dimanche 31 janvier 2010

Des coquillages symboliques chez les Néandertaliens

Coquillages perforés et colorés par des pigments témoigneraient de l’émergence d’une culture symbolique chez l’homme de Neandertal, longtemps considéré comme un cousin mal dégrossi.


La coquille Saint-Jacques perforée et colorée de la Cueva Antón. (Image courtesy of João Zilhão)

La découverte de coquillages perforés et de traces de pigments sur un site occupé par des Néandertaliens dans le sud-est de l’Espagne, montrerait que ces anciens homininés utilisaient des ornements, bijoux et peut-être maquillage. Un usage symbolique associé à l’apparition des premières cultures humaines.

Différents bivalves –bucardes, spondyle, amandes, coquilles Saint-Jacques…- ont été mis au jour dans deux grottes de la province de Murcie, la Cueva de Aviones et la Cueva Antón, la première située à moins de 7 kilomètres de la mer (à l’époque de son utilisation), la seconde à 60 km à l’intérieur des terres. Datées d’il y a 50.000 ans (Paléolithique), soit environ 10.000 ans avant que l’homme moderne Homo sapiens s’installe en Europe, ces grottes -et ce qui s’y trouve- peuvent être attribuées sans ambigüité aux Néandertaliens, soulignent les chercheurs qui ont mené ces fouilles.

Dans la Cueva Antón, l’anthropologue João Zilhão (Université de Bristol, GB) et ses collègues français, espagnols ou italiens, ont notamment découvert une coquille Saint-Jacques portant la trace d’une perforation et d’une coloration rouge (mélange d’hématite et de goethite (les analyses des pigments ont été réalisées par spectroscopie).

Des coquilles de bucardes perforées au sommet (umbo) ou des coquilles de spondyles portant les traces de pigments ainsi que des échantillons de pigments jaunes (jarosite, sidérite) ou rouge (hématite, goethite) ont été découverts. Les pigments ne proviennent pas de l’environnement naturel de la grotte, précisent les chercheurs dans leur article publié par les Proceedings of the National Academy of Sciences, mais sont sans doute originaires du site de La Unión, éloigné de 3 à 5 km de la Cueva de los Aviones, exploité dès l’Antiquité pour l’argent, l’or et divers métaux.

Même si les coquilles de bucardes ont pu être naturellement perforées, leur présence dans ces grottes démontre qu’elles ont sélectionnées pour un usage symbolique, soulignent les chercheurs. Ils rapprochent cette découverte de celles des petits Nassarius d’Afrique du Nord, utilisés il y a 80.000 ans pour fabriquer des parures.

En France, les traces de culture néandertaliennes du Châtelperronien (de 35 000 à 30 000 ans avant notre ère) se mêlent à celles de l’occupation par Homo sapiens, brouillant les pistes. Les coquillages et les pigments de Murcie démontreraient que l’homme de Neandertal n’est pas qu’un imitateur et que la culture n’a pas attendu les premiers hommes modernes de l’Aurignacien pour émerger.

Source : NouvelObs.com du 11/01/2010

mercredi 27 janvier 2010

Musée de Quinson


Le Musée de Préhistoire des Gorges du Verdon.

4 visites virtuelles :
- 1 million d'années d'histoire de l'Homme,
- le Village préhistorique,
- la Grotte de la Baume Bonne et
- le Musée.

Voici le lien direct pour le site :
http://www.museeprehistoire.com/

mardi 26 janvier 2010

Sciences et Technologies - Le Figaro


Le quotidien Le Figaro est très réactif et assez complet dans le traitement des informations qui nous intéressent.
La rubrique Sciences et Technologie regroupe toutes ces infos.

Voici le lien direct :
http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/

Actualités Sciences - La Croix

Un quotidien qui offre des informations régulières et de qualité sur les Sciences et notamment l'archéologie ? Vous pouvez trouver ceci dans La Croix.
Le site internet est un référent aussi. Nous y retrouvons l'essentiel des publications du journal.
La rubrique Actualités est à parcourir régulièrement de même que le Dossier Sciences.
A noter, le cahier thématique du mardi :  Sciences & éthique.

Voici le lien vers la rubrique Actualités :
http://www.la-croix.com/Actualite/Sciences/

lundi 25 janvier 2010

Les plus vieilles traces de pas sur Terre

La découverte de traces de pas vieilles de 397 millions d'années permet de reculer la date d'apparition des premiers tétrapodes.

Nature fait sa une sur la découverte des plus anciennes traces de pas sur Terre.
Nature fait sa une sur la découverte des plus anciennes traces de pas sur Terre.
Ce sont, pour le moment, les plus vieilles empreintes faites sur la terre ferme par un animal doté de quatre membres et de doigts, c'est à dire un tétrapode. "On les a retrouvé dans une ancienne carrière, au centre de la Pologne, dans un gisement du dévonien vieux de 397 millions d'années" précise Philippe Janvier du Museum National d'Histoire Naturelle, auteur d'un article accompagnant la publication principale dans la revue Nature.

Ces traces de pas, plusieurs pistes ont été relevées, correspondent vraisemblablement à un animal long d'environ deux mètres qui ressemblerait "à une grosse salamandre croisée avec un crocodile, plutôt assez bas sur pattes" décrit P.Janvier. Les empreinte indiquent clairement l'existence de "mains" et de "pieds" sans traces de glissement d'un corps, ce qui exclu un déplacement par reptation.


Découverte des plus anciennes traces de pas sur Terre

Si elles ne boulerversent pas l'idée que se font les paléontologues et les biologistes sur la sortie des eaux et l'apparition des premiers vertébrés terrestres, elle recule néanmoins de plusieurs millions d'années leur date d'apparition probable.

"Alors que l'on pensait que la divergence entre les poissons intermédiaires, à nageoires lobées, et les tétrapodes datait de 385 à 390 millions d'années; cette découverte indique que les premiers tétrapodes sont certainement apparus il y a 400 millions d'années et peut-être plus", explique le chercheur."Cela ouvre de nouvelles pistes de recherches. Il nous faut chercher des fossiles ou des empreintes dans des sites plus vieux datant de l'Emsien [407 à 397 millions d'années]".

Source : NouvelObs.com du 07/01/2010

Il y a 7000 ans, on pratiquait déjà des amputations


Un examen au scanner a montré que l'humérus (ci-dessus) du squelette de Buthiers-Boulancourt, retrouvé au fond d'une fosse de 1,50 m creusée à même la roche calcaire (ci-contre), n'a pas été entièrement déchiré et que la partie restée intacte a été découpée de manière très rectiligne au niveau du traumatisme.

L'individu dont on a retrouvé le squelette dans une carrière d'Ile-de-France a survécu quelques années à l'opération.

Un squelette vieux de 6 900-6 700 ans et ayant subi une amputation de l'avant-bras gauche au-dessus du coude a été découvert à Buthiers-Boulancourt (Seine-et-Marne). L'intervention a sans doute eu lieu après une grave blessure dont rien n'indique l'origine. Un examen avec un scanner ultraperformant montre que l'humérus n'a pas été entièrement déchiré et que la partie restée intacte a été découpée de manière très rectiligne au niveau du traumatisme. « Un os ne peut en aucun cas se casser aussi nettement. À l'évidence, il y a eu un acte chirurgical », assure Cécile Buquet-Marcon, anthropologue à l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).

Des signes de cicatrisation sur le bord de l'os montrent que l'individu a survécu plusieurs mois, voire plusieurs années à l'opération. Le travail a été fait très proprement. Il n'y a pas eu infection, aucune trace d'inflammation n'est visible. «Cette intervention chirurgicale d'urgence a été couronnée de succès, souligne l'équipe de l'Inrap (Antiquity, décembre 2009). Cela montre qu'il y a 7 000 ans en Europe occidentale, il existait des compétences techniques et des formes de solidarité très fortes vis-à-vis de personnes lourdement handicapées.»

C'est la première découverte de ce type en France. Le mobilier funéraire déposé dans la fosse date du néolithique ancien ou Rubané (- 7 500 à - 7 000 ans). À cette époque, les premiers agriculteurs venus du Moyen-Orient ne maîtrisaient pas encore la métallurgie. Le chirurgien a donc opéré avec un scalpel en pierre, vraisemblablement du silex, qui n'a pas été retrouvé.

Inhumé avec une chèvre

La plus ancienne amputation, connue à ce jour, remonte à 7 500 ans. Elle a été découverte à Vedrovice, en République tchèque. «Il y avait très certainement d'excellents chirurgiens parmi les deux courants de néolithisation du continent européen, le long du Danube d'un côté et de la Méditerranée de l'autre, estime Éric Crubézy, anthropo-biologiste et professeur à l'université Paul-Sabatier (Toulouse). Même s'ils n'avaient pas de contacts, ces premiers agriculteurs devaient partager un même savoir.»

Le squelette de Buthiers-Boulancourt gisait au fond d'une fosse de 1,50 m creusée à même la roche calcaire, ce qui a permis de le préserver. L'homme, un adulte de haut rang, portait des traces d'arthrose au niveau cervical et il avait perdu toutes ses dents. La tête orientée vers l'est et tournée vers le sud, le corps en position fœtal, il a été inhumé avec une chèvre. Une hache polie en schiste de 20 cm de long était également déposée à ses côtés. Il s'agit d'une imitation de haches polies produites dans les Alpes italiennes, autour du mont Viso, à 500 km à vol d'oiseau du Bassin parisien. «Cette pièce est un des témoins les plus anciens du prestige que devaient avoir à cette époque les productions alpines», souligne Anaïck Samzun, de l'Inrap. Des traces de poteaux d'habitation et des restes de céramique apparentés à la culture du Villeneuve-Saint-Germain implantée dans le Bassin parisien ont été retrouvés sur place. Le village se trouvait sur un plateau qui avait dû déjà être partiellement déforesté.

Les fouilles d'urgence (les «fast-fouilles») ont été effectuées en 2003 et 2005 à l'occasion de l'extension d'une carrière de sable. Une partie des restes situés en surface avaient été endommagés par les labours. Le site a été exploité après le passage des archéologues.

Source : Le Figaro du 13/01/2010

Une amputation qui fait date

Un squelette vieux de presque 7.000 ans porte la trace d’une opération chirurgicale: c’est la plus vieille amputation connue en France.


Voilà une date marquante dans l’histoire de la chirurgie en France: la plus ancienne amputation connue. Elle a été pratiquée il y a 6.900 ans sur un homme dont l’avant-bras avait sans doute été en partie arraché lors d’un accident. A l’aide d’un silex, les chirurgiens ont sectionné l’extrémité de l’humérus.

Détail de l’humérus amputé et sa reconstitution microtomographique en 3 D

Fait notable: le patient a survécu, comme en témoigne les traces de cicatrisation observé sur ses os, mis au jour sur un site du néolithique de Seine-et-Marne, à Buthiers-Bulancourt.

Le squelette intact était entouré d’objets funéraires prestigieux, comme une longue lame de hache en schiste poli, un grand pic en silex ou encore un agneau, déposé aux pieds du mort. Souffrant d’arthrose, ayant perdu ses dents et l’un de ses avant-bras, l’homme mort est assez âgé, ce qui indique qu’il était soutenu par son groupe et même qu’il y occupait probablement une place importante, expliquent les chercheurs.

L’os manquant a donc intrigué les archéologues. La reconstruction de l’humérus à partir de l’ossement révèle qu’il s’agit bien d’un acte chirurgical : la section est trop nette pour être le fruit d’un accident ou d’une déformation, expliquent Cécile Buquet-Marcon et Anaïck Samzun de l’Institut national de recherches archéologiques préventives, et le Dr Philippe Charlier, médecin légiste et paléo-pathologiste. Leurs travaux, achevés en 2007, sont publiés cette semaine dans le journal Antiquity.

Curieusement, peu de cas d’amputations sont connus pour cette période du néolithique, alors que la pratique de la trépanation est bien documentée. Cette pratique serait apparue il y a 12.000 ans et a connu un développement important dans les Grandes Causses, dans le sud de la France.

Source : NouvelObs.com du 15/01/2010

Une "civilisation des galets" découverte dans l'Hérault

Un site préhistorique exceptionnel a été découvert dans l’Hérault, à Lézignan-la-Cèbe : dans une coulée de basalte vieille d’un million et demi d’années se côtoient en effet restes d’animaux et objets fabriqués. Une occasion rare de mieux connaître la présence des premiers Hominidés en Europe occidentale.

Bovidés, équidés, cervidés, rongeurs, carnivores, reptiles, oiseaux et vraisemblablement un mammouth… La faune exhumée dans la carrière de basalte de la commune de Lézignan-la-Cèbe est très riche, explique Jean-Yves Crochet et ses collègues du Muséum national d’histoire naturelle (Paris) et du CNRS qui ont étudié le site dans l’Hérault. Les datations révèlent que la coulée est âgée en moyenne de 1,57 millions d’années. La faune daterait donc du début du Pléistocène (entre 1,8 million d’années et 780.000 ans).

Les premières fouilles ont aussi révélé la présence d’artéfacts, des outils modifiés par la main de l’homme (ou plutôt de l’hominidé à cette période). La conjonction des deux, animaux et artefacts, est rare pour cette période. Elle n’est présente que sur les sites d’Atapuerca au nord de l’Espagne et de Kozarnika en Bulgarie.

Les artefacts de Lézignan-la-Cèbe appartiennent à la «civilisation du galet». Cette expression désigne les premiers outils préhistoriques, des galets cassés pour obtenir un bord tranchant, désignés par le terme anglais chopper. On sait par exemple qu’Homo habilis, qui habitait en Afrique il y a plus de 2 millions d’années, fabriquait ce type d’outil. Certains des choppers, conçus à partir de galets de basalte, de silex ou de quartz, portent des marques de coup. Des restes osseux également retrouvés dans la même coulée sont eux aussi marqués. Leur étude va se poursuivre pour savoir s’ils ont été brisés ou découpés avec des outils.

Les fouilles vont se poursuivre dans la carrière de Lézignan-la-Cèbe. Les préhistoriens et paléontologues n’excluent pas de trouver des ossements d’hominidés. A terme ce site devrait contribuer à mieux connaître l’histoire des premiers Hominidés présents en Europe. Ils étaient présents à l’Est (site de Dmanisi en Géorgie) il y a 1,8 million d’années. En Espagne la Sima del Elefante d’Atapuerca a livré les restes d’Hominidés vieux de 1,2 million d’années.

Les plus anciennes traces d’occupation en Europe occidentale remontent à 1,4 millions d’années. D’ores et déjà, la découverte des artefacts de l’Hérault repousse d’environ 200.000 ans la présence d’Hominidés en Europe occidentale.

Source : NouvelObs.com du 15/12/2009

Le premier amputé de France


Quand Cécile Buquet-Marcon et Anaïck Samzun de l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) découvrent ce squelette à Buthiers-Boulancourt (70 km au sud de Paris), elles remarquent aussitôt qu'il manque un os. L'homme qui gisait là depuis près de 7.000 ans n'avait plus d'avant-bras gauche. Elles ont eu beau fouiller partout dans la tombe plutôt vaste : rien, sinon le squelette d'un mouton ou d'une chèvre. Elles ont alors regardé de plus près l'humérus raccourci pour constater avec stupéfaction que l'os semblait avoir été sectionné volontairement. Incrédules, les deux archéologues font appel à un expert en paléopathologie, lequel ne s'est pas fait prier pour accourir voir la merveille. Il ne peut que confirmer la supposition des deux femmes : l'homme d'âge mur gisant ici a fait l'objet d'une amputation quelques mois ou quelques années avant sa mort. Sans doute à la suite d'un accident. La coupure est nette et l'os présente plusieurs traces de cicatrisation et aucune d'infection profonde. "Autant on a trouvé plusieurs centaines de trépanés datant du néolithique, autant les amputés se comptent sur les doigts d'une main", note Jean-Pierre Demoule, ancien président de l'INRAP et grand spécialiste du néolithique européen. Il faut donc croire que les chamans de cette époque avaient quelques notions de médecine et d'asepsie. Ce que certains chirurgiens d'aujourd'hui feraient bien de méditer...

Source : Le Point du 14/01/2010

L'homme a failli disparaître voilà 1,2 million d'années

Faut-il s'en réjouir ou bien le regretter ? Notre ancêtre Homo erectus a frôlé l'extinction voilà 1,2 million d'années. Il n'existait alors plus que 18.500 adultes en état de procréer, un chiffre extrêmement faible pour une espèce alors disséminée sur toute la planète (excepté l'Amérique et l'Australie). Actuellement, par exemple, la population de gorilles est déjà considérée comme vulnérable avec 25.000 individus alors qu'elle n'occupe que l'Afrique équatoriale. Par quel miracle peut-on savoir aujourd'hui que nos ancêtres ont failli être rayés de la carte ? Les agents de l'Insee ne parcouraient pas encore la planète que l'on sache. Pas besoin. Chaque être humain possède dans chacune de ses cellules une boîte noire qui enregistre chacun de ses faits et gestes : l'ADN. Pendant longtemps, il a résisté à toute pression pour parler, mais, dorénavant, avec les incroyables progrès de la génomique, les chromosomes ne cessent de se mettre à table.

L'une des premières révélations, c'est la relative pauvreté de la diversité de nos gènes vu l'âge de notre espèce. La seule explication possible, c'est que la population humaine a traversé des goulots d'étranglement. Seules de grandes hécatombes démographiques peuvent expliquer la perte de variance génétique. En se livrant à de savants calculs, les généticiens avaient déjà identifié plusieurs goulots d'étranglement. Le plus récent date de seulement 70.000 ans, quand la population d'Homo sapiens est alors tombée à 15.000 adultes. Mais comme, à cette époque, celui-ci n'avait pas encore pris son bâton de pèlerin pour quitter l'Afrique, il n'avait pas été menacé d'extinction. Remarquons au passage que 70.000 ans correspondent à la date d'éruption du super volcan indonésien Toba, qui plongea la Terre dans un hiver nucléaire de plusieurs années. C'est probablement l'explication de ce goulot d'étranglement.

Après l'espèce humaine, un jardin d'Éden ?


En farfouillant dans les chromosomes, les généticiens ont encore trouvé plusieurs autres passages difficiles où la population de sapiens est même tombée à quelque 10.000 individus. Mais ce qui est nouveau avec cette nouvelle étude publiée par des généticiens de l'université de l'Utah dans les PNAS ( Proceeding of the National Academy of Science ), c'est qu'elle a détecté un goulot d'étranglement aussi loin dans le temps, à l'époque de nos ancêtres erectus. On passera sur la technique génétique bien difficile à comprendre pour un néophyte, mais l'important, c'est d'avoir découvert que les Homo erectus installés en Afrique, en Asie et en Europe n'étaient pas plus nombreux que les habitants du 1er arrondissement de Paris !

Et si l'Homo erectus avait réellement disparu. Quel serait aujourd'hui l'état du monde ? Cette hypothèse ouvre des perspectives vertigineuses. La Terre sans hommes ! Le monde serait-il encore un jardin d'Éden sans villes, sans pollution et sans téléphones portables ? Ou bien le royaume d'une autre espèce conquérante ? Le champ de bataille de chimpanzés toujours prêts à guerroyer entre eux ? Ou bien l'immense chambre à coucher de leurs cousins obsédés sexuels, les bonobos ? Impossible à dire. On se contentera d'attendre le prochain goulot d'étranglement, en espérant que celui-ci ne sera pas fatal à l'espèce humaine.

Source : Le Point du 21/01/2010

vendredi 22 janvier 2010

Tout Archéologie - Culture.fr


Sur le site culture.fr, le portail de la culture, nous retrouvons toute une section dédiée à l'Archéologie.

Pas grand chose de notable pour le moment sur la partie qui nous intéresse.
Des bugs dans le site (des pages sans aucun rapport s'affichent furtivement).

Voici le lien :
Tout Archéologie

Espace presse - CNRS


Quelques infos à glaner de temps en temps sur le site du CNRS. Site regroupant les communiqués et dossiers de presse.

Accès par ce lien :
http://www2.cnrs.fr/presse/

mercredi 20 janvier 2010

Actualité scientifique du Nouvel Observateur


Le site NouvelObs.com offre une riche publication de l'actualité.
Parmi tous les thèmes proposés, figure les Sciences. Celles-ci regroupent le Vivant, les Technologies, la Terre, le Fondamental, l'Homme et la Société, la Santé, l'Espace et la Nature.
De nombreux articles sont régulièrement publiés sur les sujets Archéologie et Préhistoire.

A parcourir régulièrement, pour se tenir au courant de l'actualité et mettre ses connaissances à jour.

Voici le lien direct :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/

mardi 19 janvier 2010

Pour la science


Le magazine de référence de l'actualité scientifique, comme il se prétend.
Pour la partie qui nous concerne, il y a un onglet intitulé Archéologie.
Vous y trouverez des infos spécifiques Archéologie - Paléontologie.
De même, des extraits du magazine sont accessibles à la lecture.

Le lien vers le site :
Pour la science

lundi 18 janvier 2010

East Side Story

La théorie de l'East Side Story est un modèle expliquant l’apparition de la lignée humaine en Afrique de l'Est par un changement climatique majeur lié à la formation du grand rift.

Proposé initialement par l’éthologue hollandais A. Kortlandt, le modèle a été popularisé sous le nom d’East Side Story par le paléoanthropologue français Y. Coppens.

La formation du rift, il y a une dizaine de millions d'années, aurait conduit à une différentiation climatique et environnementale majeure entre la région située à l'ouest, humide et boisée, et la région située à l'est, beaucoup plus sèche et occupée par la savane. À partir d'une souche commune, deux populations de primates auraient été isolées et deux lignées évolutives auraient divergé :

à l'Ouest, région restée humide et couverte de forêt tropicale, se serait développée la branche des Primates regroupant les grands singes ancêtres des gorilles, des chimpanzés et des bonobos. Les caractéristiques environnementales auraient contribué à leur conserver un mode de déplacement essentiellement quadrupède et arboricole.
à l'Est (territoires actuels de la Tanzanie, du Kenya, de l’Éthiopie), à l'abri des précipitations bloquées par la barrière du rift, un climat beaucoup plus sec se serait mis en place accompagné de la formation d'une végétation beaucoup moins dense, faite de savanes faiblement arborées. En réponse à ce nouvel environnement, une ou plusieurs branches distinctes de la famille Hominidé se seraient développées. Les australopithèques et les paranthropes en feraient partie, ainsi que l'ancêtre de l'homme moderne. Climat et végétation auraient favorisé, chez ces ancêtres ou ces cousins de l'homme moderne, les déplacements au sol et la bipédie, permettant l'amélioration de la perception visuelle des prédateurs ou du gibier. La bipédie favorisant la libération des membres antérieurs, ceux-ci seraient devenus disponibles pour utiliser progressivement des outils.
Ce modèle séduisant a été remis en cause par la mise en évidence d’une locomotion encore largement arboricole chez certains Australopithèques, puis par les découvertes par l’équipe de Michel Brunet d'Australopithecus bahrelghazali et de Sahelanthropus tchadensis au Tchad, soit 2 500 km à l'ouest du rift. Si Yves Coppens a reconnu que le modèle ne correspondait plus aux données actuelles, l'isolement géographique de petits groupes reste une hypothèse privilégiée pour expliquer l'apparition de la bipédie.

Source : Wikipedia

Evolution

En biologie, l'évolution désigne la transformation des espèces vivantes au cours des générations. Cette transformation peut aboutir à la formation de nouvelles espèces, et donc à une diversification des formes de vie. Cette diversification depuis les premières formes est à l'origine de la biodiversité actuelle. L’histoire de l'évolution de la vie peut ainsi être décrite sous forme d'un « arbre évolutif », ou arbre phylogénétique.

L'idée d'évolution peut déjà se trouver chez certains philosophes de l'antiquité (grecs, romains) ou bien musulmans, mais ce n'est qu'à partir du XIXe siècle que de véritables théories proposant une explication du phénomène de l'évolution des espèces ont été développées. Si la théorie du transformisme de Lamarck a ouvert la voie, la révolution évolutionniste est arrivée avec Charles Darwin et son ouvrage De l'origine des espèces (1859) dans lequel deux grandes idées, appuyés par des faits, émergent : l'unité et la diversité du vivant s'explique par l'évolution, et le moteur de l'évolution adaptative est la sélection naturelle. En profonde contradiction avec les idées philosophiques et religieuses dominantes de l'époque, De l'origine des espèces obtient un important écho et convainc rapidement la majorité des biologistes de la réalité de l'évolution[1].

Avec la théorie synthétique de l'évolution qui regroupe notamment les idées de Darwin avec celles de Mendel, l'évolution fait l'objet d'un large consensus scientifique sur ses fondements et ses mécanismes depuis le milieu du XXe siècle. Dans la biologie contemporaine, si l'idée que les espèces évoluent ne fait plus aucun doute, les détails des mécanismes qui permettent d'expliquer cette évolution font toujours l'objet de recherches et sont parfois au cœur de controverses scientifiques et médiatiques, comme celle ayant opposé Stephen Jay Gould et Richard Dawkins sur l'intérêt d'introduire la notion d'équilibres ponctués.

L'évolution est causée, d'une part par la présence de variations parmi les traits héréditaires d'une population d'individus (mutations), et d'autre part par divers mécanismes qui vont modifier la fréquence de certains traits héréditaires. Parmi ces mécanismes, la sélection naturelle désigne la différence de propagation entre les traits héréditaires causée par leur effet sur la survie et la reproduction des individus : si un certain trait héréditaire favorise les chances de survie et la reproduction, il s'ensuit mécaniquement que la fréquence de ce trait augmente d'une génération à l'autre. Dans une population de taille finie, un trait peut également être propagé ou éliminé par le fait de fluctuations aléatoires (dérive génétique). À l'échelle des temps géologiques, l'évolution conduit à des changements morphologiques, anatomiques et physiologiques des espèces.

À cause, entre autres, de ses implications sur l'origine de l'humanité, l'évolution a été, et reste toujours, mal comprise ou mal admise hors de la communauté scientifique. Dans les sociétés occidentales, la théorie de l'évolution se heurte à une vive opposition de la part de certains milieux religieux fondamentalistes, notamment pour son incompatibilité avec une interprétation littérale de la Bible. Ses détracteurs se basent sur des analyses pseudo-scientifiques ou religieuses pour contredire l'idée même d'évolution des espèces ou la théorie de la sélection naturelle.

Source : Wikipedia

Paléontologie

La paléontologie est la science qui étudie les restes fossiles des êtres vivants du passé et les implications évolutives de ces études.

Paléontologue au travail. Patience et minutie sont deux qualités indispensables au paléontologue lors de la mise à jour et l'étude des fossiles.
Les muséums d'histoire naturelle jouent, avec les universités un rôle majeur dans la conservation des collections et leur présentation au public.On distingue deux principales formes de paléontologie :

-La paléontologie systématique :
son objectif premier est le développement de phylogénies sur la base d'observations scientifiques — pour le néophyte, la paléontologie s'arrête souvent à cette seule partie descriptive des fossiles.
-La paléontologie générale ou fondamentale :
les paléontologues s'intéressent alors aux problèmes généraux dégagés par la démarche systématique, aux associations entre les êtres vivants disparus et/ou actuels, à leurs évolutions, bref, à l'évolution au cours des temps géologiques.

Source : Wikipedia

Préhistoire

La Préhistoire est généralement définie comme la période comprise entre l’apparition de l’Humanité et l’apparition des premiers documents écrits, même si cette définition n’est pas sans poser des problèmes.

La préhistoire est aussi la discipline scientifique qui étudie cette période.

Source : Wikipedia

vendredi 15 janvier 2010

Sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère - Wikipedia

Les sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère constituent un ensemble de sites préhistoriques exceptionnels, répartis sur une quarantaine de kilomètres le long de la vallée de la Vézère entre Les Eyzies-de-Tayac et Montignac, en France dans le département de la Dordogne, région Aquitaine.

On trouve sur cette liste de Wikipedia, les principaux sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO, ceux qui sont inscrits aux Monuments nationaux.

Voici le lien :
Sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère

Liste des sites du Paléolithique moyen et supérieur hors d'Europe - Wikipedia

Quelques définitions ainsi que la liste des sites par période sur ce lien de Wikipedia intitulé :
Liste des sites du Paléolithique moyen et supérieur hors d'Europe

Liste des sites paléolithiques européens - Wikipedia

Sur Wikipedia,
une liste des sites paléolithiques européens
On y trouve quelques définitions, ainsi que la liste des sites par période.

Liste de préhistoriens - Wikipedia

Archéologue qui étudie la préhistoire.

Voici le lien, sur Wikipedia, qui recense:
la liste de préhistoriens

Liste des glossaires en archéologie - Wikipedia

Sur Wikipedia, une autre liste, celle des glossaires en archéologie.
Il y a les glossaires classés :
  • par ordre alphabétique,
  • par période,
  • par civilisations,
  • par thèmes,
  • par peuples ainsi que
  • les glossaires de la spiritualité.

Voici le lien pour accéder à
la liste des glossaires en archéologie

Liste d'archéologues par ordre alphabétique - Wikipedia

Un autre lien intéressant, sur Wikipedia, celui donnant la
liste d'archéologues par ordre alphabétique

Liste des sites archéologiques par pays - Wikipedia

Sur Wikipedia, cette liste encore incomplète mais qui peut bien aider.

Voici le lien :
Liste des sites archéologiques par pays

Lexique de l'archéologie - Wikipedia

Toujours très utile, un lexique sur l'archéologie.
Voici celui mis à disposition par Wikipedia sur le lien suivant :
Lexique de l'archéologie sur Wikipedia
L'archéologie est l'étude scientifique des civilisations disparues à partir des vestiges plus ou moins importants et lisibles qu'elles ont laissés dans le sol.

Archéologie

L'archéologie est une discipline scientifique dont l'objectif est d'étudier et de reconstituer l’histoire de l’humanité depuis la préhistoire jusqu’à l'époque contemporaine à travers l'ensemble des vestiges matériels ayant subsisté et qu’il est parfois nécessaire de mettre au jour (objets, outils, ossements, poteries, armes, pièces de monnaie, bijoux, vêtements, empreintes, traces, peintures, bâtiments, infrastructures, etc.).

L’archéologue, dans une approche diachronique, acquiert donc l’essentiel de sa documentation à travers des travaux de terrain (prospections, sondages, fouilles) par opposition à l’historien, dont les principales sources sont des textes. Les documents écrits sont toutefois souvent utilisés avec profit en archéologie lorsqu’ils sont disponibles et conservés.

Le mot « archéologie » vient du grec ancien ἀρχαιολογία[1] et est formé à partir des racines ἀρχαίος = ancien et λόγος = mot/parole/discours.

L'archéologie est pluridisciplinaire : Si les archéosciences relèvent par essence des sciences humaines, elles font aussi appel à une panoplie de méthodes venant des sciences naturelles et sciences de la Terre notamment dans le domaine des datations (14C, dendrochronologie, thermoluminescence, palynologie, la xylologie-anthracologie, archéozoologie, etc.).

Source : Wikipedia

Ethnographie

L’ethnographie est la science de l'anthropologie dont l'objet est l'étude descriptive et analytique, sur le terrain, des mœurs et des coutumes de populations déterminées. Cette étude était autrefois cantonnée aux populations dites alors « primitives ».

Cependant, et en particulier depuis le mouvement des indépendances des pays colonisés, l'ethnographie occidentale s'est tournée de plus en plus sur ses propres sociétés et groupes sociaux. L'ethnographie peut ainsi se porter sur des populations dont les origines sont très proches du chercheur (ce qui a soulevé des problématiques nouvelles d'observation). Il peut s'agir d'un groupe social large (la bourgeoisie parisienne) ou des usagers d'une institution, d'un groupe de jeunes, de SDF, des voyageurs des transports publics... Les possibilités sont tout aussi infinies qu'en terrain "exotique".

Le mot, composé du préfixe ethno-, (dérivé du grec έθνος, proprement « toute classe d'êtres d'origine ou de condition commune ») et du suffixe -graphie (emprunté au grec γράφειν « écrire »), signifie littéralement « description des peuples ».

Le terme est apparu pour la première fois en 1607. Il a été mentionné pour désigner des collections d'édition, mais déjà en 1839 à Paris se crée une société ethnologique.
En Allemagne on utilise simultanément deux termes Volkskunde - « étude de son propre peuple » - et Völkerkunde - « description des peuples étrangers ».
En Russie cette discipline scientifique est appelée « étude des peuples » et dans les pays anglophones - « anthropologie culturelle et sociale ».
Les termes qui précèdent ne diffèrent pas seulement par les noms des sciences, mais aussi parce qu'ils traitent différemment leur objet d'étude : soit l'homme, soit la société, soit le peuple ou la culture.

Ethnologie et ethnographie sont deux démarches distinctes et qui ont été pensées comme des moment successifs par Claude Lévi-Strauss (qui y rajoutait l'anthropologie):
- l'ethnographie, de type pratique, enregistre l'organisation d'une société ;
- l'ethnologie, de type plus formel et réflexif, établit à partir de ces descriptions les lignes générales de structure et d'évolution de cette société;
- l'anthropologie serait alors une méta-analyse de dimension comparatiste entre différentes sociétés ethnographiées (sur une thématique précise cependant).

Source : Wikipedia

Anthropologie

L'anthropologie est la branche des sciences qui étudie les êtres humains sous tous leurs aspects, à la fois physiques (anatomie, physiologie, pathologie, évolution) et culturels (sociaux, psychologiques, géographiques, etc.). Elle tend à définir l'humanité en faisant une synthèse des différentes sciences humaines et naturelles. Le terme, anthropologie vient de deux mots grecs, anthrôpos qui signifie être humain et logos qui signifie l'étude.

Cette discipline insiste particulièrement sur les faits anthropologiques, c'est-à-dire qui sont spécifiques à l'homme par rapport aux autres animaux : langages articulés et figuratifs, rites funéraires, politiques ou magiques, arts, religions, costumes, parenté, habitats, techniques corporelles, instrumentales, de mémorisation, de numération, de représentations spatiales et temporelles, etc. Elle s’appuie notamment sur l’étude comparative des différentes sociétés et ethnies décrites par l'ethnologie et envisage l'unicité de l'esprit humain à travers la diversité culturelle.

L'ethnographie est la branche de la discipline qui s'occupe de la collecte méthodique des données sur le terrain. Elle peut utiliser le dessin, la photographie, la notation musicale et la collecte d'objets.

Source : Wikipedia

Paléoanthropologie

La paléoanthropologie est la branche de l'anthropologie physique qui étudie l'évolution humaine. L'évolution humaine désigne les différentes étapes qui ont permis d'aboutir à l'homme moderne, Homo sapiens, à partir de ses ancêtres primates. Elle ne se limite pas à l'étude du genre Homo mais inclut plus généralement tous les membres de la sous-tribu des hominines y compris donc des taxons qui ne sont pas, à proprement parler, nos ancêtres. Les hominines comprennent les hominidés du Miocène supérieur (7 Ma - 5 Ma), les Australopithèques (4,4 Ma - 1 Ma), les Paranthropes (2,7 Ma - 1 Ma) et les représentants du genre Homo (apparition entre 2,5 et 2 Ma).

La paléoanthropologie s'appuie essentiellement sur l'étude des fossiles, mais recourt également à d'autres approches comme la primatologie.

Cette science ne dispose que d'un matériel fossile fragmentaire et peu abondant. Les travaux des chercheurs conduisent à émettre de nombreuses et diverses hypothèses qui ne font pas toujours l'unanimité au sein de la communauté des paléoanthropologues.

Source : Wikipedia

jeudi 14 janvier 2010

Miocène

Le Miocène est la première époque du Néogène et la quatrième de l’ère Cénozoïque. Elle s’étend de 23,03 ± 0,05 à 5,332 ± 0,005 millions d’années, est suivie par le Pliocène et précédée par l’Oligocène. Elle a été nommée ainsi par Charles Lyell à partir du grec μείων (meioon, moins) et καινός (kainos, nouveau), moins récent car cette période comporte moins d’invertébrés marins modernes que le Pliocène.

Ses bornes ne sont pas identifiées à un évènement global mais plutôt au refroidissement continu depuis l’Oligocène qui se poursuivra pendant le Pliocène.

Source : Wikipedia

Troisième période de l'ère tertiaire. 23,5 millions d'années à 7 millions d'années avant notre ère, au cours de laquelle apparurent de nombreux mammifères évolués (chiens, chevaux, singes et grands singes…).

Source : Lexique du CNRS

Tertiaire

Le Tertiaire était le nom d'une ère géologique ; ce terme n'est plus utilisé.

La période géologique correspondante comprenait le système Paléogène et les époques du Miocène et du Pliocène. Elle fait partie de l'ère Cénozoïque, qui comprend également les époques du Pléistocène et de l'Holocène (antérieurement regroupées en Quaternaire).

Ce terme est utilisé pour la première fois par Giovanni Arduino dans les années 1730 qui classifie les temps géologiques en Primaire, Secondaire et Tertiaire, plus tard une quatrième période, le Quaternaire sera ajouté. En 1828, Charles Lyell reprend le terme pour l'utiliser dans sa propre classification beaucoup plus détaillée. Il subdivise le Tertiaire en fonction du pourcentage de mollusques ressemblant a des espèces modernes découvert dans les strates géologiques. Ces divisions, adéquates localement sur les terrains étudiés par Lyell, se révèlent inapplicables quand elles sont étendus au reste du monde. La classification par les mollusques est donc abandonnée ainsi que le nom Tertiaire.

Source : Wikipedia

Période géologique entre 65 et 2 millions d'années avant notre ère.

Source : Lexique du CNRS

Pliocène

Le Pliocène est la seconde époque de la période du Néogène . Elle s’étend de 5,332 ± 0.005 à 1,806 ± 0.005 millions d’années, est suivie par le Pléistocène et précédée par le Miocène. Elle a été nommée ainsi par Charles Lyell à partir du grec πλεῖον (pleion, "plus") et καινός (kainos, "nouveau"), plus récent en référence aux mammifères déjà essentiellement modernes.

Bornes

Le début du Pliocène est défini par la transgression Pliocène, dite aussi transgression zancléenne (début du Zancléen). Il y a environ 5,33 millions d'années, le détroit de Gibraltar s'ouvre à nouveau sous l'effet des forces tectoniques et l'océan Atlantique se déverse dans la mer Méditerranée, qui en avait été totalement séparée pendant un demi-million d'années, donnant lieu à la crise de salinité messinienne.

La fin du Pliocène est définie par l'inversion du champ magnétique terrestre dite Gauss-Matuyama, qui fait passer la planète de la polarité « normale » à la polarité « inverse ».

Subdivisions

Pliocène inférieur

  • Zancléen (5,332 ± 0,005 à 3,600 ± 0,005 Ma)

Pliocène supérieur

  • Plaisancien (3,600 ± 0,005 à 2,588 ± 0,005 Ma)
Source : Wikipedia

Dernière période de l'ère tertiaire. 5,3 millions d'années à 2 millions d'années avant notre ère au cours de laquelle les mammifères modernes devinrent dominants et que les australopithèques apparurent en Afrique.

Source : Lexique du CNRS

Pléistocène

Le Pléistocène est la première époque géologique du Quaternaire et l'avant-dernière sur l'échelle des temps géologiques. Elle s'étend de 2,58 millions d'années à 11 700 ans avant le présent. Elle est précédée par le Pliocène et suivie par l'Holocène.
Le Pléistocène est marqué par les cycles glaciaires. Sa fin correspond plus ou moins à celle du Paléolithique.

Historique

Lors de sa définition initiale le Pléistocène couvrait toutes les glaciations récentes connues, mais on a identifié postérieurement plusieurs autres périodes glaciaires qui se situaient alors à la fin du Pliocène. À la suite de discussions conduites à partir de 2006 par l'International Union for Quaternary Research, le Gélasien a été transféré du Pliocène vers le Pléistocène le 29 juin 2009, faisant ainsi reculer la date de début de ce dernier (et du Quaternaire) vers 2,6 millions d'années avant le présent. Le stratotype correspondant à ce début (au commencement du Gélasien) est la coupe stratigraphique de Monte San Nicola près de Gela en Sicile.
Bien que la commission internationale de stratigraphie ait proposé d'étendre la période Néogène jusqu'à nos jours en y incluant le Pléistocène et l'Holocène, The geologic time scale - 2015 maintient ces deux époques géologiques dans le Quaternaire.

Subdivisions

Précédé du Pliocène et suivi de l'Holocène, le Pléistocène est subdivisé en trois « sous-époques géologiques » :
  • « Pléistocène inférieur » (2,58 Ma à 781 000 ans avant le présent) subdivisé en deux étages géologiques :
Gélasien (2,58 à 1,80 Ma avant le présent),
Calabrien (1,80 Ma à 781 000 ans avant le présent) ;
  • Pléistocène moyen ou « Ionien » (781 000 à 126 000 ans avant le présent) ;
  • Pléistocène supérieur ou « Tarentien » (126 000 à 11 700 ans avant le présent).
Source : Wikipedia

Première subdivision de l'ère quaternaire, il y a 1,75 millions d'années. Le pléistocène est jalonné d'importante période de glaciation. Les mammifères géants prolifèrent et au Pléistocène supérieur, l'homme moderne apparu.

Source : Lexique du CNRS

Quaternaire

Le Quaternaire désigne une période géologique récente (qui se poursuit actuellement) caractérisé par le retour de cycles glaciaires. En paléontologie, le Quaternaire est marqué par l'évolution du genre Homo, dont font partie les humains.

Source : Wikipedia

Période géologique qui débute il y a 2 millions d'années.

Source : Lexique du CNRS

Holocène

L'Holocène est la dernière époque géologique s'étendant sur les 10 000 dernières années. Il est fréquemment subdivisé en fonction de palynozones.

Définition climatique

L'Holocène est une période interglaciaire du Quaternaire. C'est une période tempérée qui suit la dernière période glaciaire du Pléistocène (dénommée Glaciation vistulienne en Europe du Nord, Glaciation de Wisconsin en Amérique du Nord, et Glaciation de Würm dans les Alpes). L'Holocène est la deuxième et dernière époque de la période Quaternaire.

Nouvelles subdivisions

L'Holocène a été subdivisé par la Commission internationale de stratigraphie en trois étages :

  • le Greenlandien, de 11 700 à 8 200 ans AP ;
  • le Northgrippien, de 8 200 à 4 200 ans AP ;
  • le Méghalayen, de 4 200 ans AP à aujourd'hui.
Source : Wikipedia

Période actuelle qui remplace il y a 10 000 ans le pléistocène.

Source : Lexique du CNRS

Hominoïde

Les hominoïdés constituent une super-famille, dans l'ordre des primates. Ils sont aussi nommés singes anthropoïdes ou anthropomorphes.

Source : Wikipedia

Famille des "hominoidea" comprenant les hommes, les grands singes et les gibbons actuels ainsi que leurs ancêtres.

Source : Lexique du CNRS

Sa fiche sur Hominidés.com

Hominidé

Les hominidés, ou grands singes, forment une famille de primates regroupant les espèces vivantes telles que l'homme, le chimpanzé, le bonobo, le gorille (de l'est et de l'ouest) ou l'orang-outan. S'y trouve également un certain nombre d'espèces éteintes, ancêtres ou non de la lignée humaine.

Cette famille admet pour groupe frère les hylobatidés (gibbons) ; ensemble, ils forment la superfamille des hominoïdés.

Source : Wikipedia

Famille des "hominidae" qui englobe toutes les formes humaines présentes et passées ainsi que de façon générale, les grands singes actuels et leurs ancêtres.

Source : Lexique du CNRS

Paléolithique

Le Paléolithique est la première et plus longue période de la Préhistoire. Cette période commence avec l’apparition de l’Homme, il y a environ trois millions d'années et s'achève vers 12 000 ans avant le présent (voir l'article Préhistoire pour la discussion de ces limites). Le Paléolithique est donc contemporain de la période géologique du Pléistocène. Il est lui-même subdivisé en trois grandes périodes, correspondant à une évolution culturelle et technologique : le Paléolithique inférieur, le Paléolithique moyen et le Paléolithique supérieur.

Source : Wikipedia

Du grec "palaïos" et "lithos", c'est à dire "pierres anciennes", familièrement connu sous le vocable "âge de la pierre".

Source : Lexique du CNRS

Néolithique

Le Néolithique (autrement appelé « âge de la pierre polie »), qui succède au Mésolithique, est une période marquée par de profondes mutations techniques et sociales, liées à l’adoption par les groupes humains d’un modèle de subsistance fondé sur l’agriculture et l’élevage, et impliquant le plus souvent une sédentarisation. Les principales innovations techniques sont la généralisation de l'outillage en pierre polie, la poterie, le tissage, ainsi que le développement de l'architecture.

Selon les aires géographiques considérées, ces importantes mutations sont relativement rapides et certains auteurs ont pu parler de « révolution néolithique ». La néolithisation est toutefois un phénomène progressif, survenu à des dates différentes selon les régions. Le Néolithique débute au Proche-Orient vers 8 500 ans av. J.-C. dans le Croissant fertile, et atteint la Grèce vers 6 500 ans av. J.-C. Il commence en Chine un peu plus tard, vers 6000 av. J.-C. Le Néolithique prend fin avec l'apparition, puis la diffusion de la métallurgie du bronze, à partir de 3000 av. J.-C. en Anatolie.

Source : Wikipedia

Bipédie

La bipédie est le fait de se mouvoir sur deux membres postérieurs. Il s'agit de l'un des traits comportementaux caractéristiques d'Homo sapiens mais il le partage avec d'autres espèces. Un animal ou une espèce n'est bipède que s'il passe autant ou plus de temps à marcher sur deux membres postérieurs que par tout autre moyen.

Source : Wikipedia

Kyr

Kilo years, 1000 ans.

Source : Lexique du CNRS

Homo sapiens

Homo sapiens (« homme savant »), communément appelé Homme moderne, « Homme », « Homme anatomiquement moderne », « humain » ou encore « être humain », est une espèce de primates appartenant à la famille des hominidés. Il est le seul représentant actuel du genre Homo, les autres espèces, une quinzaine, étant éteintes.

Parmi les hominidés actuels, il se distingue d’un point de vue physiologique par sa bipédie quasi-exclusive, son cerveau plus volumineux et son système pileux moins développé.

Du point de vue de l'éthologie, et par rapport au reste du règne animal, Homo sapiens se distingue par la complexité de ses relations sociales, l'utilisation d'un langage articulé élaboré transmis par l'apprentissage, la fabrication d'outils, le port de vêtements, la maîtrise du feu, la domestication de nombreuses espèces végétales et animales, ainsi que l'aptitude de son système cognitif à l'abstraction, à l'introspection et à la spiritualité. Il n'est cependant pas le seul du genre Homo à maîtriser toutes ces techniques.

Plus généralement, il se distingue de toute autre espèce animale par l'abondance et la sophistication de ses réalisations techniques et artistiques, l'importance de l'apprentissage et de l'apport culturel dans le développement de l'individu, mais aussi par l'ampleur des transformations qu'il opère sur les écosystèmes.

La science qui étudie l'Homme sous tous ses aspects est l'anthropologie. Celle qui étudie son évolution est la paléoanthropologie.

Source : Wikipedia

Cela signifie en latin "homme intelligent" ou "sage". Sa capacité crânienne évolue jusqu'à 1400 cm3 en moyenne. Il voit sa physionomie se modifier avec une diminution des lobes frontaux et de la taille de la dentition, et également par l'apparition du menton.

Source : Lexique du CNRS

Age : de 120 milliers d'années à... maintenant !
Taille : 1,55 à 1,70 m
Poids : 50 à 70 kg
Localisation : Toutes régions du monde
Habitat : Tous
Feux : Maîtrisés et même plus
Outils : fabriqués

Sa fiche sur Hominidés.com

Homo rudolfensis

Homo rudolfensis est le nom d'une espèce fossile d'hominidé bipède apparue il y a environ 2,4 millions d'années. Il doit son nom spécifique au lac Rudolf, ancien nom du lac Turkana. Il appartient à la lignée humaine et plus précisément au genre Homo auquel appartient également l'Homo sapiens. L’Homo rudolfensis est avec l’Homo habilis le premier représentant du genre Homo.

Source : Wikipedia

- - - - -

Homme de plus grande taille (1.6 m)... Il vécu en Afrique de l'Est (aucun reste n'a pour l'instant été découvert en Afrique du sud) entre 2.4 et 1.8 Ma).

Source : Lexique du CNRS

- - - - -

Age : 2,4 à 1,7 millions d'années
Taille : 1,40 m
Poids : 50 kg
Localisation : Afrique orientale dont Kenya
Habitat : Savane arborée et ouverte
Feux :
Outils : ?

Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

2,4-1,6 MA.
Un crâne (KNM-ER 1470).
Kenya et Malawi, Afrique de l’Est.
rudolfensis et habilis, premiers hommes ou australopithèques ? Étaient-ils les ancêtres des premiers homininés qui ont migré hors d’Afrique ?

Homo heidelbergensis

Homo heidelbergensis est une espèce éteinte du genre Homo, qui a vécu en Europe au Pléistocène moyen, entre environ −700 000 et −300 000 ans avant le présent. Il est admis que cette espèce a donné naissance à l'Homme de Néanderthal en Europe.

Homo heidelbergensis au sens large regroupe des fossiles découverts en Afrique parfois attribués à Homo rhodesiensis, mais aussi en Asie. Dans cette vision, cette espèce a donné naissance aux humains modernes en Afrique.

L'holotype d'Homo heidelbergensis est la mandibule de Mauer, découverte en 1907 dans une sablière près de Heidelberg, en Allemagne. Elle fut décrite en 1908 par Otto Schoetensack. Plusieurs fossiles ou ensembles de fossiles attribués à Homo heidelbergensis ont été découverts depuis 1907 dans différents pays d'Europe.

Position phylogénétique

Ascendance

Homo heidelbergensis, attesté en Europe à partir d'environ 610 000 ans avant le présent, voire 700 000 ans en y incluant l'Homme de Petralona (Grèce), pourrait descendre soit d'Homo antecessor, dont les fossiles trouvés en Espagne ont été datés d'environ 860 000 ans, soit d'une forme africaine encore non identifiée, qui serait passée en Europe au début du Pléistocène moyen et aurait remplacé les formes locales.

Descendance

Eu égard aux ressemblances morphologiques entre les Homo heidelbergensis et les Néandertaliens, Jean-Jacques Hublin estime que le premier a probablement évolué il y a environ 450 000 ans pour donner progressivement naissance aux Néandertaliens.

Les analyses génétiques menées de 2013 à 2016 par l'équipe de Svante Pääbo, à l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste à Leipzig (Allemagne), sur des spécimens de la Sima de los Huesos, à Atapuerca, d'abord sur le génome mitochondrial puis sur le génome nucléaire, ont confirmé l'étroite parenté entre l'Homme de Néandertal et l'Homme de Denisova. Homo heidelbergensis pourrait alors être l'ancêtre commun à ces deux taxons.

Source : Wikipedia

- - - - -

Découvert en 1907 à Mauer en Allemagne sous la forme d'une mandibule. 500000 ans Europe et Afrique. Avant lui H. erectus en Asie et en Afrique. Assez grande capacité cranienne. Le problème est de classer les échantillons entre H. neanderthalensis, H. heidelbergensis et H. erectus.

Source : Lexique du CNRS

- - - - -

Age : de - 0,8 à - 0,3 millions d'années
Taille : 1,55 à 1,65 m
Poids : de 65 à 80 kg
Localisation : Afrique, Europe, Asie occidentale
Habitat : Régions tempérées et chaudes
Feux :
Outils : ?

Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - - 

0,6-0,2 MA.
Une mandibule (Mauer 1) ;Arago 21, Petralona, Atapuerca SH cranium 5.
Europe.
heidelbergensis ressemble beaucoup aux néandertaliens, dont il pourrait être l’ancêtre. Avait-il un lien de parenté avec Homo rhodesiensis ?

Homo habilis

Homo habilis (littéralement « homme habile ») est une espèce éteinte du genre Homo qui, d'après les fossiles trouvés à ce jour, aurait vécu en Afrique de l'Est il y a entre 2,3 et 1,5 millions d’années environ.

Cette espèce a été décrite en 1964 par Louis Leakey, Phillip Tobias et John Napier, à la suite de la découverte en 1960 des premiers fossiles de l'espèce sur le site d'Olduvai en Tanzanie.

Compte tenu de sa longévité, Homo habilis a apparemment cohabité en Afrique aussi bien avec des espèces d'Australopithèques et de Paranthropes, plus primitives, qu'avec son probable descendant Homo ergaster, plus avancé.

Source : Wikipedia

- - - - -


Homme de petite taille entre 1,15 et 1,30 m, doté d'un cerveau d'environ 600 à 700 cm3. Il est omnivore, bipède, il vécu en Afrique de l'Est et du Sud entre 2.35 Ma et 1.6 Ma avant notre ère.

Source : Lexique du CNRS

- - - - -


Age : de 2.4 à 1.6 millions d'années
Taille : 1,15 à 1,30 m
Poids : 30 à 40 kg
Localisation : Afrique orientale et australe
Habitat : Savanes arborées et humides
Feux : ?
Outils : fabriqués


Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

2,4-1,4 MA.
Fragments crâniens (OH 7) ; mandibule (OH 4).
Tanzanie, Éthiopie et Kenya, Afrique de l’Est, peut-être aussi Afrique du Sud.
habilis a longtemps été supposé être le premier fabricant d’outils, mais les australopithèques l’ont précédé dans cette activité.

Homo ergaster

Homo ergaster (« l'homme artisan ») est un représentant disparu du genre Homo. La plupart des fossiles aujourd'hui attribués à ce taxon étaient anciennement attribués à Homo erectus.

Phylogénie

Homo ergaster serait l’ancêtre d'Homo erectus en Asie. Il est probable qu’il soit aussi l’ancêtre d'Homo antecessor en Europe.

Le taxon étant considéré par certains chercheurs comme pertinent jusqu'à l'orée du Pléistocène moyen, Homo ergaster pourrait être l'ancêtre commun d'Homo rhodesiensis et d'Homo heidelbergensis.

Source : Wikipedia

- - - - -

Peu de différences avec H. erectus, ancêtre direct de l'Homo sapiens ? Daté de 2 million d'années en Afrique, 1,8 en Asie. Décrit en 1975 (Koobi Fora, est du lac Turkana). Un H. erectus africain ? Découvert récemment (mai 2000) à Dmanisi en Géorgie (Caucase) dans un site daté de 1,7 million d'années.

Source : Lexique du CNRS

- - - - -

Age : de 2 à 1 million d'années
Taille : 1,55 à 1,70 m
Poids : 50 à 65 kg
Localisation : Afrique (Kenya), Europe du sud
Habitat : Savane, plaines
Feux : maîtrisés
Outils : fabriqués

Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

1,9-1,5 MA.
Une mandibule (KNM-ER 992) ; un squelette d’enfant (KNMWT15000).
Kenya, Afrique de l’Est, peut être Géorgie.
ergaster est le premier homme à avoir un squelette postcrânien très similaire en forme et en taille à celui des hommes modernes. Peut-être le premier homininé sorti d’Afrique pour découvrir l’Eurasie.

Homo erectus

Homo erectus est une espèce éteinte du genre Homo, qui aurait vécu en Asie entre environ 1 million d'années et 140 000 ans, et probablement 110 000 ans avant le présent. Avant les années 2000, le taxon incluait également des fossiles africains, aujourd’hui attribués par la majorité des chercheurs à Homo ergaster, bien que d'autres préfèrent rester fidèles à l'ancienne appellation.

Homo erectus signifie littéralement « homme dressé, droit » en latin : ce nom binominal d'espèce est un héritage historique lié à la description du fossile de Pithecanthropus erectus par Eugène Dubois en 1894. Il s'agissait alors de la plus ancienne forme bipède connue d'hominine, mais elle a été supplantée dès 1924 par la découverte du premier Australopithèque en Afrique du Sud.

Principaux fossiles attribués à l'espèce

Depuis les années 2000, la majorité des paléoanthropologues considèrent qu'il faut limiter l'aire de répartition géographique de l'espèce Homo erectus à l'Asie, là où ont été mis au jour les spécimens-types. En effet, le tout premier fossile de cette espèce a été découvert sur le site de Trinil (ile de Java, Indonésie) en 1891 par Eugène Dubois.

À ce jour, seules l'Indonésie et la Chine ont livré des fossiles attribués consensuellement à Homo erectus.

Source : Wikipedia

- - - - -

De taille proche de l'homme actuel, il a une capacité crânienne entre 775 et 1250 cm3 et une dentition puissante de morphologie humaine. Il vécu en Afrique orientale il y a 1,57 millions d'années avant notre ère.

Source : Lexique du CNRS

- - - - -


Age : de 1,7 à 0.5 millions d'années
Taille : 1,50 à 1,65 m
Poids : 45 à 55 kg
Localisation : Asie, Afrique, Europe
Habitat : Savanes, forêts
Feux : maîtrisés
Outils : fabriqués


Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

1,8-0,03 MA.
Une calotte crânienne (Trinil 2) ; Sangiran 4 et 17, Mojokerto, Zhoukoudian, OH 9, Bouri, Tighennif.
Asie et Afrique, peut-être Géorgie.
Conquérant et maître de l’Asie, erectus aurait vécu à Java jusqu’à il y a moins de 50 000 ans.

Grands singes

Chimpanzés, bonobos ou chimpanzés nains, et gorilles sont les grands singes africains. En Asie les derniers grands singes sont les ourangs outans.

Source : Lexique du CNRS

BP

BP (before present)
Avant le présent qui est communément fixé à l'année 1950 pour l'origine (0).

Source : Lexique du CNRS

Paranthropus robustus

Paranthropus robustus ou Australopithecus robustus est le nom d'un hominidé âgé de 2,2 à 1 million d'années.

Il a été découvert à Kromdraai en Afrique du Sud. D'autres sites paléontologiques d'Afrique du Sud, tels Swartkrans et Drimolen, ont livré des restes fossiles de cette espèce.

Genre

Bien que généralement classé dans le genre Australopithecus, certains spécialistes considèrent qu'il s'agit d'un genre à part, qu'ils nomment Paranthropus. Le débat dans la communauté scientifique n'est pas encore tranché. Ils sont les derniers descendants de leur lignée et s'éteignent vers -1 million d'années.

Source : Wikipedia

- - - - -

Découvert en Afrique du Sud (Kromdraai) en 1938 ; 2 à 1 million d'années. Crane plus moderne que A. africanus. Très proche de A. boisei.

Source : Lexique du CNRS

- - - - -

Age : de 2,2 à 1 millions d'années
Taille : 1,12 à 1,45 m
Poids : 25 à 45 kg
Localisation : Afrique du Sud
Habitat : Arboré
Feux : Non utilisé
Outils : Utilisés

Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

2,2-1,5 MA.
Un crâne et une partie de son squelette (TM 1517).
Plusieurs grottes d’Afrique du Sud.
Le plus robuste des homininés en raison de ses grosses mâchoires ; les mâles paranthropes avaient même une crête osseuse au-dessus du crâne.

Ardipithecus ramidus

Ardipithecus ramidus est une espèce éteinte de la famille des hominidés appartenant à la sous-tribu des hominines, également appelée lignée humaine. Il vivait en Afrique de l'Est au Pliocène inférieur, il y a 4,4 millions d'années. Les fossiles attribués à ce taxon ont été trouvés en Éthiopie et au Kenya.

Le nom du genre Ardipithecus provient de la racine ardi, qui veut dire « sur le sol » en langue afar, et de la racine grecque pithecos, signifiant grand singe.

Description

En 2009, 110 fossiles appartenant à 36 individus différents avaient été trouvés dans la vallée de l'Awash. Ils comprenaient notamment de nombreuses dents, un fragment de mandibule, un crâne partiel, ainsi que les trois os du bras d'un même individu.

Ardipithecus ramidus semble avoir été plus petit qu'Australopithecus afarensis, qui vécut un million d'années après lui dans la même région. Sa taille serait de 1,20 m, pour un poids pouvant atteindre 40 kg. Sa capacité crânienne est d'environ 350 cm3, comparable à celle du chimpanzé et inférieure à celle d'Australopithecus afarensis.

Classification

Malgré le grand nombre d'ossements fossiles trouvés à ce jour, il subsiste un doute sur la classification du genre Ardipithecus. Pascal Picq et d'autres chercheurs pensent qu'il pourrait appartenir aux Panina (branche des chimpanzés) plutôt qu'aux Hominina. Les chimpanzés ayant probablement largement évolué depuis le dernier ancêtre commun avec la lignée humaine, comparer des Hominina fossiles avec les seuls chimpanzés introduit probablement un biais dans les analyses phylogénétiques.

Source : Wikipedia


- - - - -

Découvert à Aramis, Ethiopie, dans l'Awash moyen en 1994. 4,4 millions d'années. Le plus vieil Australopithèque ? (et habitant des forêts), contemporain de A. afarensis (habitant des savanes ).

Source : Lexique du CNRS

- - - - -

Age : 4,4 millions d'années
Taille : 1,10 - 1,20 m ?
Poids : 50 kg
Localisation : Afrique Orientale
Habitat : Arboré
Feux : non
Outils : non

Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

4,4 MA.
Région du Middle Awash, Éthiopie et peut-être Kenya, Afrique de l’Est.
Fragment de mandibule (ALA-VP-2/10) et des dents (ARA-VP-6/1).
L’ardipithèque est candidat au rôle d’ancêtre des australopithèques puisqu’il en est proche dans le temps et par sa morphologie.

Australopithecus anamensis

Australopithecus anamensis est le nom d'un hominidé bipède ayant vécu entre environ 4,2 à 3,9 Ma BP. Il a été défini en 1995 à partir d'un ensemble de fossiles découverts en Afrique de l'Est, au Kenya, dont celui répertorié sous le code "KNM-ER 20419". Le premier fossile a été découvert en 1965 par une expédition de l'université Harvard.

Historique

Australopithecus anamensis est une espèce fossile d'australopithèque. Le premier spécimen fossile de l'espèce, quoique non reconnu comme tel à l'époque, était un os du bras isolé, trouvé dans des strates du Pliocène de la région de Kanapoi, à l'est du Lac Turkana au Kenya par une équipe de recherche de l'Université Harvard en 1965. À l'époque le spécimen a été provisoirement classé parmi les australopithèques et daté d'environ quatre Ma. On n'a pas découvert beaucoup plus à son sujet jusqu'en 1987, quand l'archéologue canadien Allan Morton (avec des membres de la Koobi Fora Field School de l'Université Harvard) a découvert des fragments d'un spécimen qui faisaient saillie sur un flanc de colline partiellement érodé à l'est d'Allia Bay, près du Lac Turkana.

Six ans plus tard Meave Leakey, paléoanthropologue kényane née à Londres, et l'archéologue Alan Walker ont fouillé le site d'Allia Bay et y ont découvert plusieurs fragments supplémentaires de l'hominidé, comprenant une mâchoire inférieure complète, de forme upsiloïde proche par cet aspect de celle du chimpanzé ordinaire (Pan troglodytes), avec la sectorialisation de la P3 caniniforme (première prémolaire) ce qui l'éloigne des dents humaines. En 1995, pour tenir compte des différences entre Australopithecus afarensis et les nouvelles découvertes, Meave Leakey et ses collaborateurs ont attribué ces dernières à une nouvelle espèce, Australopithecus anamensis, qui tire son nom du mot « anam », qui signifie « lac » en langue Turkana.

Bien que l'équipe de fouilles n'ait pas trouvé d'os des hanches, du pied ou de la jambe, Meave Leakey pense qu’Australopithecus anamensis grimpait souvent aux arbres. Grimper aux arbres était un comportement que les premiers hominines ont conservé jusqu'à l'apparition de la première espèce connue du genre Homo il y a environ 2,3 Ma. Australopithecus anamensis partage beaucoup de traits communs avec Australopithecus afarensis et peut aussi bien avoir été son ancêtre direct. On pense qu’Australopithecus anamensis a vécu entre 4,1 et 3,9 Ma. Les spécimens plus anciens ont été trouvés entre deux couches de cendre volcanique, datées de 4,17 à 4,12 Ma, une période durant laquelle Australopithecus afarensis apparaît parmi les fossiles.

Source : Wikipedia

- - - - -

Découvert en 1965 sur la rive ouest du lac Turkana au Kénya à Kanapoi, 4 million d'années, proche de A .afarensis.

Source : Lexique du CNRS

- - - - -

Age : 4,2 à 3,9 millions d'années
Taille : 1,40 m
Poids : 50 kg
Localisation : Kenya, Tanzanie
Habitat : Arboré
Feux : Non
Outils : Non

Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

4,2-3,9 MA.
Sites d’Allia Bay et Kanapoi, Kenya, Afrique de l’Est.
Une mandibule et un fragment d’os temporal (KNM-KP 29281).
Les caractères de son squelette infra-crânien indiqueraient une meilleure adaptation à la bipédie que les autres australopithèques.

Australopithecus africanus

Australopithecus africanus est un hominidé fossile qui a vécu en Afrique au Pliocène, il y a environ 2,5 à 3,5 millions d’années. La plupart des restes fossiles de cet australopithèque ont été découverts en Afrique du Sud.

Comme Australopithecus afarensis apparu plus tôt et connu en Afrique orientale, A. africanus était relativement gracile. Il est cependant plus proche physiologiquement de l’homme moderne qu’A. afarensis, notamment au niveau du crâne abritant un cerveau plus volumineux (environ 450 à 530 cm³). Pour cette raison, il est considéré par certains auteurs comme un ancêtre potentiel du genre Homo .

Synonymie

Plesianthropus transvaalensis
Australopithecus prometheus
Australopithecus transvaalensis
Meganthropus africanus
Paraustralopithecus aethiopicus


Source : Wikipedia

- - - - -

Découvert en Afrique du sud en 1925, un hominide pre-Homo bipède entre 3,5 et 1 million d'années.

Source : Lexique du CNRS

- - - - -

Age : entre 3,5 et 2,5 millions d'années
Taille : Mâle: 1,38 m Femelle: 1,15 m
Poids : Mâle: 40 kg Femelle: 30 kg
Localisation : Afrique du sud et de l'est
Habitat : Savane
Feux : Non
Outils : Non

Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

3-2,5 MA et peut-être jusqu’à 4 MA.
Un crâne d’enfant ; Miss Ples, peut-être Little Foot.
Grottes de Taung, Sterkfontein, Makapansgat et Gladysvale, Afrique du Sud.
Premier homininé ancien découvert, Taung a longtemps été considéré comme un bébé gorille, jusqu’à la révélation que l’homme de Piltdown était une supercherie.