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mercredi 30 décembre 2020

Omo Kibish 2

L'Homme de Kibish, aussi appelé Omo Kibish 1 et Omo Kibish 2, est le nom donné à deux crânes humains fossiles appartenant à l'espèce Homo sapiens, découverts en 1967 par Richard Leakey près de Kibish, dans la basse vallée de l'Omo, en Éthiopie. Ils figurent parmi les plus anciens fossiles connus d'Homo sapiens, avec une datation publiée en 2005 d'environ 195 000 ans avant le présent.

Datation

Ce n'est qu'en février 2005, avec une nouvelle étude réalisée par Ian McDougall à partir des sédiments dans lesquels avaient été retrouvés les deux crânes, que ceux-ci ont été datés d'environ 195 000 ans.

Analyse

Depuis 2017, l'Homme de Kibish n'est plus le plus ancien Homo sapiens connu. Les fossiles de Djebel Irhoud, au Maroc, à l'opposé du continent africain, datés en 2017 d'environ 300 000 ans, montrent que les premiers Homo sapiens se sont probablement diffusés précocément dans plusieurs régions du continent africain. Selon Jean-Jacques Hublin, auteur de cette découverte, « le berceau de l'Homme est toujours en Afrique… mais c'est tout le continent africain », alors que les chercheurs ont longtemps pensé que l'espèce Homo sapiens était apparue en Afrique de l'Est.

Source : Wikipedia

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Source :

Omo Kibish 1
195 ka
Homo sapiens
1967
Basse vallée de l'Omo, Éthiopie
Équipe de Richard Leakey

Omo Kibish 1

L'Homme de Kibish, aussi appelé Omo Kibish 1 et Omo Kibish 2, est le nom donné à deux crânes humains fossiles appartenant à l'espèce Homo sapiens, découverts en 1967 par Richard Leakey près de Kibish, dans la basse vallée de l'Omo, en Éthiopie. Ils figurent parmi les plus anciens fossiles connus d'Homo sapiens, avec une datation publiée en 2005 d'environ 195 000 ans avant le présent.

Datation

Ce n'est qu'en février 2005, avec une nouvelle étude réalisée par Ian McDougall à partir des sédiments dans lesquels avaient été retrouvés les deux crânes, que ceux-ci ont été datés d'environ 195 000 ans.

Analyse

Depuis 2017, l'Homme de Kibish n'est plus le plus ancien Homo sapiens connu. Les fossiles de Djebel Irhoud, au Maroc, à l'opposé du continent africain, datés en 2017 d'environ 300 000 ans, montrent que les premiers Homo sapiens se sont probablement diffusés précocément dans plusieurs régions du continent africain. Selon Jean-Jacques Hublin, auteur de cette découverte, « le berceau de l'Homme est toujours en Afrique… mais c'est tout le continent africain », alors que les chercheurs ont longtemps pensé que l'espèce Homo sapiens était apparue en Afrique de l'Est.

Source : Wikipedia

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Source :

Omo Kibish 1
195 ka
Homo sapiens
1967
Basse vallée de l'Omo, Éthiopie
Équipe de Richard Leakey

dimanche 20 décembre 2020

Biface Excalibur

Un seul artéfact a été découvert : il s'agit d'un biface, retrouvé en 1998. Outil emblématique de la culture de mode II, l'Acheuléen, le biface est apparu en Europe il y a 500 000 ans. Taillé dans un bloc de quartzite rouge et jaune, il correspond à la technologie identifiée dans la couche GIIb du site voisin de Galería. Il a subi une première phase de configuration au percuteur dur pour la forme générale, et une seconde au percuteur tendre pour travailler la finition des bords convexes distaux. D'une taille de 15 cm, supérieure à la moyenne, il est d'une symétrie assez soignée. Il semble n'avoir jamais servi puisque certains éclats de fabrication sur les bords qui viennent d'être frappés ne sont pas encore détachés. Des traces d'abrasion formées par des sédiments sableux sur la totalité de la surface et particulièrement sur les arêtes et les bords pourraient cependant avoir effacé des marques d'utilisation éventuelles.

L'absence d'autres outils ainsi que le matériau et l'aspect généralement remarquable de ce biface interrogent sur son éventuel rôle dans la Sima. L'hypothèse qu'il ait été déposé à titre symbolique est à considérer. Il s'agirait alors du premier acte symbolique humain documenté dans l'histoire. Toutefois cette hypothèse reste invérifiable, et on peut toujours imaginer que le biface soit arrivé là par accident. Il a été surnommé Excalibur par les anthropologues qui l'ont dégagé de la roche qui le contenait depuis 400 000 ans.

Source : Wikipedia

Sima de los Huesos 5

Devenu un symbole d'Atapuerca, le fossile AT-700 est le cinquième crâne découvert dans la Sima. Il a été exhumé pendant la campagne de fouille de l'été 1992, durant laquelle le cycliste espagnol Miguel Indurain a remporté le Tour d'Italie et le Tour de France ; il a donc été surnommé Miguelón en son honneur et bien que son sexe ne soit pas identifiable. C'est désormais une des pièces principales du musée de l'Évolution humaine de Burgos depuis son ouverture en 2010. On y note un impact important sur l'os pariétal gauche, reçu alors que l'os n'était pas sec : peut-être à cause de la chute dans l'aven après sa mort, ou bien du vivant de son propriétaire et alors probablement causé par un autre individu d'après ses caractéristiques. Le maxillaire gauche présente des signes d'une infection chronique qu'un impact violent aurait pu occasionner. Ce traumatisme, couplé avec l'infection de plusieurs dents fracturées aurait pu provoquer la mort par septicémie. L'analyse de son endocrâne par tomodensitométrie montre qu'il était droitier. Aujourd'hui le musée de l'Évolution humaine communique sur Twitter avec un compte de 14 000 abonnés au nom de Miguelón, on peut aussi voir des fresques murales dans la ville de Burgos représentant l'individu, immense fierté locale.

Source : Wikipedia

samedi 15 février 2020

Homo erectus

Homo erectus est une espèce éteinte du genre Homo, qui aurait vécu en Asie entre environ 1 million d'années et 140 000 ans, et probablement 110 000 ans avant le présent. Avant les années 2000, le taxon incluait également des fossiles africains, aujourd’hui attribués par la majorité des chercheurs à Homo ergaster, bien que d'autres préfèrent rester fidèles à l'ancienne appellation.

Homo erectus signifie littéralement « homme dressé, droit » en latin : ce nom binominal d'espèce est un héritage historique lié à la description du fossile de Pithecanthropus erectus par Eugène Dubois en 1894. Il s'agissait alors de la plus ancienne forme bipède connue d'hominine, mais elle a été supplantée dès 1924 par la découverte du premier Australopithèque en Afrique du Sud.

Historique

Homo erectus est né du regroupement d'un certain nombre de variantes régionales qui avaient été considérées comme des espèces distinctes à l'origine, dont le Pithécanthrope (Java) et le Sinanthrope (Chine). Ces différentes formes ont été réattribuées au genre Homo et regroupées sous la dénomination d'Homo erectus dans les années 1960.

Principaux fossiles attribués à l'espèce

Depuis les années 2000, la majorité des paléoanthropologues considèrent qu'il faut limiter l'aire de répartition géographique de l'espèce Homo erectus à l'Asie, là où ont été mis au jour les spécimens-types. En effet, le tout premier fossile de cette espèce a été découvert sur le site de Trinil (ile de Java, Indonésie) en 1891 par Eugène Dubois.

À ce jour, seules l'Indonésie et la Chine ont livré des fossiles attribués consensuellement à Homo erectus.

Caractéristiques physiques

Homo erectus est une espèce plus robuste qu'Homo sapiens. Son squelette post-crânien est constitué d'os plus volumineux et les os de son crâne sont plus épais.

Les principales caractéristiques physiques d'Homo erectus sont une mâchoire puissante, un prognathisme marqué, un front assez bas, un menton absent, un chignon occipital, un bourrelet supra-orbitaire sous forme de torus continu, une constriction post-orbitaire fréquente en vue supérieure, une carène sagittale plus ou moins marquée et un crâne en forme de tente en vue postérieure (non-développement des bosses pariétales).

Il mesurait entre 1,50 et 1,65 m, pesait entre 45 et 55 kg et avait une capacité crânienne de 900 à 1 200 cm3.

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Zone géographique : Afrique, puis Asie

Période : De 1,85 million d'années à 108.000 ans.

Caractéristiques : L'espèce, d'une longévité exceptionnelle, est la première qui connaît une expansion transcontinentale. Le plus vieux fossile d'Homo erectus est daté de 1,7 million d'années, et des traces de sa présence en Afrique sont vieilles de 1,85 million d'années. Depuis les années 2000, les fossiles africains sont regroupés sous l'appellation d'Homo ergaster. Le débat scientifique est d'ailleurs assez vif pour savoir comment lier ces deux groupes. Il était sans doute présent en Europe sous une forme légèrement différente, appelée Homo antecessor.

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Quand ?
C'est sous ce nom d'emprunt qu'Homo ergaster colonise le continent eurasiatique entre - 2 et - 0,14 million d'années.

Spécificité ?
Ce petit costaud aux os épais invente le biface (pierre subtilement taillée) et vit en campement.

Régime ?
Surtout végétarien, il se régale aussi de charognes et du produit de sa chasse.

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Age : de 1,9 à 0.1 millions d'années
Taille : 1,50 à 1,65 m
Poids : 45 à 55 kg
Localisation : Asie, Afrique, Europe
Habitat : Savanes, forêts
Feux : maîtrisés
Outils : fabriqués

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vendredi 14 février 2020

Homo denisovensis (Homme de Denisova)

L'Homme de Denisova, ou Dénisovien, est une espèce éteinte du genre Homo, identifiée par analyse génétique en mars 2010 à partir d'une phalange humaine fossile datée d'environ 41 000 ans, trouvée dans la grotte de Denisova, dans les montagnes de l'Altaï en Sibérie (Russie).

L'Homme de Denisova est parfois qualifié, en tant qu'espèce, du nom binominal Homo denisovensis, mais son statut d'espèce à part entière ou de sous-espèce n'est pas encore fixé. Jean-Jacques Hublin estime qu'il aurait vécu durant le Paléolithique moyen en Asie orientale, de la Sibérie à l'Asie du Sud-Est. La présence de cette espèce en Extrême-Orient est à rechercher selon lui parmi des fossiles connus. Les analyses de l'ADN mitochondrial du fragment de phalange ont prouvé en 2010 que les Dénisoviens étaient génétiquement distincts des Néandertaliens et des Hommes modernes. L'analyse ultérieure du génome nucléaire a montré que les Dénisoviens partageaient un ancêtre commun avec les Néandertaliens, et qu'ils se sont hybridés avec les ancêtres de certains hommes modernes (3 à 5 % de l'ADN des Mélanésiens et des Aborigènes d'Australie est issu des Dénisoviens). De même, ils auraient transmis aux Tibétains un gène permettant leur adaptation à la vie en altitude.

Phylogénie

Des chercheurs ont montré l'existence d'une forte diversité génétique chez les Dénisoviens. L'analyse ADN de deux dents trouvées à un autre niveau que la phalange a révélé un degré inattendu de diversité de l'ADNmt des Dénisoviens.

L'analyse de l'ADN nucléaire de spécimens fossiles d'Homo sapiens, d'Homme de Néandertal et d'Homme de Denisova, menée en 2016 par une équipe de scientifiques coordonnée par Svante Pääbo de l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste, à Leipzig, en Allemagne, a montré que l'Homme de Denisova et l'Homme de Néandertal avaient un ancêtre commun remontant à environ 450 000 ans, et que tous deux partageaient avec Homo sapiens un ancêtre commun remontant à environ 660 000 ans. Ces résultats s'appuient notamment sur l'analyse de deux spécimens fossiles de la Sima de los Huesos (Espagne), datés de 430 000 ans, attribués à l'Homme de Néandertal, et jugés postérieurs à la séparation d'avec l'Homme de Denisova. Pour la première fois, les liens entre différents représentants du genre Homo ont pu ainsi être établis.

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Zone géographique : Asie

Période : Entre 200.000 et environ 50.000 ans.

Identification : En 2010 à partir de l'analyse génétique d'une phalange découverte en Russie, dans la grotte de Denisova.

Caractéristiques : En dehors d'une mandibule, de dents et de phalanges, nous n'avons pas grand-chose de lui. Mais les conditions exceptionnelles de conservation de la grotte de Denisova ont permis d'extraire son ADN. Au moins deux groupes distincts de Denisoviens ont peuplé l'Asie de part et d'autre de l'Himalaya. A l'instar de Neandertal, les Denisoviens se sont reproduits avec Sapiens. On retrouve des traces de leur ADN chez les populations modernes asiatiques.

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Quand ?
Comme Neandertal, il est issu d'Homo heidelbergensis voilà quelque 400.00 ans. Il s'installe en Asie. Les rares ossements fossiles de la grotte de Denisova ne permettent pas d'en dresser un portrait-robot. Il disparaît à une date encore inconnue.

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Age : de 400 à 40 milliers d'années
Taille : ?
Poids : ?
Localisation : Altaï sud de la Sibérie
Habitat : Age glaciaire, steppes
Feux : Probablement maîtrisés
Outils : Oui

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jeudi 13 février 2020

Homo neanderthalensis (Homme de Neandertal)

L'Homme de Néandertal, ou Néandertalien, est une espèce éteinte du genre Homo, qui a vécu en Europe, au Moyen-Orient et en Asie centrale, jusqu'à environ 30 000 ans avant le présent. Selon une étude génétique publiée en 2016, il partage avec l'Homme de Denisova un ancêtre commun remontant à environ 450 000 ans. Cet ancêtre partage lui-même avec Homo sapiens un ancêtre commun remontant à environ 660 000 ans. Les plus anciens Néandertaliens fossiles reconnus comme tels sont ceux de la Sima de los Huesos, datés de 430 000 ans.

Depuis sa découverte en 1856, son statut a varié : un temps considéré comme une sous-espèce d'Homo sapiens et nommé en conséquence Homo sapiens neanderthalensis, il est aujourd'hui considéré comme une espèce à part entière nommée Homo neanderthalensis.

Particulièrement bien adapté à un environnement froid, l'Homme de Néandertal était physiquement plus robuste, plus lourd et plus trapu qu’Homo sapiens. La forme oblongue de son crâne se distingue nettement de celle de l'Homme moderne, plus globulaire. Néandertal avait un cerveau un peu plus volumineux en moyenne, mais avec un coefficient d'encéphalisation légèrement moindre.

Premier homme fossile identifié, contemporain d'Homo sapiens, l'Homme de Néandertal a longtemps pâti de jugements négatifs par rapport à l'Homme moderne. Les progrès de l'archéologie préhistorique depuis les années 1960 ont en fait révélé une espèce humaine d'un certain développement culturel. Il maitrisait différentes techniques avancées comme le collage au brai de bouleau, et certains vestiges fossiles datés de moins de 70 000 ans sont considérés comme des sépultures témoignant de rites funéraires.

De nombreux points restent encore à élucider, comme son ascendance précise ainsi que la date et les conditions de son extinction après plus de 400 000 ans d'existence. Les derniers vestiges fossiles ou archéologiques néandertaliens connus sont datés de moins de 30 000 ans, dans le sud de la péninsule Ibérique, en Crimée, et dans le Caucase. Toutefois, ces datations restent débattues au sein de la communauté scientifique.

Le séquençage de l'ADN nucléaire néandertalien réalisé depuis 2006 et publié à partir de 2010 a montré un « flux de gènes » ancien entre les hommes de Néandertal et les hommes modernes d'Eurasie. Les humains actuels non africains possèdent entre 1,5 et 2,1 % de gènes néandertaliens, acquis par hybridation lors de leur sortie d'Afrique il y a plus de 50 000 ans, et plus de 30 % du génome de Néandertal survit dans l'ensemble de la population actuelle à différents endroits de notre génome. Certains gènes néandertaliens auraient été fixés chez l'Homme moderne en raison de leur caractère adaptatif.

Statut phylogénétique

Le statut phylogénétique de l'homme de Néandertal provoque encore quelques débats. Il s’agit d’un simple problème de définition de l'espèce. Deux sous-espèces peuvent se croiser et avoir une descendance fertile, mais c'est beaucoup plus variable pour deux espèces différentes (par exemple le cheval et l'âne, le tigre et le lion) : certaines le peuvent et d'autres pas. L'infertilité de la descendance prouve l'existence de deux espèces distinctes, mais l'inverse n'est pas vrai (s'il y a deux espèces, la descendance n'est pas nécessairement infertile). On peut rappeler ici qu'il existe une vingtaine de définitions de l'espèce, et que l'isolement reproductif n'est que l'une d'entre elles.

Lors de sa dénomination en 1864, l’hypothèse d’une espèce distincte avait été privilégiée. Dans les années 1960, certains spécialistes ont considéré les Néandertaliens comme une sous-espèce d'Homo sapiens, comme le généticien Theodosius Dobzhansky ou encore le biologiste Ernst Mayr, qui déclarait que « jamais plus d'une seule espèce d'homme n'a existé au même moment ». Aujourd’hui, l’idée d’espèces distinctes est à nouveau dominante, notamment grâce aux apports de la génétique.

Les multiples études paléoanthropologiques effectuées sur les ossements ne permettaient pas de se prononcer clairement sur la classification de l'homme de Néandertal. Des analyses comparées d'ADN nucléaire, extrait d'ossements de Néandertaliens et d'Homo sapiens anciens et modernes, publiées depuis 2010, ont largement contribué à forger un nouveau consensus.

En 2006, le projet génome de Néandertal, un programme de séquençage de l'ADN nucléaire de l'homme de Néandertal, a été lancé par l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste, à Leipzig en Allemagne, en collaboration avec la société 454 Life Sciences fabriquant des séquenceurs de gènes à haut débit. L'objectif était de connaitre l'étendue du lien de parenté avec l'homme moderne et d'évaluer l'interfécondité de l'homme de Néandertal et de l'homme moderne. Ce projet a permis d'achever le séquençage du génome néandertalien dès 2009 et de publier les premières études en 2010.

Une étude de 2016 exploitant le séquençage de l'ADN nucléaire de spécimens de la Sima de los Huesos (Espagne), datés de 430 000 ans, comparé avec le génome de spécimens d'Homo sapiens, d'Homme de Néandertal et d'Homme de Denisova, a attribué les fossiles de la Sima de los Huesos à l'espèce Homo neanderthalensis, et indiqué que la séparation entre la lignée des hommes modernes et celle des humains archaïques, Dénisoviens et Néandertaliens, a eu lieu entre 550 000 et 760 000 ans avant le présent. La séparation entre Dénisoviens et Néandertaliens est quant à elle estimée entre 381 000 et 473 000 ans. Les fossiles de la Sima de los Huesos étant datés de 430 000 ans, on peut estimer cette dernière séparation à un âge d'environ 450 000 ans. Pour la première fois, les liens entre différents représentants du genre Homo ont pu ainsi être établis.

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Zone géographique : Europe et Proche-Orient

Période : Entre 430.000 ans et environ 40.000 ans

Découverte : En 1856 dans la vallée de Neander, en Allemagne

Caractéristiques : Sa boîte crânienne, moins globulaire que celle d'Homo sapiens, avait un volume moyen un peu plus important.
Reconnaissable par son front fuyant et ses bourrelets sus-orbitaux, il partage sans doute avec Homo sapiens un ancêtre commun, il y a 700.000 à 600.000 ans. On retrouve des traces d'ADN néandertaliens dans une grande partie des populations modernes, preuve que les deux groupes étaient interféconds.

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Quand ?
Il apparaît en Europe voilà 400.000 ans à partir d'Homo heidelbergensis.

Taille ?
Plus massif qu'Homo sapiens (1,65 m), Neandertal possède aussi un cerveau plus volumineux (de 1500 à 1750 cm3).

Spécificité ?
Il enterre ses morts, fabrique des outils et se livre à une activité artistique. Il disparaît il y a 35.000 ans

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Age : de - 400 à - 30 milliers d'années
Taille : 1,55 à 1,65 m
Poids : 70 à 90 kg
Localisation : Europe, Asie
Habitat : tempéré
Feux : maîtrisés
Outils : fabriqués

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0,2-0,03 MA.
Une calotte crânienne et une partie du squelette (Neandertal 1) ; Krapina, Spy, La Chapelle-aux-Saints, Shanidar, Okladinov
Europe, Proche-Orient, Asie de l’Ouest.
Les néandertaliens sont les premiers homininés découverts (1829) et reconnus (1851).

mardi 11 février 2020

Homo sapiens

Quand ?
Présente sur les cinq continents, notre espèce apparaît en Afrique il y a environ 300.000 ans à partir d'un mélange de populations ancestrales.

Taille ?
Après avoir occupé un volume de 1500 cm3, son cerveau s'est stabilisé autour de 1350 cm3.

Spécificité ?
Exclusivement bipède, face réduite, crâne globuleux, présence d'un menton osseux. Unique survivant de toutes les espèces du genre "Homo", il a su maîtriser l'art, la culture, la religion, l'agriculture, l'élevage et... la bombe atomique.

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0,2-actuel.
Pas d’holotype ; Omo 1, Herto, Qafzeh, Liujiang, Lake Mungo, Oase 2, Cro-Magnon 1.
Afrique (dès 0,2 MA), Proche-Orient (0,1 MA), Asie (0,1 MA) et Australie (0,06 MA), Europe (0,04 MA), Amériques (0,03 MA), Pacifique (0,004 MA), Arctique (actuel), Lune (actuel).
sapiens est la seule espèce d’homininés vivant encore aujourd’hui. Partie d’Afrique, elle est la première à avoir conquis l’ensemble de la Terre.

dimanche 9 février 2020

Homo heidelbergensis

Homo heidelbergensis est une espèce éteinte du genre Homo, qui a vécu en Europe au Pléistocène moyen, entre environ −700 000 et −300 000 ans avant le présent. Il est admis que cette espèce a donné naissance à l'Homme de Néanderthal en Europe.

Homo heidelbergensis au sens large regroupe des fossiles découverts en Afrique parfois attribués à Homo rhodesiensis, mais aussi en Asie. Dans cette vision, cette espèce a donné naissance aux humains modernes en Afrique.

L'holotype d'Homo heidelbergensis est la mandibule de Mauer, découverte en 1907 dans une sablière près de Heidelberg, en Allemagne. Elle fut décrite en 1908 par Otto Schoetensack. Plusieurs fossiles ou ensembles de fossiles attribués à Homo heidelbergensis ont été découverts depuis 1907 dans différents pays d'Europe.

Position phylogénétique

Ascendance

Homo heidelbergensis, attesté en Europe à partir d'environ 610 000 ans avant le présent, voire 700 000 ans en y incluant l'Homme de Petralona (Grèce), pourrait descendre soit d'Homo antecessor, dont les fossiles trouvés en Espagne ont été datés d'environ 860 000 ans, soit d'une forme africaine encore non identifiée, qui serait passée en Europe au début du Pléistocène moyen et aurait remplacé les formes locales.

Descendance

Eu égard aux ressemblances morphologiques entre les Homo heidelbergensis et les Néandertaliens, Jean-Jacques Hublin estime que le premier a probablement évolué il y a environ 450 000 ans pour donner progressivement naissance aux Néandertaliens.

Les analyses génétiques menées de 2013 à 2016 par l'équipe de Svante Pääbo, à l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste à Leipzig (Allemagne), sur des spécimens de la Sima de los Huesos, à Atapuerca, d'abord sur le génome mitochondrial puis sur le génome nucléaire, ont confirmé l'étroite parenté entre l'Homme de Néandertal et l'Homme de Denisova et ont évalué l'âge de leur dernier ancêtre commun à environ 450 000 ans. Homo heidelbergensis pourrait alors être l'ancêtre commun à ces deux taxons.

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Quand ?
Apparue en Afrique ou au Levant voilà quelque 700.000 ans, cette espèce est probablement issue d'Homo erectus.

Taille ?
Grande taille (1,70 mètre) et cerveau de 1000 à 1300 cm3.

Spécificité ?
Elle a prospéré entre l'Europe et l'Asie, sachant utiliser des pieux à pointes en pierre taillée pour chasser le gros gibier.

Descendance ?
Il y a environ 400.000 ans, sa population se serait coupée en deux pour donner, d'un côté, les néandertaliens et, de l'autre, les dénisoviens.

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Age : de - 0,8 à - 0,3 millions d'années
Taille : 1,55 à 1,65 m
Poids : de 65 à 80 kg
Localisation : Afrique, Europe, Asie occidentale
Habitat : Régions tempérées et chaudes
Feux :
Outils : Fabrication probable de bifaces.

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lundi 3 février 2020

Homo naledi

Homo naledi est une espèce éteinte d'hominines découverte en 2013 en Afrique du Sud par le paléoanthropologue américain Lee Rogers Berger. La découverte fut annoncée en septembre 2015. Les fossiles ont été trouvés dans les Grottes de Rising Star, près de Johannesbourg, en Afrique du Sud. La découverte et l'analyse de nouveaux restes trouvés dans une seconde chambre a été faite en mai 2017 par John Hawks.

Homo naledi présente des traits le rapprochant du genre Australopithecus, avec notamment une petite taille et un faible volume crânien, mais aussi des premiers représentants du genre Homo, avec lesquels il partage d'autres caractéristiques. La combinaison de caractères ancestraux et dérivés traduit une évolution en mosaïque.

D'abord estimé âgé d'un à deux millions d'années au vu de sa morphologie, il a été daté en 2017 entre 335 et 236 000 ans seulement, ce qui relance les débats concernant la position phylogénétique et l'interprétation d'Homo naledi.

Controverses scientifiques

Le paléoanthropologue Yves Coppens a déclaré qu'il pensait que ce n'était « bien sûr, pas un Homo, avec la petite tête qu’il a, mais un Australopithèque de plus ». Ian Tattersall, du Musée américain d'histoire naturelle, pense également que les fossiles présentent « des caractères que l'on associe plutôt aux australopithèques qu'au genre Homo ».

Jeffrey Schwartz, anthropologue à l'université de Pittsburgh, a indiqué à Mediapart que les fossiles recueillis appartiennent vraisemblablement à deux espèces distinctes. Il émet également des doutes concernant l'hypothèse d'une accumulation de squelettes résultant d'un rite funéraire.

Interrogé sur France Inter, Laurent Bruxelles, géologue à l'Inrap, émet des doutes sur la possibilité de faire passer des corps de défunts à travers l'accès utilisé aujourd'hui par l'équipe et envisage qu'une autre entrée ait existé anciennement.

Sa fiche sur Wikipedia

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Zone géographique : Afrique du sud

Période : 300.000 à environ 225.000 ans

Découverte : En 2015, en Afrique du Sud

Caractéristiques : Plus petit qu'Homo sapiens, Homo naledi atteignait 1,50 m. Son cerveaune dépassait pas la taille d'un pamplemousse. Des centaines d'ossements ont été mis à jour mais seulement dans deux grottes très proches en Afrique du Sud, sans outil ni ornement. Sa découverte a néanmoins ouvert des perspectives, le genre Homo était peut-être bien plus foisonnant que supposé jusqu'ici.
Plusieurs espèces ont peut-être peuplé l'Afrique il y a 300.000 ans, avec des populations très localisées.

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autour de 0,3 MA.
DH1 un crâne fragmentaire ; plus de 1500 restes de nombreux individus, et il semblerait que ce ne soit pas fini.
Un tout petit trou en Afrique du Sud.
Découverte importante, mais l'anatomie des fossiles n'est pas encore suffisamment étudiée pour valider cette nouvelle espèce, les caractères dérivés semblent faire défaut. Ressemble beaucoup aux premiers Homo ou Homo erectus anciens. Fait unique, les découvreurs ont mis en ligne les modèles 3D des principaux fossiles, permettant ainsi aux autres chercheurs de les étudier. 

jeudi 14 janvier 2010

Homo sapiens

Homo sapiens (« homme savant »), communément appelé Homme moderne, « Homme », « Homme anatomiquement moderne », « humain » ou encore « être humain », est une espèce de primates appartenant à la famille des hominidés. Il est le seul représentant actuel du genre Homo, les autres espèces, une quinzaine, étant éteintes.

Parmi les hominidés actuels, il se distingue d’un point de vue physiologique par sa bipédie quasi-exclusive, son cerveau plus volumineux et son système pileux moins développé.

Du point de vue de l'éthologie, et par rapport au reste du règne animal, Homo sapiens se distingue par la complexité de ses relations sociales, l'utilisation d'un langage articulé élaboré transmis par l'apprentissage, la fabrication d'outils, le port de vêtements, la maîtrise du feu, la domestication de nombreuses espèces végétales et animales, ainsi que l'aptitude de son système cognitif à l'abstraction, à l'introspection et à la spiritualité. Il n'est cependant pas le seul du genre Homo à maîtriser toutes ces techniques.

Plus généralement, il se distingue de toute autre espèce animale par l'abondance et la sophistication de ses réalisations techniques et artistiques, l'importance de l'apprentissage et de l'apport culturel dans le développement de l'individu, mais aussi par l'ampleur des transformations qu'il opère sur les écosystèmes.

La science qui étudie l'Homme sous tous ses aspects est l'anthropologie. Celle qui étudie son évolution est la paléoanthropologie.

Source : Wikipedia

Cela signifie en latin "homme intelligent" ou "sage". Sa capacité crânienne évolue jusqu'à 1400 cm3 en moyenne. Il voit sa physionomie se modifier avec une diminution des lobes frontaux et de la taille de la dentition, et également par l'apparition du menton.

Source : Lexique du CNRS

Age : de 120 milliers d'années à... maintenant !
Taille : 1,55 à 1,70 m
Poids : 50 à 70 kg
Localisation : Toutes régions du monde
Habitat : Tous
Feux : Maîtrisés et même plus
Outils : fabriqués

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Homo heidelbergensis

Homo heidelbergensis est une espèce éteinte du genre Homo, qui a vécu en Europe au Pléistocène moyen, entre environ −700 000 et −300 000 ans avant le présent. Il est admis que cette espèce a donné naissance à l'Homme de Néanderthal en Europe.

Homo heidelbergensis au sens large regroupe des fossiles découverts en Afrique parfois attribués à Homo rhodesiensis, mais aussi en Asie. Dans cette vision, cette espèce a donné naissance aux humains modernes en Afrique.

L'holotype d'Homo heidelbergensis est la mandibule de Mauer, découverte en 1907 dans une sablière près de Heidelberg, en Allemagne. Elle fut décrite en 1908 par Otto Schoetensack. Plusieurs fossiles ou ensembles de fossiles attribués à Homo heidelbergensis ont été découverts depuis 1907 dans différents pays d'Europe.

Position phylogénétique

Ascendance

Homo heidelbergensis, attesté en Europe à partir d'environ 610 000 ans avant le présent, voire 700 000 ans en y incluant l'Homme de Petralona (Grèce), pourrait descendre soit d'Homo antecessor, dont les fossiles trouvés en Espagne ont été datés d'environ 860 000 ans, soit d'une forme africaine encore non identifiée, qui serait passée en Europe au début du Pléistocène moyen et aurait remplacé les formes locales.

Descendance

Eu égard aux ressemblances morphologiques entre les Homo heidelbergensis et les Néandertaliens, Jean-Jacques Hublin estime que le premier a probablement évolué il y a environ 450 000 ans pour donner progressivement naissance aux Néandertaliens.

Les analyses génétiques menées de 2013 à 2016 par l'équipe de Svante Pääbo, à l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste à Leipzig (Allemagne), sur des spécimens de la Sima de los Huesos, à Atapuerca, d'abord sur le génome mitochondrial puis sur le génome nucléaire, ont confirmé l'étroite parenté entre l'Homme de Néandertal et l'Homme de Denisova. Homo heidelbergensis pourrait alors être l'ancêtre commun à ces deux taxons.

Source : Wikipedia

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Découvert en 1907 à Mauer en Allemagne sous la forme d'une mandibule. 500000 ans Europe et Afrique. Avant lui H. erectus en Asie et en Afrique. Assez grande capacité cranienne. Le problème est de classer les échantillons entre H. neanderthalensis, H. heidelbergensis et H. erectus.

Source : Lexique du CNRS

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Age : de - 0,8 à - 0,3 millions d'années
Taille : 1,55 à 1,65 m
Poids : de 65 à 80 kg
Localisation : Afrique, Europe, Asie occidentale
Habitat : Régions tempérées et chaudes
Feux :
Outils : ?

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0,6-0,2 MA.
Une mandibule (Mauer 1) ;Arago 21, Petralona, Atapuerca SH cranium 5.
Europe.
heidelbergensis ressemble beaucoup aux néandertaliens, dont il pourrait être l’ancêtre. Avait-il un lien de parenté avec Homo rhodesiensis ?

Homo erectus

Homo erectus est une espèce éteinte du genre Homo, qui aurait vécu en Asie entre environ 1 million d'années et 140 000 ans, et probablement 110 000 ans avant le présent. Avant les années 2000, le taxon incluait également des fossiles africains, aujourd’hui attribués par la majorité des chercheurs à Homo ergaster, bien que d'autres préfèrent rester fidèles à l'ancienne appellation.

Homo erectus signifie littéralement « homme dressé, droit » en latin : ce nom binominal d'espèce est un héritage historique lié à la description du fossile de Pithecanthropus erectus par Eugène Dubois en 1894. Il s'agissait alors de la plus ancienne forme bipède connue d'hominine, mais elle a été supplantée dès 1924 par la découverte du premier Australopithèque en Afrique du Sud.

Principaux fossiles attribués à l'espèce

Depuis les années 2000, la majorité des paléoanthropologues considèrent qu'il faut limiter l'aire de répartition géographique de l'espèce Homo erectus à l'Asie, là où ont été mis au jour les spécimens-types. En effet, le tout premier fossile de cette espèce a été découvert sur le site de Trinil (ile de Java, Indonésie) en 1891 par Eugène Dubois.

À ce jour, seules l'Indonésie et la Chine ont livré des fossiles attribués consensuellement à Homo erectus.

Source : Wikipedia

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De taille proche de l'homme actuel, il a une capacité crânienne entre 775 et 1250 cm3 et une dentition puissante de morphologie humaine. Il vécu en Afrique orientale il y a 1,57 millions d'années avant notre ère.

Source : Lexique du CNRS

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Age : de 1,7 à 0.5 millions d'années
Taille : 1,50 à 1,65 m
Poids : 45 à 55 kg
Localisation : Asie, Afrique, Europe
Habitat : Savanes, forêts
Feux : maîtrisés
Outils : fabriqués


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1,8-0,03 MA.
Une calotte crânienne (Trinil 2) ; Sangiran 4 et 17, Mojokerto, Zhoukoudian, OH 9, Bouri, Tighennif.
Asie et Afrique, peut-être Géorgie.
Conquérant et maître de l’Asie, erectus aurait vécu à Java jusqu’à il y a moins de 50 000 ans.

mercredi 13 janvier 2010

Homo sapiens sapiens

Homo sapiens sapiens est l'ancienne dénomination des Homo sapiens de l'ère moderne.

Cette classification distincte a été abandonnée et l'on considère désormais que les fossiles comme celui de l'Homme de Cro-Magnon et l'homme moderne constituent une seule et même espèce : Homo sapiens.

Cette dénomination Homo sapiens sapiens fut utilisée jusqu'en 2003, l'espèce Homo sapiens étant subdivisée en deux groupes distincts, considérés comme deux sous-espèces, l'autre étant Homo sapiens neanderthalensis. En 2003, après des études génétiques, il semblerait que les deux groupes aient un génome trop différent pour être deux sous-espèces, et constitueraient ainsi deux espèces à part entière du genre Homo. Homo sapiens neanderthalensis fut donc renommé en Homo neanderthalensis, et Homo sapiens sapiens en Homo sapiens.

Homo sapiens (communément appelé « Homme moderne », « Homme », « humain » ou encore « être humain ») est une espèce de primates appartenant à la famille des hominidés. Il est le seul représentant actuel du genre Homo, les autres espèces étant éteintes. Les plus anciens fossiles connus de cette espèce sont datés d'environ 300 000 ans.

Parmi les hominidés actuels, il se distingue du point de vue physiologique par un mode locomoteur au sol exclusivement bipède, son cerveau plus volumineux et sa pilosité moins développée. Il faut ajouter à ces critères, l’existence d’une ménopause chez la femme, rare chez les autres hominidés.

Du point de vue de l'éthologie, et par rapport au reste du règne animal, Homo sapiens se distingue par la complexité de ses relations sociales, l'utilisation d'un langage articulé élaboré transmis par l'apprentissage, la fabrication d'outils, le port de vêtements, la maîtrise du feu, la domestication de nombreuses espèces végétales et animales, ainsi que l'aptitude de son système cognitif à l'abstraction, à l'introspection et à la spiritualité. Certaines de ces caractéristiques étaient partagées par d'autres espèces du genre Homo.

Plus généralement, il se distingue de toute autre espèce animale par l'abondance et la sophistication de ses réalisations techniques et artistiques, l'importance de l'apprentissage et de l'apport culturel dans le développement de l'individu, mais aussi par l'ampleur des transformations qu'il opère sur les écosystèmes.

Source : Wikipedia

Homo rhodesiensis

Homo rhodesiensis est une espèce éteinte du genre Homo, présente en Afrique durant le Pléistocène moyen, entre environ 700 000 et 300 000 ans avant le présent.
Peu de fossiles de cette espèce ont été découverts à ce jour, et son articulation phylogénétique avec Homo sapiens, qui lui succède en Afrique, demeure débattue.

Historique
Homo rhodesiensis a été décrit en 1921 par Arthur Smith Woodward à partir du crâne fossile qu’un mineur suisse, Tom Zwiglaar, avait découvert peu avant dans une mine de fer et de zinc de Kabwe (autrefois appelée Broken Hill), en Zambie (autrefois appelée Rhodésie du Nord).
Outre le crâne, on a trouvé aussi la mâchoire supérieure d'un autre individu, ainsi qu’un sacrum, un tibia, et deux fragments de fémur. La relation des os entre eux n’est pas établie avec certitude, mais le tibia et les fossiles de fémur sont généralement associés au crâne.
Au moment de sa découverte, ce fossile a été appelé « Homme de Rhodésie », mais on parle aujourd'hui plutôt d'« Homme de Broken Hill » ou d'« Homme de Kabwe ».

Source : Wikipedia

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 0,5-0,2 MA.
Un crâne (Kabwe) ; Bodo, Dali, Jinniushan.
Afrique, Asie, peut-être Europe.
rhodesiensis pourrait être l’ancêtre des hommes modernes. Ces fossiles sont parfois nommés "Homo sapiens archaïques" (mais ce terme est à éviter).
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Homo rhodesiensis : Si vous avez entendu parler de l’une des espèces de cette liste, c’est probablement celle-ci. Le paléontologue Arthur Smith Woodward a créé le nom H. rhodesiensis pour un crâne découvert en 1921 à Broken Hill, ou Kabwe, en Zambie (qui faisait autrefois partie de la Rhodésie du Nord). Le crâne épais du fossile, le front incliné et les crêtes sourcilières géantes distinguaient l'espèce des êtres vivants. D'autres fossiles africains robustes datant d'environ 300 000 à 125 000 ans ont été ajoutés à l'espèce. Cependant, ce groupe de fossiles a été connu sous de nombreux autres noms. Certains anthropologues, par exemple, pensent que les os appartiennent aux premiers membres plus archaïques de notre propre espèce, H. sapiens. Cependant, la plupart des chercheurs regroupent aujourd'hui les fossiles de H. rhodesiensis avec l'espèce la plus répandue Homo heidelbergensis, qui vivait en Afrique et en Eurasie depuis environ un demi-million d'années et pourrait avoir été l'ancêtre commun des humains modernes et des Néandertaliens.

Source : Source

mercredi 1 mars 2006

Irhoud 10

Historique

Jean-Jacques Hublin, devenu en 2004 directeur du département d'évolution humaine de l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste, à Leipzig en Allemagne, et Abdelouahed Ben-Ncer, de l'Institut national des sciences de l'archéologie et du patrimoine (INSAP), lancèrent une nouvelle campagne de fouilles en 2004. Ils purent explorer une zone de dépôts sédimentaires encore non dégradée par l'activité minière, où ils découvrirent, de 2007 à 2016, 16 ossements fossiles supplémentaires, Irhoud 7 à 22, représentant au moins cinq individus, trois adultes, un adolescent et un enfant. Parmi cet ensemble de nouveaux fossiles, il convient de mentionner Irhoud 10, rassemblant des éléments de crâne, et Irhoud 11, une mandibule adulte quasi-complète. Les découvertes et analyses de l'équipe ont été publiées dans la revue américaine Nature en juin 2017.

Analyse

Les plus anciens restes reconnus d'Homo sapiens étaient jusque-là l'Homme de Kibish, avec deux crânes mis au jour en 1967 en Éthiopie et datés en 2005 de 195 000 ans, et l'Homme de Herto, découvert en 1997 en Éthiopie et daté en 2003 de 157 000 ans. L'Homme de Djebel Irhoud repousse donc de plus de 100 000 ans l'ancienneté attribuée auparavant à l'espèce Homo sapiens.

Pour Jean-Jacques Hublin, les fossiles de Djebel Irhoud montrent qu'il existe un stade « Homo sapiens archaïque », déjà moderne au niveau de la face mais encore archaïque au niveau de l'encéphale. Jean-Jacques Hublin met en avant depuis cette découverte la théorie d'une émergence panafricaine de l'Homme moderne, qui ne serait pas limitée à un groupe humain précis ni localisée dans une région particulière d'Afrique, mais qui serait issue d'un chemin évolutif ayant associé depuis au moins 300 000 ans l'ensemble des populations du continent africain. Cette vision est celle d'une origine multirégionale de l'homme moderne limitée au continent africain.

Source : Wikipedia

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300 ka
Homo sapiens
2017
Djebel Irhoud, Maroc
Jean-Jacques Hublin, et Abdelouahed Ben-Ncer

jeudi 1 septembre 2005

Aroeira 3

Aroeira 3 est un crâne néandertalien ancien fragmentaire d'environ 400 000 ans, découvert en 2014 dans la grotte d'Aroeira à Torres Novas au Portugal. Sa morphologie ne correspond à aucune autre forme de référence mais montre cependant quelques traits néandertaliens. Il s'ajoute à d'autres crânes contemporains aux caractéristiques propres comme ceux de Tautavel, de la Sima de los Huesos, de Ceprano, et confirme la diversité des groupes humains en Europe au Pléistocène moyen, au détriment d'un scénario d'évolution linéaire depuis Homo heidelbergensis. Il était accompagné d'outils de pierre de mode 2 et d'os d'animaux calcinés, suggérant une maitrise du feu.

Découverte

Le crâne était inclus dans un bloc calcaire. La taphonomie montre qu'il a été brisé de façon oblique dans le plan sagittal, avec la marge osseuse préservée en diagonale de l'arche supraorbitaire antérieure gauche, en passant à proximité du bregma, et continue en arrière vers l'astérion droit. Une portion circulaire de la région fronto-pariétale était présente à l'origine mais fut détruite dans le processus d'extraction par un marteau de démolition lourd dont l'utilisation était due à l'extrême solidité des sédiments. Les fragments furent collectés, et un bloc entier a été découpé pour poursuivre l'extraction du crâne en laboratoire. Un permis d'export a été reçu de l'autorité pour l'Héritage du Portugal : le bloc a été envoyé au Laboratoire de Conservation et Restauration du Centre de Recherche de l'Université complutense de Madrid et de l'Institut du Salut Carlos III sur l'Évolution et le Comportement Humains à Madrid. Il a fallu deux ans pour achever l'extraction, et l'analyse complète a pu être publiée en mars 2017.

Morphologie

Forme

Une caractéristique propre aux Néandertaliens est la forme générale du crâne. Après capture du spécimen par tomodensitométrie, on a pu copier en miroir la partie droite bien préservée de Aroeira 3 pour simuler le côté gauche et apprécier la forme d'ensemble. De cette façon on constate l'orientation verticale des pariétaux, très différente du type ancestral d'Homo ergaster où ils convergent fortement vers le haut. En vue postérieure, cette orientation verticale donne un aspect plutôt circulaire au crâne, opposé à l'aspect pentagonal marqué chez Homo ergaster.

Source : Wikipedia

Homme d'Aroeira

Aroeira 3 est un crâne néandertalien ancien fragmentaire d'environ 400 000 ans, découvert en 2014 dans la grotte d'Aroeira à Torres Novas au Portugal. Sa morphologie ne correspond à aucune autre forme de référence mais montre cependant quelques traits néandertaliens. Il s'ajoute à d'autres crânes contemporains aux caractéristiques propres comme ceux de Tautavel, de la Sima de los Huesos, de Ceprano, et confirme la diversité des groupes humains en Europe au Pléistocène moyen, au détriment d'un scénario d'évolution linéaire depuis Homo heidelbergensis. Il était accompagné d'outils de pierre de mode 2 et d'os d'animaux calcinés, suggérant une maitrise du feu.

Source : Wikipedia

DH 1

Source : Wikipedia

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236 - 335 ka
Homo naledi
2014
Grottes de Rising Star, Gauteng, Afrique du Sud
Équipe de Lee Rogers Berger

samedi 1 janvier 2005

Homme de Tourville

Préhistoire

Le 9 octobre 2014, le CNRS a annoncé la découverte des « vestiges d’un pré-Néandertalien » : composés de trois os longs (humérus, radius, cubitus) du bras gauche d’un individu adulte (ou « vieil adolescent »), de sexe encore indéterminé, vieux de quelque 200 000 ans.

Source : Wikipedia

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210 ka
Homo neanderthalensis
2010
Tourville-la-Rivière, Seine-Maritime, France
Équipe de l'Inrap

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