mercredi 1 septembre 1993

Proconsul nyanzae / Ekembo nyanzae

Ekembo nyanzae, à l'origine classé comme une espèce de Proconsul, est une espèce de primate fossile découverte pour la première fois par Louis Leakey sur l'île de Rusinga en 1942, qu'il a publiée dans Nature en 1943. Elle est également connue sous le nom de Dryopithecus africanus. Une publication conjointe de Wilfrid Le Gros Clark et Louis Leakey en 1951, "The Miocene Hominoidea of East Africa", définit d'abord Proconsul nyanzae. En 1965, Simons et Pilbeam ont remplacé Proconsul par Dryopithecus, en utilisant les mêmes noms d'espèces.

En 1967, Louis a défini Kenyapithecus africanus sur sept fossiles de l'île de Rusinga. Il la voyait comme un ancêtre de wickeri et aussi de l'homme, avec une date de 20 mya au Miocène moyen. Un autre fossile découvert par les VanCouverings sur Rusinga en 1967 semblait confirmer africanus. En 1969, Simons et Pilbeam ont déplacé Kenyapithecus africanus dans Dryopithecus nyanzae. En 1978, le genre s'était rétabli de l'événement Dryopithecine et était de retour à Proconsul. Cette année-là, Andrews a transféré le Sivapithecus africanus de Clark Leakey en 1951 à Proconsul nyanzae. En 2015, il a été déplacé dans le nouveau genre Ekembo.

Une découverte plus récente de Ward et al. en 1999 et la reclassification sépare à nouveau Kenyapithecus africanus et le regroupe avec Equatorius africanus, ce qui le déplacerait dans la sous-famille Afropithecinae avec Afropithecus turkanensis. Comme Ekembo, Kenyapithecus n'est peut-être pas dans le même clade que les singes et les humains, mais comme l'ancien Equatorius, il peut l'être.

Source : Wikipedia (en)

samedi 1 mai 1993

Grotte de Lascaux

La grotte de Lascaux, située sur la commune de Montignac-Lascaux, dans le département français de la Dordogne en région Nouvelle-Aquitaine, dans la vallée de la Vézère, est l'une des plus importantes grottes ornées du Paléolithique supérieur par le nombre et la qualité esthétique de ses œuvres. Elle est parfois surnommée « la chapelle Sixtine de l'art pariétal », selon une expression attribuée à Henri Breuil, qui la nomme également « Versailles de la Préhistoire » ou « Altamira française ».

Les peintures et les gravures qu'elle renferme n’ont pas pu faire l’objet de datations directes précises : leur âge est estimé entre environ 19 000 et 17 000 ans à partir de datations et d’études réalisées sur les objets découverts dans la grotte. La plupart des préhistoriens les attribuent au Magdalénien ancien, sauf quelques-uns qui penchent plutôt pour le Solutréen qui le précède, voire pour le Gravettien.

Historique

Lascaux avant la découverte de la grotte

Avant la découverte de la grotte, Lascaux (ou « Las Coutz », « La Coux », nom féminin dérivé de l’occitan cous ou cos, qui désigne un endroit pierreux) était le nom d'une seigneurie dont la présence est attestée au début du XVe siècle. Ce petit domaine noble comprenait un logis seigneurial, une métairie, un moulin, un colombier, des terres en labour, des vignes et la colline qui renfermait la grotte. Une description du domaine datée de 1667 indique le couvert paysager de la colline, constitué de vignes, de taillis, de châtaigniers, de genévriers et de bruyères. Le domaine noble changea de mains au fil des siècles, passant de la famille de Lascaux à celle du Cheylard, puis aux de Reilhac, aux Labrousse, puis finalement aux La Rochefoucauld-Monbel, propriétaires du domaine au moment de la découverte de la grotte.

Découverte

Différentes versions de l’invention de la grotte de Lascaux ont été rapportées. Elles sont parfois contradictoires et souvent relatées de façon fantaisiste : découverte fortuite par un chien ou en jouant au ballon, exploration volontaire de la cavité déjà connue. Celle-ci a été effectuée en deux temps, les 8 et 12 septembre 1940.

Selon la version la plus fréquemment racontée, le 8 septembre 1940, Marcel Ravidat découvre l'entrée de la cavité lors d'une promenade sur la commune de Montignac en Dordogne avec ses camarades Jean Clauzel, Maurice Queyroi et Louis Périer. Au cours de cette promenade, son chien Robòt poursuit un lapin qui se réfugie dans un trou situé à l'endroit où un arbre avait été déraciné : un orifice d'environ 20 cm de diamètre s'ouvre au fond de ce trou, impossible à explorer sans un travail de désobstruction. En jetant des pierres pour essayer de faire sortir le lapin, Marcel Ravidat constate que le trou communique avec une vaste cavité. Comme cela se situe à 500 mètres du château de Lascaux, il pense qu'il s'agit de la sortie d'un souterrain.

Quatre jours plus tard, le jeudi 12 septembre (le jeudi est le jour de repos hebdomadaire, mais la rentrée scolaire s'effectue au 1er octobre à cette époque), Marcel Ravidat, muni d'un matériel de fortune (lampe à huile, coutelas) pour s'éclairer et élargir l'orifice découvert précédemment, revient sur les lieux accompagné cette fois de Georges Agniel, Simon Coencas, Jacques Marsal et Georges Estréguil. Les jeunes gens pénètrent ainsi une première fois dans la grotte et y découvrent les premières peintures. Après des visites quotidiennes et une première exploration du Puits, Jacques Marsal dévoile leur découverte à ses parents, qui s'étonnent de le voir revenir couvert de poussière. Ils avertissent Léon Laval, leur ancien instituteur à la retraite, le 16 septembre qui pense à une plaisanterie et préfère ne pas s'aventurer dans le trou mal dégagé. Maurice Thaon qui réside dans un hôtel à Montignac entend parler de cette découverte, descend alors dans la cavité où il prend quelques croquis d'animaux. Il part en Corrèze (à Brive ou Cublac) rencontrer le préhistorien Henri Breuil, réfugié dans la région pour fuir l'occupant, pour lui relater la découverte et lui présenter les croquis. L'abbé Breuil est alors le premier spécialiste à visiter Lascaux, le 21 septembre 1940, en compagnie du chanoine Jean Bouyssonie et du docteur André Cheynier, bientôt suivis des préhistoriens Denis Peyrony et Henri Begouën.

Études et relevés

Henri Breuil est le premier à authentifier la grotte et à la décrire sommairement. Il entreprend quelques relevés dès la fin de l'année 1940 et passe plusieurs semaines sur place pour étudier les œuvres qu’il attribue au Périgordien.

Après plusieurs années passées en Espagne, au Portugal et en Afrique du Sud, il revient en 1949 et entreprend une rapide fouille avec Séverin Blanc et Maurice Bourgon au pied de la scène du puits où il espère trouver une sépulture. Il y met au jour des pointes de sagaies décorées en bois de renne.

De 1952 à 1963, à la demande de Breuil, les relevés des gravures sont réalisés sur 120 m2 de calques par André Glory qui comptabilise 1 433 représentations (aujourd’hui, 1 900 sont répertoriées).

Par la suite, les représentations pariétales et leur environnement sont également étudiées par Annette Laming-Emperaire, André Leroi-Gourhan (et toute son équipe pluridisciplinaire, dont Brigitte et Gilles Delluc et Denis Vialou) de 1975 à nos jours et, de 1989 à 1999, par Norbert Aujoulat.

Datation

La datation de Lascaux est l’objet d'un long débat : selon les auteurs, son art pariétal est situé entre le Gravettien et le Magdalénien.

Pour Henri Breuil, sur la base de comparaisons stylistiques, les œuvres pariétales de Lascaux seraient périgordiennes (gravettien).

Mais en 1951, Lascaux est l’un des tout premiers sites paléolithiques à bénéficier de datations absolues par la méthode du carbone 14, réalisées par W.F. Libby lui-même. Cette méthode a été mise en œuvre sur des charbons de bois provenant de lampes découvertes dans le Puits. Le premier résultat obtenu (autour de 15 500 ans BP) place la fréquentation de Lascaux dans le Magdalénien. Un âge magdalénien fut confirmé par des datations ultérieures, réalisées sur des charbons provenant des fouilles d'André Glory dans le Passage et dans le Puits. Ces datations (17 190 ± 140 et 16 000 ± 500 ans BP) se situent autour du Magdalénien ancien.

Pourtant, André Leroi-Gourhan, par comparaisons stylistiques avec les sites du Fourneau du Diable (Dordogne) et du Roc-de-Sers (Charente), bien datés, conclut pour sa part que les œuvres de Lascaux se placent au Solutréen.

Puis, deux nouvelles dates sont obtenues en 1998, et en 2002. La première date, de 18 600 ± 190 ans BP, est obtenue par la méthode du carbone 14 en SMA sur un fragment de baguette en bois de renne provenant du Puits (ou des déblais de l'Abside). La seconde date, obtenue à partir d'un fragment de sagaie, est plus ancienne : 18 930 ± 230 ans BP. Les solutréens sont-ils simplement passés ponctuellement dans la grotte ou ont-ils réalisé tout ou partie des œuvres ? Un seul niveau archéologique est connu et les vestiges recueillis (objets de silex, d'os et de bois de renne) dans ce niveau, étudiés dans Lascaux inconnu (1979) et par A. Glory (2008), correspondent typologiquement au Magdalénien II.

La datation directe par le carbone 14 de peintures ou de dessins pariétaux a été possible dans certaines grottes ornées, à condition toutefois que ces œuvres aient été réalisées avec du charbon de bois. Ce n’est pas le cas à Lascaux, où la couleur noire a été obtenue en utilisant des oxydes de manganèse. Des pigments tombés au pied des parois ont été mis au jour dans le niveau archéologique : ils ont permis de confirmer la contemporanéité des œuvres avec certains vestiges (lamelles de silex, pointes de sagaie, aiguilles en os, lampes à suif).

Selon Norbert Aujoulat, il existe des arguments stylistiques et thématiques qui permettraient de rapprocher Lascaux du Solutréen plutôt que du Magdalénien : présence de signes géométriques ; représentation des aurochs avec la corne avant en courbe simple et la corne arrière sinueuse ; humain affronté à un grand bovidé (le gisement solutréen du Roc-de-Sers a livré l'image d'un homme faisant face à un bœuf musqué). En fait, l'art du début du Magdalénien est la continuation, sans hiatus, de celui du Solutréen et le style graphique (style III de A. Leroi-Gourhan) est le même. Norbert Aujoulat propose donc de placer l'art de Lascaux à la charnière du Solutréen supérieur et du Badegoulien.

Plus récemment, J. Jaubert et E. Lebrun ont émis l'hypothèse d'un rattachement d'une partie du dispositif pariétal de Lascaux au Gravettien, sur la base d'arguments stylistiques et techniques.

Le programme de recherche archéologique « Lasco » lance une nouvelle campagne de datation. Plusieurs fragments d’os de rennes retrouvés dans différents endroits de la grotte sont datés. Les résultats, publiés en 2019, indiquent que la grotte serait âgée de 21 000 à 21 500 ans.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 18 ka
découverte :
date : 1940

lundi 1 mars 1993

Sangiran 4

Le crâne partiel Sangiran 4, ayant conservé son palais et l'essentiel de son maxillaire avec ses dents, fut découvert par Gustav von Koenigswald en 1939, et donna lieu à la création de l'espèce Pithecanthropus robustus.

Source : Wikipedia

Dryopithecini

Les Dryopithecini forment une tribu éteinte de singes de la sous-famille des Homininae, laquelle comprend deux tribus actuelles, les Gorillini (gorilles) et les Hominini (chimpanzés et humains). La tribu des Dryopithecini rassemble des espèces fossiles européennes ayant vécu du Miocène moyen au Miocène supérieur, et considérées comme proches des grands singes africains et de la lignée humaine.

Liste des espèces
Le paléoprimatologue canadien et spécialiste des Hominoidea fossiles David Begun est l'un des pionniers de la classification des hominidés fossiles européens dans la sous-famille des Homininae, et à l'intérieur de celle-ci dans la tribu des Dryopithecini. Il est suivi dans cette vision par l'auteur français Pascal Picq, et par un nombre croissant de chercheurs, parmi lesquels figurent le français Jean-Jacques Jaeger, les allemands Jochen Fuss et Madelaine Böhme.

Parmi les espèces fossiles européennes du Miocène moyen et supérieur, seul l'Oréopithèque (Italie) n'est pas classé à ce jour parmi les Dryopithecini. Le statut phylogénétique de la nouvelle espèce Danuvius guggenmosi, dont la découverte en Allemagne a été publiée en 2019, reste à clarifier.

Dryopithecina

Sous-tribu † Dryopithecina :
  • † Dryopithecus
† Dryopithecus fontani : France, Espagne, 11,5 Ma
† Dryopithecus carinthiacus : Autriche, 12,5 Ma
  • † Pierolapithecus
† Pierolapithecus catalaunicus : Espagne, 13 - 12,5 Ma
  • † Anoiapithecus
† Anoiapithecus brevirostris : Espagne, 12,3 - 11,9 Ma
  • † Rudapithecus
† Rudapithecus hungaricus : Hongrie, 11,1 - 9,7 Ma
  • † Hispanopithecus
† Hispanopithecus laietanus : Espagne, 10 - 9,5 Ma
† Hispanopithecus crusafonti : Espagne, 10 - 9,5 Ma

Le statut des genres Neopithecus, trouvé en Allemagne, et Udabnopithecus, trouvé en Géorgie, demeure incertain. Leurs fossiles étant très fragmentaires, ils sont considérés par certains chercheurs comme de possibles synonymes de Rudapithecus :

  • † Neopithecus
† Neopithecus brancoi : Allemagne, 10 - 9,5 Ma
  • † Udabnopithecus
† Udabnopithecus garedziensis : Géorgie, 8,7 - 7,7 Ma

Ouranopithecina

Deux genres européens, dont les fossiles ont été trouvés en Grèce, en Bulgarie, et en Turquie, sur des périodes un peu plus récentes que les genres précédents, sont souvent considérés plus proches de la lignée humaine et placés dans leur propre sous-tribu.

Sous-tribu † Ouranopithecina :
  • † Ouranopithecus
† Ouranopithecus macedoniensis : Grèce, 9,6 - 8,7 Ma
† Ouranopithecus turkae : Turquie, 8,7 - 7,4 Ma
  • † Graecopithecus
† Graecopithecus freybergi : Grèce, Bulgarie, 7,2 Ma


Source : Wikipedia

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nom :
âge :
découverte : William King Gregory & Hellman
date : 1939
espèce : Dryopithecini

Circé 1

La grotte Guattari est un site préhistorique du Latium, en Italie. Elle s'ouvre à une centaine de mètres de la côte tyrrhénienne, sur le versant oriental du mont Circé, à San Felice Circeo.

Découverte

Sa découverte eut lieu par hasard en 1939, alors que des ouvriers travaillaient à extraire des pierres sur la propriété de M. Guattari. Un éboulement très ancien avait obstrué l'entrée de cette cavité.

Au fond de la grotte, au milieu d'un cercle formé grossièrement avec des pierres, le propriétaire découvrit un crâne d'Homo neanderthalensis, fort bien conservé. Une mandibule fut également recueillie en surface. Des fouilles furent aussitôt réalisées par A.C. Blanc et L. Cardini, puis par A.G. Segre (1950).

Du cannibalisme rituel à la tanière d'hyène

Le paléontologue A.C. Blanc et l'anthropologue S. Sergi crurent constater sur le crâne découvert en surface des mutilations très nettes, dont l'élargissement du trou occipital qu'ils interprétèrent comme un indice de consommation du cerveau. Le cercle de pierre fut également considéré comme un témoignage de rituel anthropophage. La grotte fut longtemps citée comme exemple de « sanctuaire » primitif des néandertaliens, d'autant plus que les idées de cannibalisme rituel et de culte des crânes étaient généralement admises alors.

Au début des années 1990, des chercheurs américains et italiens ont proposé une nouvelle explication : les ossements auraient été accumulés par des carnivores, en particulier l'hyène tachetée (Crocuta crocuta). Les mutilations évoquées précédemment sont compatibles avec les traces de dent de ces animaux. En revanche, le crâne ne porte aucune strie de découpe par un instrument en silex comme on peut en voir sur d'autres fossiles humains ou animaux consommés par l'homme. Le cercle de pierre aurait été produit fortuitement par des phénomènes naturels. Pour la Grotte Guattari, l'hypothèse du cannibalisme rituel est aujourd'hui abandonnée par une majorité de chercheurs.

Source : Wikipedia

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57 ka
Homo neanderthalensis
1939
Grotte Guattari, San Felice Circeo, Latium, Italie
M. Guattari

vendredi 1 janvier 1993

TM 1517

TM 1517 est un crâne fossilisé et une mandibule inférieure de l'espèce Paranthropus robustus. Il a été découvert à Kromdraai, en Afrique du Sud en 1938 par Robert Broom.

Ses caractéristiques comprennent des tubes auriculaires osseux positionnés sous le plan des pommettes (plus comme des humains que des singes) et un foramen magnum orienté vers l'avant indiquant une posture plus droite que les singes africains. Par rapport au genre Australopithecus, TM 1517 est un peu plus grand, plus robuste avec un visage plus plat et des canines plus petites.

Source : Wikipedia (en)

Paranthropus

Paranthropus est un genre éteint d'hominidé ayant vécu en Afrique entre environ 2,7 et 1 million d'années avant le présent. Il regroupe trois espèces voisines, parfois qualifiées d'« Australopithèques robustes » (P. aethiopicus, P. boisei, P. robustus).

Source : Wikipedia

Genre d'hominidés présent entre 2,5 et 1 millions d'années avant notre ère. Appelé également australopithèque robuste à cause de sa face et de sa mâchoire très massives.

Source : Lexique du CNRS

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nom :
âge :
découverte : Robert Broom
date : 1938
espèce : Paranthropus

Vénus de Moravany

La Vénus de Moravany est une statuette féminine préhistorique datant du paléolithique découverte en Slovaquie. Le terme controversé de Vénus résulte d'un usage, bien que la fonction des statuettes de ce type prête à de nombreux débats.

Description

Cette statuette haute de 7,5 cm environ a été sculptée dans l'ivoire d'une défense de mammouth qui s'est fossilisé par la suite. Cette statuette représente une femme nue, en position debout. La tête et le bas des jambes sont manquants, ainsi que les bras. Les seins sont proéminents, les hanches larges et le ventre prononcé. Le nombril est clairement indiqué ainsi que le sexe.

Datation de l’œuvre et contexte de création

Le contexte archéologique de l’œuvre n'est pas connu. La statuette est datée autour de –21 000 ans avant notre ère. La période archéologique à laquelle elle correspond est le gravettien. Sa provenance annoncée est le lieu dit de Podkovica, sur la commune de Moravany nad Váhom, en Slovaquie. Ce secteur a fourni de nombreux gisements archéologiques du Paléolithique supérieur.

Historique de la découverte

En 1959, l'archéologue Juraj Bárta cite une lettre du 15 octobre 1958 où un autre archéologue, Lothar Zotz, qui a fouillé à plusieurs reprises à Moravany nad Váhom, évoque la statuette qu'il aurait acquise pendant la Seconde Guerre mondiale. Un fermier aurait trouvé la statuette avant guerre puis l'aurait vendu à une autre personne qui l'aurait elle-même cédée à Lothar Zotz, dans la station thermale de Piešťany, proche de Moravany et fréquentée par des collectionneurs. Ayant des doutes sur l'authenticité de la statuette, Lothar Zotz avait gardé sa découverte pour lui, avant de l'envoyer à Paris à un spécialiste de l'art préhistorique, Henri Breuil, qui l'estime bien paléolithique.

En 1967 une étude scientifique menée par le biologiste et paléontologue tchécoslovaque Florian Heller conclut à l'authenticité de l’œuvre, l'ivoire ayant été taillé avant sa fossilisation. En 1968, cette étude ainsi qu'un texte de Lothar Zotz sur la statuette sont publiés

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 21 ka- 22,8 ka
découverte : Stefan Hulman–Petrech
date : 1938

Enfant de Teshik-Tash

L'Enfant de Teshik-Tash est le nom donné à un crâne fossile de Néandertalien, trouvé en 1938 sur le site préhistorique de Teshik-Tash (la grotte de Teshik), près de Boysun, en Ouzbékistan (Asie centrale). Les vestiges animaliers découverts autour du crâne avaient été interprétés à l'origine comme témoignant d'un rituel funéraire autour d'une sépulture, ce qui est aujourd'hui contesté par les chercheurs.

Historique

Lors d'une campagne de fouilles de la grotte de Teshik en 1938, le préhistorien russe Alekseï Okladnikov découvrit les restes d'un Néandertalien dans une fosse peu profonde. Le rapport de fouilles indiquait avoir trouvé à proximité cinq paires de cornes de bouquetin de Sibérie.

Description

Le crâne de Teshik-Tash appartient à un enfant néandertalien de sexe masculin, âgé de 8 à 9 ans. Il a été reconstruit à partir de 150 fragments, ayant en effet été brisé sous le poids des sédiments.

Interprétation

Les fouilles de 1938 n'ayant pas suivi les protocoles archéologiques modernes permettant de reconstituer a posteriori la configuration du site, la datation du fossile reste indéterminée, quoique se situant très probablement au sein du Pléistocène supérieur.

La morphologie du crâne avait paru à certains chercheurs plus moderne que celle que l'on rencontre au Pléistocène supérieur chez les Néandertaliens d'Europe. Une analyse de l'ADN mitochondrial a cependant confirmé l'appartenance du fossile à l'espèce Homo neanderthalensis. Des analyses ultérieures ont montré qu'il représentait une population distincte de celle des Néandertaliens d'Europe, ayant peut-être connu des épisodes d'hybridation ponctuels avec Homo sapiens au Moyen-Orient.

Les vestiges animaliers trouvés non loin du crâne avaient été initialement interprétés comme étant les traces d'un rituel funéraire, mais cette interprétation a depuis été remise en question. Certains chercheurs mettent même en doute la réalité d'une éventuelle sépulture.

Source : Wikipedia

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70 ka
Homo neanderthalensis
1938
Ouzbékistan
Alekseï Okladnikov

SK 50

Une moitié droite d'un bassin masculin adulte découvert à Swartkrans, Afrique du Sud

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Source :

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nom : SK 50
âge : 2 Ma
découverte :
date : 1938
espèce : Paranthropus robustus