 8 Ma, ce qui reste une hypothèse à vérifier.

En 1982, David Pilbeam découvre une face d'hominoïde au Pakistan datant d'environ 10 Ma ; elle est attribuée à une nouvelle espèce de primates, le Ramapithecus ; ce fossile est aujourd'hui considéré comme la femelle d'une espèce déjà connue, le Sivapithecus, espèce apparentée à l'orang-outan actuel.

En 1995, un fragment de mandibule d'un individu surnommé Abel (Australopithecus bahrelghazali) est retrouvé au Tchad ; le fossile date de 3,5 à 3 Ma et est plus ou moins contemporain de Lucy. Le sensationnel de cette découverte réside dans le fait qu'Abel est situé à 2500 km à l'ouest du Grand Rift, en Afrique centrale, ce qui remet en question la théorie de l'East Side Story.

En 2000, Orrorin tugenensis est retrouvé au Kenya ; il a 6 Ma.

En 2001, Ardipithecus kadabba (5,8 à 5,2 Ma) et Toumaï (Sahelanthropus tchadensis, 7Ma) sont découverts, respectivement en Éthiopie et au Tchad.

Ces trois derniers hominidés du Miocène supérieur découverts récemment suscitent encore de nombreux débats, en particulier concernant leur éventuelle appartenance à la sous-tribu des hominines.

Source : Wikipedia

L'homme de Denisova, nouveau cousin ?

Une troisième espèce humaine, contemporaine de l'homme de Néandertal et de l'homme moderne, aurait été identifiée par les gènes contenus dans un os de la main découvert en Sibérie.

Out of Africa ? Oui, l'espèce humaine a essaimé à partir de l'Afrique, mais quand ? Un fossile daté d'environ 40 000 ans retrouvé en Sibérie complique l'énigme : le séquençage de ses gènes suggère qu'il appartient à un hominidé, qui n'était ni un Néandertalien ni un homme moderne.

Le fossile provient de l'Altaï sibérien, et plus précisément de la grotte de Denisova, une grande cavité très riche en traces et artefacts préhistoriques, car elle a été occupée pendant 125 000 ans. Johannes Krause et ses collègues, de l'Institut Max-Planck de Leipzig et de diverses universités européennes et américaines, viennent de séquencer entièrement l'ADN mitochondrial contenu dans l'un des rares fossiles humains de la grotte de Denisova, un os isolé appartenant à un doigt.

L'ADN mitochondrial est issu des mitochondries, des organites cellulaires. Il contient environ 16 000 bases. Pour analyser le génome mitochondrial de l'os, les chercheurs ont appliqué une méthode d'amplification spécifique de séquences d'ADN (PCR modifiée), mise au point récemment pour séquencer l'ADN mitochondrial des Néandertaliens sans craindre les contaminations.

La comparaison de la séquence obtenue – la séquence complète de l'ADN mitochondrial de l'individu – a révélé qu'elle différait trop de l'ADN mitochondrial des Néandertaliens et des hommes modernes pour qu'on puisse conclure que l'individu séquencé appartenait à l'une de ces espèces. Or le fragment osseux provient d'une strate de la grotte datée entre 48 000 et 30 000 ans avant le présent… Ainsi, à une époque où des hommes modernes et des hommes de Néandertal vivaient en Sibérie, le bout de doigt de Denisova suggère fortement qu'une troisième espèce humaine y vivait aussi ! Chose remarquable, ce serait la première fois qu'une espèce humaine est découverte seulement à partir d'une analyse génétique.

Mais de quelle espèce s'agit-il ? Les ancêtres des Néandertaliens et des hommes modernes ont divergé en Afrique, il y a environ 450 000 ans, avant que certains de leurs descendants ne quittent le continent, il y a quelque 250 000 ans pour les premiers et 100 000 ans pour les seconds. Les chercheurs ont établi un nouvel arbre phylogénétique du genre Homo intégrant la nouvelle espèce probable. L'ancêtre commun des Néandertaliens, de l'homme moderne et de l'homme de Denisova aurait vécu il y a environ un million d'années. Dans ce cas, il est impossible que l'homme de Denisova descende de Homo erectus, puisque celui-ci a migré vers l'Eurasie 900 000 ans avant que ne vive cet ancêtre commun, soit il y a 1,9 million d'années. Il semble donc qu'une vague humaine passée inaperçue jusqu'à aujourd'hui aurait quitté l'Afrique il y a un million d'années environ.

Cette découverte est plus qu'inattendue, et certains préhistoriens répugnent encore à la considérer comme certaine sur la seule base de l'ADN mitochondrial. Pour mieux apprécier la distance génétique entre la probable nouvelle espèce, Homo neanderthalensis et Homo sapiens, les chercheurs ont entrepris d'extraire de l'ADN nucléaire de l'os du doigt. Toutefois, pour vraiment convaincre les préhistoriens, il faudrait leur trouver un fossile plus complet d'homme de Denisova...


Source : Pour la Science du 26/03/2010

mardi 20 avril 2010

Australopithecus sediba

Australopithecus sediba est une espèce du genre Australopithecus proposée en 2010 par une équipe dirigée par Lee R. Berger à la suite de la découverte de deux nouveaux fossiles en Afrique du Sud. Lors du congrès international d'anthropologie qui s'est tenu en avril 2011 à Minneapolis, Lee R. Berger et ses collègues ont développé leur théorie : Australopithecus sediba, l'espèce définie à partir d'un fossile découvert dans une grotte de Malapa, pourrait représenter une forme intermédiaire entre les premiers australopithèques et le genre Homo.

Sa fiche sur Wikipedia

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Age : entre 1,95 et 1,78 millions d'années
Taille : 1.27 (femelle)
Poids : 33 kg (femelle)
Localisation : Afrique du sud
Habitat : Arboré
Feux : ?
Outils : ?

Sa fiche sur Hominidés.com

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autour de 1.8 MA.
Squelette partiel d'un individu immature (Malapa Hominin 1 ou MH1) ; au moins 4 individus ont été trouvés.
Afrique du Sud, grotte de Malapa.
sediba est contemporain des premiers Homo et même d'Homo ergaster/erectus. Comprend plusieurs spécimens exceptionnellement conservés.

lundi 19 avril 2010

L'Australopithecus sediba, une nouvelle espèce d'hominidé vieille de 2 millions d'années

Deux squelettes partiels fossilisés, d'une nouvelle espèce d'hominidé datant de près de deux millions d'années, ont été découverts en Afrique du Sud, révélant une nouvelle étape de l'évolution humaine, selon des travaux publiés jeudi aux Etats-Unis.


Cet hominidé a été baptisé Australopithecus sediba. Deux spécimens, une femelle adulte et un mâle d'une dizaine d'années, ont été mis au jour --proches l'un de l'autre et très bien préservés-- en 2008 dans une caverne située à 40 kilomètres de Johannesburg.

"Ces fossiles nous donnent une image extraordinairement détaillée d'un nouveau chapitre de l'évolution de l'homme et lève le voile sur une période cruciale durant laquelle les hominidés n'ont plus dépendu de la vie dans les arbres pour s'établir sur le sol", souligne Lee Berger, un paléo-anthropologue de l'Université de Witwatersrand à Johannesburg, principal auteur de cette recherche parue dans le journal Science du 9 avril.

Ces deux hominidés marchaient debout et partageaient nombre de traits avec les premières espèces connues d'Homo. Leurs bras étaient longs comme ceux des singes mais avec des mains courtes et puissantes.

Ils étaient dotés d'un pelvis évolué, de petites dents et de longues jambes les rendant capables de courir comme un humain. Il est aussi probable que ces hominidés pouvaient grimper aux arbres. En fait, le sediba était apparemment à l'aise dans ces deux modes de vie.

Leur taille était d'environ 1,27 mètre respectivement. La femelle pesait quelque 33 kilos et le jeune mâle 27 kilos.

Le cerveau de ce dernier était très petit avec un volume de 420 à 450 centimètres cube. Comparativement, le volume du cerveau humain varie de 1200 à 1600 centimètres cube.

Mais a noté Lee Berger, lors d'une conférence de presse téléphonique, la forme du cerveau de ce nouvel hominidé paraissait plus évoluée que celui des autres espèces d'australopithecus. Le sediba avait de nombreuses caractéristiques physiques similaires à celles de plusieurs de ces premiers hominidés ce qui pourrait aider à mieux comprendre ce que signifie être un humain.

La structure du squelette de ces deux fossiles est similaire à celle des premières espèces Homo mais ils se comportaient davantage comme un Australopithecus telle la célèbre "Lucy", vieille de 3,2 millions d'années, longtemps considérée comme l'ancêtre commun de l'humanité jusqu'a la découverte de "Ardi", (Ardipithecus ramidus), 4,4 millions d'années, qui nous rapproche davantage de l'ancêtre commun avec le chimpanzé.

Les deux nouveaux fossiles sud-africains sont des hominidés apparus un million d'années après Lucy. Leurs caractéristiques montrent que la transition entre les premiers hominidés et le genre Homo s'est produit très lentement.

"Il n'est pas possible d'établir précisément la position phylogénétique du Sediba par rapport aux différentes espèces du début du genre Homo", explique le professeur Berger.

"Nous pouvons néanmoins conclure que cette nouvelle espèce partage plus de traits dérivés avec les premiers hominidés que tout autre Australopithèques et représente de ce fait un candidat ancêtre pour le genre homo habilis voire Homo erectus ou pour un groupe soeur d'un ancêtre proche ayant vécu un certain temps après la première apparition du genre Homo", ajoute-il.

Le site de cette découverte est riche en fossiles et au moins deux autres spécimens de sediba ont été trouvés et font encore l'objet d'analyse, a dit le professeur Berger.

Les chercheurs ont aussi identifié les fossiles d'au moins 25 autres espèces animales dont une hyène, un chien sauvage, des antilopes et un cheval.

Source : NewsMsn du 08/04/2010

dimanche 18 avril 2010

Le fossile de Google Earth

Les paléontologues de l'université de Wits découvrent un hominidé datant de 1,9 million d'années dans le Berceau de l'Humanité, site du patrimoine mondial de l'UNESCO, en Afrique du Sud grâce à Google Earth.

Il pourrait s'agir de l'une des plus importantes découvertes paléontologiques des temps modernes, révélant au moins deux squelettes partiels d'hominidés remarquablement conservés, datant de 1,78 à 1,95 million d'années.

En mars 2008, le professeur Lee Berger de l'université de Witswatersrand à Johannesburg a choisi d’utiliser Google Earth pour cartographier plusieurs grottes et dépôts de fossiles, que lui-même et ses collègues avaient identifiés au cours des décennies précédentes.

Grâce à cette plateforme, il pouvait partager ces informations avec d'autres chercheurs. En outre, il a utilisé les fonctionnalités 3D de Google Earth afin de localiser de nouveaux dépôts de fossiles en apprenant à reconnaître les grottes sur les images satellites.

Au début du projet, la région comptait environ 130 grottes et 20 dépôts de fossiles connus. Dernièrement, grâce à l'imagerie satellite haute résolution de Google Earth, le professeur Berger a découvert près de 500 grottes et dépôts de fossiles nouveaux dans l’une des régions les plus explorées d’Afrique.

C'est dans l'un de ces nouveaux dépôts qu'une remarquable découverte a eu lieu, celle d'une nouvelle espèce, l'Australopithèque sediba.

Cette espèce se tenait debout et partageait de nombreux traits physiques avec la plus ancienne espèce du genre homo connu. Son introduction dans le registre permettra peut-être de répondre à certaines grandes questions concernant nos plus vieux ancêtres en Afrique.

« Il s'agit d'une grande nouvelle pour nous tous chez Google et nous sommes ravis que nos outils de cartographie gratuits tels que Google Earth et Google Maps permettent au public ainsi qu'à de brillants chercheurs d'explorer et de découvrir le monde. Grâce à ces outils, il est possible d'explorer à la fois des lieux étrangers et familiers en un clic de souris, et d'appréhender autrement la géographie, la topologie, l'urbanisme, le développement, l'architecture et l'environnement. Nous poursuivons nos efforts afin d'organiser les informations géographiques du monde. Mais en définitive, ce qui nous inspire le plus, c'est de voir comment ces outils sont utilisés. Nos utilisateurs sont notre principale préoccupation » déclare Michael Jones, Chief Technology Advocate.

Source : ITR News du 09/04/2010

samedi 17 avril 2010

Lucy n’est pas notre ancêtre !

Voilà qu’il y a quelques mois qu’un scientifique Lee Berger a découvert dans l’une des plus anciennes grottes de Johannesburg (Afrique du Sud) deux squelettes, une femme et son enfant, qui pourraient éventuellement être, les vrais ancêtres de l’homme.

Les fossiles trouvés datent de quelques deux millions d’années. La femme serait trentenaire, son fils aurait entre 10 et 12 ans. Ils mesurent tous deux 1.27m. Elle pèse 33 kg et lui 27kg. Ces deux ancêtres sont tombés dans une grotte d'une dizaine de mètres de profondeur où ils meurent, mais gardent des squelettes presque intacts.

Après des dizaines de mois de travail, les chercheurs ont conclu que ces « êtres étaient bipèdes, avaient de longs bras comme ceux des singes, mais avec des mains courtes et puissantes. Ils étaient apparemment capables de vivre à la fois en plaine mais aussi en forêt, où ils pouvaient grimper aux arbres. Le cerveau a un volume de 420 cm3 chez le jeune et un peu plus chez la mère, loin des 1200 à 1600 cm3 actuels ».

Les deux êtres appartiennent à une nouvelle espèce d’australopithèque mais ils possèdent des caractéristiques morphologiques différentes. Notons que ce sont les squelettes les plus complets jamais trouvés (plus complets que la célèbre Lucy) et ils sont les plus proches morphologiquement des premiers Homo, dont nous sommes issus.

Le grand scientifique Peter Schmid déclare que «Avec ces fossiles, nous allons pouvoir clairement définir ce qu'est le genre Homo. Car pour l'instant, ces ancêtres Homo sont douteux. Nous n'en avons que de petits fragments de l'université de Zurich. Sediba est un très bon candidat pour être l'ancêtre d'Homo erectus».
 
Source : Tuniscope du 09/04/2010

vendredi 16 avril 2010

Quand Google Earth permet de faire des découvertes scientifiques

Les paléontologues de l'université de Witswaterland, en Afrique du Sud, ont découvert un fossile d'une grande rareté grâce au site de géonavigation de Google.

Google Earth permet aux internautes de visiter virtuellement le monde entier, de son domicile à l'autre côté de la Terre, en passant par la Lune. Mais le site de géonavigation ludique et pratique de Google peut également permettre de faire des découvertes scientifiques.

Ainsi, grâce au logiciel de la firme de Mountain View, les paléontologues de l'université de Witswaterland, en Afrique du Sud, ont découvert un fossile datant de 1,78 à 1,95 million d'années. Cet «homidité d'une grande rareté» pourrait être «une des plus importantes découvertes paléontologiques des temps modernes, révélant au moins deux squelettes partiels d'hominidés remarquablement conservés», affirme Google.

Cartographier des grottes pour en découvrir d'autres

Le groupe, qui retrace cette découverte dans un communiqué, explique que Lee Berger, un professeur de l'université, s'est servi du site de géonavigation à partir de mars 2008 pour cartographier plusieurs grottes et dépôts de fossiles, connus et identifiés au cours des décennies précédentes. Grâce à l'imagerie satellite haute résolution du site, il a découvert près de 500 grottes et dépôts non identifiés auparavant, dans une zone pourtant très explorée.

Dans l'un de ces dépôts, le professeur a découvert une nouvelle espèce. Baptisée «australopithèque sediba», elle se tenait debout et partageait de nombreux traits physiques avec la plus ancienne espèce connue du genre homo. Cette découverte pourrait permettre de répondre à certaines questions clés sur nos plus vieux ancêtres en Afrique, et devrait permettre de révéler une nouvelle étape de l'évolution humaine. Les travaux viennent d'être publiés dans la revue américaine «Science».

Un outil à part entière des scientifiques

Conçu initialement comme une application de géonavigation ludique et pratique, Google Earth est devenu un outil à part entière des scientifiques. Il a en effet permis, ces dernières années, plusieurs découvertes, aussi bien géologiques, archéologiques, zoologiques…
 
Source : Les Echos du 09/04/2010

jeudi 15 avril 2010

L'Afrique australe livre deux nouveaux australopithèques

Il y a tout juste deux semaines, une nouvelle espèce humaine, vieille de 40 000 ans, était suggérée sur la foi d'analyses génétiques. La paléontologie "à l'ancienne" démontre aujourd'hui brillamment que l'heure n'est pas pour autant venue de l'enterrer : la revue Science présente, dans son édition du 9 avril, deux nouveaux fossiles d'australopithèques, trouvés dans une grotte en Afrique du Sud et vieux de presque deux millions d'années - bien trop anciens pour être accessibles aux outils de la génétique.

Les fossiles partiels découverts par l'équipe de Lee Berger, de l'université Witwatersrand en Afrique du Sud, ont conduit à la définition d'une nouvelle espèce d'australopithèques, baptisée Australopithecus sediba - sediba signifie fontaine ou source dans la langue sesotho parlée en Afrique du Sud. Cette dénomination a été choisie parce que les chercheurs font l'hypothèse que les deux hominidés ont été noyés par une brusque montée des eaux dans une caverne où ils seraient venus se désaltérer.

L'étude des ossements révèle l'aptitude de ces préhumains, hauts d'à peine 1,20 mètre, à une bipédie plus humaine que celle des australopithèques, mais aussi leur caractère arboricole. Elle suggère aussi que l'individu le plus jeune (âgé d'une dizaine d'années), aux membres plus robustes, devait être un mâle, tandis que l'adulte plus gracile était probablement une femelle.

Forte diversité

Comment placer ces deux nouveaux venus dans l'arbre généalogique des hominidés ? "Il n'est pas possible de déterminer leur position phylogénétique précise, répond Lee Berger. Cette nouvelle espèce partage plus de traits dérivés avec les premiers Homo qu'avec toute autre espèce connue d'australopithèques. Elle représente un candidat pour l'ancêtre de ce genre ou un groupe frère d'un ancêtre proche qui a persisté un moment après l'apparition des premiers Homo."

Difficile d'en faire un ancêtre de la branche humaine : les premiers Homo étaient déjà apparus 500 000 ans plus tôt. "La diversité des hominidés anciens proches de notre lignée est plus forte que certains ne l'avaient envisagé", commente Brigitte Senut du Muséum national d'histoire naturelle, réjouie de voir l'attention se focaliser "sur l'Afrique australe, souvent marginalisée dans les scénarios paléontologiques". Selon elle, une course à l'"Homo le plus ancien" a pu conduire à des attributions hâtives. L'heure pourrait venir de reclasser certains fossiles dans le genre Australopithecus. "A. sediba pourrait contribuer à de telles révisions", estime lui aussi Pascal Picq, du Collège de France.

Source :  Le Monde du 09/04/2010

mercredi 14 avril 2010

«Le nouvel australopithèque découvert est un para-Homo»

Pour le paléoanthropologue Yves Coppens, le nouvel australopithèque découvert en Afrique du Sud ne serait pas un ancêtre de l'homme, mais plutôt le fruit d'une évolution parallèle. Les ressemblances avec nos ancêtres seraient liées au fait qu'ils ont vécu le même bouleversement climatique.


Deux semaines après la découverte d'un nouvel hominidé contemporain de l'Homo Sapiens, l'homme de Denisova en Sibérie, une publication parue jeudi dans la revue Science secoue une nouvelle fois le petit monde de la paléoanthropologie. Dans cet article, Lee Berger et ses collègues affirment avoir mis la main sur un nouvel ancêtre de l'homme qu'ils ont baptisé Australopithecus sediba. Agé de 2 millions d'années, il permettrait d'établir un lien entre les australopithèques comme Lucy et l'Homo erectus d'Ethiopie. Et ce, juste après que notre jeune homme de Sibérie, âgé d'à peine 40.000 ans et trouvé dans une grotte de la région de Denisova, a été identifié comme un descendant probable de ce même erectus. Au final, c'est toute la photo de famille qui se trouve enrichie de nouveaux éléments. Pour le plus grand bonheur du paléoanthropologue Yves Coppens, professeur honoraire au Collège de France, qui a accepté de commenter ces deux découvertes pour lefigaro.fr.

Pourquoi la découverte de l'Australopithecus sediba est-elle intéressante ?

Yves Coppens - Je ne pense pas que ce nouvel australopithèque soit un ancêtre direct de l'homme comme l'annonce Lee Berger. Nous avons des traces de l'homme qui remontent à près de 3 millions d'années, or la datation de cet australopithèque sud-africain atteint à peine les 2 millions d'années. Je vois mal comment l'homme pourrait avoir un ancêtre plus jeune que lui ! Pour moi, nous sommes tout simplement en présence d'un nouveau parallélisme évolutif, ce qui est déjà passionnant.

Qu'entendez-vous par «parallélisme évolutif» ?

Selon moi, c'est une même cause climatique, à savoir un assèchement global et massif, qui aurait conduit deux espèces distinctes d'australopithèques à évoluer dans le même sens. La première aurait donné naissance à l'homme en Afrique de l'Est, et l'autre à cet australopithèque que je qualifierais volontiers de para-Homo. Ce type d'évolutions parallèles mais différenciées (on appelle aussi cela une convergence) existe pour bien d'autres espèces d'animaux et le genre humain n'échappe pas à la règle.

Quelles différences et ressemblances entre cet australopithèque sud-africain et le premier homme apparu en Ethiopie (Homo habilis) vous donnent cette impression ?

Le passage de l'Australopithèque au genre Homo est caractérisé par une forte augmentation du volume crânien : il est passé de 400 cm3 pour Lucy à près de 800 cm3 pour les premiers hommes. La taille de la tête de l'australopithèque Sediba, elle, a très peu grossi. D'autres traits de son corps ont toutefois été modifiés qui le rapprochent effectivement un peu plus des premiers hommes que les autres espèces d'australopithèques connues.

Les deux ont par exemple en commun des mâchoires et des dents mieux adaptées à un régime carnivore. C'est une évolution assez prévisible après l'assèchement climatique ayant conduit à la disparition de nombreux végétaux. C'est pourquoi je penche plus volontiers pour l'hypothèse d'une évolution parallèle que celle, certes séduisante, d'une filiation.

Il y a deux semaines seulement, une équipe allemande dévoilait l'existence d'une espèce d'Homo inconnue, contemporaine du Sapiens, en Sibérie : l'homme de Denisova. Qu'avez-vous pensé de cette découverte ?

Cet homme de Sibérie est bien plus proche de nous que l'Australopithecus sediba. D'après moi, il est le descendant de l'Homo erectus (lui-même descendant de l'Homo habilis), qui aurait migré dans le monde entier avant de se différencier en fonction des zones géographiques, plus ou moins isolées, dans lesquelles il se trouvait. Il serait devenu Néandertal en Europe, Sapiens en Afrique et en Asie, homme de Java à Java, Homo floresiensis à Florès, et maintenant Homme de Denisova en Sibérie.

Ce qui est encore plus formidable, c'est la manière dont on l'a identifié. C'est la première fois qu'une espèce humaine est caractérisée uniquement par des analyses génétiques. Le développement de cette technique devrait certainement permettre de découvrir d'autres espèces ayant vécu en même temps que l'Homo Sapiens dans des endroits isolés.

C'est donc une période faste pour la paléoanthropologie ?

Oui, de plus en plus de gens s'intéressent à cette discipline. Les crédits alloués ont donc augmenté ce qui a mécaniquement permis de faire plus de découvertes. C'est simple, plus il y a de fouilles, plus on trouve de choses. Je pense que cela devrait continuer. Entre les différentes zones qu'il reste à explorer, au Mozambique par exemple entre les australopithèques sud-africains et est-africains, et le développement de la génétique, de nombreuses surprises nous attendent.

Source : Le Figaro du 09/04/2010

mardi 13 avril 2010

Un nouvel australopithèque découvert en Afrique du Sud

Les squelettes de deux hominidés mis au jour dans une grotte sud-africaine ajoutent une branche à la famille de Lucy. Il s’agit d’une nouvelle espèce d’australopithèque, plus proche du genre Homo, selon ses découvreurs.

Une femme et un jeune garçon viennent de rejoindre le vaste tableau de famille des hominidés. Ils vivaient il y a environ 2 millions d’années dans ce qui est aujourd’hui l’Afrique du Sud. Les deux squelettes ont été retrouvés l’un à côté de l’autre, dans la grotte de Malapa, à 40 km de Johannesburg et à seulement 15 km d’un autre site célèbre pour ses fossiles d’hominidés, Skerfontein.

Un crâne, des mâchoires avec leurs dents, des os des bras, des jambes, du bassin et de la colonne ont été exhumés dans un bon état de conservation. Les sédiments qui les entouraient ont été datés entre 1,8 et 1,95 millions d’années, annoncent aujourd’hui l’anthropologue Lee Berger, de l’université de Witwaterstrand (Afrique du Sud), et ses collègues dans la revue Science.

Un cousin de Lucy ?

Ces deux individus appartiennent à une nouvelle espèce d’australopithèques baptisée Australopithecus sediba par les chercheurs (sediba veut dire fontaine ou source naturelle en langage sotho). Plus jeunes que Lucy (Australopithecus afarensis) d’un million d’années, ces australopithèques seraient aussi un peu plus modernes, autrement dit plus proches des premiers Homo.

Les longs bras ou la petite boîte crânienne (de 420 à 450 cm3 pour la femme adulte) classent ces nouveaux venus dans la famille des australopithèques. En revanche leurs dents relativement petites, leur os du bassin plus robuste et leurs longues jambes –adaptées à la marche- les rapprochent d’un Homo habilis ou d’un Homo erectus, analysent Berger et ses collègues.

D'autres squelettes à venir

Berger suggère que l’espèce représentée par cette femme et cet adolescent serait une descendante d’Australopithecus africanus, plus ancienne, également découverte en Afrique du Sud. Mais il faut sans doute attendre d’autres résultats avant de conclure. Lee Berger a précisé aujourd’hui lors d’une conférence de presse que deux autres hominidés pointaient le bout de leurs os dans la grotte de Malapa. Des dizaines d’experts sont conviés, y compris pour tenter d’extraire de l’ADN de ces ossements.

Source : Sciences et Avenir du 09/04/2010

lundi 12 avril 2010

L'Australopithecus sediba, une nouvelle espèce d'hominidé vieille de 2 millions d'années

Deux squelettes partiels fossilisés, d'une nouvelle espèce d'hominidé datant de près de deux millions d'années, ont été découverts en Afrique du Sud, révélant une nouvelle étape de l'évolution humaine, selon des travaux publiés jeudi aux Etats-Unis.

Cet hominidé a été baptisé Australopithecus sediba. Deux spécimens, une femelle adulte et un mâle d'une dizaine d'années, ont été mis au jour --proches l'un de l'autre et très bien préservés-- en 2008 dans une caverne située à 40 kilomètres de Johannesburg.

"Ces fossiles nous donnent une image extraordinairement détaillée d'un nouveau chapitre de l'évolution de l'homme et lève le voile sur une période cruciale durant laquelle les hominidés n'ont plus dépendu de la vie dans les arbres pour s'établir sur le sol", souligne Lee Berger, un paléo-anthropologue de l'Université de Witwatersrand à Johannesburg, principal auteur de cette recherche parue dans le journal Science du 9 avril.

Ces deux hominidés marchaient debout et partageaient nombre de traits avec les premières espèces connues d'Homo. Leurs bras étaient longs comme ceux des singes mais avec des mains courtes et puissantes.

Ils étaient dotés d'un pelvis évolué, de petites dents et de longues jambes les rendant capables de courir comme un humain. Il est aussi probable que ces hominidés pouvaient grimper aux arbres. En fait, le sediba était apparemment à l'aise dans ces deux modes de vie.

Leur taille était d'environ 1,27 mètre respectivement. La femelle pesait quelque 33 kilos et le jeune mâle 27 kilos.

Le cerveau de ce dernier était très petit avec un volume de 420 à 450 centimètres cube. Comparativement, le volume du cerveau humain varie de 1200 à 1600 centimètres cube.

Mais a noté Lee Berger, lors d'une conférence de presse téléphonique, la forme du cerveau de ce nouvel hominidé paraissait plus évoluée que celui des autres espèces d'australopithecus. Le sediba avait de nombreuses caractéristiques physiques similaires à celles de plusieurs de ces premiers hominidés ce qui pourrait aider à mieux comprendre ce que signifie être un humain.

La structure du squelette de ces deux fossiles est similaire à celle des premières espèces Homo mais ils se comportaient davantage comme un Australopithecus telle la célèbre "Lucy", vieille de 3,2 millions d'années, longtemps considérée comme l'ancêtre commun de l'humanité jusqu'a la découverte de "Ardi", (Ardipithecus ramidus), 4,4 millions d'années, qui nous rapproche davantage de l'ancêtre commun avec le chimpanzé.

Les deux nouveaux fossiles sud-africains sont des hominidés apparus un million d'années après Lucy. Leurs caractéristiques montrent que la transition entre les premiers hominidés et le genre Homo s'est produit très lentement.

"Il n'est pas possible d'établir précisément la position phylogénétique du Sediba par rapport aux différentes espèces du début du genre Homo", explique le professeur Berger.

"Nous pouvons néanmoins conclure que cette nouvelle espèce partage plus de traits dérivés avec les premiers hominidés que tout autre Australopithèques et représente de ce fait un candidat ancêtre pour le genre homo habilis voire Homo erectus ou pour un groupe soeur d'un ancêtre proche ayant vécu un certain temps après la première apparition du genre Homo", ajoute-il.

Le site de cette découverte est riche en fossiles et au moins deux autres spécimens de sediba ont été trouvés et font encore l'objet d'analyse, a dit le professeur Berger.

Les chercheurs ont aussi identifié les fossiles d'au moins 25 autres espèces animales dont une hyène, un chien sauvage, des antilopes et un cheval.

Source : Yahoo Québec Actualités du 08/04/2010

dimanche 11 avril 2010

Australopithecus sediba, une nouvelle espèce d’hominidé

Des travaux publiés aux Etats-Unis, dans la revue Science du 9 avril 2010, révèlent la découverte, en Afrique du Sud, de deux squelettes partiels fossilisés, d'une nouvelle espèce d'hominidé. Leur datation remonte à près de deux millions d'années. Cette découverte représente une nouvelle étape dans l’approche de l’histoire de l'évolution humaine.

Deux spécimens, une femelle adulte et un mâle d'une dizaine d'années, ont été mis au jour -proches l'un de l'autre et très bien préservés- en 2008 dans une caverne située à quelque 40 kilomètres de Johannesburg : « Ces fossiles nous donnent une image extraordinairement détaillée d'un nouveau chapitre de l'évolution de l'homme et lève le voile sur une période cruciale durant laquelle les hominidés n'ont plus dépendu de la vie dans les arbres pour s'établir sur le sol », souligne Lee Berger, un paléo-anthropologue de l'Université de Witwatersrand à Johannesburg, principal auteur de cette recherche.

Nos ancêtres marchaient dans les arbres mais, ces deux hominidés, baptisés Australopithecus sediba, marchaient debout et partageaient nombre de traits avec les premières espèces connues d'Homo. Leurs bras étaient longs comme ceux des singes mais avec des mains courtes et puissantes.

Forme évoluée du cerveau de ce nouvel hominidé

Ils étaient dotés d'un pelvis évolué, de petites dents et de longues jambes les rendant capables de courir comme un humain. Il est aussi probable que ces hominidés pouvaient grimper aux arbres. En fait, le sediba était apparemment à l'aise dans ces deux modes de vie !

Les squelettes permettent d’établir que ces hominidés mesuraient environ 1,27 mètre. La femelle pesait quelque 33 kilos et le jeune mâle 27 kilos. Le cerveau de ce dernier était très petit avec un volume de 420 à 450 centimètres cubes. (Comparativement, le volume du cerveau humain varie de 1200 à 1600 centimètres cube).

Mais, a noté Lee Berger, « la forme du cerveau de ce nouvel hominidé paraissait plus évoluée que celui des autres espèces d'australopithecus. » Le sediba avait de nombreuses caractéristiques physiques similaires à celles de plusieurs de ces premiers hominidés ce qui pourrait aider à mieux comprendre ce que signifie être un humain.

Difficile d'établir précisément la position phylogénétique du Sediba

La structure du squelette de ces deux fossiles est similaire à celle des premières espèces Homo mais ils se comportaient davantage comme un Australopithecus telle la célèbre "Lucy", vieille de 3,2 millions d'années, longtemps considérée comme l'ancêtre commun de l'humanité jusqu'a la découverte de "Ardi", (Ardipithecus ramidus), 4,4 millions d'années, qui nous rapproche davantage de l'ancêtre commun avec le chimpanzé.

Les deux nouveaux fossiles sud-africains sont des hominidé s apparus un million d'années après Lucy. Leurs caractéristiques montrent que la transition entre les premiers hominidé s et le genre Homo s'est produit très lentement. « Il n'est pas possible d'établir précisément la position phylogénétique du Sediba par rapport aux différentes espèces du début du genre Homo », explique le professeur Berger.

Au moins 25 autres espèces animales

« Nous pouvons néanmoins conclure que cette nouvelle espèce partage plus de traits dérivés avec les premiers hominidé s que tout autre Australopithèques et représente de ce fait un candidat ancêtre pour le genre homo habilis voire Homo erectus ou pour un groupe soeur d'un ancêtre proche ayant vécu un certain temps après la première apparition du genre Homo », ajoute-il.Le site de cette découverte est riche en fossiles et au moins deux autres spécimens de sediba ont été trouvés et font encore l'objet d'analyse, a dit le professeur Berger.

Les chercheurs ont aussi identifié les fossiles d'au moins 25 autres espèces animales dont une hyène, un chien sauvage, des antilopes et un cheval.

Source : RFI du 08/04/2010

samedi 10 avril 2010

Homme de Similaun

Age : - 5 300 ans
Taille : 1,60 m
Poids : 50 kg
Localisation : Italie
Habitat : Montagne
Feux : maitrisés
Outils : fabriqués

Sa fiche sur Hominidés.com

mercredi 7 avril 2010

Un nouvel ancêtre découvert en Sibérie

Un type d’Homo encore inconnu a été identifié à partir d’un os de la main découvert en Sibérie. Il était contemporain et voisin des Néandertaliens et des premiers hommes modernes.

Pendant longtemps les Cro-Magnons et les Néandertaliens ont tenu la vedette de la période préhistorique. Mais ce face-à-face est désormais obsolète: ils n’étaient pas les seuls à vivre en Europe et en Eurasie il y a 30.000 à 40.000 ans. Un nouveau membre de la famille des Homo a été découvert en Sibérie, dans les montagnes de l’Altaï, annoncent aujourd’hui des chercheurs dans la revue Nature.

En 2008, des chercheurs trouvent une phalange dans la grotte de Denisova, dans l’Altaï. Difficile de dire à qui appartenait ce petit bout d’os. Jusqu’à ce que l’équipe de Svante Pääbo et Johannes Krause, de l’Institut Max Planck de Leipzig (Allemagne), s’en mêle. Ces chercheurs se sont illustrés par le séquençage de l’ADN nucléaire de l’homme de Neandertal. A partir de quelques dizaines de milligrammes de poudre d’os, ils sont parvenus à extraire et séquencer l’ADN mitochondrial (contenu dans de petites organites de la cellule) de l’inconnu de Denisova. Et à le comparer avec l’ADN mitochondrial (ADNmt) d’Homo sapiens sapiens (l’homme moderne) et d’Homo neandertalensis.

mardi 6 avril 2010

Homo soloensis (homme de Solo)

L'Homme de Solo est le nom donné à un ensemble de fossiles appartenant à l'espèce Homo erectus, découverts depuis 1931 sur plusieurs sites bordant le fleuve Solo, dans l'Est de Java, en Indonésie. Ces fossiles sont les plus récents représentants connus de l'espèce Homo erectus. La dernière étude de datation, publiée en 2019, donne aux fossiles trouvés à Ngandong un âge d'environ 112 000 ans.

Sa fiche Wikipedia

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Age : de 300 000 à 30 000 ans selon les estimations
Taille : ?
Poids : ?
Localisation : Ngandong, Java (Indonédie)
Habitat :
Feux :
Outils :

Sa fiche sur Hominidés.com

lundi 5 avril 2010

Homo sapiens

Reconstruction de Alice Roberts :
Reconstruction (Otzi) de John Gurche :

Reconstitution 3D et selon des méthodes empruntées à la médecine légale. Présenté lors des expositions de Dresde 2012 et Francfort 2010

Un Homo sapiens ayant vécu sur Terre entre 100.000 et 90.000 ans avant notre ère.

Homo neanderthalensis

Reconstruction de John Gurche :
Reconstruction de Alice Roberts :

Reconstitution 3D et selon des méthodes empruntées à la médecine légale. Présenté lors des expositions de Dresde 2012 et Francfort 2010

Reconstitution de l'homme de la Chapelle-aux-saints, un Néandertalien découvert en 1903.

Arbre généalogique de la famille humaine

avec Homme de Denisova - + A. sediba

Source : SVT-Académie de Dijon du 05/04/2010

dimanche 4 avril 2010

Homo floresiensis

Reconstruction (femme) de John Gurche :
Reconstruction de Elisabeth Daynès :
Reconstruction de Alice Roberts :

Reconstitution 3D et selon des méthodes empruntées à la médecine légale. Présenté lors des expositions de Dresde 2012 et Francfort 2010

La dame de Florès, ou Homo floresiensis ne mesurait pas plus d'un mètre debout, de plus le volume de sa boite cranienne était trois fois inférieur à celui de l'Homo sapiens sapiens, un fait étonnant pour une espèce ayant vécu il a y seulement 18.000 ans.

Homo heidelbergensis

Reconstruction de John Gurche :
Reconstruction de Alice Roberts :

Reconstitution 3D et selon des méthodes empruntées à la médecine légale. Présenté lors des expositions de Dresde 2012 et Francfort 2010

Miguelon, le plus complet squelette d'Homo heidelbergensis découvert, serait vieux de 400.000 ans.

Homo erectus

Reconstruction de John Gurche :
Reconstruction de Alice Roberts :

Reconstitution 3D et selon des méthodes empruntées à la médecine légale. Présenté lors des expositions de Dresde 2012 et Francfort 2010

Un Homo erectus qui a probablement vécu 800.000 ans avant notre ère.

samedi 3 avril 2010

Homo ergaster

Reconstruction de Alice Roberts :

Reconstitution 3D et selon des méthodes empruntées à la médecine légale. Présenté lors des expositions de Dresde 2012 et Francfort 2010

Le garçon de Turkana constitue le squelette d'Homo ergaster le plus complet connu à ce jour.

Paranthropus boisei

Reconstruction de John Gurche :

Reconstitution 3D et selon des méthodes empruntées à la médecine légale. Présenté lors des expositions de Dresde 2012 et Francfort 2010

Un Paranthropus boisei adulte de sexe masculin, découvert en Tanzanie en 1959. Il aurait peuplé la planète il y a 2,4 à 1,2 millions d'années.

Homo rudolfensis

Reconstruction :

Reconstitution 3D et selon des méthodes empruntées à la médecine légale. Présenté lors des expositions de Dresde 2012 et Francfort 2010

L'Homo rudolfensis, qui vivait il y a à peu près 2,4 millions d'années est le premier représentant du groupe Homo, avec l'Homo habilis.

vendredi 2 avril 2010

Egalement âgé de 2,5 millions d'années, cet hominidé a été retrouvé au Kenya en 1985.

Australopithecus africanus

Reconstruction de John Gurche :
Reconstruction de Alice Roberts :

Reconstitution 3D et selon des méthodes empruntées à la médecine légale. Présenté lors des expositions de Dresde 2012 et Francfort 2010

Reconstitution d'un crâne d'Australopithecus africanus, il s'agit d'une femelle vieille de 2,5 millions d'années probablement et qui aurait vécu en Afrique du sud.

Australopithecus afarensis

Reconstruction de John Gurche :

Reconstitution 3D et selon des méthodes empruntées à la médecine légale. Présenté lors des expositions de Dresde 2012 et Francfort 2010

Les Australopithecus afarensis ont peuplé la Terre, et principalement l'Ethiopie, de 4,1 millions à 3 millions d'années avant J.C.

jeudi 1 avril 2010

Sahelanthropus tchadensis

Reconstruction de John Gurche :
Reconstruction de Alice Roberts :

Reconstitution 3D et selon des méthodes empruntées à la médecine légale. Présenté lors des expositions de Dresde 2012 et Francfort 2010

Reconstitution du visage d'un Sahelanthropus tchadensis, son âge est compris entre 6,8 et 7,2 millions d'années. Il n'est considéré comme un hominime que par une partie de la communauté scientifique.