mardi 16 novembre 2010

L'Homo sapiens a un développement plus lent que son ancêtre néandertalien

L'Homo sapiens devient adulte plus lentement que son ancêtre l'homme de Néandertal, selon une recherche euro-américaine publiée lundi 15 novembre aux Etats-Unis et qui s'appuie sur une nouvelle analyse de dents des deux espèces à l'aide de rayons X très puissants.

Cette découverte laisse penser que le fait que les humains aient un développement plus lent et une enfance plus longue est un phénomène récent et unique à notre espèce dans l'évolution, expliquent ces chercheurs, dont la communication paraît dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS). Selon eux, ce trait pourrait avoir donné aux premiers humains un avantage dans l'évolution sur l'homme de Néandertal, disparu depuis près de 30 000 ans pour des raisons encore obscures.

"De remarquables témoins"

"Les dents sont de remarquables témoins de l'évolution dans le temps, qui enregistrent chaque jour de croissance, un peu comme les cercles des arbres révèlent leur pousse annuelle", note Tanya Smith, professeure adjointe de biologie de l'évolution humaine à l'université Harvard (Massachusetts), une des coauteurs de cette étude. "Nos premières molaires contiennent même ce qui correspond à un minuscule certificat de naissance qui permet aux scientifiques de calculer très exactement l'âge d'un enfant au moment de sa mort", précise-t-elle dans un communiqué.

Une comparaison des premiers humains avec d'autres primates montre que ces derniers avaient une gestation plus courte, une enfance plus brève, un âge de reproduction plus précoce et une durée de vie dans l'ensemble moins longue. Mais il reste très difficile de déterminer à quel moment exact ces changements dans le rythme de développement se sont produits, depuis que les hominidés et les primates non-humains, – en particulier le chimpanzé, notre plus proche cousin – ont divergé dans l'évolution, il y a six à sept millions d'années.

Croisements avec les humains

Tanya Smith et ses collègues de l'Institut Max-Planck d'anthropologie de l'évolution, en Allemagne, ont notamment montré que la pousse des dents chez les jeunes néandertaliens était nettement plus rapide que chez les premiers groupes d'humains modernes qui ont quitté l'Afrique il y a entre 100 000 et 90 000 ans. Cette recherche vient conforter d'autres études qui ont mis en évidence l'existence de différences subtiles dans le développement entre l'Homo sapiens et son plus proche parent, l'homme de Néandertal.

L'étude des chercheurs de l'Institut Max-Planck, publiée le 8 novembre, montre que le cerveau des néandertaliens et celui de l'homme moderne, similaires à la naissance, avaient un développement très différent dès la première année de la vie. Ces variantes observées tôt dans le développement du cerveau humain reflètent probablement des changements dans les circuits et branchements cérébraux internes qui comptent le plus pour les capacités cognitives et l'émotion, selon ces chercheurs. Il est de ce fait improbable que les néandertaliens percevaient le monde comme les humains, selon eux.

Le séquençage complet du génome de l'homme de Néandertal, publié en mai, qui a révélé des croisements avec les humains et montre une très grande similitude génétique entre les deux espèces, a aussi mis en lumière des indices qui mettent en évidence des différences dans le développement du crâne et du squelette.

Source : Le Monde du 15/11/2010

lundi 15 novembre 2010

L’homme descend-il d'un primate passé d'Asie en Afrique ?

Des microprimates d'origine asiatique, dont les fossiles ont été mis au jour dans le désert libyen, seraient nos lointains ancêtres.

Les anthropoïdes, c’est-à-dire les primates regroupant toutes les formes apparentées à Homo sapiens, sont-ils apparus en Afrique ou en Asie ? Les restes d’anthropoïdes retrouvés dans une falaise du désert libyen, à Dur At-Talah, apportent des élements de réponse.

Jean-Jacques Jaeger de l’Université de Poitiers, et Mustapha Salem, de l'Université de Tripoli, viennent de rapporter la découverte de la plus ancienne communauté d’anthropoïdes africains connue. Elle comprend Afrotarsius, la forme la plus ancienne des primates archaïques dont nous sommes issus, qui aurait vécu il y a environ 38 millions d’années. Trois groupes de primates archaïques mis au jour dans des dépôts de l’Éocène supérieur ou de l'oligocène, datés entre 34 à 32 millions d’années, – Afrotarsiidés, Oligopithécidés et Parapithécidés – y sont représentés par des dents. À Dur At-Talah, trois nouveaux représentants de ces groupes ont été découverts : Talapithecus parvus pour le groupe des Oligopithécidés, Afrotarsius libycus pour les Afrotarsiidés, et Biretia piveteaui pour les Parapithécidés.

Chose notable, tous les restes trouvés appartiennent à des organismes de moins de 500 grammes. Or les premiers grands anthropoïdes trouvés dans le Fayoum, en Égypte, datent de 34 millions d’années et ne pesaient guère plus de deux à trois kilogrammes. Ces nouvelles découvertes renforcent l’idée que nos ancêtres anthropoïdes étaient très petits et qu’ils ont évolué vers de plus grandes tailles en Afrique, à partir de 37 millions d’années, estime J.-J. Jaeger.

Par ailleurs, les microprimates de Dur At-Talah partagent des caractères particuliers avec les Éosimiidés, des cousins asiatiques. Ils ont en outre été retrouvés en compagnie d’une communauté de rongeurs archaïques, elle aussi d'origine asiatique. Le fait que ces rongeurs soient répartis en plusieurs groupes suggère plusieurs vagues migratoires depuis l'Asie et illustrerait la diversité plus grande qui règne depuis toujours dans les immenses espaces du continent asiatique. Une histoire évolutive similaire explique-t-elle la diversité de cette communauté d’anthropoïdes ? L'histoire évolutive des anthropoïdes de Dur At-Talah est-elle comparable à celle de ces microrongeurs d’origine asiatique ? C’est ce que pensent les chercheurs, qui partent maintenant à la recherche, en Afrique mais aussi en Asie, des ancêtres des premiers anthropoïdes africains.

Source : Pour la Science du 10/11/2010

dimanche 14 novembre 2010

Les cerveaux néandertalien et humain divergent qu'après la naissance

Les cerveaux de l'homme de Néandertal et de l'homme moderne, similaires à la naissance, divergent dans leur développement dès la première année de la vie, selon une étude menée en Allemagne et publiée lundi aux Etats-Unis.

Les cerveaux des nouveau-nés humains et des Néandertaliens ont à peu près la même taille et paraissent identiques, selon cette recherche parue en ligne dans la revue américaine Current Biology.

C'est après la naissance, et surtout durant la première année de la vie, que le cerveau de l'homme de Néandertal, éteint il y a environ 28.000 ans pour des raisons encore obscures, et celui de l'homo sapiens divergent.

Cette découverte est basée sur les comparaisons entre des empreintes virtuelles, à différents âges de développement, des circonvolutions cérébrales et des structures avoisinantes sur l'intérieur de crânes fossilisés d'hommes modernes et de Néantertaliens, y compris de celui de nouveau-nés.

Les différences observées tôt dans le développement du cerveau reflètent probablement des changements dans les circuits et branchements cérébraux, explique Philipp Gunz, de l'Institut Max Planck d'anthropologie de l'évolution en Allemagne, principal auteur de cette communication.

C'est en fait l'organisation interne du cerveau qui compte le plus pour les capacités cognitives, ajoute-t-il.
"Chez l'homme moderne, les branchements entre les diverses régions du cerveau sont établies durant la première année de la vie et sont importantes pour un degré avancé de socialisation, l'émotion et les fonctions de communication", explique ce chercheur dans un entretien à l'AFP.

"Il est de ce fait improbable que les Néandertaliens perçussent le monde comme nous le percevons", a-t-il ajouté tout en notant que nos proches cousins dans l'évolution n'étaient pas pour autant des demeurés.
"C'étaient des chasseurs sophistiqués, hautement spécialisés. De ce fait, il est très improbable que les Néandertaliens aient été totalement privés de langage, dont bien sûr nous ignorons le degré de sophistication", a ajouté ce chercheur.

Source : Sciences et Avenir du 13/11/2010

samedi 13 novembre 2010

Le cerveau de Neandertal plus proche du singe

Une étude montre qu’en dépit d’un volume presque identique, le cerveau humain évolue différemment de celui de l’Homme de Neandertal.

Parce que la taille des cerveaux des humains modernes et des néandertaliens est similaire, de nombreux chercheurs ont précédemment supposé que les capacités cognitives de ces deux espèces étaient semblables. Une étude dirigée par des paléoanthropologues de l’Institut Max Planck remet pourtant en question cette hypothèse.

Basée sur des relevés détaillés des traces laissés par le cerveau sur la boite crânienne d’humains et de néandertaliens à différentes étapes de la vie, elle montre des différences dans les schémas de développement du cerveau des deux espèces d’Homo, principalement durant la première année de vie.

Un des éléments clés de ces travaux, publiés dans le Journal of Human Evolution a été la reconstruction du crâne d’un nouveau-né de Neandertal, découvert en 1914 par une équipe d'archéologues français près de Moustier en Dordogne.

vendredi 12 novembre 2010

Néandertal : le développement de son cerveau était limité

À la naissance, le cerveau du bébé néandertalien était quasi identique à celui du petit «Homo sapiens». C'est ensuite que leurs fonctions cognitives avaient un développement différent.

Si, pendant longtemps, les néandertaliens ont été considérés comme des benêts ou des brutes épaisses, l'heure est aujourd'hui à leur complète réhabilitation. Ces hommes qui ont colonisé l'Europe entre -400.000 et- 30.000 ans, avant d'être supplantés par nos ancêtres Homo sapiens, venus d'Afrique et du Moyen-Orient, sont désormais perçus comme des êtres intelligents, sensibles, pacifiques et même «écolos». La version moderne, en somme, du «bon sauvage» cher à Rousseau.

Ce revirement est en grande partie justifié. On sait notamment que Néandertal enterrait ses morts, qu'il vivait en groupes bien structurés, qu'il maîtrisait probablement le langage, qu'il portait peut-être même des peintures corporelles… C'est donc bien qu'il en avait «là-dedans». D'ailleurs, son cerveau n'était-il pas d'une taille comparable au nôtre ? Enfin, et ce n'est pas le moindre, on a appris cette année que nous avons hérité de lui entre 1 et 4% de notre ADN. De là en faire notre alter ego, il n'y avait qu'un pas que certains préhistoriens, comme Marylène Patou-Mathis, du Muséum national d'histoire naturelle de Paris et conseillère technique du film de Jacques Malaterre (Ao, le dernier Néandertal), n'hésitent plus à franchir.

jeudi 11 novembre 2010

L'homme descend-t-il d'un primate passé d'Asie en Afrique ?

Des microprimates d'origine asiatique, dont les fossiles ont été mis au jour dans le désert lybien, seraient nos lointains ancêtres.

Les anthropoïdes, c'est-à-dire les primates regroupant toutes les formes apparentées à Homo sapiens, sont-ils apparus en Afrique ou en Asie ? Les restes d'anthropoïdes retrouvés dans une falaise du désert lybien, à Dur At-Talah, apportent des élements de réponse.

Jean-Jacques Jaeger de l'Université de Poitiers, et Mustapha Salem, de l'Université de Tripoli, viennent de rapporter la découverte de la plus ancienne communauté d'anthropoïdes africains connue. Elle comprend Afrotarsius, la forme la plus ancienne des primates archaïques dont nous sommes issus, qui aurait vécu il y a environ 38 millions d'années. Trois groupes de primates archaïques mis au jour dans des dépôts de l'Éocène supérieur ou de l'oligocène, datés entre 34 à 32 millions d'années, – Afrotarsiidés, Oligopithécidés et Parapithécidés – y sont représentés par des dents. À Dur At-Talah, trois nouveaux représentants de ces groupes ont été découverts : Talapithecus parvus pour le groupe des Oligopithécidés, Afrotarsius libycus pour les Afrotarsiidés, et Biretia piveteaui pour les Parapithécidés.

Le Néandertalien pas aussi malin que l'Homo sapiens

Le cerveau de l'homme de Neandertal et celui de l'homme moderne, similaires à la naissance, avaient un développement très différent dès la première année de la vie, selon une étude qui dément l'idée selon laquelle les deux espèces avaient des capacités mentales comparables.

Ces différences dans la manière dont le cerveau se développe au tout début de la vie expliquent la forme arrondie distinctive du crâne humain absente chez les Néandertaliens et les autres ancêtres et cousins de l'homme comme le chimpanzé, observent les chercheurs de l'Institut Max Planck d'anthropologie de l'évolution (Allemagne).

Chez l'homme de Neandertal, disparu il y a 28.000 ans pour des raisons obscures après avoir co-existé avec l'homo sapiens pendant 10.000 ans, le crâne a une forme légèrement plus allongée.

Cette découverte est basée sur les comparaisons entre des empreintes virtuelles, à différents âges de développement, des circonvolutions cérébrales et des structures avoisinantes sur l'intérieur de crânes modernes et fossilisés d'Homo sapiens et de Néandertaliens, y compris des nouveau-nés.

Ces variantes observées tôt dans le développement du cerveau reflètent probablement des changements dans les circuits et branchements cérébraux, explique Philipp Gunz, principal auteur de cette communication publiée lundi dans la revue Current Biology.

C'est en fait l'organisation interne du cerveau qui compte le plus pour les capacités cognitives, ajoute-t-il.
"Chez les humains modernes, les branchements entre les diverses régions du cerveau sont établies durant la première année de la vie et sont importantes pour un degré avancé de socialisation, l'émotion et les fonctions de communication", précise ce chercheur dans un entretien avec l'AFP.

"Il est de ce fait improbable que les Néandertaliens perçussent le monde comme nous le percevons", a-t-il ajouté.

Le fait de savoir si les capacités mentales des humains modernes sont différentes de celles des Néandertaliens est un sujet controversé en anthropologie et archéologie, relève Philipp Gunz.

Dans la mesure où le volume du cerveau des Néandertaliens et de l'homme moderne sont similaires, de nombreux chercheurs supputaient que les deux espèces avaient des capacités mentales comparables, une hypothèse mise à mal par les résultats de cette recherche.

La différence de développement mental ne veut pas dire pour autant que les Néandertaliens, apparus il y a 400.000 ans, étaient des demeurés, souligne ce scientifique.

"C'étaient des chasseurs sophistiqués, hautement spécialisés. Il est très improbable que les Néandertaliens étaient totalement privés de langage, dont bien sûr nous ignorons le degré de sophistication", ajoute-t-il.

Mais dans l'évolution "le développement du cerveau est très similaire chez les chimpanzés, animal le plus proche de l'homme, et les Néandertaliens", relève l'anthropologue.

L'humain moderne est le premier dans la lignée des hominidés à connaître un tel développement des circuits de son cerveau durant la première année de sa vie, poursuit-il.

Le séquençage complet du génome de l'homme de Neandertal, publié en mai, a révélé des croisements avec les humains. Il montre très peu de différences génétiques entre les deux espèces, parmi lesquelles quatre gènes liés au développement mental.

Ces mêmes gènes, lorsqu'ils présentent des mutations, sont aussi impliqués dans la schizophrénie, l'autisme et la trisomie 21, a rappelé ce chercheur.

Il a enfin relevé que l'étude des dents a montré que le cerveau des Néandertaliens devenait adulte plus rapidement que celui des humains, un trait aussi partagé avec les autistes.

Source : La Croix du 08/11/2010

lundi 8 novembre 2010

Institute of human origins

L'Institute of Human Origins au sein de l'Arizona State University est un organisme de recherche consacré à la science des origines de l'homme.
Il a été fondé en 1981.
Il est basé à Berkeley.
Et est dirigé par Donald Johanson.
http://iho.asu.edu/

vendredi 5 novembre 2010

L'ultime demeure de l'homme des glaces

L’homme des glaces ne serait pas mort dans le col italien où il a été retrouvé en 1991. Il y aurait été transporté lors de ses funérailles.

Les circonstances de la mort de l’homme des glaces surnommé Ötzi, il y a environ 5 000 ans, n’en finissent plus de susciter la controverse. Cet homme, naturellement momifié par le froid, a été trouvé en 1991 dans le col de Tisenjoch, dans les Alpes italiennes. Depuis que l’on avait découvert une pointe de flèche fichée dans son épaule gauche, une grande partie des archéologues estimaient qu’il avait succombé à cette blessure lors de l’ascension. Mais aujourd’hui, une équipe italo-américaine remet en question ce scénario. Selon eux, le corps d’Ötzi aurait été déposé là intentionnellement, après sa mort, pour lui donner une sépulture.

Ils s’appuient sur une reconstitution minutieuse de l’organisation spatiale du site de la découverte, fouillé en 1992. Elle montre qu’Ötzi semble avoir glissé d’une petite plate-forme rocheuse, sans doute à cause de la fonte partielle de la neige qui l’entourait. En suivant la pente d’une fissure naturelle il s’est retrouvé 5 mètres plus loin, et 80 centimètres plus bas. Les objets éparpillés de son équipement semblent en effet tous venir de la direction de la plate-forme. Le sac à dos d’Ötzi se trouvait même sur cette dernière, ainsi que des poils humains, et de petits éclats de pierre. Ces derniers s’ajustent précisément sur les pointes des flèches du carquois trouvé plus bas, près du corps. Selon les chercheurs, cette plate-forme aurait été le lieu choisi par les proches d’Ötzi pour lui donner une sépulture.

jeudi 4 novembre 2010

Il y a 39 millions d'années, nos plus lointains ancêtres africains

La découverte en Libye de dents fossilisées appartenant à des singes anthropoïdes met en lumière certains mystères des origines de l’homme.

Difficile d’imaginer que de si petites dents – 2 millimètres de long – puissent détenir autant d’informations précieuses sur nos origines. Et pourtant. Des paléoanthropologues français et libyens ont découvert 22 dents fossilisées dans le désert de Libye. Elles ont appartenu à des singes anthropoïdes datant de 39 millions d’années. Cette famille, qui regroupe notre espèce ainsi que les grands singes et les babouins, serait apparue en Asie il y a 57 millions d’années. Ce sont donc les ancêtres du plus vieil hominidé connu, Toumaï, vieux de 7 millions d’années. En d’autres termes, ce sont nos lointains aïeux.

« Ces dents sont les plus vieux fossiles d’anthropoïdes découverts en Afrique à ce jour », a déclaré le Professeur Jean-Jacques Jaeger (CNRS), principal auteur de cette étude parue hier dans Nature. Le record précédent était détenu par deux espèces d’anthropoïdes découverts en Egypte et vieux de 37 millions d’années. Outre l’ancienneté, l’autre surprise, c’est la petite taille de ces singes. D’après la taille des dents, les paléoanthropologues ont estimé que leur poids ne devait pas dépasser 450 grammes. Ces données suggèrent que notre taille a bien évolué par étapes au fil de l’évolution : de quelques centaines de grammes à une trentaine de kilogrammes pour Toumaï, 32 millions d’années plus tard.

Selon de récentes hypothèses, les anthropoïdes auraient migré depuis l’Asie vers le continent africain. En étudiant les plus vieux fossiles d’anthropoïdes africains (et donc les plus proches de ceux ayant migré), l’équipe de Jean-Jacques Jaeger espère mieux comprendre la relation entre les spécimens asiatiques et africains. Ils tenteront en particulier de déterminer si les espèces se sont diversifié avant ou après avoir migré.

Source : La Recherche du 29/10/2010