mardi 10 mars 2020
Qui sont nos aïeux ?
lundi 10 février 2020
Homo georgicus (Homme de Dmanissi)
Analyses
Les deux crânes découverts en 1999 furent initialement considérés comme proches d'Homo ergaster. Le crâne de 2001 était moins volumineux et présentait certains points communs avec Homo habilis. Toutefois les différents fossiles étaient trop proches pour relever d'espèces distinctes et ils furent tous rapportés à Homo georgicus, dont D2600 est le spécimen type.
Des chercheurs soutiennent l'appartenance des fossiles à Homo habilis. En effet, ils ont effectué la comparaison entre le crâne d'un juvénile presque adulte, D2700, découvert en 2001, et celui de KNM-ER 1813, un Homo habilis adulte découvert au Kenya. Les conclusions ont montré des ressemblances au niveau de la face. Cependant, la face étant probablement la dernière partie qui se met en place chez un individu, cette hypothèse est contestée. Ainsi, pour Fred Spoor, ces fossiles sont simplement des Homo erectus car le neurocrâne de D2700 ressemble fortement à celui d'Homo erectus malgré une taille plus petite.
L'un des découvreurs, David Lordkipanidze, ne tranchait pas, en 2008, entre les différentes attributions possibles, considérant d'une part qu'il y a des ressemblances marquées avec les Homo ergaster / erectus et les Homo habilis, mais d'autre part que les fossiles montrent aussi des mélanges de traits qui leur sont propres.
Pour l'équipe de chercheurs de 2013, l'échantillon de Dmanissi fournit une preuve directe de la grande variabilité morphologique existant à l'intérieur des premières populations d’Homo, aussi bien qu'entre elles. De la comparaison des crânes de Dmanissi et des fossiles de la même période découverts en Afrique et en Asie, ils tirent la conclusion que plusieurs appellations taxonomiques existantes au sein du genre Homo seraient à regrouper.
Bernard Wood, s'il pense probable l'appartenance des différents crânes de Dmanissi à une même espèce, se déclare sceptique devant l'extrapolation de ce résultat à l'ensemble des populations d’Homo de la période : il souligne que les classifications établies ne reposent pas seulement sur la morphologie crânienne et que d'autres critères (par exemple, la longueur des bras) justifient les distinctions taxonomiques actuelles. De même, Fred Spoor considère que l'usage fait de l'analyse morphologique est inadéquat pour la distinction des différentes espèces.
Sa fiche sur Wikipedia
- - - - -Qui ?
Espèce créée spécifiquement pour des fossiles découverts dans la grotte de Dmanissi (Caucase), faute de pouvoir les rattacher avec certitude aux Homo ergaster ou habilis.
Quand ?
Il y a 1,8 million d'années.
Taille ?
1,50 mètre avec un cerveau de 750 cm3.
mercredi 25 juin 2014
D'étranges dents d'hominidés : la nouvelle pièce du puzzle de l'évolution humaine
HOMINIDÉS. Il y a 2,6 millions d'années, commençait une période géologique cruciale pour l'humanité. Cette époque que l'on appelle Pléistocène a vu naître les premiers représentants du genre "Homo". C'est à dire, nos ancêtres.
Durant cette période, le genre Homo va se diversifier en de nombreuses espèces qui vont coexister. Et nombre d'entre elles vont péricliter avant la fin du Paléolithique supérieur.
La classification de ces différentes espèces, identifiées par plusieurs dizaines de fossiles découverts en Afrique et en Asie, fait encore l'objet d'âpres discussions entre les paléontologues. Et chaque nouvelle découverte est l'occasion de réajustement ou de remises en causes.
Et c'est de l'une de ces découvertes dont le CNRS a fait état jeudi 19 juin dans un communiqué. "Depuis près de 15 ans d’activité en Erythrée, les missions des fouilles menées par l’équipe internationale du 'Buia International project' ont permis de recouvrer un assemblage humain fossile unique appartenant à Homo erectus/ergaster (la différentiation et la localisation de ces deux espèces fait encore débat au sein de la communauté scientifique. NDLR.)".Parmi ce matériel, trois dents (deux incisives et une molaire) ont fait l’objet d’une étude par imagerie virtuelle de leur structure interne au Synchrotron Elettra de Trieste, en Italie. Les résultats de cette étude ont été publiés le 19 mai dans le Journal of Human Evolution.
Le site Homo de Buia en Erythrée où ont été découvertes les deux incisives (entre 1995 et 1997) permanentes UA 222 et UA 369.
Le site de Mulhuli-Amo où a été trouvée la molaire inférieure permanentes MA 93.
"Plusieurs techniques d’analyses non-destructives (par microtomographie à rayons X conventionnelle, par rayonnement synchrotron, ainsi que par micro-imagerie par résonance magnétique) ont permis de détailler à haute résolution les trois dents fossiles d’Erythrée", détaille le CNRS.
"L’analyse comparative de leur structure externe et interne a mis en évidence un mixte de caractéristiques dentaires modernes et ancestrales, mais aussi de certains éléments uniques. On y voit notamment la dentine (en jaune sur le schéma ci-dessus) et la pulpe dentaire (en bleu) qui prennent une forme très particulière", nous explique Clément Zanolli, du centre international de physique théorique de Trieste, et principal auteur de l'étude.
Des caractéristiques dentaires uniques
"On y remarque également un émail étonnamment fin, similaire à celui des Néandertaliens et bien plus fin que chez nous autres Homo sapiens sapiens. C'est la première fois qu'on trouve des dents avec un émail aussi fin sur cette période (un million d'années)" précise le chercheur. Il n'y a pas là suffisamment d'éléments pour créer une nouvelle espèce, mais ces résultats indiquent qu'une population très particulière vivait en Erythrée autrefois."Cette découverte indique aussi que des variations significatives de croissance se sont mises en place entre la couronne et la racine il y a un million d’années, préfigurant déjà en partie l’émergence de notre propre schéma développemental dentaire" précise le CNRS.
ÉNIGME. L'analyse de ces fossiles fournit donc une nouvelle pièce à ce grand puzzle que représente la classification des hominidés. Une pièce étrange qu'on ne sait pas encore trop où poser.
Si les restes humains disponibles pour cette époque sont à ce jour encore très rares, même en Afrique, la poursuite des fouilles paléoanthropologiques sur le site de Mulhuli-Amo qui auront lieu à la fin de l’année 2014 participeront peut-être à l’apport de nouveaux éléments sur cette phase méconnue de l’évolution humaine.
Source : Sciences et Avenir du 20/06/2014
mardi 22 février 2011
Yves Coppens est tombé sous le charme de la station des Angles
Cela fait dix ans que ça dure. « En janvier 2001, j’avais été convié par le Festival du raid et de l’aventure qui se déroule dans la station. Moi, je suis né à Vannes en Bretagne, je vis à Paris et sur les lieux où je travaille, il n’y a pas souvent de neige. Alors, Les Angles, ça m’a beaucoup plu. Je suis donc revenu le mois suivant avec ma femme et mon fiston à qui j’ai voulu faire découvrir la montagne », raconte Yves Coppens.
La suite est histoire de rencontres et de coups de cœur. Si l’homme, aujour- d’hui âgé de 76 ans, a passé sa vie à faire parler des bouts d’os de lointains ancêtres d’Homo sapiens, il aime par-dessus tout discuter avec ses contemporains et transmettre ce qu’il sait.
Et Dieu sait si ses connaissances sont grandes ! N’avait-il pas participé à l’expédition internationale qui découvrit en 1974 les restes de Lucy, cette australopithèque vieille de 3,5 millions d’années, qui était à l’époque le plus ancien fossile de pré-humain exhumé par des paléontologistes ? Mais il y eut aussi Tchadanthropus uxoris (1 million d’années) et d’autres nombreuses contributions. La commune des Angles finit donc par lui demander de donner une conférence au cours de son séjour sur place, en échange de quoi il deviendrait son invité d’honneur. Yves Coppens accepta. Depuis, la régie de la station organise une journée préhistoire, qu’Yves Coppens cale quoi qu’il arrive sur son agenda très chargé. Car le paléontologiste voyage toujours beaucoup. « La semaine dernière, j’étais en Éthiopie », rappelle-t-il.
Bref, aux Angles, il se pose, transmet son savoir... et voit sa famille : Martine sa femme qui le décrit comme un courant d’air et son garçon de 16 ans. « Nous nous sommes attachés aux gens du village. Nous sommes bien ici », résume Yves Coppens.
Année Néandertal
Cette année, la journée de la préhistoire était consacrée à Néandertal. Une occasion pour Yves Coppens de retrouver Jacques Malaterre, le réalisateur d’Ao, un film sorti le 10 septembre dernier, et qui fut rediffusé au cours de cette journée. Yves Coppens avait travaillé avec lui sur un autre film qui rencontra un grand succès : L’Odyssée de l’espèce. Chaque édition de cette manifestation est aussi l’occasion pour le public de découvrir les techniques employées par nos ancêtres : lancement au propulseur, etc.
Coppens s’intéresse à Lézignan-la-Cèbe
Yves Coppens suit de près la découverte qu’ont faite des archéologues sur un site préhistorique de Lézignan-la-Cèbe, une commune à un jet de pierre de Béziers. Sur ce site, ont été retrouvées des pierres qui pourraient être des outils primitifs. Si tel est le cas, elles confirmeraient la présence de l’homme en Languedoc... il y a plus d’un million d’années (Midi Libre du 6 juin 2009). Ces pierres ont traversé les âges sous une coulée de basalte. Elles ont été mises au jour en même temps que des fossiles d’animaux, par Jean Rouvier, un amateur naturaliste qui a attendu de nombreuses années avant de les présenter à un professeur en sciences de la vie, Jérôme Ivorra.
Une équipe de fouilles fut ensuite coordonnée par Jean-Yves Crochet, maître de conférence honoraire à l’Université Montpellier 2. La découverte, si elle était avérée, serait un chaînon manquant dans la longue marche de l’homme depuis son départ du berceau africain il y a près de 2 millions d’années. Pour le moment, des restes d’Homo ergaster (qui signifie artisan) n’ont été retrouvés qu’en Géorgie, aux portes de l’Europe, ainsi qu’en Espagne. Pour autant, la découverte de Lézignan-la-Cèbe est encore contestée. Yves Coppens, lui, soutient l’équipe qui l’a faite. Ces pierres « confirmeraient la présence très ancienne de l’homme en Europe », explique-t-il. Il devrait se rendre sur place, en compagnie d’un éminent spécialiste de la datation.
Source : Midi Libre du 19/02/2011
mercredi 19 janvier 2011
Découverte en Erythrée d’un nouvel hominidé
Le 13 décembre dernier, l’équipe a confirmé la richesse de ce gisement fossilifère du Pléistocène inférieur grâce à la découverte de plusieurs fragments d'un crâne adulte.
Le site est toujours intact et, grâce à des fouilles systématiques, les prochaines campagnes de terrain permettront une meilleure connaissance des contextes chronologiques et environnementaux et, vraisemblablement, la découverte de nouveaux restes humains.
Le Muséum national d'Histoire naturelle explique que cette découverte jette une nouvelle lumière et ouvre des nouvelles perspectives sur une période fondamentale mais souvent méconnue de l’évolution humaine.
Les restes humains de cette époque et disponibles à ce jour sont très rares
Si les chemins évolutifs qui ont abouti à l’apparition de nos ancêtres directs et, finalement, à l'émergence de la forme Homo sapiens, trouvent leurs racines dans cette période, malheureusement, les restes humains de cette époque et disponibles à ce jour sont très rares même en Afrique et, à l’exception de ceux de Buya et du crâne de Daka (en Ethiopie), ils sont souvent très fragmentaires.
Depuis deux siècles les découvertes d'hominidés se succèdent et s'accélèrent... Le site Hominidés retrace une chronologie des différentes découvertes effectuées depuis 1856. Des restes d'Hominidés vieux de plus de 3.000.000 d'années ont été découverts dans les dépôts périlacustres à la base de la formation d'Hadar, en Afar (cf.site en anglais Scientific Commons)
Source : RFI du 18/01/2011
mardi 18 janvier 2011
Un nouveau crâne d'Homo ergaster découvert en Erythrée
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| Vues antérieure et supérieure du fragment frontal humain découvert à Mulhuli-Amo. |
C’est dans le bassin de Buya, situé dans la vallée de l’Afar, que ces fossiles ont été découverts par le paléontologue Massimo Delfino et ses collègues, précise le communiqué du Muséum national d’histoire naturelle de Paris, dont deux chercheurs participent à ces fouilles.
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| Le torus supraorbitaire lors de sa découverte sur le site le 13 décembre 2010. |
Dans la même zone de Mulhuli-Amo ont déjà été trouvés en 1995 les restes d’un Homo ergaster, version africaine et peut-être ancêtre d’Homo erectus. Des fossiles d’éléphants, d’hippopotames, de rhinocéros, d’antilopes ou de buffles sont également présents en grand nombre dans cette zone fossilifère, témoignant d’un passé humide et tropicale pour cette ancienne région lacustre.
Source : Sciences et Avenir du 14/01/2011
lundi 17 janvier 2011
Découverte en Erythrée d'un nouvel hominidé par une équipe de chercheurs franco-italienne
Dans la zone de Mulhuli-Amo où furent retrouvés en 1995 les restes bien préservés de Homo erectus-ergaster du spécimen UA-31, une équipe composée de chercheurs du Musée national Erythréen d'Asmara, de l'Université "La Sapienza" de Rome, de l'Université de Florence, de l'Université de Padoue, de l'Université de Turin, du musée national de Préhistoire de Rome, du CNRS et du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, a identifié d'autres restes d'un représentant de la même espèce.
Le 13 décembre dernier, l'équipe a confirmé la richesse de ce gisement fossilifère du Pléistocène inférieur grâce à la découverte de plusieurs fragments d'un crâne adulte composés d'une portion de l'os frontal avec le torus supra-orbitaire et une partie de l'orbite. C'est leur morphologie particulière qui en a permis l'attribution préliminaire au taxon Homo ergaster, la version africaine de Homo erectus.
Le site est toujours intact et, grâce à des fouilles systématiques, les prochaines campagnes de terrain permettront une meilleure connaissance des contextes chronologiques et environnementaux et, vraisemblablement, la découverte de nouveaux restes humains.
Cette découverte jette une nouvelle lumière et ouvre des nouvelles perspectives sur une période fondamentale mais souvent méconnue de l'évolution humaine. En effet, les chemins évolutifs qui ont abouti à l'apparition de nos ancêtres directs et, finalement, à l'émergence de la forme sapiens, trouvent leurs racines dans cette période. Malheureusement, les restes humains de cette époque disponibles à ce jour sont très rares même en Afrique et, à l'exception de ceux de Buya et du crâne de Daka (en Ethiopie), ils sont souvent très fragmentaires.
La zone de Mulhuli-Amo s'est révélée être extrêmement riche en outils lithiques acheuléens, une centaine d'entre eux ayant été trouvés autour du nouveau site. De nombreux restes fossiles d'éléphants, d'hippopotames, de rhinocéros, de buffles, d'antilopes de différentes tailles, de crocodiles, tortues, varans et serpents leur sont associés. Dans son ensemble, ce registre témoigne de la riche biodiversité qui caractérisait cet environnement lorsque les dépôts se sont formés. A l'époque, Homo erectus africain vivait dans un environnement humide subtropical et cette zone aujourd'hui si inhospitalière était alors celle d'une région lacustre.
Le CNRS et le Muséum national d'Histoire naturelle de Paris ont apporté leur soutien financier et humain à la dernière campagne de terrain du « Buya International Project », réalisée dans le cadre des « Grandes Fouilles Archéologiques » de l'Université romaine "La Sapienza".
Source : CNRS du 14/01/2011
samedi 3 avril 2010
Homo ergaster
Reconstitution 3D et selon des méthodes empruntées à la médecine légale. Présenté lors des expositions de Dresde 2012 et Francfort 2010 :
Le garçon de Turkana constitue le squelette d'Homo ergaster le plus complet connu à ce jour.
jeudi 14 janvier 2010
Homo ergaster
Phylogénie
Homo ergaster serait l’ancêtre d'Homo erectus en Asie. Il est probable qu’il soit aussi l’ancêtre d'Homo antecessor en Europe.
Le taxon étant considéré par certains chercheurs comme pertinent jusqu'à l'orée du Pléistocène moyen, Homo ergaster pourrait être l'ancêtre commun d'Homo rhodesiensis et d'Homo heidelbergensis.
Source : Wikipedia
Peu de différences avec H. erectus, ancêtre direct de l'Homo sapiens ? Daté de 2 million d'années en Afrique, 1,8 en Asie. Décrit en 1975 (Koobi Fora, est du lac Turkana). Un H. erectus africain ? Découvert récemment (mai 2000) à Dmanisi en Géorgie (Caucase) dans un site daté de 1,7 million d'années.
Source : Lexique du CNRS
Age : de 2 à 1 million d'années
Taille : 1,55 à 1,70 m
Poids : 50 à 65 kg
Localisation : Afrique (Kenya), Europe du sud
Habitat : Savane, plaines
Feux : maîtrisés
Outils : fabriqués
Sa fiche sur Hominidés.com
1,9-1,5 MA.
Une mandibule (KNM-ER 992) ; un squelette d’enfant (KNMWT15000).
Kenya, Afrique de l’Est, peut être Géorgie.
ergaster est le premier homme à avoir un squelette postcrânien très similaire en forme et en taille à celui des hommes modernes. Peut-être le premier homininé sorti d’Afrique pour découvrir l’Eurasie.
jeudi 1 juillet 2004
Ileret
Empreintes de l'homo erectus à Ileret
Des empreintes fossilisées d'Homo erectus ont été trouvées à Ileret, au Kenya. La science a rapporté qu'il y avait plusieurs traces d'empreintes de pas trouvées sur le site de l'Ileret : «deux traces de deux empreintes chacune, une de sept empreintes et un certain nombre d'empreintes isolées». Ces empreintes révèlent que ces premiers hominidés ont très probablement voyagé en groupe - preuve que les chercheurs considèrent comme un signe de comportement social. Certains comportements sociaux distinguent les humains des autres espèces de primates. Les chercheurs tentent de trouver des preuves de comportements similaires dans les archives fossiles ou d'empreintes, cependant, c'est difficile parce que ce type de preuves fossiles fait défaut.
Des fossiles d'Homo erectus ont été découverts dans des couches de sédiments vieilles de 1,5 million d'années. Ces fossiles ont fourni des informations sur les tissus mous et la structure du pied. Contrairement aux fossiles, les empreintes fournissent aux chercheurs des informations sur l'anatomie précoce du pied.
De plus, d'autres fossiles d'Homo erectus ont été trouvés dans les régions voisines et ont à peu près le même âge que les empreintes trouvées à Ileret.
Preuve de bipédie
La bipédie est une caractéristique des humains modernes. Des preuves fossiles révèlent que les hominines marchaient sur deux pieds il y a 6 à 7 millions d'années. Il peut être difficile de reconstituer l'évolution de la démarche en raison de l'insuffisance et de la rareté des archives fossiles. Souvent, des fragments d’os sont découverts et offrent peu d’informations sur les manières de marcher des hominidés. De plus, les archives fossiles d'hominidés ne fournissent pas d'informations sur les modèles sociaux des humains modernes et d'autres primates - modèles qui ont conduit l'évolution.
Les empreintes d'Ileret fournissent des preuves significatives que l'Homo erectus était un hominidé bipède. Les empreintes de pas fournissent la preuve d'un «transfert de poids moderne semblable à celui d'un humain» et soutiennent les discussions antérieures sur le pied cambré de l'Homo erectus.
Chercheurs
Les empreintes ont été découvertes en 2007 par John W. Harris, BG Richmond et David R. Braun.
Source : Wikipedia (en)
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Empreintes fossiles d'Ileret, au Kenya, datées d'il y a 1,5 million d'années. Ce sont les plus anciennes preuves connues d'une anatomie du pied essentiellement moderne de type humain et diffèrent des empreintes de Laetoli laissées par les australopithèques il y a 3,6 millions d'années. La taille et la forme suggèrent qu'elles ont été fabriquées par Homo ergaster, ce qui en fait également les plus anciennes empreintes de pas survivantes faites par une espèce humaine.
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nom :âge : 1,5 Ma
découverte : John W. Harris, BG Richmond, and David R. Braun
date : 2007
espèce : Homo ergaster
lundi 1 septembre 2003
Homme de Kocabaş
L'Homme de Kocabaş, ou Homme de Denizli, est le nom donné à une calotte crânienne fossile partielle attribuée à l'espèce Homo ergaster, découverte en 2002 dans l'Ouest de la Turquie, et datée entre 1,6 et 1,2 million d'années. Trouvée près du village de Kocabaş, dans la province de Denizli, cette calotte crânienne est le plus ancien fossile humain connu en Turquie à ce jour. Elle représente un premier lien possible entre les fossiles contemporains d'Afrique et les premières traces laissées par l'Homme en Europe, il y a environ 1,5 million d'années.
Description
Le fossile de Kocabaş montre une divergence de l’os frontal peu marquée et une séparation des lignes temporales sur l’os pariétal, ce qui le rapproche des fossiles africains datés d'environ 1 million d'années.
Il possède une constriction post-orbitaire marquée, un torus supra-orbitaire bordé postérieurement par un sulcus supra-toral et présentant inférieurement une incisure et un tubercule supra-orbitaires, des lignes temporales en position moyennement haute délimitant une zone infra-temporale au bombement net, qui sont des caractères communs à Homo ergaster et Homo erectus. Cependant, Kocabaş se différencie par les proportions de son os frontal (considéré hors torus supra-orbitaire), qui est court et large, des Homo erectus asiatiques, chez qui l’écaille frontale est plus longue. Il partage cette disposition avec les Homo ergaster africains.
Datation
Une étude de 2018 attribue à l'Homme de Kocabaş un âge compris entre 1,6 et 1,2 Ma. Le croisement du paléomagnétisme et de la paléofaune a permis de produire cet âge approximatif.
Analyse
La morphologie de l'os frontal permet de différencier nettement l'Homme de Kocabas des espèces Homo habilis et Homo georgicus d’une part, et des espèces Homo heidelbergensis et Homo neanderthalensis d’autre part.
En 2014, Amélie Vialet, chercheuse au Musée de l'Homme à Paris, estimait que l'Homme de Kocabas présentait des similitudes avec les Homo ergaster africains ainsi qu'avec les Homo erectus asiatiques, et apparaissait ainsi comme un intermédiaire entre ces deux groupes, comblant une lacune paléoanthropologique en se situant entre KNM ER 3733 (en) (1,7 Ma, Homo ergaster, Lac Turkana Est, au Kenya), et les Homo erectus d'Asie, tels que l'Homme de Pékin, l'Homme de Sangiran (plus récents que 0,78 Ma) et l'Homme de Nankin (environ 0,64 Ma).
En 2018, Amélie Vialet concluait, après de nouvelles analyses cladistiques de données issues de la morphométrie 3D, que l'Homme de Kocabas se rapprochait davantage des fossiles africains usuellement attribués à Homo ergaster (KNM-OL 45500 (Kenya), Daka-Bouri Bou-VP-2/66 (Éthiopie), Buya UA 31 (Érythrée), datés d'environ 1 million d'années), et se séparait clairement d'Homo georgicus et des Homo erectus asiatiques. L'Homme de Kocabaş s'inscrirait dans une histoire évolutive distincte de celle d'Homo georgicus, et témoignerait d'une migration hors d'Afrique plus tardive. Il aurait fait partie d'une autre expansion humaine qui, vers 1,5 million d’années, aurait gagné le Proche-Orient depuis l'Afrique. Amélie Vialet a confirmé son analyse en 2019.
La population représentée par l'Homme de Kocabaş a peut-être contribué au peuplement de l'Europe à partir de 1,5 Ma. Cependant, la première espèce humaine identifiée en Europe demeure à ce jour Homo antecessor, datée d'environ 860 000 ans. Les fossiles plus anciens trouvés en Europe ne sont pas encore attribués. De plus, Homo ergaster est présumé être porteur de l'industrie acheuléenne, qui n'apparait en Europe du Sud-Ouest qu'à partir d'environ 760 000 ans et semble encore plus tardive en Europe du Sud-Est.
Source : Wikipedia
mardi 1 juillet 2003
jeudi 1 mai 2003
KNM-ER 42700
KNM-ER 42700 est la découverte du crâne d'un jeune adulte de la localité d'Ileret (Koobi Fora) au Kenya, probablement de l'espèce Homo ergaster.
La découverte date de 2000. Le chercheur est Frederick Manthi. L'âge est d'environ 1,55 mil. ans. Il a été formellement décrit pour la première fois par Spoor et al. en 2007. Il est classé comme Homo erectus dans un sens plus large (par exemple Spoor et al. 2007), Homo sp. (Baab 2008) ou comme Homo ergaster. En plus des traits de l'espèce Homo ergaster, la découverte montre également des traits qui étaient auparavant considérés comme typiques de l'Homo erectus asiatique, donc selon certaines opinions, cela brouille les différences entre les deux espèces (prétendument séparées).
Dans la même localité, le traîneau KNM-ER 42703 a été trouvé la même année, ce que Spoor et al. attribué à Homo habilis (probablement dans un sens plus large) comme la plus jeune découverte du genre (Il faut ajouter que le traîneau est endommagé dans la marque, donc la cession à Homo habilis est quelque peu controversée, et que Wood 2011 [apparemment] à tort déclare que la découverte a été attribuée à l'espèce Homo erectus). Datation et localisation similaires des découvertes KNM-ER 42700 et KNM-ER 42703 selon Spoor et al. ils font les vues insoutenables que Homo erectus / ergaster a évolué à partir de l'espèce Homo habilis, puisque les deux espèces existent en parallèle depuis longtemps selon ces deux résultats.
Source : Wikipedia (sk)
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Site : Koobi Fora, KenyaPar : Meave Leakey
Age : Environ 1.55 million d'années
Espèce : Homo erectus
samedi 1 mars 2003
BSN49/P27
BSN49/P27, également connu sous le nom de Gona BSN49/P27 ou le bassin de Gona, est le nom de catalogue pour les restes fossiles d'un squelette d'Homo erectus entre 900000 et 1,4 millions d'années., Dans la Calabre (début du Pléistocène), trouvé dans la formation Busidima du gisement de Gona, Afar, Ethiopie. La découverte a été faite en 1999 et décrite plus tard par S. W. Simpson et al. en 2008.
BSN49 est le nom du site paléontologique de la rivière Gona.
Taxonomie et description
La première description du fossile l'attribuait à H.erectus, l'une des raisons étant l'argument de l'emplacement et du temps (0,9-1,4 Ma) qui ne coïnciderait qu'avec la présence de cette espèce. Cependant, cette attribution a été discutée par Ruff basé, en particulier, sur la petite taille du spécimen, suggérant que possible l'appartenance à l'espèce Australopithecus (Paranthropus) boisei. Cette correction a été répondue et rejetée par les initiales des auteurs, réitérant H.erectus comme le plus probable.
BSN49/P27 est un bassin féminin adulte erectus qui comprend presque tout le côté droit, une grande partie de la gauche, le coccyx, qui ne manque que les quatrième et cinquième vertèbres, et la dernière vertèbre lombaire, fossiles numérotés BSN49/P27a-d, et que par symétrie permettent la reconstruction du canal de naissance complet, étant le premier pubis complet du début du Pléistocène.
En utilisant l'acceptabula de la tête fémorale comme référence principale, une hauteur comprise entre 1,20 et 1,46 mètre a été estimée. Par exemple, KNM-WT 15000, une autre femelle de H.erectus a une estimation de 1,85 m. Ruff (2010) a calculé un poids de 33,2 kg, bien que d'autres atteignent une fourchette de 36 à 43 kg.
Le bassin de Gona a été décrit comme un cas de grand canal de naissance étant donné la taille du spécimen, correspondant à une femelle de petite taille, mais avec un grand bassin qui lui permettait de donner naissance à des bébés avec une taille de tête oscillant à 35% de celle de adultes, beaucoup plus élevé que celui des humains actuels, qui est de 25% . En fait, Simpson 2008 prédit une capacité crânienne à l'âge adulte de ces nouveau-nés de 880 cm³, conformément aux données de l'érectus connu, 600-1067 cm³. Pour BSN49/P27, un maximum à la naissance de 315 cm³ a été estimé.
Il a été décrit comme ressemblant étroitement aux bassins d'autres Homo, mais conservant les caractéristiques de l'australopithèque, ce qui en fait un mélange de morphologie ancienne et moderne.
Source : Wikipedia (es)
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un bassin féminin de Gona, Afar en Ethiopie, daté de 1,8 million d'années. La taille de ce bassin suggère que la femelle était assez petite à seulement 130 cm de hauteur, beaucoup plus petite que ce qui avait été estimé pour les femelles avant cette découverte. La taille et la forme indiquent également que la femelle aurait pu donner naissance à un jeune avec un cerveau 30 à 50% de la taille d’un adulte. Cela suggère que le taux de croissance du cerveau dans l'utérus était similaire à celui d'un humain moderne, mais a ralenti au cours des premières années de la vie à un taux intermédiaire entre les humains modernes et les chimpanzés vivants.
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nom : BSN49/P27âge : 900 ka-1,4 Ma
découverte :
date : 1999
espèce : Homo ergaster
Dmanissi 1
775 CC
1999
calotte cranienne d'un individu adulte. Interprété comme masculin en raison des crêtes sourcilières épaisses et d'autres caractéristiques mineures du crâne.
Source : Wikipedia (en)
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Crâne D2280 (découvert en 1999) avec une taille de cerveau de 780 cc et des caractéristiques similaires aux spécimens Homo ergaster KNM-WT 15000 et KNM-ER 3733
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nom : D2280âge : 1,77 Ma
découverte :
date : 1999
espèce : Homo ergaster
mardi 9 juillet 2002
Le petit crâne des premiers Eurasiens
Les scientifiques pensaient en effet que l'adaptation de ces hominidés aux nouveaux environnements rencontrés lors de leurs déplacements requérait une dimension de cerveau, et donc une intelligence, supérieure à celle permise par le crâne récemment découvert.
Il s'agit du crâne d'un individu menu, au nez court et aux canines imposantes. Son cerveau aurait mesuré 600 centimètres cube, soit moins de la moitié de celui des hommes modernes. Deux autres crânes, découverts il y a trois ans sur le même site, permettaient d'accueillir un cerveau de plus grande dimension : 800 centimètres cube environ. Selon David Lordkipanidze, de l'Académie géorgienne des sciences et un des découvreurs du dernier fossile, les trois crânes, vieux de 1,75 millions d'années, appartenaient probablement à la même espèce, homo erectus, la première à avoir quitté l'Afrique. Les fossiles de Dmanisi ressemblent plus précisément à la version africaine d'homo erectus, dénommé homo ergaster.
Au regard de ces découvertes, l'augmentation du volume du cerveau n'aurait pas été le seul facteur de migration hors d'Afrique, a déclaré Lordkipanidze. Plusieurs raisons auraient selon lui motivé le phénomène. Le nouveau fossile découvert montre à quel point ces premiers humains étaient primitifs, précise Chris Stringer, de la London Natural History Museum. Les travaux sur le sujet ont été publiés dans la revue Science.
Source : Futura-Sciences du 09/07/2002
lundi 1 juillet 2002
Homme de Buya
Selon les chercheurs, cet Homo ergaster vivait dans une forêt près d'un grand fleuve, avec une faune très diversifiée (21 espèces de vertébrés, 16 de mammifères). Pour l'Homme de Buya, l'évolution la plus évidente est celle des jambes très peu arquées et des pieds à doigts parallèles adaptés à la marche et à la course. La mâchoire est massive. Les pariétaux sont presque parallèles. La conservation du crâne a permis une reconstitution numérique qui indique un volume crânien de 1 000 cm3, plus des deux tiers de celui d'Homo sapiens, une forte irrigation sanguine, une asymétrie semblable à celle du cerveau moderne.
De nombreuses traces laissées par ses outils de pierre ont été observées sur des os d'antilopes, d'hippopotames et de quelques crocodiles, mais pas d'autres prédateurs comme les lions ou les hyènes. Les hommes de Buya allaient quelquefois chercher loin les pierres qu'ils sélectionnaient soigneusement pour leurs outils ; les tailler suppose une certaine habileté, de la mémoire, et des capacités de conception en trois dimensions, ce qui évoque une pratique de la transmission et de l'apprentissage. L'Homme de Buya est daté d'un million d'années.
Source : Wikipedia
vendredi 1 septembre 2000
KNM-ER 3228
Un fragment de l'os pelvien droit d'un homme.
Le bassin est étroit par rapport à l'australopithèque. Les sites d'attache musculaire sont beaucoup plus prononcés que dans l'australopithèque.
1,46-1,57 millions d'années
Homo ergaster
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Site : Koobi Fora, KenyaAnnée de la découverte : 1984-01-01
Par : M. D. Rose
Age : Environ 1.95 million d'années
Espèce : Homo erectus
Garçon de Turkana
Découverte
Le squelette fut découvert en 1984 par Kamoya Kimeu, un membre de l'équipe de Richard Leakey, à Nariokotome, près du lac Turkana au Kenya. Il comprend 108 os, ce qui en fait le squelette humain ancien le plus complet découvert à ce jour. Il manque néanmoins les deux mains et les deux pieds.
Morphologie
La forme du bassin du fossile a permis de déterminer qu'il s'agissait d'un individu mâle.
Le pelvis est un peu plus large que celui d'Homo sapiens, mais plus étroit que celui de l'Australopithèque, ce qui permettait une marche bipède efficace, contrairement aux espèces précédentes encore à la fois bipèdes et arboricoles. Les jambes sont longues, avec des proportions comparables à celles de l'homme moderne, ce qui devait en faire un bon marcheur.
Le crâne montre des traits archaïques, un front bas, un fort torus sus-orbitaire, une mâchoire prognathe, mais avec un volume endocrânien de 880 cm3, nettement supérieur à celui d'Homo habilis. La fosse nasale tend à se rapprocher de la forme moderne.
La grande taille relative augmente la surface du corps et devait faciliter la dissipation de la chaleur sous le soleil africain. On pense qu'Homo ergaster était moins velu que ses ancêtres, et peut-être même aussi peu que l'homme moderne, et avait déjà acquis le système de transpiration qui permet de refroidir le corps.
Source: Sa fiche Wikipedia
samedi 1 mai 1999
KNM-ER 3883
La plupart du squelette facial du fossile est manquant. Seul le neurocrâne est dans un état assez complet. Les chercheurs ont calculé que le fossile a environ 1,6 million d'années et représente probablement un homme. KNM ER 3883 est un plus robuste et un peu plus grand que KNM ER 3733. Le crâne est long et bas et il a une construction post-orbitaire. Il a un grand visage et un os zygomatique. Montre une capacité crânienne supérieure à toute capacité d'hominidés précédente estimée à 804 ml.
Source : Wikipedia (en)



















