lundi 21 mars 2022

La Vénus autrichienne de Willendorf est-elle née dans le nord de l'Italie ou en Ukraine, près de Kharkiv ?

Découverte dans une vallée du nord de l'Autriche, la statuette datée de 30.000 ans environ aurait été façonnée de l'autre côté des Alpes, selon une nouvelle étude.

La Vénus de Willendorf n'est pas sortie de l'écume d'une mer azurée, mais des entrailles de l'Europe centrale. Exhumée entre les monts de Basse-Autriche et le cours du Danube, sur le terrain du village éponyme, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Vienne. En cet endroit, il y a quelque 30.000 ans, cette belle et replète statuette paléolithique a été enfouie ou perdue. D'où venait-elle ? Il y a peu encore, la question restait sans réponse. De l'autre côté des Alpes, de plus de 400 kilomètres au sud, affirme désormais une équipe de chercheurs autrichiens. Il s'avère que la «déesse» avait l'amour des longs voyages.

Les préhistoriens ont dû s'armer de patience avant de connaître le fin mot de la genèse de cette Vénus autrichienne. La dame de Willendorf était entourée d'un halo de mystère depuis sa découverte en 1908. Quelle était sa fonction, par exemple ? Fallait-il voir en l'abondante cascade de chairs le symbole d'un culte de la fertilité ? Seule certitude : l'objet de onze centimètres de haut appartient à un groupe bien connu d'effigies féminines du Paléolithique supérieur (de 40.000 à 9600 ans avant notre ère environ), taillées en ivoire ou en calcaire, dont les formes généreuses et la nudité leur ont valu d'être rapprochées de l'antique déesse romaine de la beauté et de l'amour - un de ces anachronismes dont les archéologues anciens avaient le secret.

Une odyssée préhistorique

Pour faire toute la lumière sur l'origine de la Vénus de Willendorf, des scientifiques autrichiens ont épluché les tréfonds invisibles de la statuette par un examen tomodensitométrique à haute définition, réalisé à l'aide de scanners des laboratoires de l'université de Vienne. La technique - également employée avec succès pour l'étude de momies égyptiennes - permet de scruter au plus près, et de l'intérieur, la matière calcaire de la figurine conservée au musée d'histoire naturelle de Vienne. L'inspection a porté ses fruits : les ooïdes calcaires - les granules de roche - qui la composent sont typiques d'un seul point connu de la surface du globe : le site de Sega di Ala, près du lac de Garde, dans le nord de l'Italie.

«Si nous ne pouvons pas affirmer avec une certitude absolue que la roche de la Vénus provienne d'un site particulier, la correspondance entre les échantillons de la statue et ceux de Sega di Ala est presque parfaite et suggère une très forte probabilité que la matière première employée provienne du sud des Alpes», estime l'équipe dirigée par l'anthropologue Gerhard Weber (université de Vienne), dans une étude parue en février dans la revue Scientific Reports . Le site italien préalpin de Sega di Ala se trouve par ailleurs à seize kilomètres de la grotte de Fumane, où ont été retrouvées des traces d'occupation associées à la culture gravettienne, connue justement pour sa production de «Vénus» lithiques et d'ivoires.

Lorsque le climat ou la situation des proies changeait, les populations du Gravettien se déplaçaient, de préférence le long des rivières.
Gerhard Weber, anthropologue à l'université de Vienne

D'une manière ou d'une autre, la Vénus serait née au sud des Alpes avant de terminer sa route de l'autre côté de la plus haute chaîne de montagnes en Europe, transportée dans les besaces des populations du Paléolithique. «Un voyage rapide de quelques mois du nord de l'Italie à la Basse-Autriche est techniquement possible, mais aurait sans doute nécessité un motif très résolu, ce qui semble discutable», observent les dix chercheurs signataires de l'étude à propos d'un trajet direct, à travers les Alpes. Pour les scientifiques, l'hypothèse d'un long contournement de l'obstacle montagneux, par la plaine du Pô puis celle de Pannonie jusqu'à la vallée de la Wachau où se trouve Willendorf, paraît plus réaliste. L'odyssée de plus de 700 kilomètres a pu s'étendre sur des années, voire des générations.

Le périple de la Vénus de Willendorf et des anciens humains qui l'ont portée entre plaines et vallées, à l'époque du dernier refroidissement glaciaire, apporte de nouveaux éléments à l'étude des mobilités européennes au Paléolithique. «Les populations du Gravettien - la culture de l'époque - recherchaient et habitaient les lieux les plus avantageux à un moment donné, explique Gerhard Weber, dans un communiqué de l'université de Vienne. Lorsque le climat ou la situation des proies changeait, elles se déplaçaient, de préférence le long des rivières.» Ou des fleuves, comme le Danube. Dans le viseur des chercheurs viennois, ces mobilités transalpines sont aujourd'hui moins connues au Paléolithique qu'au Néolithique (entre le VIIe et le IIIe millénaire avant notre ère), période dont est originaire Ötzi, la vedette des momies européennes.

Heureusement pour les paléolithiciens, le répertoire des Vénus gravettiennes vaut bien celui des momies du Néolithique. Ces énigmatiques statuettes autrefois assimilées à des «déesses mères» se retrouvent jusque dans les plaines de l'Europe orientale, avec un style d'une étonnante continuité. Le second site contenant le calcaire le plus proche de celui de la Vénus de Willendorf, après celui de Sega di Ala, se trouve ainsi autour d'Izioum, dans l'est de l'Ukraine, à 1600 kilomètres environ de la vallée de la Wachau. Les archéologues ont découvert sur place certains des vestiges gravettiens les plus anciens, issus de la même culture matérielle et rituelle que celles des sites connus en Europe centrale. L'étude des migrations préhistoriques a de l'avenir. La fonction des Vénus impudiques du Paléolithique, elle, reste voilée d'une gaze mystérieuse.

Source : Le Figaro du 19/03/2022

dimanche 20 mars 2022

Art rupestre : ces motifs ont été peints par des enfants, des nourrissons et leurs parents

Des chercheurs ont examiné 180 pochoirs de mains dans des grottes espagnoles et leur analyse suggère que ces peintures rupestres, datées d'il y a 20.000 ans, sont l'œuvre d'une activité de groupe impliquant de jeunes enfants.

Cela fait des années que les archéologues étudient avec attention les peintures rupestres. Beaucoup cherchent à en savoir plus sur les artistes qui les ont créées. Des chercheurs européens ont récemment découvert qu'ils étaient bien plus jeunes qu'on le pensait jusqu'à présent.

Verónica Fernández-Navarro, Edgard Camarós et Diego Garate affirment que des enfants, voire des nourrissons, sont à l'origine de certaines des peintures rupestres les plus connues à travers le monde. Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques se sont penchés sur 180 pochoirs de main peints dans des grottes espagnoles de Fuente del Salín, Castillo, La Garma, Maltravieso et Fuente del Trucho il y a près de 20.000 ans.

Un quart des pochoirs étudiés n'étaient pas assez grands pour correspondre à des mains d'adultes

Ils ont constaté que ces fresques préhistoriques ont été réalisées en soufflant des pigments colorés à travers un roseau ou un os creux, afin de tracer le contour de la main de l'artiste contre la paroi de la grotte. Ce procédé donne l'impression que la main est légèrement plus grande qu'elle ne l'est en réalité. Les chercheurs ont ainsi constaté qu'un quart des pochoirs étudiés n'étaient pas assez grands pour correspondre à des mains d'adultes ou d'adolescents. Mais plutôt à celles d'enfants âgés

Une activité familiale plutôt que l'œuvre d'un seul individu

« Notre étude nous a permis de déterminer que la proportion de mains de nourrissons, d'enfants et de jeunes est significativement élevée, ce qui atteste de la participation manifeste de ces groupes aux activités symboliques des groupes du Paléolithique supérieur dans le sud-ouest de l'Europe », peut-on lire dans l'étude, récemment publiée dans la revue Journal of Archaeological Science.

Cette découverte laisse penser que la création de peintures rupestres était une véritable activité familiale. Et pour cause, les plus jeunes enfants n'auraient pas pu souffler les pigments suffisamment fort pour marquer les contours de leur main sur la roche. Ils étaient forcément entourés de leurs parents ou d'un autre adulte pour les aider dans cette tâche. « Il semblerait que la pratique artistique ne soit pas une activité uniquement réservée aux individus mâles et à la survie du groupe, comme on le pensait jusqu'à présent », a expliqué Verónica Fernández-Navarrogical au Telegraph.

Les chercheurs s'interrogent encore sur la signification de ses motifs

Toutefois, les chercheurs s'interrogent encore sur la signification de ses motifs. Étaient-ils une forme de communication non verbale ? Le mystère reste entier pour le moment. Mais il pourrait rapidement être levé, comme celui du dessin rouge qui orne l'intérieur de la grotte de Pinwheel en Californie. Une équipe internationale de chercheurs affirme qu'il représente une fleur de datura, une plante toxique aux propriétés hallucinogènes, se déployant en forme de tourbillon au crépuscule. Si les archéologues ne savent toujours pas dans quelles conditions exactes cette illustration a été créée, ils estiment qu'elle indique que le site était un endroit approprié pour la consommation de datura en groupe. Et ce, à l'occasion de cérémonies d'initiation, ou durant la préparation des expéditions de chasse.

Source : Futura Sciences du 19/03/2022

jeudi 17 mars 2022

La plus vieille momie du monde retrouvée au Portugal

Un examen des photos de plusieurs squelettes enterrés il y a 8 000 ans au Portugal prises il y a environ soixante ans suggère que les plus anciennes momies humaines ne viennent pas d'Égypte. En réalité, elles viennent d'Europe. Les détails de l'étude sont publiés dans l'European Journal of Archaeology.

Il y a quelques années, trois rouleaux de film provenant de la fouille de deux sites funéraires mésolithiques dans la vallée du Sado, au sud-ouest du Portugal, ont refait surface. Les deux sites, Arapouco et Poças de S. Bento, avaient été fouillés dans les années 1960 par l'archéologue portugais Manuel Farinha dos Santos. La redécouverte de ces clichés a donc été une occasion unique d'enrichir notre connaissance des pratiques mortuaires de cette époque, il y a environ 8 000 ans.

Dans le cadre de nouveaux travaux, une équipe dirigée par l'archéologue Rita Peyroteo-Stjerna, de l'Université d'Uppsala (Suède), a développé ces images et découvert de nouveaux indices sur treize de ces sépultures. Bien que certains documents et cartes dessinées à la main du site aient été conservés au Musée national d'archéologie de Lisbonne, ces photographies étaient auparavant inconnues.

La plus vieille momie du monde

Après avoir utilisé ces photographies pour reconstituer les sépultures sur les deux sites, les chercheurs ont observé que les os de l'un des squelettes étaient "hyperflexibles". Autrement dit, ses bras et ses jambes avaient été déplacés au-delà de leurs limites naturelles. Pour les auteurs, cela laisse entendre que le corps avait été attaché avec des liens maintenant désintégrés qui ont été resserrés après la mort de l'individu.

Les chercheurs ont également souligné que les os du squelette étaient toujours articulés (maintenus ensemble) après l'enterrement, en particulier les très petits os des pieds. Or, nous savons que ces ossements se désagrègent généralement complètement lorsqu'un corps se décompose.

Enfin, les chercheurs n'ont décelé aucun signe que le sol de l'ancienne tombe s'était déplacé au fur et à mesure que les tissus mous du corps se décomposaient. Ce processus, qui rétrécit le volume du corps, entraîne en effet normalement le remplissage des sédiments environnant. Ici, ce n'était pas le cas, suggérant qu'il n'y avait pas eu de telles décompositions.

Sur la base de tous ces indices, les chercheurs pensent que ce corps a donc bien été momifié. Jusqu'à présent, nous pensions que les procédures élaborées de momification les plus anciennes étaient utilisées dans l'Égypte ancienne, il y a un plus de 4 500 ans.

Faciliter le transport du corps

Concernant la procédure, l'équipe s'est basée sur les résultats d'expériences de décomposition humaine menées au Forensic Anthropology Research Facility, de la Texas State University sur des cadavres récents.

D'après ces analyses, il semblerait que la personne décédée ait été ligotée et probablement placée sur une structure surélevée. Selon les auteurs, cela aurait permis aux fluides de décomposition de s'écouler loin du corps. Il semblerait également que la procédure de momification comprenne l'utilisation du feu pour assécher le cadavre et que les liens se soient resserrés progressivement au fil du temps, conservant son intégrité anatomique tout en augmentant la flexion des membres.

Pour les auteurs, ce processus de momification aurait permis de faciliter le transport du corps avant son enterrement. Plusieurs signes laissent à penser que d'autres corps enterrés sur le site pourraient également avoir été momifiés (même si tous ne montrent pas la même combinaison de preuves), ce qui suggère que la pratique aurait pu être répandue dans cette région à cette époque.

Source : SciencePost du 16/03/2022

mercredi 9 mars 2022

Disparitions

Cours de Jean-Jacques Hublin au Collège de France (6/6)

09/03/2022

https://www.college-de-france.fr/site/jean-jacques-hublin/course-2022-03-09-14h00.htm

En Europe, la momification serait plus ancienne qu'on ne le pensait

La découverte de corps momifiés datant d’environ 8.000 ans signifie que la momification des morts était probablement plus courante dans la préhistoire qu'on ne le pensait auparavant.

La plupart des momies préservées connues à ce jour datent de quelques centaines d’années à 4.000 ans. Les cas les plus anciens de momification remonteraient à 7.000 ans. Mais ce pourrait être plus. Une nouvelle étude, dirigée par des archéologues de l’université d’Uppsala, de Linnaeus en Suède et de l’université de Lisbonne au Portugal, présente des preuves de traitement pré-inhumation, tel que la dessiccation par momification, datant de 8.000 ans. Selon un article du site scientifique phys.org, le 3 mars, cette découverte a été faite sur les sites funéraires des chasseurs-cueilleurs de la vallée du Sado, au Portugal.

Autrement dit, la momification des morts était probablement plus courante à la préhistoire que ce que l’on pensait. Il faut dire que c’est assez compliqué pour les chercheurs de le prouver, car il est difficile de détecter si un corps a été préservé par momification lorsque les tissus mous ne sont plus visibles. Ceux-ci se conservent d’ailleurs beaucoup moins bien dans les régions aux climats tempérés et plus humides, comme dans la majeure partie de l’Europe. D’autre part, il y a peu d’écrits qui relatent les pratiques funéraires sur cette période.

En savoir plus sur les pratiques mortuaires d’il y a 8.000 ans

C’est grâce à des photographies récemment découvertes de restes squelettiques de treize individus trouvés dans les années 1960 dans la vallée du Sado que les chercheurs ont pu reconstituer les positions dans les lesquelles les corps ont été enterrés. L'analyse a montré une hyperflexion des membres et une absence de désarticulation de la plupart des os. Certains corps étaient enterrés dans des positions extrêmement fléchies avec les jambes pliées au niveau des genoux et placées devant la poitrine. Pour les chercheurs, cela signifie que les corps étaient desséchés avant d’être enterrés.

La dessiccation maintient certaines articulations et permet donc une forte flexion du corps, puisque l’amplitude des mouvements augmente lorsque le volume des tissus mous est plus petit, explique l'article scientifique. Il était ensuite lié avec une corde ou des bandages pour le comprimer dans la position souhaitée. Autrement dit, le processus de momification était organisé et s’effectuait sur une longue période. Cette découverte permet d’en savoir plus sur les pratiques mortuaires des communautés mésolithiques : le maintien de l’intégrité du corps était une préoccupation centrale. Par ailleurs, le fait que les treize corps aient été trouvés au même endroit souligne l’importance des lieux de sépulture à cette époque.

Source : Geo du 07/03/2022

dimanche 6 mars 2022

Une culture de l’âge de pierre découverte en Chine

Dans la revue Nature, une équipe rapporte la découverte des vestiges d’une culture de l’âge de pierre à l’ouest de Pékin, en Chine. Il y a environ 40 000 ans, d’anciens hominidés y utilisaient de l’ocre et fabriquaient de petits outils en pierre. Le site offre un rare aperçu de la vie de nos ancêtres évoluant dans la région à cette époque.

Vous retrouverez le site au cours du bassin de Nihewan, au nord de la Chine. À environ 2,5 m de profondeur, sous une couche de sédiments limoneux sombres datant d’il y a entre 41 000 et 39 000, une équipe a fouillé des restes d’animaux, dont plus de 430 os de mammifères, un foyer, des preuves de transformation et d’utilisation d’ocre, un outil en os et plus de 380 lithiques miniaturisés. Il s’agit de petits outils et artefacts en pierre taillée ou meulée. Or, la présence d’ocre travaillée intéresse particulièrement les chercheurs.

Une utilisation encore incertaine

Nous savons que les humains et leurs proches utilisaient ce pigment depuis très longtemps à cette époque. Certaines preuves de traitement en Afrique et en Europe, dans une moindre mesure, remontent en effet à environ 300 000 ans. Il existe également des preuves d’utilisation de l’ocre en Australie il y a environ 50 000 ans. Cependant, les preuves de son travail en Asie avant 28 000 ans sont encore très rares. « Il s’agit ici du plus ancien atelier d’ocre connu pour l’Asie de l’Est« , souligne Francesco d’Errico, directeur de recherche au CNRS à l’université de Bordeaux.

La preuve du traitement de l’ocre à Xiamabei comprend deux morceaux d’ocre avec des compositions minérales légèrement différentes. Les chercheurs expliquent avoir isolé ces artefacts à proximité les uns des autres, reposant sur une zone de sédiments rougis. Sur la base des preuves disponibles, ils ne peuvent encore déterminer précisément comment ce pigment était utilisé. Cependant, des traces d’ocre seraient apparues sur plusieurs outils en pierre sur le site. La nature de ces outils laisse entendre que ce pigment pouvait avoir servi d’additif utilisé dans le traitement des peaux ou comme adhésif pour apposer des manches sur des outils en pierre.

Toutefois, il n’est pas exclu que cet ocre puisse également avoir été utilisé pour des « applications symboliques » comme la peinture d’art rupestre ou la peinture appliquée sur le corps.

Qui occupait ce site il y a 40 000 ans ?

Concernant les outils, sur la base des modèles d’usure et des résidus persistants sur les éléments lithiques emmanchés trouvés sur le site, les chercheurs ont déterminé que ces artefacts étaient probablement utilisés à des fins multiples. Ils pouvaient servir à percer des matériaux, gratter des peaux, tailler des matières végétales ou encore couper des matières animales molles.

Reste encore une question sans réponse : quels hominidés archaïques occupaient ce site il y a 40 000 ans ? Certains indices pointent vers Homo Sapiens, bien qu’aucun fossile humain n’ait été trouvé sur place. Des restes d’humains modernes ont en effet été découverts sur un site un peu plus jeune, situé à environ 110 km, ainsi que sur un autre site de la région (grotte supérieure de Zhoukoudian). Toutefois, il est possible que les Néandertaliens (qui travaillaient aussi l’ocre) et Denisoviens fréquentaient encore la région à cette époque.

Source : SciencePost du 04/03/2022

mercredi 2 mars 2022

Allométrie

En biologie du développement des organismes, l’allométrie est le fait que des organes, tissus ou processus croissent à des vitesses différentes. On présuppose que ces phénomènes de croissance sont régis par des lois mathématiques que l'on peut découvrir.

Le terme allométrie (« allo » vient du grec allos = « autres », donc dans ce cas « autre que métrique », c’est-à-dire non linéaire) a été repris en 1936 par Julian Huxley et Georges Teissier en tant que désignation conventionnelle, en biologie, des phénomènes de croissance différentielle d'organes, dans la mesure où ils tombent sous une loi de forme mathématique spécifiée.

Source : Wikipedia

Coalescence

Le terme coalescence est utilisé dans différentes disciplines pour désigner :

  • en biologie, la réunion normale ou pathologique de deux tissus ou organes voisins, par exemple deux chapeaux de champignons au cours du développement de leurs sporophores ;
  • en phonétique, le rapprochement fortuit de deux phonèmes se mêlant en un seul, c'est-à-dire le plus souvent une diphtongue quand la coalescence concerne des voyelles ;
  • en physique :

le phénomène par lequel deux substances identiques, mais dispersées, ont tendance à se réunir ;

en spectroscopie RMN, le fait que les signaux issus de deux rotamères se fondent en un seul signal sous l'effet de la chaleur ;

  • en génétique des populations, un modèle rétrospectif pour reconstruire la généalogie.
  • en géographie, pour désigner le modèle de formation linéaire de certaines conurbations comme les mégalopoles japonaises.

Source : Wikipedia

Caractère phénotypique

Un caractère phénotypique, pour un organisme vivant, est un de ses aspects anatomique, physiologique, moléculaire ou comportemental, qui peut être analysé (par exemple : la présence de cheveux).

L'ensemble des caractères d'un organisme vivant constitue son phénotype, par opposition au génotype qui décrit les informations génétiques de cet organisme, héritées de ses parents.

Un trait de caractère (ou trait phénotypique) désigne une variation d'un caractère (par exemple : des cheveux blonds).

On parle aussi de trait d'histoire de vie, pour des animaux ou pour des plantes.

Source : Wikipedia

Pléiotropie

La pléiotropie, du grec pleion (plus), et tropê (changement) qualifie un gène ou une protéine qui détermine plusieurs caractères phénotypiques.

Par conséquent, le phénotype induit par une mutation de ce gène n'est pas le reflet de l'effet sur une seule et unique fonction induite par ce gène, mais la combinaison des effets sur plusieurs de ces caractères. Cela peut être un problème si on cherche à obtenir une variété pour sélectionner un phénotype particulier.

Par exemple, pour le maïs, la mutation du gène (ZmCAD2) améliore la digestibilité du maïs fourrage mais diminue son rendement, ce qui rend cette mutation sans intérêt. De même, la mutation des gènes O2 et fl2 améliore la qualité protéinique du maïs mais là encore réduit le rendement.

Source : Wikipedia

Phénotype

En génétique, le phénotype est l'ensemble des traits observables d'un organisme. Très souvent, l'usage de ce terme est plus restrictif : le phénotype est alors considéré au niveau d'un seul caractère, à l'échelle cellulaire ou encore moléculaire. L'ensemble des phénotypes observables chez les individus d'une espèce donnée est parfois appelé le phénome.

Le concept de phénotype est défini par opposition au génotype, l'identité des allèles qui caractérise le génome d'un individu. Pour certains traits simples, la correspondance entre le génotype et le phénotype est directe, et les deux sources d'information sont redondantes. Cependant, la plupart des caractères (les caractères qualitatifs) dépendent de multiples gènes, et l'influence du milieu (l'environnement dans lequel l'organisme se développe et vit) peut être un facteur déterminant. Dans ce cas, le génotype ne permet pas de prévoir précisément le phénotype de l'individu, mais seulement d'estimer sa valeur moyenne.

Source : Wikipedia