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lundi 26 juin 2017

Ugandapithecus major

Age : -19 à - 20 millions d'années
Taille : 0,40 à 0,60 mètre
Poids : de 30 à 40 kg
Localisation : Ouganda - Kenya
Habitat : Forestier
Feux : non
Outils : non

Source : Sa fiche sur Hominidés.com

vendredi 6 janvier 2017

Les ancêtres de nos ancêtres

L'histoire des hominidés plonge ses racines à une époque, le Miocène, où les lignées des grands singes et celle des humains n'étaient pas encore séparées. Le climat et la géographie ont façonné une diversité d'espèces dont a émergé, bien plus tard, la nôtre. 

Titinga Pacéré, un poète burkinabé, nous prodigue ce conseil : « Si la branche veut fleurir, qu'elle honore ses racines. » On peut tirer de ce vers un enseignement pour l'étude de l'émergence de la lignée humaine : elle doit se faire dans un contexte large plutôt que de se limiter à une simple comparaison des caractères anatomiques des fossiles humains, des hommes et des grands singes modernes. En d'autres termes, elle doit s'élargir à la recherche des ancêtres des gorilles et des chimpanzés, car toute information sur les uns renseignera sur les autres. Un portrait de famille doit inclure tous les cousins ! 

Toutefois, si les hominidés (ici les hommes actuels et leurs parents fossiles, que certains regroupent sous le nom d'hominines) anciens indiscutables, tels les australopithèques (4,2 millions à 1,2 million d'années environ) sont relativement bien connus, ce n'est pas le cas de leurs prédécesseurs. On peut avancer deux raisons à cela. La première tient au peu de restes encore mis au jour, notamment sur le continent africain. L'autre tient au fait que la plupart des chercheurs s'intéressant à l'homme ont occulté les périodes antérieures à celles qui avaient livré des hominidés. Du même coup, on n'avait pas de données sur les ancêtres de leurs proches cousins. Les questions que soulèvent ces derniers sont pourtant importantes. D'où viennent-ils ? Quelles conditions leur ont permis d'émerger ? Comment la bipédie humaine est-elle apparue ?  

Bienvenue au Miocène ! 

Pour répondre, on doit se placer dans un cadre large et inclure l'étude des variations et de la diversité des espèces au cours du temps en tenant compte de la géographie et des environnements : ce lien entre biodiversité et géodiversité est primordial pour comprendre l'évolution des primates (et donc de l'homme) étroitement liée aux adaptations locomotrices, alimentaires, elles-mêmes en relation directe avec les changements d'environnement. Vers quelle période se tourner ? 

Le Miocène, qui s'étend de 23 à 5,5 millions d'années, est une fenêtre chronologique particulièrement intéressante, car c'est durant cette époque que les lignées de l'homme et celles des grands singes ont émergé. C'est également à cette époque que se sont produits des changements climatiques notables dont les effets sur les faunes et les flores ont été dramatiques. L'Afrique, centrée sur l'Équateur, a subi des changements majeurs au cours de cette période, avec d'importants déplacements des frontières biogéographiques, des distributions des flores et des répartitions des espèces. Ces changements climatiques ont entraîné une activité évolutive très importante, et ce spécialement au sein des mammifères, y compris les hominoïdes (les hommes et les grands singes, c'est-à-dire les orangs-outans, les gorilles, les chimpanzés, les gibbons…) et donc les hominidés qui nous intéressent ici.  

Orrorin, un pionnier 

En novembre 2000, près de vingt-cinq ans après la découverte de Lucy en Éthiopie, nous avons mis au jour les ossements fossiles du premier hominidé bipède du Miocène : Orrorin tugenensis, daté de 6 millions d'années. Ces dépôts de la formation de Lukeino, au Kenya, près du lac Baringo dans les collines Tugen, ont également livré une très riche faune et flore qui suggèrent un milieu arboré. Cette découverte bouleversait les idées qui avaient cours sur la dichotomie entre chimpanzé et homme. D'abord, elle était plus ancienne qu'on ne le pensait (au-delà de 6 millions d'années et non pas seulement à 4 ou 6 millions comme on le pensait) et avait eu lieu dans un milieu qui n'était pas une savane, mais était plus boisé. Ensuite, grâce à Orrorin, on apprenait d'une part, que la bipédie n'avait pas émergé en milieu ouvert et, d'autre part, que les ancêtres des hominidés ne ressemblaient pas au chimpanzé. 

L'effet le plus positif est que cette découverte a obligé d'autres équipes à rechercher des indices d'ancêtres des grands singes actuels et des hominidés dans des milieux plus anciens, remontant à plus de 5,5-6 millions d'années. Et de fait, on comble petit à petit cette lacune. Des hominidés potentiels de 7 à 6 millions d'années ont été signalés en Éthiopie, au Tchad et au Kenya. Par ailleurs, au cours des quinze dernières années, les premiers restes de grands singes fossiles de type gorille et chimpanzé ont été trouvés en Afrique (au Niger, en Éthiopie, au Kenya et peut-être au Tchad), alors que l'Asie a livré les premiers orangs-outans. Aujourd'hui, on fait remonter la divergence entre l'homme et ses proches cousins africains aux environs de 8 à 10 millions d'années, voire un peu plus. 

Malgré ces dernières avancées, certains doutent encore d'une origine de la lignée de l'homme aussi ancienne. Cela relève le plus souvent d'une méconnaissance des hominoïdes fossiles en raison d'une coupure entre l'étude de l'homme et de celle des grands singes fossiles, bien que leurs histoires soient intimement liées. 

Les grands singes de l'Ancien Monde vivent dans les milieux tropicaux, forestiers chauds plus ou moins humides. Cette diversité de milieux confère à ces grands singes une forte diversité anatomique et adaptative. Aujourd'hui restreints dans leur distribution africaine et asiatique et en voie d'extinction, leurs ancêtres du Miocène ont été bien plus largement répandus dans l'Ancien Monde, puisqu'on les a trouvés, au nord, jusqu'en Allemagne et, au sud, en Afrique australe. 

 Le premier hominoïde reconnu, Dryopithecus fontani, a été découvert en 1856 à Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, et décrit par le paléontologue Édouard Lartet. Les hominoïdes étaient très diversifiés (de la taille d'un petit gibbon jusqu'à celle d'un gorille) et inféodés à des milieux plus ou moins boisés voire forestiers qui ont conditionné leurs modes de locomotion. Certains sont quadrupèdes arboricoles comme Ekembo (ses membres antérieurs et postérieurs ont presque la même taille) et Proconsul (les plus gros étant plus terrestres). D'autres, tel Nacholapithecus, pouvaient faire des ponts entre les branches, comme le font les colobes aujourd'hui. D'autres encore étaient de bons grimpeurs, tel Ugandapithecus major (voir la photo ci-dessous) ou bien Hispanopithecus ou Oreopithecus dont les membres supérieurs sont notablement plus longs que les membres inférieurs. 

Le creuset des hominoïdes 

Dans ces milieux tropicaux, les hominoïdes trouvaient de quoi subvenir à leurs besoins : fruits, feuilles, insectes… Et l'on peut déterminer le régime alimentaire de chaque fossile en fonction de l'anatomie de ses dents (épaisseur de l'émail, présence de crêtes dentaires, formes des tubercules…). En outre, la composition en isotopes stables du carbone et de l'oxygène dans l'émail permet de préciser s'il mangeait plutôt des feuilles ou des graminées et mieux intégrer les données environnementales et donc climatiques. 

L'étude des hominoïdes miocènes est incontournable pour la reconnaissance des caractères propres à chaque lignée. Ainsi on a pu qualifier de primitifs les caractères du chimpanzé en oubliant qu'un caractère de ces singes modernes peut être hérité d'un hominoïde ancien et s'être développé ensuite. C'est le cas d'une face très projetée vers l'avant, ou bien de l'inclinaison en avant de la mâchoire inférieure. 

La locomotion à quatre pattes sur l'articulation des phalanges des mains serait quant à elle une spécialisation des grands singes et pas un caractère ancestral. De même, la bipédie pratiquée par l'homme lui est propre. Ainsi, de nombreux traits considérés comme dérivés apparaissent au contraire primitifs et vice-versa. Certains caractères présents chez les chimpanzés actuels sont hérités des ancêtres du Miocène et partagés avec les premiers hominidés. C'est le cas par exemple du dimorphisme de la canine. Les caractères auxquels on s'attache pour définir des hommes et des singes méritent en conséquence d'être mieux appréhendés dans leur histoire et dans leur fonction. Voyons ce qu'il en est de la locomotion. 

Les hominidés fossiles de la fin du Miocène, que ce soit en Afrique centrale ou orientale, ont vécu dans des milieux plus boisés qu'on ne le pensait auparavant. La bipédie serait née dans ces milieux arborés. Ce scénario s'accorde avec les résultats des travaux sur la locomotion des premiers hominidés : Orrorin était adapté à la fois à la bipédie et au grimper arboricole, tout comme le seront plus tard les australopithèques, dont Lucy. 

La prise en compte des données environnementales pour comprendre l'évolution de la bipédie humaine est ancienne. Dès 1964, le primatologue John Napier considéra les comportements locomoteurs dans leur cadre environnemental. Il a renforcé l'idée que pour donner une définition de l'homme, il ne fallait pas se limiter aux travaux sur le crâne, le cerveau et les dents, mais qu'il était essentiel d'inclure les comportements locomoteurs. Selon lui, l'évolution des primates était largement liée aux adaptations locomotrices elles-mêmes liées à des changements écologiques ; et l'homme ne faisait pas exception. Il a ainsi montré que les premiers hominidés d'Afrique du Sud étaient bipèdes, mais qu'il existait des différences entre les espèces liées aux environnements distincts. 

Les travaux ultérieurs ont montré que même si les australopithèques étaient bipèdes, ils restaient de bons grimpeurs aux arbres. Et en cela, la découverte d'Orrorin est intéressante, car elle révèle que l'association de la bipédie avec la capacité de grimper est déjà présente chez cet hominidé de 6 millions d'années. L'arbre a donc bien eu un rôle fondamental dans notre histoire. Où était l'arbre originel ?  

En quête d'un berceau 

Trouver un lieu d'origine pour les hominidés reste une quête illusoire. L'Afrique orientale ? L'Afrique australe ? L'Afrique centrale ? L'Europe ? Et pourquoi pas ailleurs encore ? L'Asie a été proposée comme étant un berceau probable des hominidés dès 1915 quand le Britannique Guy Pilgrim présenta Sivapithecus (de 12 à 8 millions d'années), un fossile qu'il avait trouvé en Inde. Ramapithecus découvert en 1934 par Edward Lewis allait aussi dans ce sens. L'Europe a aussi été un temps avancée après avec la découverte du squelette de Oreopithecus bambolii, en Italie, par le Suisse J. Hürzeler en 1958. 

Puis vint le tour de l'Afrique. Comme l'avait suggéré Charles Darwin, ce continent est le probable creuset des hominidés. Cette hypothèse s'imposa avec la découverte du Kenyapithecus par Louis Leakey en 1961, qui serait un équivalent africain du ramapithèque, et le scénario East Side Story proposé par Yves Coppens dès 1981 . 

Lorsque les rudapithèques de Hongrie ont été découverts, certains tel le Canadien David Begun ont imaginé que l'origine des hominidés devait se situer en Europe. Elle aurait été suivie d'un retour en Afrique. Cette hypothèse Back to Africa suggère qu'après avoir émigré d'Afrique vers l'Eurasie où les hominoïdes se sont largement développés, certains ont évolué vers un ancêtre potentiel des grands singes africains et des hommes, qui serait revenu en Afrique pour donner naissance aux chimpanzés, gorilles et hommes. Les premiers hominidés seraient donc les descendants d'hominoïdes de grande taille qui auraient vécu en Eurasie à l'exclusion de l'Afrique. 

Plus récemment, à partir de nouvelles découvertes européennes, David Begun et ses collègues ont suggéré que l'Eurasie serait un meilleur candidat que l'Afrique. Cependant, ces données sont fondées sur un biais : les hominoïdes étaient certes très diversifiés en Eurasie entre 13 et 8,5 millions d'années , mais ce n'est pas pour autant qu'ils étaient absents du continent africain. Ils sont en fait connus en Éthiopie, au Kenya, en Namibie, au Tchad et au Niger : il n'y a donc aucune raison de préférer l'Eurasie comme berceau des hominidés. L'hypothèse Back to Africa ne semble pas se confirmer. Le scénario d'une origine africaine serait-il alors nécessairement meilleur ? 

En prenant en compte les données climatiques, on peut proposer une autre histoire. Les hominoïdes non humains sont des animaux tropicaux et tout au long des 25 millions d'années de leur évolution, ils ont habité les forêts tropicales de l'Ancien Monde. Il est donc logique de penser que leurs ancêtres vivaient dans des régions tropicales et que de nombreux échanges, incluant les hominidés, ont eu lieu entre l'Afrique et le sud de l'Eurasie au cours du Miocène moyen et supérieur (de 16 à 5,5 millions d'années). 

Entre arctique et antarctique 

Au Miocène inférieur (de 23 à 16 millions d'années), la plus grande partie de l'Afrique était sous les tropiques et les hominoïdes se distribuaient sur tout le continent. Quand la calotte polaire antarctique s'est développée pour recouvrir le continent il y a 17 millions d'années environ, les ceintures climatiques terrestres ont migré vers le nord et les régions de moyennes latitudes en Eurasie devinrent subtropicales, permettant ainsi aux hominoïdes de se disperser de l'Espagne, à l'ouest, à la Chine, à l'est, et vers le nord, jusqu'à l'Allemagne et la Hongrie. 

Il y a 8 à 10 millions d'années environ, la calotte glaciaire arctique s'est développée à son tour, les ceintures climatiques se sont alors déplacées vers le sud pour atteindre la position qu'elles occupent aujourd'hui. Les grands singes ont peu à peu disparu d'Eurasie, sauf dans l'Asie du Sud-Est, où les orangs-outans et les gibbons restent adaptés aux milieux tropicaux. Pendant des millions d'années, des échanges ont eu lieu entre l'Afrique et l'Eurasie et les hominoïdes ont certainement pu se déplacer librement entre les continents. 

Il y a entre 13 et 6 millions d'années, les hominoïdes n'ont pas abandonné l'Afrique, car ils y sont toujours présents dans la zone intertropicale du nord de la Namibie à l'Afrique orientale en passant par le Niger. C'est pourquoi il est impossible aujourd'hui de proposer une origine géographique précise pour l'origine des grands singes africains et des hominidés, bien que les paléoenvironnements et les zones tropicales puissent être prédits avec une certaine confiance. Néanmoins, en l'état actuel des découvertes, les plus anciens grands singes africains de type moderne et les plus anciens hominidés n'ont été trouvés qu'en Afrique. Quant à la date de la divergence, les données du Miocène supérieur suggèrent qu'elle est probablement plus ancienne qu'on ne le pense, peut-être même aux environs de 12 millions d'années. C'est pourquoi il est essentiel de continuer à prospecter, notamment dans les régions mal connues de l'Afrique. 

De fait, lorsque l'on regarde la distribution des australopithèques, les plus anciens que l'on connaisse ont 4,5 millions d'années environ et proviennent d'Afrique orientale. Ils sont également bien représentés en Afrique du Sud, mais dans des niveaux un peu plus jeunes. On admet souvent que les hominidés sud-africains sont venus de l'est du continent, mais rien n'est moins sûr : en effet, des hominoïdes étaient présents en Afrique du Sud au Miocène inférieur (de 23 à 16 millions d'années) et au Miocène moyen (de 16 à 11 millions d'années) on les retrouve en Namibie avec Otavipithecus namibiensis. Que sont devenus les descendants de ces formes ? Auraient-elles toutes migré vers le nord et l'est de l'Afrique ? Ont-elles migré vers l'ouest ? Auraient-elles évolué sur place ? Autant de questions qui restent ouvertes aujourd'hui. Les hominoïdes d'Afrique australe sont encore mal connus, peu nombreux, car il y a peu de gisements continentaux à primates dans cette région et ils sont souvent marginalisés dans les scénarios évolutifs. 

Toutes les théories concernant l'origine de l'homme ont présenté un volet géographique, mais c'est probablement ce dernier qui est le moins solide au vu des lacunes dans le registre paléontologique et du peu de restes d'hominidés du Miocène et de fossiles de grands singes de type moderne. Ce qui reste sûr est que les grands singes actuels, comme les premiers hominidés, sont issus de la diversité des hominoïdes du Miocène, qu'ils étaient inféodés aux milieux tropicaux. Les hominidés ne sortiront des tropiques que plus tard pour s'établir dans des milieux plus tempérés, voire frais. De fait, l'homme a maintenu cette adaptation au milieu chaud en tropicalisant son environnement : nous portons des vêtements, nous chauffons nos foyers… 

Source : Pour la Science du 04/01/2017

lundi 3 octobre 2011

Brigitte Senut : "je compte bien découvrir les restes de notre Ugandapithecus major !"

Brigitte Senut, Professeur au Museum national d'Histoire naturelle (MNHN) et Martin Pickford, paléontologue au Collège de France, ont présenté le 19 septembre au MNHN, en présence du professeur Yves Coppens, le crâne d'un grand singe, vieux de 20 millions d'années qu'ils ont découvert le 18 juillet dernier sur les flancs du volcan Napak en Ouganda.

jeuneafrique.com : c’est votre professeur, Yves Coppens, à son retour d’Ethiopie qui vous a transmis la passion de la recherche sur le terrain ?

Brigitte Senut : Oui sûrement mais j’avais déjà le virus depuis toute petite. Quand on partait en vacances quelque part, déjà je fouillais les sols… Et mes parents ont eu l’intelligence de m’encourager dans cette voie

Pouvez-vous nous raconter comment s’est passé l’accès au site de Napak XV ?

Le site de Napak XV se situe dans une région reculée, dans le Karamoja, au Nord-Est de l’Ouganda. En juillet, qui est censé être la période la plus sèche de l’année, il a beaucoup plu, ce qui ne nous a pas facilité les choses. Pour accéder au site sur les flancs du volcan Napak, nous devons monter une piste abrupte et marcher 45 minutes. C’est un véritable don de soi. De plus, les pluies diluviennes ont rendu la piste toute boueuse et nous n’avions aucune visibilité car elle est parsemée de hautes herbes. Nous étions accompagnés d’une vingtaine d’ouvriers pour dégager le site.

Nous y sommes retournés avec un pincement au cœur car en 1985, nous étions tombés dans une embuscade. On nous avait tiré dessus et nous nous étions cachés sous notre véhicule. Heureusement, maintenant c’est beaucoup plus  sécurisé, nous n'avons plus besoin d'escorte militaire.

Qui a découvert en premier les ossements du grand singe fossile ?

Ah, ce n’est pas moi, c’est Martin ! J’étais en bas du site et lui en haut. Je préfère toujours commencer par le bas. Et j’ai trouvé deux dents de ruminant. Je suis alors montée pour lui montrer et là il me dit qu’il vient de découvrir deux molaires de primates. J’étais folle, je l’aurais bouffé !

Comment s’est déroulée l’extraction et quelle a été votre réaction en découvrant qu’il s’agissait d’un crâne quasi complet ?

Un paléontologue qui découvre une dent de primate est déjà très heureux, alors vous imaginez notre satisfaction en découvrant un palais puis un crâne ! L’extraction a été longue et minutieuse. Dent par dent, morceau par morceau, à l’aide d’une aiguille. Puis on a tamisé à sec et pour le nettoyage on a utilisé du vinaigre d'alcool. Enfin nous avons tout reconstitué avant de le présenter aux instances ougandaises. Cette découverte n’a été possible que grâce à l’aide financière du gouvernement français, et à la collaboration étroite avec l’équipe du Museum de Kampala. C’est le fruit de longs efforts qui ont payé au bout de 25 ans !

Que va vous apporter le nouvel outil d'imagerie ultra-performant du MNHN, le scanner CT Scan ?

Le CT SCAN va permettre de reconstituer le volume du cerveau sur la face-arrière du crâne. Cela facilitera l’étude du rapport cerveau-corps.

Il doit rester beaucoup de travail sur le site. Quand reprenez-vous les fouilles ?

Oui, sur le site, Il y a du travail encore pour cinquante ans, voire plus ! On repart en janvier-février 2012 et là, je compte bien découvrir les restes de notre Ugandapithecus major !

Source : Jeune Afrique du 28/09/2011

vendredi 30 septembre 2011

Yves Coppens : le singe découvert "précède la grande bifurcation entre pré-chimpanzés et pré-humains"

On lui doit la découverte de Lucy en 1974. C'est donc tout naturellement qu'Yves Coppens, l'un des plus grands spécialistes de l'évolution humaine, a assisté lundi 19 septembre au Museum national d'Histoire naturelle (MNHN) à la présentation exceptionnelle du crâne d'un grand singe vieux de 20 millions d'années, découvert le 18 juillet 2011 dans la région de Karamoja au Nord-Est de l'Ouganda. Un moment doublement important, puisqu'une ancienne élève, la professeur Brigitte Senut, fait partie de l'équipe qui a découvert le crâne. Entretien.

jeuneafrique.com : pouvez-vous dire aujourd’hui que l’élève Brigitte Senut a  dépassé le maître ? De quelle manière l’avez-vous influencée ?

Yves Coppens : C’est toujours sympa de voir ses élèves travailler sans relâche et faire des découvertes et vous dépasser. Oui c’est ça l’élève a dépassé le maître, il ne faut pas avoir peur de le dire ! Je crois que Brigitte avait été frappée par mes grandes expéditions dans le sud de l’Ethiopie. C’était avant que je découvre Lucy et déjà je lui ai transmis en quelque sorte cette passion de la recherche sur le terrain,

Quel est l’intérêt de cette récente découverte ?

L’intérêt est triple. D’abord, il s’agit d’un crâne presque complet, ce qui est rare. Ensuite, il appartient à un primate et de grande taille de surcroît ! Il est vieux de 20 millions d’années et précède donc la grande bifurcation probable entre les pré-chimpanzés et les pré-humains. C’est un ancêtre commun : africain et tropical. Tout le travail d’analyse reste à faire maintenant, et cela est du ressort des scientifiques.

Le Museum national d’Histoire naturelle vient d’acquérir justement le scanner le plus performant dans le monde des sciences naturelles, que va-t-il apporter ?

Quand j’ai découvert Lucy avec d’autres chercheurs en 1974, il a fallu faire avec les moyens de l’époque ! Nous avions pu identifier qu’il s’agissait d’un australopithèque seulement 4 ans plus tard, en 1978. Le fait d’avoir un tel équipement à disposition permet indéniablement de gagner du temps ! L’analyse d’une tranche virtuelle est tout aussi fiable et beaucoup plus rapide. Ce scanner spécifique permet d’étudier les structures internes sans aucune coupe. A mon époque, j’avais déjà imaginé une sorte de palpeur qui livrerait une somme d’informations indispensables car les ossements sont remplis de mémoire.

Vous avez alors beaucoup à apprendre encore de Lucy. Allez-vous la faire revenir pour de nouvelles analyses  dans ce scanner ultra moderne et performant ?

Oui, il faudra voir avec les autorités éthiopiennes. L’Ethiopie nous avait demandé de la rendre en 1980. Mais effectivement, nous avons encore beaucoup à apprendre de Lucy.

Quels sont vos projets ?

J’ai un chantier en Mongolie, où il reste de homo-sapiens. C’est un chantier important pour l’étude des origines de l’homme moderne. Et aussi une opération internationale en Sibérie avec la fonte du permafrost (dû au réchauffement climatique) ; il y a des bestioles qui remontent à la surface  et j’aimerais trouver un bonhomme ! Un chasseur qui se serait fait prendre dans le sous-sol gelé…ou une chasseresse !

Source : Jeune Afrique du 28/09/2011

mercredi 28 septembre 2011

L'Ugandapithecus : des caractéristiques communes avec des singes asiatiques

Lundi 19 septembre, les scientifiques du Muséum d’Histoire naturelle ont présenté à Paris le crâne d'Ugandapithecus major, un primate fossile, qu’ils ont découvert en juillet en Ouganda, et dans lequel ils ont d’ores et déjà retrouvé des traits physiques que partagent aujourd’hui des singes…  asiatiques.

Si l’espèce était déjà connue des paléontologues, grâce notamment à des fragments déjà découverts au même endroit par la même équipe, qui travaille depuis 25 ans sur ces pentes du volcan Napak, au nord-est de l'Ouganda, Ugandapithecus major n’avait encore jamais offert son crâne à leur curiosité scientifique. C’est désormais chose faite avec le spécimen mis au jour en juillet dernier, présenté en public lundi par Brigitte Senut, du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris (MNHN).

"On sait qu'il s'agit d'un jeune adulte car ses canines sont déjà fortes mais ses molaires ne sont pas encore usées", a précisé la paléontologue, expliquant que les ossements avaient été fossilisés par la lave crachée par le Napak, vraisemblablement situé à l'époque dans un environnement tropical humide et fortement boisé, comme l'attestent les nombreux fossiles de plantes et d'animaux. Les chercheurs ne désespèrent donc pas de trouver le squelette du spécimen lors d'une prochaine campagne de fouilles

De la taille d’un gibbon, ce grand singe arboricole vieux de 20 millions d’années, antérieur à la séparation des lignées homme-grands singes actuels, apportera sa moisson d’informations sur l’évolution de la lignée commune d’avant cette bifurcation. Les chercheurs ont déjà repéré sur ce crâne fossile – pourtant africain – des ‘creux’ caractéristiques des grands singes asiatiques actuels, notamment les orangs-outangs, et non des chimpanzés ou des gorilles. "Mieux connaître le ‘vivier’ qui précède l'histoire de notre famille, c'est particulièrement précieux", a précisé le paléoanthropologue Yves Coppens, qui a assisté à la présentation.

Source : MaxiSciences du 20/09/2011

Ugandapithecus major, un cousin de 20 millions d’années, se découvre

Un crâne remarquablement bien conservé vient d’être présenté au Muséum national d’histoire naturelle, à Paris : c’est celui d’un primate vieux de 20 millions d’années découvert en Ouganda dans les cendres d’un volcan, parmi d’autres restes de la même espèce.

La découverte ne doit rien au hasard : voilà vingt-cinq ans que l’équipe creuse la lave du volcan Napak, au nord-est de l’Ouganda. Déposées il y a 19 à 20 millions d’années, ces cendres ont conservé les fossiles qui s’y trouvaient, ensevelis au Miocène. L’équipe, c’est celle de Brigitte Senut, du Muséum d’histoire naturelle, et son collègue Martin Pickford, du Collège de France, découvreurs en 2000 des premiers restes d’Orrorin, un hominidé de 6 millions d’années.

Dans cette région, celle de la vallée du grand rift, qui joue un rôle de premier plan dans la théorie dite de l’East Side Story (remise en cause depuis), de nombreux restes d’hominidés ont été découverts, datant du Miocène notamment, c’est-à-dire avant la séparation, il y a 6 millions d'années, entre la lignée conduisant aux humains et celle conduisant aux grands singes actuels (chimpanzés, gorilles, orang-outans). Durant cette Uganda Palaeontology Expedition, menée depuis 1985 avec l’Uganda Museum, les paléontologues ont exhumé de nombreux ossements de grands singes. En 2000, Brigitte Senut a ainsi décrit une nouvelle espèce, baptisée Ugandopithecus major. Ce grand singe, de la taille d’un gibbon et d’abord identifié par des morceaux de fémurs, devait être arboricole et de forme humanoïde.

Histoire de famille

Le 18 juillet dernier, l’équipe a mis au jour des dents puis un crâne très bien conservé, de la taille de celle d’un chimpanzé : U. major commençait à se montrer bien plus généreusement. Ses canines puissantes, qui évoquent plutôt celles du gorille, sont interprétées par l’équipe comme la preuve qu’il s’agissait d’un mâle. Ses molaires sont celles d’un herbivore et leur faible usure montre que l’individu était plutôt jeune.

Les autres fossiles mis au jour sur les différents sites de fouilles des environs montrent que le milieu était alors une forêt tropicale. C’est là qu’évoluait ce singe grimpeur, cousin des hominidés tout autant que des grands singes actuels. L’étude de son squelette se poursuit. Taille et forme du cerveau, alimentation, modes de vie… : voilà des caractéristiques dont on sait mal comment elles se sont transmises dans les différentes lignées. Les paléontologues espèrent ainsi écrire quelques paragraphes supplémentaires de l’histoire complexe des grands primates du Miocène, parmi lesquels figurent les ancêtres des humains.

Source : Futura Sciences du 20/09/2011

mardi 27 septembre 2011

Un très vieux singe découvert en Ouganda

Un crâne fossile vieux de 20 millions d'années a été découvert en Ouganda : il appartenait à un grand singe, lointain cousin des grands singes actuels et des hominidés.

Des fragments de crâne et de mâchoire d’un grand singe vieux de 19 à 20 millions d’années ont été découverts en Ouganda par une équipe franco-ougandaise. C’est Brigitte Senut, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, et Martin Pickford, du Collège de France, qui ont présenté le fossile ce lundi au Muséum, en présence de leurs collègues ougandais.

Ce crâne d’Ugandapithecus major a été mis a jour le 18 juillet dernier sur les flancs du volcan Napak, dont les cendres ont permis la conservation de nombreux fossiles. Des fragments de mâchoire inférieure avaient déjà été trouvés sur le site et ils appartiennent sans doute au même individu, précisent les paléontologues. Il s’agit d’un mâle, d’après la taille des canines, adulte mais jeune car la dentition est complète mais peu usée.

Ce très ancien grand singe avait un crâne d’une taille comparable à celle d’un chimpanzé, selon les chercheurs, mais ses dents sont de la taille de celles des gorilles. Et il était probablement plus petit qu’un chimpanzé, plus proche du gibbon en gabarit.

Ugandapithecus major vivait au Miocène, bien avant la séparation entre la lignée des grands singes et celle des hominidés (les pré-humains). Sa découverte va permettre d’en savoir plus sur l’origine des primates anthropoïdes, ancêtres des deux lignées, dont les racines plongent en Afrique mais aussi en Asie, où des fossiles de primates vieux de 30 millions d’années ont été découverts.

Source : Sciences et Avenir du 19/09/2011

lundi 26 septembre 2011

Le Muséum présente un crâne fossilisé vieux de 20 millions d’années

Il a été découvert en juillet dernier en Ouganda...

Voilà à quoi ressemblaient nos ancêtres: la découverte d’un crâne fossilisé, presque complet, d’un grand singe vieux de 19 à 20 millions d’années, est un événement pour les paléontologues. Lundi, le Muséum national d’histoire naturelle a présenté le crâne de ce lointain cousin des Hominidés, une mine d’informations sur les caractéristiques de son espèce.

Une découverte exceptionnelle sur un site riche en fossiles

Selon l’équipe de paléontologues français et ougandais qui ont découvert le crâne sur le site de fossiles d’Iriri, au nord de l’Ouganda, il aurait appartenu à un jeune mâle adulte: ses canines, de la taille de celles d’un gorille, sont complètement sorties mais peu usées. Le crâne est plutôt de la taille de celui d’un chimpanzé, et appartient vraisemblablement au même individu que celui dont on a retrouvé des fragments de mâchoire inférieure l’année dernière, au même endroit.

C’est la première fois qu’un crâne complet de ce genre est retrouvé, précise le Muséum. Avec la forme de ses orbites, de sa cavité nasale ou de son cerveau, les paléontologues vont apprendre beaucoup de choses sur ses habitudes alimentaires, son mode de vie ou son environnement. Des fragments d’os ont déjà permis de conclure que l’animal était un grimpeur et qu’il vivait dans un milieu forestier.

La région d’Iriri est un trésor à ciel ouvert pour les paléontologues: les cendres volcaniques rejetées par le volcan Napak il y a environ 20 millions d’années ont permis la conservation de nombreux fossiles végétaux et animaux. L’Ouganda est une région clé pour l’étude des grands singes et des ancêtres des hommes: depuis 1985, les scientifiques du Muséum et du Collège de France travaillent dans le pays en accord avec l’Uganda Museum de Kampala et le Geological Survey of Uganda, à Entebbe.

Source : 20 mn du 19/09/2011

Le crâne d’un lointain cousin des hominidés mis au jour

Le crâne presque complet d’un grand singe vivant il y a vingt millions d’années a été trouvé dans le nord-est de l’Ouganda par une équipe franco-ougandaise.

En paléontologie, la persévérance peut être payante. La preuve : chaque année depuis 2007, Brigitte Senut, professeur de paléontologie, et Martin Pickford, maître de conférences (Muséum, Collège de France, CNRS, UPMC), fouillent, en étroite collaboration avec l’Uganda National Council for Science and Technology, un gisement particulièrement fécond.

Situé dans le Karamoja (nord-est de l’Ouganda), il se situe sur les flancs du volcan Napak, actif il y a dix-neuf à vingt millions d’années, dont il reste un piton rocheux et dont les pentes sont recouvertes d’une végétation herbacée. Un élément important, car la nature chimique des cendres volcaniques, ni trop acide ni trop basique, est un excellent conservateur pour les os.

C’est ainsi qu’ils ont mis la main sur le crâne presque complet d’un grand singe. « Au vu de ses imposantes canines peu usées, il s’agit d’un jeune mâle, explique Martin Pickford. Comme nous étions sur la même pente, un peu au-dessus de l’endroit où, l’année dernière, nous avions découvert des fragments de mâchoire inférieure, nous pensons qu’il s’agit du même individu », poursuit-il.

Un Ugandapithecus major

Le crâne étant d’une taille similaire à celle d’un crâne de grand chimpanzé mâle, mais ses dents ayant la taille de celles d’un gorille, il s’agit d’un grand singe intermédiaire, un Ugandapithecus major, lointain cousin des hominidés, dont le premier spécimen a été trouvé par les mêmes auteurs en 2000.

C’est la première fois qu’un crâne complet de ce genre est retrouvé et son étude fournira une mine d’informations sur les caractéristiques de cette espèce : taille de son cerveau, forme de ses orbites et de sa cavité nasale ou encore spécificités de son alimentation.

« L’étude de la boîte crânienne et donc de la taille du cerveau devrait nous indiquer le degré d’encéphalisation de l’animal qui, même s’il a vécu il y a vingt millions d’années, soit bien avant la séparation entre la branche des hommes et celle des grands singes (1), nous renseignera sur l’évolution du cerveau des primates », indique Martin Pickford.

(1) Estimée à quatre millions d’années pour les uns, douze millions pour les autres.

Source : La Croix du 19/09/2011 

vendredi 5 août 2011

Un crâne de singe de 20 millions d'années découvert en Ouganda

Résumé : Des scientifiques ougandais et français ont découvert un crâne fossilisé d'un grand singe vieux de 20 millions d'années. Le fossile sera examiné et radiographié en France avant d'être ramené dans son pays d'origine.

Des scientifiques ougandais et français ont découvert le crâne fossilisé d'un grand singe vieux de vingt millions d'années dans la région de Karamoja, en Ouganda, a annoncé l'équipe mardi. Les paléontologues ont découvert les restes le 18 juillet alors qu'ils cherchaient des fossiles dans un volcan éteint de cette une région du nord-est de l'Ouganda.

Cette découverte pourrait apporter un éclairage sur l'histoire de l'évolution dans cette région du monde. "C'est la première fois que l'on découvre le crâne complet d'un grand singe de cette époque (...) c'est un fossile très important et il va certainement inscrire l'Ouganda sur la carte du monde scientifique", a déclaré à des journalistes Martin Pickford, paléontologue au Collège de France.

L'examen préliminaire du fossile a montré que l'herbivore grimpeur, mort à peu près à l'âge de dix ans, avait une tête de la taille de celle d'un chimpanzé mais un cerveau de la taille de celui d'un babouin, un plus gros singe. Bridgette Senut, professeur au Museum d'Histoire naturelle de Paris, a annoncé que le crâne serait transféré à Paris pour être radiographié et examiné, avant de revenir en Ouganda.

Source : TF1 du 03/08/2011

jeudi 4 août 2011

Un crâne de grand singe vieux de 20 millions d'années découvert en Ouganda

Une équipe de paléontologues ougandais et français a annoncé mardi avoir découvert dans le nord de l'Ouganda le crâne d'un grand singe vieux de 20 millions d'années qui pourrait apporter un éclairage sur l'histoire de l'évolution dans cette région du monde.

"C'est la première fois que l'on découvre le crâne complet d'un grand singe de cette époque (...) c'est un fossile très important et il va certainement inscrire l'Ouganda sur la carte du monde scientifique", a déclaré à des journalistes Martin Pickford, paléontologue au Collège de France à Paris.

Le crâne fossilisé provient d'un singe mâle Ugandapithecus Major, lointain cousin des grands singes d'aujourd'hui qui peuplaient cette région il y a environ 20 millions d'années.

L'équipe a fait sa découverte le 18 juillet en cherchant des fossiles aux abords d'un volcan éteint dans la région reculée de Karamoja, dans le nord-est de l'Ouganda.

Un premier examen du fossile a établi que le singe, un herbivore grimpant aux arbres, était âgé d'environ 10 ans à sa mort et avait la taille d'un chimpanzé mais le cerveau de la taille (plus petite) de celui du babouin, a indiqué Martin Pickford.

Sa collègue Brigitte Senut, professeur au Museum national d’histoire naturelle, a annoncé que le fossile sera transporté à Paris pour l'étudier et y subir un examen aux rayons x avant de retourner en Ouganda.

"Il sera nettoyé en France, préparé en France (...) et puis, dans à peu près un an, il retournera dans le pays" où il a été découvert, a-t-elle dit.

Le paléontologues français s'intéressent depuis 25 ans à l'Ouganda où ils viennent faire des recherches de terrain grâce à des fonds du gouvernement français, a précisé la scientifique.

La plaine aride de Karamoja, la région la moins développée d'Ouganda, a été récemment largement pacifiée après des décennies d'insécurité liée à des conflits armés entre communautés nomades d'éleveurs.

Source : 20 mn du 02/08/2011