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jeudi 15 septembre 2022

À quoi ressemblait la vie des australopithèques ?

Les australopithèques, de la grande famille humaine des homininés, ont vécu en Afrique il y a entre 4,4 et 1 million d’années. Vous connaissez forcément l’une de leurs représentantes, longtemps présentée comme notre grand-mère à tous : Lucy.

Une grande famille humaine

"Le groupe qui réunit tous les humains, les homininés, s’est séparé de la branche qui a donné naissance aujourd’hui aux chimpanzés et aux bonobos. Avec aussi les gorilles et les Orang-Outan, nous faisons tous partie de la famille des hominidés. L’Homme ne descend pas du singe, nous sommes tous des primates et nous avons un ancêtre commun avec les chimpanzés et les bonobos qui sont les êtres vivants les plus proches de nous", explique le paléoanthropologue Antoine Balzeau, auteur d’une Brève histoire des origines de l’humanité (éditions Tallandier, 2022).

Les plus anciens membres connus du buisson de l’humanité datent d’il y a 7 millions d’années sur le continent africain surnommé pour cette raison "le berceau de l’humanité". C’est ce que nous a appris la découverte de Toumaï au Tchad en 2001. Au fil des siècles, plusieurs espèces d’hominines se sont côtoyées à travers le monde. Parmi elles, de nombreuses espèces d’australopithèques, qui vivaient il y a entre 4,4 et 1 million d’années.

Le crâne de Taung avant Lucy

Le premier à avoir découvert des restes d’australopithecus afarensis, c’est l’anthropologue et paléontologue australien Raymond Dart. Selon certains chercheurs, c’est cette espèce qui serait à l’origine des autres espèces d’australopithèques, et en particulier de ses représentants robustes, les paranthropes.

En 1924, près de Kimberley, en Afrique du Sud, Dart met au jour un crâne appartenant à un enfant, surnommé Taung. Dans le journal Nature l’année suivante, il décrit un nouveau type d’hominine, l’australopithèque. Grâce à la position du trou découvert à la base du crâne qui indique la station bipède, Dart conclut que ce spécimen ne pouvait se déplacer à 4 pattes et était bien adapté à la bipédie.

La star de ce nouveau groupe, vous connaissez bien son nom. Ce n’est pas Taung, c’est Lucy ! Elle est mise au jour le 24 novembre 1974 à Hadar, en Éthiopie, par une équipe internationale dirigée par l’Américain Donald Johanson et les Français Maurice Taïeb et Yves Coppens.

Son nom, elle le doit aux Beatles. En effet, le soir de la découverte, alors qu’ils nettoient méticuleusement les précieux ossements, les paléoanthropologues écoutent la chanson Lucy in the Sky with Diamonds des quatre garçons dans le vent. Au son du rock’n’roll, Lucy est ainsi baptisée par les Occidentaux. Les Ethiopiens, eux, l’appellent Dinqnesh, qui signifie "Tu es merveilleuse".

Caractéristiques et mode de vie des Australopithèques

Ce qui la rend merveilleuse, c’est que son squelette est complet à 40 %. Du jamais vu à l’époque ! On a retrouvé les fragments de 52 ossements datant de 3,2 millions d’années. Lucy mesure 1 mètre 10 pour 25 kilos. En moyenne, les australopithèques mesurent entre 1,3 et 1,5 mètre, mais ils peuvent dépasser 1m60. La capacité crânienne des Australopithèques mesure 450cm3 en moyenne, soit celle du chimpanzé actuel.

Les longs bras de Lucy laissent supposer qu’elle devait passer beaucoup de temps accrochée aux branches des arbres. Mais d’autres particularités anatomiques, comme son bassin court et évasé indiquent qu’elle était totalement adaptée à un mode de locomotion bipède, comme tous les représentants de la grande famille humaine.

Les Australopithèques vivaient dans des environnements assez variés et pouvaient évoluer dans la forêt humide aussi bien que dans la savane. Leur alimentation se composait de graminées, de plantes grasses, de tubercules, comme en témoigne l’émail épais de leurs dents. Mais ils n'étaient pas totalement végétariens et au fil du temps ils se sont davantage nourris d’insectes, de rongeurs, d’oiseaux et d’œufs. Les Australopithèques étaient omnivores et certains fabriquaient des outils en pierre.

Sur la question de leur pilosité, Antoine Balzeau nous apprend qu’il s’agit là d’une "question sans intérêt scientifique puisque les hypothèses sont impossibles à tester. Nous, Hommes d’aujourd’hui, n’avons pas moins de poils qu’un chimpanzé et donc certainement qu’un Australopithèque, que ses poils fussent petits ou longs".

Des Australopithèques, en veux-tu en voilà !

Taung et Lucy ne sont pas les seuls représentants des australopithèques. Des centaines ont été mis au jour, comme la petite Selam, âgée de 3 ans. Elle fut découverte en 2000 en Éthiopie, à quatre kilomètres seulement du lieu où Lucy avait été découverte 26 ans plus tôt. Résultat : la presse l’a tout de suite présentée comme "le bébé de Lucy", un surnom qui prête à confusion car Selam est bien plus vieille.

Aujourd’hui, les spécialistes s’accordent à dire que Lucy n’est pas notre grand-mère à tous, mais une lointaine tante parmi d’autres. Les australopithèques étaient très variés, une douzaine d’espèces différentes ont vécu et ont côtoyé de nombreuses autres espèces attribuées au genre Homo à partir d’il y a 2 millions d’années.

"Ainsi, les Australopithèques font bien partie de la grande famille humaine, puisque leur corps était adapté à la bipédie. Ils étaient un peu plus petits que les humains ultérieurs, et surtout, ils avaient de plus petites jambes et de plus grands bras. Les espèces se sont réparties les différentes régions d’Afrique au cours du temps, probablement car ces humains étaient assez inféodés à leur environnement. La dernière découverte notable est que les premiers outils en pierre connus datent de leur époque, démontrant des compétences inattendues à ces humains anciens", conclut Antoine Balzeau.

Source : Géo du 14/09/2022

mardi 28 juin 2022

Les australopithèques d’Afrique du Sud prennent un coup de vieux

Une étude parue lundi 27 juin dans la revue scientifique « Pnas » repousse d’au moins un million d’années les fossiles d’australopithèques découverts dans des grottes en Afrique du Sud. De quoi montrer une coexistence avec ceux d’Afrique de l’Est.

Un million d’années dans la vue ! Une coopération internationale a revu à la hausse l’âge d’Australopithecus africanus, une espèce d’australopithèque qui vivait en Afrique australe. Jusque-là, des analyses sédimentaires du site de fouilles de Sterkfontein, en Afrique du Sud, considéraient ce lointain cousin comme présent depuis une période de 2,1 à 2,6 millions d’années. La nouvelle estimation repousse cette fourchette entre 3,4 et 3,7 millions d’années.

La faute aux stalagmites, ou plutôt aux stalagmites « plates ». « Les sols de ces grottes ressemblent à des mille-feuilles », décrit Laurent Bruxelles, géoarchéologue de l’université Toulouse Jean-Jaurès et coauteur de l’étude parue dans Pnas lundi 27 juin. Les premières estimations avaient été réalisées en datant des calcaires déposés par ruissellement dans une couche sédimentaire où avaient été retrouvés des fossiles. La technique est classique. Mais, dans ce cas précis, la datation a été faussée par le ruissellement : les roches analysées se sont infiltrées bien après dans la couche géologique qui contient les fossiles.

Pour la nouvelle mesure, c’est donc le quartz qui a été passé à la moulinette, notamment des formes rares de certains éléments chimiques – l’aluminium et le béryllium. « Tant que les roches sont à la surface, ces isotopes vont être produits en raison des rayonnements cosmiques, explique Laurent Bruxelles. Puis, quand la roche est recouverte ou enterrée dans une grotte, ces isotopes vont peu à peu disparaître, avec un taux de décroissance connu. » À partir des isotopes restants, il est ainsi possible de savoir quand la roche a été enfouie et donc quand se sont fossilisés les os.

Une coexistence parallèle d’australopithèques

Cette nouvelle datation confirmerait que l’australopithèque sud-africain a vécu à la même époque que son voisin d’Afrique de l’Est Australopithecus afarensis. Et ne peut donc pas en être son descendant. Une vraie révolution, qui aurait enthousiasmé le paléoanthropologue Yves Coppens, mort la semaine dernière et codécouvreur en 1974 de Lucy, le plus connu des squelettes d’australopithèque afarensis.

« Cette actualisation montre une évolution synchrone, qui invite à réfléchir sur l’apparition des australopithèques à l’échelle de tout le continent africain en sortant du débat sur les différents berceaux de l’humanité », estime Laurent Bruxelles. Depuis quelques décennies, les paléoanthropologues ont abandonné l’idée d’une unique lignée humaine, pour parler plutôt d’un « buisson », plusieurs espèces cohabitant et évoluant parallèlement.

Source : La Croix du 27/06/2022

vendredi 10 avril 2020

Il y a 2 millions d’années, en Afrique australe, Australopithecus, Paranthropus et… Homo erectus ?

Il y a 2 millions d’années, en Afrique australe, Australopithecus, Paranthropus et… Homo erectus ?

Il y a près de 2 millions d'années, australopithèques, paranthropes et Homo erectus cohabitaient sur le site riche en fossiles de Drimolen, dans l’actuelle Afrique du Sud. C’est ce qui ressort de la nouvelle évaluation chronologique réalisée par une équipe internationale, qui a fait l’objet d’une publication hier dans la revue Science.

En soi, la cohabitation d’espèces différentes d’hominines ne constitue pas une nouveauté : elle est connue – et débattue – depuis plusieurs décennies. Ce qui est plus neuf, c’est l’important effort de datation déployé par l’équipe : les fossiles crâniaux d’Homo erectus et Paranthropus robustus dateraient de 2,04 à 1,95 millions d’années, un âge qui en fait les plus anciens spécimens de leurs espèces respectives. Et qui recule de 100 000 ans les premières apparitions dans le temps de ces deux espèces. Or si la présence d’erectus est admise en Afrique de l’Est à des dates aussi anciennes – mais sous l’appellation plus courante d’Homo ergaster – elle n’avait pas encore été documentée dans le sud du continent.

Une méthode de datation novatrice

C’est tout d’abord l’effort de datation que salue en premier lieu Florent Détroit, paléoanthropologue au Muséum National d’Histoire Naturelle. « Les sites karstiques [qui se développent dans les régions où prédominent les roches sédimentaires sensibles à la dissolution, comme les calcaires, ndlr]d’Afrique du Sud sont compliqués à dater : ce sont des cavités qui se remplissent de sédiments et d’ossements, lesquels peu à peu se dissolvent partiellement et disparaissent, avant d’être recouverts par de nouveaux sédiments, explique-t-il. On a donc des mélanges de plusieurs phases temporelles à l’intérieur d’une même couche géologique. Dans cette publication, pourtant, la provenance des restes fossiles est très bien documentée ».

Pour reconstituer une chronologie précise du site de Drimolen, l’équipe a combiné plusieurs méthodes de datation : résonance de spin électronique — qui mesure la dose de radiation reçue par un échantillon depuis sa formation ou son enfouissement —, paléomagnétisme et datation uranium-plomb — qui étudie les isotopes radioactifs enfermés dans l’échantillon étudié. Cette dernière méthode a permis de dater les « spéléothèmes » ou planchers stalagmitiques du site, c’est-à-dire les couches continues de calcite, et ainsi de distinguer des lignes successives de dates : un fossile donné peut ainsi être daté par les « tranches » supérieure et inférieure du « sandwich » dans lequel il se trouve inséré. « Cette méthode pourrait être appliquée dans d’autres sites d’Afrique australe », souligne Florent Détroit.

Quel Homo erectus ?

Ce qui semble plus sujet à discussion, c’est le rattachement d’un des deux crânes étudiés par l’équipe à Homo erectus, attribué à un enfant. « On connaît peu de caractères taxonomiques pertinents de crâne enfantin d’Homo ancien, puisqu’on ne dispose que d’un fossile de ce type, en Indonésie », signale le chercheur. Découvert sur l’île de Java, ce fossile, dit « de Mojokerto », est à ce jour le seul attribué à un erectus immature. La publication, de fait, justifie le rattachement du crâne à erectus plutôt par défaut. Dans un commentaire joint à l’étude, l’anthropologue Susan C. Antón, de l’université de New York, explique en effet que « la taille et la forme de la boîte crânienne excluent son affiliation aux deux espèces d’Homo vivant sur le continent à l’époque, rudolfensis et habilis ».

Cela justifie-t-il pour autant le classement de ce fossile parmi l’espèce erectus ? La difficulté d’une telle question n’est pas propre au site sud-africain de Drimolen, souligne Florent Détroit : « Nous disposons de peu de fossiles d’Homo anciens en Afrique australe et leur attribution est en général très discutée : erectus ? habilis ? ergaster ? rudolfensis ? naledi ? ou même une espèce encore inconnue ? »

Resterait donc à confirmer l’hypothèse de la présence, en Afrique australe, il y a deux millions d’années, d’Homo erectus. À cet égard, le titre de l’article sur le caractère « contemporain » des trois espèces pourrait donc être un peu trompeur. Il est d’ailleurs plus affirmatif que le contenu de la publication.

Sauf à donner d’erectus une définition très large. « Sur erectus, il y a deux écoles, explique Florent Détroit. Pour la première, erectus est l’ancêtre de l’Homme sur toute la planète et les variantes anciennes d’Homo — ergaster, georgicus, rudolfensis, antecessor — n’en sont que des variantes géographiques. L’auteur du commentaire, Susan C. Antón, s’y rattache clairement.La seconde école — à laquelle j’appartiens —, distingue plusieurs espèces selon leur provenance spatiale et privilégie une acception moins large d’Homo erectus ».

Une telle question, aujourd’hui ouverte, en évoque d’autres, du même ordre : également découvert en Afrique du Sud, sediba relève-t-il du genre Homo ou australopithecus ? Comment trancher ? Plus largement, comment définir le genre Homo, reconnaître ses premiers représentants et le distinguer des genres proches ? Cette nouvelle étude enrichit un débat passionné et loin d’être clos.

Source : Le Blob du 03/04/2020

jeudi 9 avril 2020

Découverte : trois espèces d'hommes en Afrique du Sud il y a 2 millions d'années

C'est une découverte qui rebat quelques cartes et qui a le mérite de nous emmener très loin du coronavirus. En Afrique du Sud, il y a deux millions d'années, des chercheurs ont découvert la présence d'Homo erectus, un de nos ancêtres, et, fait a priori unique, il se partageait le territoire avec deux autres espèces ancestrales humaines aujourd'hui éteintes : Australopitheque et Paranthropus. Ces recherches sont publiées dans la revue Science.

Il y a deux millions d'années, l'Afrique du Sud change : le climat se modifie, des prairies aparaissent, les forêts reculent. Tout cela à un effet majeur sur les habitants de l'époque.

Renaud Joannes-Boyau est le coauteur de cette étude. C'est le directeur du laboratoire de géo-archéologie et d'archéométrie à l'université de Southern Cross en Australie :

« On a un remplacement dans les grands singes de la région, explique-t-il. C'est-à-dire que pendant le million d'années précédent, on a Australopithecus qui domine l'environnement. On a aussi Paranthropus qui apparait et on voit Homo erectus qui apparait aussi aux alentours de 2 millions d'années. C'est ce qu'on prouve dans ce papier. À la suite de ça, Australopithecus, on ne le trouve plus dans les couches fossiles, donc on sait qu'on a un changement climatique qui a certainement favorisé Homo erectus par rapport à Australopithecus. »

Mais pour les chercheurs c'est une surprise de voir Homo erectus si tôt en Afrique du Sud : « On ne sait pas d'où vient Homo erectus. Il a été proposé par exemple qu'Australopithecus sediba a été un de ses ancêtres, mais malheureusement, on voit dans le papier que l'on vient de publier, que sediba vit au même moment que Homo erectus. »

D'autres espèces sont suspectées d'être les ancêtres au genre homo, il y a Australopithecus africanus, lui aussi vivait en Afrique du Sud.

Source :RFI du 02/04/2020

vendredi 16 juin 2017

Australopithecus prometheus

Australopithecus prometheus est une espèce d'Australopithèque découverte en Afrique du Sud à Makapansgat et définie par Raymond Dart en 1948. L'espèce a longtemps été considérée par la plupart des chercheurs comme synonyme d'Australopithecus africanus.

Le fossile très complet de Little Foot découvert à Sterkfontein pourrait être rattaché à cette espèce et pourrait conduire à mieux la caractériser. Une révision de l'histoire géologique du site menée depuis 2007 indique que Little Foot aurait au moins 3 millions d'années. Les scientifiques ont ensuite déterminé l’âge du squelette presque complet séparé du rocher auquel il était partiellement attaché. est 3,67 millions d’années

Source : Wikipedia

jeudi 15 juin 2017

Australopithecus deyiremeda

Australopithecus deyiremeda est un hominidé fossile qui vivait il y a environ 3,4 millions d'années dans le nord de l'Éthiopie actuelle, à peu près à la même époque et au même lieu qu’Australopithecus afarensis, dont l'un des spécimens est connu sous le surnom de Lucy. Cette espèce d'australopithèques a été décrite en 2015 à partir de fragments de mâchoire et de dents, restes fossiles d'au moins deux individus, découverts en 2011.

Source : Wikipedia

mardi 20 avril 2010

Australopithecus sediba

Australopithecus sediba est une espèce du genre Australopithecus proposée en 2010 par une équipe dirigée par Lee R. Berger à la suite de la découverte de deux nouveaux fossiles en Afrique du Sud. Lors du congrès international d'anthropologie qui s'est tenu en avril 2011 à Minneapolis, Lee R. Berger et ses collègues ont développé leur théorie : Australopithecus sediba, l'espèce définie à partir d'un fossile découvert dans une grotte de Malapa, pourrait représenter une forme intermédiaire entre les premiers australopithèques et le genre Homo.

Sa fiche sur Wikipedia

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Age : entre 1,95 et 1,78 millions d'années
Taille : 1.27 (femelle)
Poids : 33 kg (femelle)
Localisation : Afrique du sud
Habitat : Arboré
Feux : ?
Outils : ?

Sa fiche sur Hominidés.com

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autour de 1.8 MA.
Squelette partiel d'un individu immature (Malapa Hominin 1 ou MH1) ; au moins 4 individus ont été trouvés.
Afrique du Sud, grotte de Malapa.
sediba est contemporain des premiers Homo et même d'Homo ergaster/erectus. Comprend plusieurs spécimens exceptionnellement conservés.

jeudi 14 janvier 2010

Australopithecus anamensis

Australopithecus anamensis est le nom d'un hominidé bipède ayant vécu entre environ 4,2 à 3,9 Ma BP. Il a été défini en 1995 à partir d'un ensemble de fossiles découverts en Afrique de l'Est, au Kenya, dont celui répertorié sous le code "KNM-ER 20419". Le premier fossile a été découvert en 1965 par une expédition de l'université Harvard.

Historique

Australopithecus anamensis est une espèce fossile d'australopithèque. Le premier spécimen fossile de l'espèce, quoique non reconnu comme tel à l'époque, était un os du bras isolé, trouvé dans des strates du Pliocène de la région de Kanapoi, à l'est du Lac Turkana au Kenya par une équipe de recherche de l'Université Harvard en 1965. À l'époque le spécimen a été provisoirement classé parmi les australopithèques et daté d'environ quatre Ma. On n'a pas découvert beaucoup plus à son sujet jusqu'en 1987, quand l'archéologue canadien Allan Morton (avec des membres de la Koobi Fora Field School de l'Université Harvard) a découvert des fragments d'un spécimen qui faisaient saillie sur un flanc de colline partiellement érodé à l'est d'Allia Bay, près du Lac Turkana.

Six ans plus tard Meave Leakey, paléoanthropologue kényane née à Londres, et l'archéologue Alan Walker ont fouillé le site d'Allia Bay et y ont découvert plusieurs fragments supplémentaires de l'hominidé, comprenant une mâchoire inférieure complète, de forme upsiloïde proche par cet aspect de celle du chimpanzé ordinaire (Pan troglodytes), avec la sectorialisation de la P3 caniniforme (première prémolaire) ce qui l'éloigne des dents humaines. En 1995, pour tenir compte des différences entre Australopithecus afarensis et les nouvelles découvertes, Meave Leakey et ses collaborateurs ont attribué ces dernières à une nouvelle espèce, Australopithecus anamensis, qui tire son nom du mot « anam », qui signifie « lac » en langue Turkana.

Bien que l'équipe de fouilles n'ait pas trouvé d'os des hanches, du pied ou de la jambe, Meave Leakey pense qu’Australopithecus anamensis grimpait souvent aux arbres. Grimper aux arbres était un comportement que les premiers hominines ont conservé jusqu'à l'apparition de la première espèce connue du genre Homo il y a environ 2,3 Ma. Australopithecus anamensis partage beaucoup de traits communs avec Australopithecus afarensis et peut aussi bien avoir été son ancêtre direct. On pense qu’Australopithecus anamensis a vécu entre 4,1 et 3,9 Ma. Les spécimens plus anciens ont été trouvés entre deux couches de cendre volcanique, datées de 4,17 à 4,12 Ma, une période durant laquelle Australopithecus afarensis apparaît parmi les fossiles.

Source : Wikipedia

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Découvert en 1965 sur la rive ouest du lac Turkana au Kénya à Kanapoi, 4 million d'années, proche de A .afarensis.

Source : Lexique du CNRS

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Age : 4,2 à 3,9 millions d'années
Taille : 1,40 m
Poids : 50 kg
Localisation : Kenya, Tanzanie
Habitat : Arboré
Feux : Non
Outils : Non

Sa fiche sur Hominidés.com

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4,2-3,9 MA.
Sites d’Allia Bay et Kanapoi, Kenya, Afrique de l’Est.
Une mandibule et un fragment d’os temporal (KNM-KP 29281).
Les caractères de son squelette infra-crânien indiqueraient une meilleure adaptation à la bipédie que les autres australopithèques.

Australopithecus africanus

Australopithecus africanus est un hominidé fossile qui a vécu en Afrique au Pliocène, il y a environ 2,5 à 3,5 millions d’années. La plupart des restes fossiles de cet australopithèque ont été découverts en Afrique du Sud.

Comme Australopithecus afarensis apparu plus tôt et connu en Afrique orientale, A. africanus était relativement gracile. Il est cependant plus proche physiologiquement de l’homme moderne qu’A. afarensis, notamment au niveau du crâne abritant un cerveau plus volumineux (environ 450 à 530 cm³). Pour cette raison, il est considéré par certains auteurs comme un ancêtre potentiel du genre Homo .

Synonymie

Plesianthropus transvaalensis
Australopithecus prometheus
Australopithecus transvaalensis
Meganthropus africanus
Paraustralopithecus aethiopicus


Source : Wikipedia

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Découvert en Afrique du sud en 1925, un hominide pre-Homo bipède entre 3,5 et 1 million d'années.

Source : Lexique du CNRS

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Age : entre 3,5 et 2,5 millions d'années
Taille : Mâle: 1,38 m Femelle: 1,15 m
Poids : Mâle: 40 kg Femelle: 30 kg
Localisation : Afrique du sud et de l'est
Habitat : Savane
Feux : Non
Outils : Non

Sa fiche sur Hominidés.com

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3-2,5 MA et peut-être jusqu’à 4 MA.
Un crâne d’enfant ; Miss Ples, peut-être Little Foot.
Grottes de Taung, Sterkfontein, Makapansgat et Gladysvale, Afrique du Sud.
Premier homininé ancien découvert, Taung a longtemps été considéré comme un bébé gorille, jusqu’à la révélation que l’homme de Piltdown était une supercherie.

mercredi 13 janvier 2010

Australopithecus garhi

Australopithecus garhi est une espèce fossile d’hominidé appartenant au groupe des australopithèques graciles. Son âge est d’environ 2,6 millions d’années.

Découverte
Le fossile type, répertorié sous le code BOU-VP-12/130, a été découvert en 1997 par Yohannes Haile-Selassie, l’un des membres de l’équipe de chercheurs dirigée par le paléontologue éthiopien Berhane Asfaw. Ce dernier a publié la définition et la description de l’espèce en 1999, en collaboration notamment avec le paléontologue américain Tim White.

La découverte initiale a eu lieu près du village de Bouri, dans la moyenne vallée de l’Awash, dans la dépression de l'Afar en Éthiopie. Le nom de l’espèce, « gahri », signifie « surprise » en langue afar.

Source : Wikipedia

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Age : entre 3 et 2,5 millions d'années
Taille : Mâle: 1,20 m
Poids : Mâle: xx kg
Localisation : Ethiopie
Habitat : Savane
Feux : Non
Outils : ?

Sa fiche sur Hominidés.com

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2,5 MA.
Des fragments crâniens (BOU-VP-12/130).
Bouri, Middle Awash, Éthiopie, Afrique de l’Est.
garhi (qui signifie « surprise » en langue afar) a été retrouvé à côté d’os de gazelle avec des stries de découpe, indiquant la plus ancienne utilisation d’outils connue.

Australopithecus bahrelghazali

Australopithecus bahrelghazali est une espèce fossile d'hominidés appartenant au genre Australopithecus découverte en 1995 par la mission paléoanthropologique franco-tchadienne dirigée par Michel Brunet, en collaboration avec le Centre national d'appui à la recherche et la Direction des Recherches Géologiques et Minières de la République du Tchad. Elle aurait vécu entre 3,5 et 3,0 millions d'années BP en Afrique centrale et serait donc contemporaine des Australopithecus afarensis d'Afrique orientale.

Découverte
Initialement, deux fossiles ont été décrits lors de la publication princeps :
d'une part, un fragment de mandibule découvert au Tchad à l'est du Bahr el Ghazal (« rivière des gazelles ») à environ quarante-cinq kilomètres du fort de Koro Toro, par l'équipe franco-tchadienne de Michel Brunet le 23 janvier 1995 sur le site appelé KT12 (16° 00′ 21″ N, 18° 52′ 34″ E); ce fragment qui constitue l'holotype est catalogué KT12/H1.
d'autre part, une prémolaire supérieure d'un autre individu découverte le 24 janvier 1995 ; ce paratype est catalogué KT12/H21.

L'holotype a été surnommé « Abel » en hommage au géologue Abel Brillanceau, un collègue de Michel Brunet mort en 1989 au Cameroun.

Au cours des campagnes suivantes, plusieurs nouveaux fragments sont découverts. Un troisième fossile, constituant un fragment de maxillaire gauche, a été collecté le 16 janvier 1996 sur le site de KT13, voisin proche de KT12. Catalogué KT13-96-H1, il apparaît dans un article scientifique de 1997 comme Australopithecus sp. Indet. pour être nommé Australopithecus bahrelghazali en 2012. Un quatrième fossile, une symphyse mandibulaire avec deux dents, a été mis au jour le 18 juillet 2000 à quelques kilomètres au sud de KT13 sur le nouveau site de KT40. Enfin, un cinquième fossile est découvert en 2012 sur le site KT12 et correspond à toute la partie postérieure droite de la mandibule holotype découverte en 1995.

Les trois sites à hominidés de KT12, KT13 et KT40 sont situés au pied d'un même cordon sableux, le Goz Kerki, témoignage d'un ancien rivage relatif à l'extension de l'ancien lac Méga Tchad. Le potentiel fossilifère de ce secteur demeure donc important.

Source : Wikipedia

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Age : 3 à 3,5 millions d'années
Taille : 100 - 120 cm
Poids : 30 - 40 kg
Localisation : Tchad, Erg dunaire du Djourab
Habitat : Savane arborée à proximité de l'eau
Feux : non maîtrisé
Outils : ?

Sa fiche sur Hominidés.com

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3,5-3 MA.
Koro Toro, Tchad, Afrique centrale.
Un fragment de mandibule (KT 12/H1,Abel).
Abel a été le premier homininé ancien découvert à l’ouest de la vallée du Rift, ce qui allait alors à l’encontre des théories sur l’évolution deshomininés. Il ressemble le plus à Australopithecus afarensis.

samedi 1 septembre 2001

Hominina / Hominines

Les hominines (Hominina en latin scientifique), constituent la lignée des hominidés à laquelle appartient le genre humain et des espèces disparues, comme les australopithèques. Elle regroupe les hominidés non arboricoles (bipèdes ou contribuant à l'émergence de la bipédie) et correspond à ce que l'on nomme communément les hominines (terme sans valeur taxinomique). Cette dénomination d'« hominine » a vocation à remplacer le terme d'« hominidé » en paléoanthropologie.

Les Hominina forment une sous-tribu d'hominidés qui inclut le genre Homo et les genres éteints apparentés, tels que les Australopithèques ou les Paranthropes. Ils rassemblent toutes les espèces appartenant à la lignée humaine, qui s'est séparée de la lignée des chimpanzés (Panina) il y a au moins 7 millions d'années. Le caractère le plus notable reconnu aux Hominina est la bipédie, alors que les chimpanzés et les gorilles sont quadrupèdes.

Le terme scientifique Hominina se traduit en français par hominines ou par hominiens selon les auteurs.

Source : Wikipedia

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nom :
âge :
découverte : Goodman
date : 1990
espèce : Hominina

lundi 1 mars 1999

Hominini / Hominien

Les hominiens constituent une tribu de la sous-famille des homininés incluant la sous-tribu des hominines (à savoir les humains et les espèces disparues, comme les australopithèques, qui leur sont apparentées) ainsi que celle des panines (les chimpanzés). La tribu frère des hominiens sont les gorilliens.

Source : Wikipedia

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nom :
âge :
découverte : Delson & Andrews
date : 1975
espèce : Hominini

jeudi 1 novembre 1990

Australopithecus / Australopithèque

Les Australopithèques (Australopithecus) forment un genre éteint d'hominines ayant vécu en Afrique entre environ 4,2 et 2 millions d'années (Ma) avant le présent (AP). Le genre Australopithecus (du latin australis, « du sud », et du grec ancien πίθηκος, píthēkos, « singe ») a été créé en 1925 par Raymond Dart après la découverte de l'Enfant de Taung en 1924 en Afrique du Sud.

Les Australopithèques présentent à la fois des caractères ancestraux (cerveau peu volumineux) et des caractères dérivés (denture proche de celle du genre Homo). Leur locomotion est généralement mixte, et associe une forme de bipédie à une capacité à grimper encore marquée. Les Australopithèques ont connu une radiation évolutive au cours du Pliocène et jusqu'au début du Pléistocène, avant de céder la place aux Paranthropes. Il est possible que l'une des espèces d'Australopithèques soit à l'origine du genre Homo, qui apparait en Afrique entre 3 et 2 Ma.

Source : Wikipedia

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Hominidés vivant il y a 4 à 1 millions d'années avant notre ère en Afrique. Ils mesuraient environ 1 m à 1,50 m. Leur cerveau étaient assez modeste 400 à 500 cm3, d'allure trapue, la face massive et prognathe.

Source : Lexique du CNRS
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Qui ?
Tous des Africains. A ce jour, huit espèces ont été identifiées : Australopithecus africanus (enfant de Taung, Mme Pless), anamensis, afarensis (Lucy, Selam), deyiremeda, garhi, prometheus (Little Foot), sediba, bahrelghazali (Abel).

Quand ?
Il y a entre 4,2 et 2 millions d'années.

Taille ?
Taille autour de 1,30 mètre. Cerveau réduit (450 cm3), mais denture proche de celle de l'homme.

Spécificité ?
Locomotion mixte entre bipédie et déplacment dans les arbres. Premières pierres taillées dès 3,4 millions d'années.

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nom :
âge :
découverte : Raymond Dart
date : 1925
espèce : Australopithecus