La grotte d'El Castillo comprend un gisement archéologique et une grotte ornée situés sur le monte Castillo à Puente Viesgo (Cantabrie, Espagne). Elle se trouve à proximité des cavités ornées de Las Chimeneas, La Pasiega et Las Monedas. Elle a été inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco en juillet 2008 au sein d'un ensemble appelé « Grotte d'Altamira et art pariétal paléolithique du Nord de l'Espagne ».
Historique des recherches
La grotte fut découverte en 1903 par Hermilio Alcalde del Río qui, le premier, en recensa les motifs. Les figures pariétales furent ensuite étudiées et relevées par Henri Breuil qui y dénombra environ 220 motifs peints et gravés. Outre les relevés qu’il y fit, Breuil mit au point dans cette grotte ornée sa célèbre méthode de « stratigraphie pariétale », qui lui permit de préciser les étapes de l’évolution de l’art du Paléolithique supérieur.
La grotte fut fouillée de 1910 à 1914 par H. Obermaier, P. Wernert, Henri Breuil et Jean Bouyssonie puis à partir de 1980 sous la direction de V. Cabrera Valdés.
En 2012, la datation des œuvres d'art de la grotte qui remontent à plus de 40 000 ans (Paléolithique supérieur), font d'elles les plus anciennes peintures pariétales d'Europe.
Localisation
La grotte d'El Castillo est située sur le versant nord-est de la montagne du même nom, sur la commune de Puente Viesgo (Santander, Cantabrie). Elle figure sur la carte au 1:50 000 de l’Institut géographique et cadastral, feuillet no 58 (Corrales de Buelna).
Description
Son développement actuel est de 759 m. L’entrée de la grotte se trouve à 195 m d’altitude. Le réseau comprend une série de salles et de couloirs de dimensions et de volume très variables, aisément accessibles, formant autant d’espaces relativement distincts.
Principales découvertes
L'entrée de la grotte a livré une séquence stratigraphique de 20 m d'épaisseur. Elle a fourni des indices d'occupations qui s'étendent sur près de 120 000 ans, de l’Acheuléen supérieur à l’Épipaléolithique et jusqu’à l’âge du bronze pour les couches les plus récentes.
Art pariétal
L'étude de l'art pariétal a été reprise en 2003 par Marc Groenen et son équipe. En l'état actuel des recherches, près de 3 000 unités graphiques peintes, dessinées, gravées, figuratives et non figuratives, ont été recensées, avec notamment 77 mains négatives, 360 figures animales, 22 humains (dont 20 sont protohistoriques), 107 tracés complexes, 1 231 tracés élémentaires, 936 traces, 237 tracés indéterminés et environ 200 "dépôts" (objets fichés en parois, déposés dans des niches, au sol, etc.).
Dimorphisme sexuel : des mains de femmes
Les mains négatives (plus de cinquante) sont pour la plupart celles de femmes, ce qui remet en cause l'idée jusque là dominante selon laquelle les artistes du Paléolithique étaient des hommes, jeunes ou vieux. Le dimorphisme sexuel de cette époque était nettement plus prononcé qu'à notre époque.
Source : Wikipedia
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nom :
âge : 41 ka
découverte : Hermilio Alcalde del Río
date : 1903