Le séquençage d’une partie importante du génome d’un Hominidé de sexe féminin trouvé dans la grotte de Denisova, dans les montagnes de l'Altaï, au sud de la Sibérie, confirme ce que son ADN mitochondrial avait déjà révélé. Il y a 30.000 ans vivait dans cette région des humains n'appartenant ni à la famille des Hommes de Néandertal ni à celle des Hommes de Cro-Magnon.
On se souvient que l’équipe de l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutionnaire à Leipzig (Allemagne) menée par Svante Pääbo a récemment publié les résultats de ses travaux sur le séquençage de l’Homme de Néandertal. Il en découlait qu’il y a avait bel et bien eu un métissage entre les Hommes de Néandertal et les Homo sapiens en Europe et en Asie, mais pas en Afrique. Une faible partie du génome de l’Homme de Néandertal survit donc en nous.
La même équipe, complétée par d’autres chercheurs et toujours menée par Svante Pääbo, vient de publier un article dans Nature portant sur le séquençage du génome porté par l’ADN extrait d’un fragment de doigt d’une petite fille âgée de cinq à 10 ans lors de sa mort. Ses restes provenaient d’une grotte dans les montagnes de l'Altaï au sud de la Sibérie. C’est en 2008 que des chercheurs russes avaient fait la découverte de ce fragment de doigt, ainsi qu’une dent, dans la grotte de Denisova. Des objets trouvés dans la grotte au même niveau que les fragments osseux ont été datés par le carbone 14 entre 30.000 et 48.000 ans BP.
Une première étude de l’ADN mitochondrial avait déjà montré qu’il était très probable que l’on était en présence de restes d’Hominidés nouveaux, qui, bien que contemporains de l’Homme de Cro-Magnon et de l’Homme de Néandertal, n’étaient identiques à aucun d’entre eux. Un article sur cette étude avait été publié par Nature en avril 2010.
Mettant à profit son expertise acquise avec l’analyse du génome de l’Homme de Néandertal, la nouvelle équipe menée par Pääbo a rapidement entrepris de séquencer le plus possible de l’ADN de l’Hominidé fillette de Denisova, miraculeusement bien conservé dans le fragment de doigt. Les nouveaux résultats obtenus ont stupéfié les chercheurs, des résultats là aussi exposés dans un article récent de Nature.
Une histoire plus complexe que prévue
Ces résultats confirment non seulement ce que l’on pensait des Hommes de Denisova, qui forment maintenant une branche distincte de l’arbre généalogique de genre Homo, mais ils montrent également que 4 à 5 % du génome de Mélanésiens, comme ceux de Nouvelle Guinée et de l’île de Bougainville, provient des Denisoviens.
Une fois de plus, l’Histoire de l’Humanité apparaît de plus en plus complexe, avec un buissonnement et des hybridations que l’on était loin d’imaginer il y a 40 ans.
En effet, les dents des Hominidés de Denisova font penser à celles de Homo habilis et Homo erectus. Mais selon leur ADN ils proviendraient d’un ancêtre commun aux Néandertaliens qui aurait quitté l’Afrique il y a entre 300.000 et 400.000 ans, engendrant les Néandertaliens en Europe et les Denisoviens dans la région de l'Altaï (voir schéma ci-dessous). Plus tard, au contact des hommes modernes sortis d’Afrique il y a entre 70.000 et 80.000 ans, un métissage aurait laissé la trace génétique aujourd’hui retrouvée chez les Mélanésiens.
Surtout, le fait que les Denisoviens ont été découverts dans le sud de la Sibérie, mais ont contribué au matériel génétique des populations humaines modernes en Asie du Sud, suggère que leur population pourrait avoir été très répandue en Asie au cours de la fin du Pléistocène.
Le séquençage et l'analyse du matériel génétique extrait des restes de Néandertaliens, récupérés par exemple dans la grotte Vindija en Croatie, ont montré que des hommes modernes non-Africains (les Chinois Han, les Français, les habitants de la Papouasie-Nouvelle-Guinée) ont hérité de 1 à 4 % de leurs gènes de l’Homme de Neandertal, probablement en raison de métissages qui se sont produits dans la population ancestrale de tous les non-Africains issus des régions du Levant et de l’Afrique du Nord. Aujourd'hui, les scientifiques ont également découvert que les Denisoviens ont légué de 4 à 6 % de leur matériel génétique aux Mélanésiens. Sur ce schéma, les flèches indiquent les transferts successifs de gènes entre Néandertaliens, Denisoviens et Mélanésiens.
Source : Futura Sciences du 28/12/2010
vendredi 31 décembre 2010
Quelque chose de Neandertal en nous
De nouvelles méthodes de séquençage de fragments dégradés d'ADN ont permis aux scientifiques de faire cette année une première comparaison entre le génome de l'homme moderne et celui de Neandertal.
Défendue par certains anthropologues, l’idée que la rencontre entre Cro-Magnon et Neandertal ait été féconde n’avait jusqu’à présent pas trouvé de confirmation dans les études de paléo-génétique. La revue Science a publié cette année un rebondissement de taille: le croisement aurait bien eu lieu, même s’il demeure marginal, selon l’équipe de Svante Pääbo, de l’Institut Max Planck de Leipzig. Nous aurions donc quelques gènes néandertaliens : 1 à 4% de l’ensemble de notre génome.
Cette même équipe avait d’abord écarté l’hypothèse. La comparaison de l’ADN mitochondrial (contenu par les mitochondries dans la cellule) de Neandertal et d’Homo sapiens ne montrait aucune parenté. Après le premier décodage de l’ADN nucléaire (du noyau de la cellule) de Neandertal, les chercheurs n’avaient pas non plus repéré de similitude avec l’ADN de Sapiens.
Les Africains moins proches de Neandertal
Après quatre ans de travail, Svante Pääbo et ses collègues disposent désormais d’environ 60% de la séquence génétique d’Homo neandertalensis, soit plus de 4 milliards de nucléotides obtenus à partir de trois fragments d’os de trois Néandertaliennes. Grâce à des techniques nouvelles mises au point pour récupérer, trier et analyser ce matériel, les chercheurs publient une première carte du génome néandertalien.
Pour la comparer, Pääbo et ses collègues ont aussi séquencé l’ADN de cinq humains actuels originaires d’Afrique, d’Afrique de l’ouest, de France, de Chine et de Papouasie Nouvelle-Guinée.
Le génome de Neandertal a plus de similitudes avec les hommes actuels vivants hors d’Afrique, constatent les chercheurs. Ils suggèrent donc que les croisements entre les premiers hommes modernes et les néandertaliens ont eu lieu il y a longtemps, après avoir quitté l’Afrique mais avant de se disperser en Europe et en Asie. C’est au Moyen-Orient, il y a 50.000 à 100.000 ans, que les deux branches humaines se seraient mélangées, avancent les chercheurs. Et non pas plus récemment en Europe, il y a environ 30.000 à 40.000 ans, comme le suggère l'anthropologue américain Erik Trinkaus.
Avantage évolutif
Au-delà de ces mystérieuses rencontres, ce qui intéresse Pääbo et ses collègues c’est l’identification des gènes qui ont permis à l’homme moderne de prospérer, tandis que Neandertal s’est éteint. Pour cela ils cherchent des régions du génome qui ont rapidement évolué chez l’homme moderne mais pas chez Neandertal. Ils en ont isolé 212, dont 20 qui ont subi une sélection très forte. Parmi ces gènes qui auraient conféré un avantage à l’homme moderne au cours de l’évolution, plusieurs concernent la cognition (apprentissage, relations aux autres…) et le métabolisme.
Source : Sciences et Avenir du 28/12/2010
Défendue par certains anthropologues, l’idée que la rencontre entre Cro-Magnon et Neandertal ait été féconde n’avait jusqu’à présent pas trouvé de confirmation dans les études de paléo-génétique. La revue Science a publié cette année un rebondissement de taille: le croisement aurait bien eu lieu, même s’il demeure marginal, selon l’équipe de Svante Pääbo, de l’Institut Max Planck de Leipzig. Nous aurions donc quelques gènes néandertaliens : 1 à 4% de l’ensemble de notre génome.
Cette même équipe avait d’abord écarté l’hypothèse. La comparaison de l’ADN mitochondrial (contenu par les mitochondries dans la cellule) de Neandertal et d’Homo sapiens ne montrait aucune parenté. Après le premier décodage de l’ADN nucléaire (du noyau de la cellule) de Neandertal, les chercheurs n’avaient pas non plus repéré de similitude avec l’ADN de Sapiens.
Les Africains moins proches de Neandertal
Après quatre ans de travail, Svante Pääbo et ses collègues disposent désormais d’environ 60% de la séquence génétique d’Homo neandertalensis, soit plus de 4 milliards de nucléotides obtenus à partir de trois fragments d’os de trois Néandertaliennes. Grâce à des techniques nouvelles mises au point pour récupérer, trier et analyser ce matériel, les chercheurs publient une première carte du génome néandertalien.
Pour la comparer, Pääbo et ses collègues ont aussi séquencé l’ADN de cinq humains actuels originaires d’Afrique, d’Afrique de l’ouest, de France, de Chine et de Papouasie Nouvelle-Guinée.
Le génome de Neandertal a plus de similitudes avec les hommes actuels vivants hors d’Afrique, constatent les chercheurs. Ils suggèrent donc que les croisements entre les premiers hommes modernes et les néandertaliens ont eu lieu il y a longtemps, après avoir quitté l’Afrique mais avant de se disperser en Europe et en Asie. C’est au Moyen-Orient, il y a 50.000 à 100.000 ans, que les deux branches humaines se seraient mélangées, avancent les chercheurs. Et non pas plus récemment en Europe, il y a environ 30.000 à 40.000 ans, comme le suggère l'anthropologue américain Erik Trinkaus.
Avantage évolutif
Au-delà de ces mystérieuses rencontres, ce qui intéresse Pääbo et ses collègues c’est l’identification des gènes qui ont permis à l’homme moderne de prospérer, tandis que Neandertal s’est éteint. Pour cela ils cherchent des régions du génome qui ont rapidement évolué chez l’homme moderne mais pas chez Neandertal. Ils en ont isolé 212, dont 20 qui ont subi une sélection très forte. Parmi ces gènes qui auraient conféré un avantage à l’homme moderne au cours de l’évolution, plusieurs concernent la cognition (apprentissage, relations aux autres…) et le métabolisme.
Source : Sciences et Avenir du 28/12/2010
Des restes d'un Homo sapiens de 400.000 ans découverts en Israël
Des restes d'un Homo sapiens de 400.000 ans, soit 200.000 ans de plus que ceux connus jusqu'à présent, ont été découverts en Israël, a annoncé mardi le responsable des fouilles de l'Institut d'études archéologiques de l'Université de Tel-Aviv, Avi Gopher.
"Nous avons découvert dans une grotte située à l'est de Tel-Aviv huit dents qui pourraient constituer les premières traces de l'Homo sapiens", a affirmé M. Gopher à l'AFP.
"L'examen des stalagmites et stalactites, ainsi que d'autres matériaux découverts sur place, indiquent que cette caverne a commencé à être utilisée il y a 400.000 ans", a-t-il expliqué.
"Les dents trouvées dans la grotte Qessem étaient éparpillées parmi les diverses couches de la caverne, certaines remontant à 200.000 ans, et les plus vieilles à 400.000 ans", a-t-il ajoutée dit M. Gopher.
"Pour l'instant, il est convenu que les traces les plus anciennes de l'Homo sapiens que nous connaissons se trouvent en Afrique de l'est et remontent à 200.000 ans, ou un peu moins", a-t-il souligné.
M. Gopher a précisé qu'une première dent avait été trouvée en 2006 dans la caverne Qessem, mais que ses collègues et lui-même avaient préféré continuer à fouiller pour trouver d'autres dents et procéder à une série de tests et d'examens de datation avant de faire connaître leur découverte.
"Les fouilles continuent dans cette grotte. Les chercheurs espèrent trouver d'autres vestiges qui leur permettront d'étayer leurs travaux et de mieux comprendre l'évolution de l'humanité et l'apparition de l'homme moderne", a indiqué dans un communiqué l'Université de Tel-Aviv.
Source : Sciences et Avenir du 28/12/2010
"Nous avons découvert dans une grotte située à l'est de Tel-Aviv huit dents qui pourraient constituer les premières traces de l'Homo sapiens", a affirmé M. Gopher à l'AFP.
"L'examen des stalagmites et stalactites, ainsi que d'autres matériaux découverts sur place, indiquent que cette caverne a commencé à être utilisée il y a 400.000 ans", a-t-il expliqué.
"Les dents trouvées dans la grotte Qessem étaient éparpillées parmi les diverses couches de la caverne, certaines remontant à 200.000 ans, et les plus vieilles à 400.000 ans", a-t-il ajoutée dit M. Gopher.
"Pour l'instant, il est convenu que les traces les plus anciennes de l'Homo sapiens que nous connaissons se trouvent en Afrique de l'est et remontent à 200.000 ans, ou un peu moins", a-t-il souligné.
M. Gopher a précisé qu'une première dent avait été trouvée en 2006 dans la caverne Qessem, mais que ses collègues et lui-même avaient préféré continuer à fouiller pour trouver d'autres dents et procéder à une série de tests et d'examens de datation avant de faire connaître leur découverte.
"Les fouilles continuent dans cette grotte. Les chercheurs espèrent trouver d'autres vestiges qui leur permettront d'étayer leurs travaux et de mieux comprendre l'évolution de l'humanité et l'apparition de l'homme moderne", a indiqué dans un communiqué l'Université de Tel-Aviv.
Source : Sciences et Avenir du 28/12/2010
jeudi 30 décembre 2010
L'homme de Néandertal mangeait aussi des légumes
L'analyse de traces de graines et de tubercules cuits dans le tartre dentaire de trois individus confirme que ce cousin de l'homme moderne pouvait diversifier ses menus.
Depuis l'identification du premier spécimen en 1856, le grand public a toujours eu du lointain cousin de l'Homo sapiens, Néandertal, l'image d'un homme fruste, violent et carnivore. Peu à peu, cette vision simpliste évolue. Dans un article publié lundi dans PNAS, des paléontologues américains montrent par exemple que certains néandertaliens consommaient des végétaux. Ils ont en effet retrouvé dans le tartre dentaire de trois individus, découverts en Belgique et en Irak, des traces de plantes, de graines et de tubercules.
Marylène Patou-Mathis, directrice de recherche au CNRS et auteur d'un livre-référence sur ce cousin de l'homme moderne,explique : «Nous les soupçonnions depuis longtemps d'intégrer un peu de végétal dans leur alimentation, ne serait-ce que pour des questions de métabolisme. Maintenant, nous en avons une première preuve directe». Yves Coppens, célèbre co-découvreur de l'australopithèque Lucy, admire d'ailleurs l'ingéniosité de la méthode employée. Les plantes et les légumes ne fossilisant pas, seul le tartre pouvait en effet piéger les aliments et fournir des indices précis sur la nature de l'alimentation végétale présumée de nos cousins. Au final «cette technique permet de déterminer le menu détaillé de quelques néandertaliens», s'enthousiasme-t-il.
Notre cousin chassait aussi le phoque et le dauphin
La découverte de grains d'amidon portés à très haute température atteste par exemple de la consommation de tubercules cuits. Ce qui prouve une nouvelle fois que Néandertal savait cuisiner. Des traces de brûlures sur des fossiles avaient déjà montré auparavant qu'il maîtrisait le feu et s'en servait pour cuire sa viande. La découverte de coquillages grillés en Espagne avait même montré qu'il se servait de cette source de chaleur pour faciliter l'ouverture des moules.
Cette consommation de crustacés avait d'ailleurs ouvert les yeux des paléontologues quant à la capacité de Néandertal à élargir son spectre alimentaire, quand il le pouvait ou quand il le fallait. «Quand on y réfléchit un peu, ce n'est pas étonnant de la part d'une espèce qui a réussi à s'adapter au climat et à survivre pendant 300.000 ans sur une zone géographique très étendue», souligne Marylène Patou-Mathis. En 2008, des chercheurs montraient d'ailleurs que notre cousin avait parfois chassé le dauphin ou le phoque, prouvant ses grandes facultés d'adaptation environnementales.
En ajoutant à toutes ces connaissances, plus ou moins nouvelles, la découverte de présumés bijoux et maquillages néandertaliens cette année, notre vision étroite de cet homme au front bas et aux sourcils proéminents prend du relief. Ce qui permet de mieux accepter, comme l'ont montré des scientifiques récemment, que nous ayons finalement beaucoup de points communs génétiques avec ce cousin: nous aurions hérité d'un à quatre pour cent de son génome.
Source : Le Figaro du 28/12/2010
Depuis l'identification du premier spécimen en 1856, le grand public a toujours eu du lointain cousin de l'Homo sapiens, Néandertal, l'image d'un homme fruste, violent et carnivore. Peu à peu, cette vision simpliste évolue. Dans un article publié lundi dans PNAS, des paléontologues américains montrent par exemple que certains néandertaliens consommaient des végétaux. Ils ont en effet retrouvé dans le tartre dentaire de trois individus, découverts en Belgique et en Irak, des traces de plantes, de graines et de tubercules.
Marylène Patou-Mathis, directrice de recherche au CNRS et auteur d'un livre-référence sur ce cousin de l'homme moderne,explique : «Nous les soupçonnions depuis longtemps d'intégrer un peu de végétal dans leur alimentation, ne serait-ce que pour des questions de métabolisme. Maintenant, nous en avons une première preuve directe». Yves Coppens, célèbre co-découvreur de l'australopithèque Lucy, admire d'ailleurs l'ingéniosité de la méthode employée. Les plantes et les légumes ne fossilisant pas, seul le tartre pouvait en effet piéger les aliments et fournir des indices précis sur la nature de l'alimentation végétale présumée de nos cousins. Au final «cette technique permet de déterminer le menu détaillé de quelques néandertaliens», s'enthousiasme-t-il.
Notre cousin chassait aussi le phoque et le dauphin
La découverte de grains d'amidon portés à très haute température atteste par exemple de la consommation de tubercules cuits. Ce qui prouve une nouvelle fois que Néandertal savait cuisiner. Des traces de brûlures sur des fossiles avaient déjà montré auparavant qu'il maîtrisait le feu et s'en servait pour cuire sa viande. La découverte de coquillages grillés en Espagne avait même montré qu'il se servait de cette source de chaleur pour faciliter l'ouverture des moules.
Cette consommation de crustacés avait d'ailleurs ouvert les yeux des paléontologues quant à la capacité de Néandertal à élargir son spectre alimentaire, quand il le pouvait ou quand il le fallait. «Quand on y réfléchit un peu, ce n'est pas étonnant de la part d'une espèce qui a réussi à s'adapter au climat et à survivre pendant 300.000 ans sur une zone géographique très étendue», souligne Marylène Patou-Mathis. En 2008, des chercheurs montraient d'ailleurs que notre cousin avait parfois chassé le dauphin ou le phoque, prouvant ses grandes facultés d'adaptation environnementales.
En ajoutant à toutes ces connaissances, plus ou moins nouvelles, la découverte de présumés bijoux et maquillages néandertaliens cette année, notre vision étroite de cet homme au front bas et aux sourcils proéminents prend du relief. Ce qui permet de mieux accepter, comme l'ont montré des scientifiques récemment, que nous ayons finalement beaucoup de points communs génétiques avec ce cousin: nous aurions hérité d'un à quatre pour cent de son génome.
Source : Le Figaro du 28/12/2010
Plusieurs dents d'un Homo sapiens datant de 400.000 ans découverts en Israël
Il pourrait s'agir des plus vieux restes retrouvés à ce jour...
Des restes d'un Homo sapiens de 400.000 ans, soit 200.000 ans de plus que ceux connus jusqu'à présent, ont été découverts en Israël, a annoncé mardi le responsable des fouilles de l'Institut d'études archéologiques de l'Université de Tel-Aviv, Avi Gopher.
Des traces encore plus vieilles que les précédentes
«Nous avons découvert dans une grotte située à l'est de Tel-Aviv huit dents qui pourraient constituer les premières traces de l'Homo sapiens», a affirmé Avi Gopher à l'AFP. «L'examen des stalagmites et stalactites, ainsi que d'autres matériaux découverts sur place, indiquent que cette caverne a commencé à être utilisée il y a 400.000 ans», a-t-il expliqué.
«Les dents trouvées dans la grotte Qessem étaient éparpillées parmi les diverses couches de la caverne, certaines remontant à 200.000 ans, et les plus vieilles à 400.000 ans», a-t-il ajoutée dit Avi Gopher.
Une première dent découverte en 2006
«Pour l'instant, il est convenu que les traces les plus anciennes de l'Homo sapiens que nous connaissons se trouvent en Afrique de l'est et remontent à 200.000 ans, ou un peu moins», a-t-il souligné. Avi Gopher a précisé qu'une première dent avait été trouvée en 2006 dans la caverne Qessem, mais que ses collègues et lui-même avaient préféré continuer à fouiller pour trouver d'autres dents et procéder à une série de tests et d'examens de datation avant de faire connaître leur découverte.
«Les fouilles continuent dans cette grotte. Les chercheurs espèrent trouver d'autres vestiges qui leur permettront d'étayer leurs travaux et de mieux comprendre l'évolution de l'humanité et l'apparition de l'homme moderne», a indiqué dans un communiqué l'Université de Tel-Aviv.
Source : 20 Mn du 28/12/2010
Des restes d'un Homo sapiens de 400.000 ans, soit 200.000 ans de plus que ceux connus jusqu'à présent, ont été découverts en Israël, a annoncé mardi le responsable des fouilles de l'Institut d'études archéologiques de l'Université de Tel-Aviv, Avi Gopher.
Des traces encore plus vieilles que les précédentes
«Nous avons découvert dans une grotte située à l'est de Tel-Aviv huit dents qui pourraient constituer les premières traces de l'Homo sapiens», a affirmé Avi Gopher à l'AFP. «L'examen des stalagmites et stalactites, ainsi que d'autres matériaux découverts sur place, indiquent que cette caverne a commencé à être utilisée il y a 400.000 ans», a-t-il expliqué.
«Les dents trouvées dans la grotte Qessem étaient éparpillées parmi les diverses couches de la caverne, certaines remontant à 200.000 ans, et les plus vieilles à 400.000 ans», a-t-il ajoutée dit Avi Gopher.
Une première dent découverte en 2006
«Pour l'instant, il est convenu que les traces les plus anciennes de l'Homo sapiens que nous connaissons se trouvent en Afrique de l'est et remontent à 200.000 ans, ou un peu moins», a-t-il souligné. Avi Gopher a précisé qu'une première dent avait été trouvée en 2006 dans la caverne Qessem, mais que ses collègues et lui-même avaient préféré continuer à fouiller pour trouver d'autres dents et procéder à une série de tests et d'examens de datation avant de faire connaître leur découverte.
«Les fouilles continuent dans cette grotte. Les chercheurs espèrent trouver d'autres vestiges qui leur permettront d'étayer leurs travaux et de mieux comprendre l'évolution de l'humanité et l'apparition de l'homme moderne», a indiqué dans un communiqué l'Université de Tel-Aviv.
Source : 20 Mn du 28/12/2010
Israël : des traces des premiers Homo Sapiens
Des dents retrouvées dans une grotte israélienne laissent penser qu'elles appartiennent aux premiers Homo sapiens qui auraient vécu là il y a 400.000 ans.
L'équipe d'archéologues qui a réalisé des fouilles dans la grotte de Qassem, un site préhistorique découvert en 2000 dans l'état d'Israël, explique que la taille et la forme des dents retrouvées ressemblent étrangement à celles des Homo Sapiens.
Pourtant, ils sont normalement connus pour être originaires d'Afrique. C'est en tout cas dans cette région du globe que tous les fossiles d'Homo sapiens avaient jusqu'ici été découverts. Car si on sait que l'ancêtre de l'Homme a, par la suite, colonisé le Moyen-Orient et l'Asie, cette migration était connue pour avoir eu lieu il y a entre 200.000 et 100.000 ans seulement.
Pour le moment, le professeur Aviv Gopher, de l'université de Tel Aviv, indique que des recherches approfondies doivent être menées pour confirmer ces affirmations mais si ces dernières s'avèrent justifiées, cela révolutionnerait la conception de l'évolution humaine.
Source : Maxisciences du 28/12/2010
L'équipe d'archéologues qui a réalisé des fouilles dans la grotte de Qassem, un site préhistorique découvert en 2000 dans l'état d'Israël, explique que la taille et la forme des dents retrouvées ressemblent étrangement à celles des Homo Sapiens.
Pourtant, ils sont normalement connus pour être originaires d'Afrique. C'est en tout cas dans cette région du globe que tous les fossiles d'Homo sapiens avaient jusqu'ici été découverts. Car si on sait que l'ancêtre de l'Homme a, par la suite, colonisé le Moyen-Orient et l'Asie, cette migration était connue pour avoir eu lieu il y a entre 200.000 et 100.000 ans seulement.
Pour le moment, le professeur Aviv Gopher, de l'université de Tel Aviv, indique que des recherches approfondies doivent être menées pour confirmer ces affirmations mais si ces dernières s'avèrent justifiées, cela révolutionnerait la conception de l'évolution humaine.
Source : Maxisciences du 28/12/2010
mercredi 29 décembre 2010
L'homme de Neandertal cuisait ses aliments et mangeait aussi des végétaux
L'homme de Neandertal cuisait sa nourriture et consommait des végétaux tout comme son cousin l'homme moderne, selon une étude qui remet en question la théorie selon laquelle les Néandertaliens n'étaient que carnivores, cause avancée de leur disparition il y a 30.000 ans.
Apparu en Europe et au Proche-Orient quelque 300.000 ans avant notre ère, l'homme de Neandertal a co-existé environ 10.000 ans avec l'humain anatomiquement moderne, l'Homo sapiens, avant de s'éteindre pour des raisons qui font toujours l'objet d'un débat.
Selon une hypothèse avancée par des travaux précédents, l'Homo sapiens a pu survivre en s'adaptant mieux à d'autres sources de nourriture, à savoir en consommant des végétaux et aussi des poissons et fruits de mer selon l'endroit où il se trouvait.
Cette nouvelle étude publiée lundi dans les Annales de l'Académie américaine des Sciences (PNAS) datées du 27-31 décembre, fait apparaître les cousins disparus de l'homme sous un nouveau jour.
L'étude a été effectuée à partir d'analyses de particules de nourriture enfermées dans des plaques de tartre sur des dents fossilisées de Néandertaliens découvertes sur des sites archéologiques en Irak et en Belgique.
Les chercheurs, menés par Dolores Piperno du département d'Anthropologie du musée d'histoire naturelle américain Smithsonian, ont découvert des grains d'amidon provenant de nombreuses plantes dont une herbe sauvage, différents légumes, des racines et des tubercules.
Un grand nombre de ces aliments ont subi des modifications physiques correspondant à la cuisson, notamment des grains d'amidon, ce qui laisse penser que l'homme de Neandertal maîtrisait le feu à l'instar des premiers humains modernes.
Ses dents contenaient également des particules de datte et de l'amidon provenant de beaucoup d'autres végétaux que les chercheurs tentent encore d'identifier.
Des objets en pierre n'indiquent toutefois pas que les Néandertaliens utilisaient des outils pour broyer les graines. Dès lors, ils ne pratiquaient probablement pas l'agriculture.
Mais "ces indices montrent que les Néandertaliens consacraient du temps et des efforts à rendre leurs aliments plus comestibles et a en accroître la valeur nutritionnelle", jugent ces chercheurs.
"Toutes ces données montrent que l'homme de Neandertal était sophistiqué dans sa façon de recueillir et préparer sa nourriture que ce soit pour chasser des animaux de grande taille ou récolter et préparer des aliments à base de végétaux", ajoutent-ils.
Selon ces anthropologues, les adaptations majeures dans l'acquisition et la préparation de la nourriture chez les hominidés, à savoir la cuisson des aliments à base de végétaux qui a ouvert la voie à l'agriculture, étaient déjà en route dès la fin du Paléolithique moyen, il y a environ 50.000 ans.
De ce fait, "l'exploitation de ces variétés de végétaux pour produire des aliments n'était pas une nouvelle stratégie développée par les premiers hommes modernes précurseurs des agriculteurs", concluent les auteurs de l'étude.
Ces chercheurs ont collecté des échantillons de tartre sur sept dents fossilisées de Néandertaliens, trois qui provenaient du site archéologique irakien de Shanidar 3 et quatre des cavernes de Spy 1 et Spy 2 en Belgique.
Source : 20 mn du 27/12/2010
Apparu en Europe et au Proche-Orient quelque 300.000 ans avant notre ère, l'homme de Neandertal a co-existé environ 10.000 ans avec l'humain anatomiquement moderne, l'Homo sapiens, avant de s'éteindre pour des raisons qui font toujours l'objet d'un débat.
Selon une hypothèse avancée par des travaux précédents, l'Homo sapiens a pu survivre en s'adaptant mieux à d'autres sources de nourriture, à savoir en consommant des végétaux et aussi des poissons et fruits de mer selon l'endroit où il se trouvait.
Cette nouvelle étude publiée lundi dans les Annales de l'Académie américaine des Sciences (PNAS) datées du 27-31 décembre, fait apparaître les cousins disparus de l'homme sous un nouveau jour.
L'étude a été effectuée à partir d'analyses de particules de nourriture enfermées dans des plaques de tartre sur des dents fossilisées de Néandertaliens découvertes sur des sites archéologiques en Irak et en Belgique.
Les chercheurs, menés par Dolores Piperno du département d'Anthropologie du musée d'histoire naturelle américain Smithsonian, ont découvert des grains d'amidon provenant de nombreuses plantes dont une herbe sauvage, différents légumes, des racines et des tubercules.
Un grand nombre de ces aliments ont subi des modifications physiques correspondant à la cuisson, notamment des grains d'amidon, ce qui laisse penser que l'homme de Neandertal maîtrisait le feu à l'instar des premiers humains modernes.
Ses dents contenaient également des particules de datte et de l'amidon provenant de beaucoup d'autres végétaux que les chercheurs tentent encore d'identifier.
Des objets en pierre n'indiquent toutefois pas que les Néandertaliens utilisaient des outils pour broyer les graines. Dès lors, ils ne pratiquaient probablement pas l'agriculture.
Mais "ces indices montrent que les Néandertaliens consacraient du temps et des efforts à rendre leurs aliments plus comestibles et a en accroître la valeur nutritionnelle", jugent ces chercheurs.
"Toutes ces données montrent que l'homme de Neandertal était sophistiqué dans sa façon de recueillir et préparer sa nourriture que ce soit pour chasser des animaux de grande taille ou récolter et préparer des aliments à base de végétaux", ajoutent-ils.
Selon ces anthropologues, les adaptations majeures dans l'acquisition et la préparation de la nourriture chez les hominidés, à savoir la cuisson des aliments à base de végétaux qui a ouvert la voie à l'agriculture, étaient déjà en route dès la fin du Paléolithique moyen, il y a environ 50.000 ans.
De ce fait, "l'exploitation de ces variétés de végétaux pour produire des aliments n'était pas une nouvelle stratégie développée par les premiers hommes modernes précurseurs des agriculteurs", concluent les auteurs de l'étude.
Ces chercheurs ont collecté des échantillons de tartre sur sept dents fossilisées de Néandertaliens, trois qui provenaient du site archéologique irakien de Shanidar 3 et quatre des cavernes de Spy 1 et Spy 2 en Belgique.
Source : 20 mn du 27/12/2010
L'homme de Neandertal cuisait sa nourriture
Eteint il y a environ 30 000 ans, l'homme de Neandertal ne se nourrissait pas exclusivement de viande mais aussi de végétaux et cuisait sa nourriture, à l'instar de son cousin l'homme moderne, selon une étude publiée lundi 27 décembre dans les Annales de l'Académie américaine des sciences.

Selon de précédentes recherches, les Néandertaliens étaient surtout des chasseurs carnivores, ce qui aurait précipité leur extinction. Les premiers hommes modernes avec lesquels ils ont coexisté pendant quelque 10 000 ans ont pu survivre, selon l'hypothèse avancée jusqu'à présent, en s'adaptant mieux à d'autres sources de nourriture que la viande, c'est-à-dire en consommant des aliments à base de végétaux, mais aussi des poissons et des fruits de mer selon l'endroit où ils se trouvaient.
La nouvelle étude publiée dans les Annales a été effectuée à partir d'analyses de particules de nourriture enfermées dans des plaques de tartre provenant de dents fossilisées de Néandertaliens découvertes sur des sites archéologiques en Irak et en Belgique. Des chercheurs y ont découvert des grains d'amidon provenant de nombreuses plantes, dont une herbe sauvage, des traces de différents légumes, de racines et de tubercules.
PAS D'AGRICULTURE
Un grand nombre de ces aliments ont subi des modifications physiques correspondant à la cuisson, notamment des grains d'amidon, ce qui laisse penser que l'homme de Neandertal maîtrisait le feu, comme les premiers hommes modernes. Ces dents contenaient également des traces de particules de datte et de l'amidon provenant de beaucoup d'autres végétaux sur lesquels les chercheurs continuent à travailler pour les identifier.
Aucun artefact de pierre n'indique toutefois que les Néandertaliens utilisaient des outils pour broyer les graines, ce qui conduit à penser qu'ils ne pratiquaient probablement pas l'agriculture.
Source : Le Monde du 27/12/2010
La nouvelle étude publiée dans les Annales a été effectuée à partir d'analyses de particules de nourriture enfermées dans des plaques de tartre provenant de dents fossilisées de Néandertaliens découvertes sur des sites archéologiques en Irak et en Belgique. Des chercheurs y ont découvert des grains d'amidon provenant de nombreuses plantes, dont une herbe sauvage, des traces de différents légumes, de racines et de tubercules.
PAS D'AGRICULTURE
Un grand nombre de ces aliments ont subi des modifications physiques correspondant à la cuisson, notamment des grains d'amidon, ce qui laisse penser que l'homme de Neandertal maîtrisait le feu, comme les premiers hommes modernes. Ces dents contenaient également des traces de particules de datte et de l'amidon provenant de beaucoup d'autres végétaux sur lesquels les chercheurs continuent à travailler pour les identifier.
Aucun artefact de pierre n'indique toutefois que les Néandertaliens utilisaient des outils pour broyer les graines, ce qui conduit à penser qu'ils ne pratiquaient probablement pas l'agriculture.
Source : Le Monde du 27/12/2010
L'Homo Sapiens serait-il Israélien et non Africain ?
Des dents vieilles de 400 000 ans trouvées par des archéologues israéliens remettent en doute la théorie de l'évolution de l'Homo Sapiens en Afrique.
Les scientifiques pourraient revoir l’histoire de l’évolution de l’homme moderne après la découverte de dents vieilles de 400 000 ans en Israël.
Jusqu’à présent les chercheurs pensaient que l’Homo Sapiens avait évolué en Afrique il y a environ 200 000 ans et qu’il avait ensuite migré au nord, par le Moyen Orient jusqu’en Europe et en Asie. Des découvertes récentes en Chine et en Espagne avaient déjà remis en doute la théorie «out of Africa», mais personne n’en était certain.
Or la découverte de restes humains préhistorique par les archéologues de l’Université d’Israël dans une grotte près de l’aéroport de Ben-Gurion, révélée lundi par le Dailymail, pourrait forcer les scientifiques à repenser leur théorie.
Huits petites dents
Les chercheurs de l’Université de Tel Aviv ont trouvé huit petites dents dans la grotte de Quesem à côté de Rosh Ha’Ayin, datées à 400 000 ans, du Pléistocène moyen, ce qui en fait les premiers restes de l’Homo sapiens découvert dans le monde.
Leur taille et leur forme est similaires à celles de l’humain moderne. Jusqu’à présent, les premiers exemplaires de ce type avaient été retrouvés en Afrique et dataient seulement de 200 000 ans. Les découvertes des chercheurs ont été publiées hier dans l’«American Journal of Physical Anthropology».
Usage du feu maîtrisé
Les fouilles ont également permis de mettre à jour des changements dans le comportement de l’homme préhistorique. Cette période est une étape très importante dans l’histoire humaine, culturellement et biologiquement.
Le Professeur Avi Gopher et le Dr Ran Barkai pensent que ces Homo Sapiens avaient déjà compris l’utilité du silex et maîtrisaient l’usage du feu.
Les chercheurs pensent que la découverte de Quesem devrait changer la perception largement répandue que l’origine de l’homme moderne est en Afrique.
Source : 20 mn ch du 27/12/2010
Les scientifiques pourraient revoir l’histoire de l’évolution de l’homme moderne après la découverte de dents vieilles de 400 000 ans en Israël.
Jusqu’à présent les chercheurs pensaient que l’Homo Sapiens avait évolué en Afrique il y a environ 200 000 ans et qu’il avait ensuite migré au nord, par le Moyen Orient jusqu’en Europe et en Asie. Des découvertes récentes en Chine et en Espagne avaient déjà remis en doute la théorie «out of Africa», mais personne n’en était certain.
Or la découverte de restes humains préhistorique par les archéologues de l’Université d’Israël dans une grotte près de l’aéroport de Ben-Gurion, révélée lundi par le Dailymail, pourrait forcer les scientifiques à repenser leur théorie.
Huits petites dents
Les chercheurs de l’Université de Tel Aviv ont trouvé huit petites dents dans la grotte de Quesem à côté de Rosh Ha’Ayin, datées à 400 000 ans, du Pléistocène moyen, ce qui en fait les premiers restes de l’Homo sapiens découvert dans le monde.
Leur taille et leur forme est similaires à celles de l’humain moderne. Jusqu’à présent, les premiers exemplaires de ce type avaient été retrouvés en Afrique et dataient seulement de 200 000 ans. Les découvertes des chercheurs ont été publiées hier dans l’«American Journal of Physical Anthropology».
Usage du feu maîtrisé
Les fouilles ont également permis de mettre à jour des changements dans le comportement de l’homme préhistorique. Cette période est une étape très importante dans l’histoire humaine, culturellement et biologiquement.
Le Professeur Avi Gopher et le Dr Ran Barkai pensent que ces Homo Sapiens avaient déjà compris l’utilité du silex et maîtrisaient l’usage du feu.
Les chercheurs pensent que la découverte de Quesem devrait changer la perception largement répandue que l’origine de l’homme moderne est en Afrique.
Source : 20 mn ch du 27/12/2010
mardi 28 décembre 2010
Les restes du premier homo-sapiens (-400.000 ans) découverts dans l’Etat Juif
En dépit de la thèse anthropologique moderne qui affirme l’humanité est originaire d’Afrique, le plus vieille homo-sapiens du monde vient d’être découvert en Israël, dans la grotte de Kessem près de Rosh Ayin. À ce jour, ce sont les restes les plus anciens d’un homo-sapiens jamais découvert. Des restes datés à plus de 400.000 ans alors que le “record” pour l’heure, était de 200.000 ans. Cette découverte devrait changer complètements les théories modernes sur l’évolution de l’humanité.
Ce qui suit est tiré du site de l‘Université de Tel-Aviv :
Les chercheurs de l’Université de Tel-Aviv ont découvert des preuves indiquant la présence de l’homme moderne (Homo sapiens) en Israël il y a environ 400 mille ans.
C’est la première fois que nous retrouvons sur des des reste d’un être humain datant de cette période. Ces preuves ont été découvertes dans la grotte Kessem (“grotte magique), un site historique près de Rosh Ayin qui a été découvert en l’an 2000. Les résultats scientifiques des chercheurs sont aujourd’hui publiés dans le très sérieux American Journal of Physical Anthropology.
Le professeur Avi Gopher et le Dr Ran Barkai du Département d’Archéologie, qui dirigent les travaux d’excavation grotte Kessem, eainsi que le professeur Israël Hershkovitz, du Département d’anatomie et d’anthropologie de l’Ecole de médecine Sackler de Tel-Aviv, ont menée l’enquête en collaboration avec un équipe internationale de scientifiques, huit analyse morphologique dentaire des restes de personnes ont trouvé dans la grotte Kessem.
L’analyse morphologique détaillée des dents aux rayons X indiquent que la taille des dents est similaire en forme et très similaires à celles des humains modernes découverts. Ils parlent des restes d’humains datant d’il y a 200.000 ans découverts en Afrique. Les dents retrouvées dans la Grotte Kessem sont également très similaires a celles déjà retrouvées en Israël et datée d’il y a 100.000 ans (dans la grotte du Carmel Ashul près de Nazareth).
Les excavations ont également permis de mettre à jour des changements significatifs dans le comportement de l’homme antique. Cette période est une étape très importante dans l’histoire humaine – culturellement et biologiquement, et le fait que les dents d’un homme moderne aient été trouvés, indique que ces changements apparemment liée à des changements évolutifs se sont produites chez l’homme.
Professeur Avi Gopher et le Dr Ran Barkai disent que les résultats sont propres à la culture des habitants de la grotte Kessem. Ils avaient déjà à l’époque, compris l’utilité du silex, ils avaient l’usage du feu, ils savaient cahsser, ils savaeint exploiter les mines. Tout renforce l’argument qu’il s’agit bien d’un comportement innovateur qui s’intègre bien avec l’apparition de l’homme moderne.
Les chercheurs disent que la découverte de Kessem devrait changer la perception largement répandue, que l’origine de l’homme moderne est en Afrique.
Source : JSS News du 27/12/2010
Ce qui suit est tiré du site de l‘Université de Tel-Aviv :
Les chercheurs de l’Université de Tel-Aviv ont découvert des preuves indiquant la présence de l’homme moderne (Homo sapiens) en Israël il y a environ 400 mille ans.
C’est la première fois que nous retrouvons sur des des reste d’un être humain datant de cette période. Ces preuves ont été découvertes dans la grotte Kessem (“grotte magique), un site historique près de Rosh Ayin qui a été découvert en l’an 2000. Les résultats scientifiques des chercheurs sont aujourd’hui publiés dans le très sérieux American Journal of Physical Anthropology.
Le professeur Avi Gopher et le Dr Ran Barkai du Département d’Archéologie, qui dirigent les travaux d’excavation grotte Kessem, eainsi que le professeur Israël Hershkovitz, du Département d’anatomie et d’anthropologie de l’Ecole de médecine Sackler de Tel-Aviv, ont menée l’enquête en collaboration avec un équipe internationale de scientifiques, huit analyse morphologique dentaire des restes de personnes ont trouvé dans la grotte Kessem.
L’analyse morphologique détaillée des dents aux rayons X indiquent que la taille des dents est similaire en forme et très similaires à celles des humains modernes découverts. Ils parlent des restes d’humains datant d’il y a 200.000 ans découverts en Afrique. Les dents retrouvées dans la Grotte Kessem sont également très similaires a celles déjà retrouvées en Israël et datée d’il y a 100.000 ans (dans la grotte du Carmel Ashul près de Nazareth).
Les excavations ont également permis de mettre à jour des changements significatifs dans le comportement de l’homme antique. Cette période est une étape très importante dans l’histoire humaine – culturellement et biologiquement, et le fait que les dents d’un homme moderne aient été trouvés, indique que ces changements apparemment liée à des changements évolutifs se sont produites chez l’homme.
Professeur Avi Gopher et le Dr Ran Barkai disent que les résultats sont propres à la culture des habitants de la grotte Kessem. Ils avaient déjà à l’époque, compris l’utilité du silex, ils avaient l’usage du feu, ils savaient cahsser, ils savaeint exploiter les mines. Tout renforce l’argument qu’il s’agit bien d’un comportement innovateur qui s’intègre bien avec l’apparition de l’homme moderne.
Les chercheurs disent que la découverte de Kessem devrait changer la perception largement répandue, que l’origine de l’homme moderne est en Afrique.
Source : JSS News du 27/12/2010
Neandertal cuisait ses aliments
L'homme de Neandertal cuisait sa nourriture et consommait des végétaux tout comme son cousin l'homme moderne, selon une étude qui remet en question la théorie selon laquelle les Néandertaliens n'étaient que carnivores, cause avancée de leur disparition il y a 30.000 ans.
Apparu en Europe et au Proche-Orient quelque 300.000 ans avant notre ère, l'homme de Neandertal a co-existé environ 10.000 ans avec l'humain anatomiquement moderne, l'Homo sapiens, avant de s'éteindre pour des raisons qui font toujours l'objet d'un débat.
Selon une hypothèse avancée par des travaux précédents, l'Homo sapiens a pu survivre en s'adaptant mieux à d'autres sources de nourriture, à savoir en consommant des végétaux et aussi des poissons et fruits de mer selon l'endroit où il se trouvait.
Cette nouvelle étude publiée lundi dans les Annales de l'Académie américaine des Sciences (PNAS) datées du 27-31 décembre, fait donc apparaître les cousins disparus de l'hommes sous un nouveau jour.
L'étude a été effectuée à partir d'analyses de particules de nourriture enfermées dans des plaques de tartre sur des dents fossilisées de Néandertaliens découvertes sur des sites archéologiques en Irak et en Belgique.
Source : Le Figaro du 27/12/2010
Apparu en Europe et au Proche-Orient quelque 300.000 ans avant notre ère, l'homme de Neandertal a co-existé environ 10.000 ans avec l'humain anatomiquement moderne, l'Homo sapiens, avant de s'éteindre pour des raisons qui font toujours l'objet d'un débat.
Selon une hypothèse avancée par des travaux précédents, l'Homo sapiens a pu survivre en s'adaptant mieux à d'autres sources de nourriture, à savoir en consommant des végétaux et aussi des poissons et fruits de mer selon l'endroit où il se trouvait.
Cette nouvelle étude publiée lundi dans les Annales de l'Académie américaine des Sciences (PNAS) datées du 27-31 décembre, fait donc apparaître les cousins disparus de l'hommes sous un nouveau jour.
L'étude a été effectuée à partir d'analyses de particules de nourriture enfermées dans des plaques de tartre sur des dents fossilisées de Néandertaliens découvertes sur des sites archéologiques en Irak et en Belgique.
Source : Le Figaro du 27/12/2010
La fillette de Denisova, mère d'une autre humanité
Pour les paléoanthropologues, l'homme de l'année est une fillette. Elle vécut en Sibérie il y a plus de 50 000 ans et appartenait à une autre humanité, dont on ne retrouve de ténues traces génétiques que chez les populations actuelles de Papouasie-Nouvelle-Guinée. De cette enfant, il ne restait pourtant rien, ou presque. Seulement un fragment d'auriculaire trouvé par des chercheurs russes dans la grotte de Denisova, dans l'Altaï, en 2008. En mars, une équipe internationale conduite par Svante Pääbo (Institut Max Planck d'anthropologie évolutive de Leipzig) avait révélé son existence et livré une première analyse de l'ADN tiré de ce bout d'os.
"X woman", pensait-on alors, devait avoir environ 40 000 ans. Elle appartenait bien au genre Homo, mais à une lignée distincte de sapiens (c'est-à-dire nous-mêmes) et de neanderthalensis. Sa découverte était exceptionnelle à plusieurs titres : pour la première fois, un être réputé nouveau était présenté à la communauté paléontologique non pas sur la foi des seules données anatomiques, mais grâce à l'analyse génétique. En outre, cette analyse révélait qu'à une époque pas si reculée, la Terre était peuplée d'au moins trois humanités susceptibles de s'être croisées. Voire quatre, si l'on tient compte, plus près de nous, de l'homme de Florès (Homo floresiensis), découvert en Indonésie en 2003 et qui vivait encore il y a 13 000 ans.
L'irruption de l'enfant de Denisova laissait cependant ouverte une foule de questions. Une nouvelle analyse génétique, dont les résultats ont été publiés jeudi 23 décembre dans la revue Nature, permet d'y répondre pour partie.
Svante Pääbo et ses collègues se sont cette fois attaqués à l'ADN nucléaire. Les mutations de l'ADN mitochondrial, qui avait fait l'objet de la publication précédente, fournissent une horloge moléculaire pour dater l'ancêtre commun d'individus que l'on souhaite comparer. Mais cet -ADNmt a l'inconvénient d'être d'origine strictement maternelle, et sujet à des "dérives" difficiles à interpréter.
L'ADN du noyau cellulaire, issu de la fusion du patrimoine génétique des deux parents, raconte une histoire beaucoup plus riche : "Un seul individu offre alors un échantillon statistique de la population qui l'a précédé", résume Jean-Jacques Hublin (Institut Max Planck de Leipzig), cosignataire de l'article.
L'analyse est d'autant plus pertinente qu'on aura élargi la base de comparaison : en l'occurrence, les chercheurs disposaient de données sur des sapiens d'origine géographique variée, sur le chimpanzé et sur divers néandertaliens. C'est d'ailleurs l'équipe de Leipzig qui, en mai, a montré que l'homme de Neandertal a légué une partie de son ADN (environ 2,5 %) aux humains actuels, à l'exception des populations subsahariennes.
Le résultat de ces nouvelles comparaisons ? La fillette de Denisova voit sa singularité confirmée : elle est située sur un rameau frère de celui des néandertaliens. Les chercheurs, s'ils hésitent à parler d'une espèce nouvelle, parlent des dénisoviens, pour désigner ce groupe humain.
L'histoire qui se dessine est celle-ci : il y a environ 800 000 ans, une divergence apparaît chez le groupe humain qui va donner naissance aux néandertaliens et à l'homme moderne. 160 000 ans plus tard, la branche ancestrale des futurs néandertaliens se divise à nouveau pour donner un rameau qui conduit aux dénisoviens.
L'analyse génétique offre une surprise supplémentaire : parmi tous les hommes actuels, on trouve des fragments d'ADN dénisoviens chez les seuls Papous de Nouvelle-Guinée et de l'île de Bougainville - jusqu'à 5 % du génome ! Pour que ce brassage intervienne, il a fallu que des dénisoviens se trouvent sur le passage d'hommes modernes, sortis d'Afrique il y a environ 55 000 ans et qui ont colonisé l'Asie du Sud-Est, en chemin vers la Mélanésie, où ils apparaissent il y a 45 000 ans.
La répartition géographique des dénisoviens s'étendait donc bien au-delà de l'Altaï. Pour Jean-Jacques Hublin, "l'un des enjeux sera désormais de faire le lien entre cette lignée identifiée de manière génétique et les fossiles déjà trouvés dans cette région". Eva-Maria Geigl (Institut Jacques Monod, CNRS, université Paris-VII) se réjouit de la mise en évidence de ces mélanges génétiques entre des populations sorties d'Afrique il y a plus de 500 000 ans pour coloniser l'Eurasie et d'autres ayant quitté le berceau africain bien plus récemment (il y a 100 000 à 50 000 ans) : "Cela permet d'amorcer une synthèse entre l'hypothèse d'une origine multirégionale de l'homme moderne et celle de son origine africaine", estime-t-elle. Deux visions qui engendrent des guerres de tranchées entre spécialistes.
Une molaire a, en outre, été exhumée à Denisova. Son ADNmt permet d'affirmer qu'elle appartenait elle aussi à un dénisovien, qui a occupé les lieux à quelque 7 500 ans de distance de la fillette. Cette molaire a la particularité d'être très grosse, très archaïque d'aspect. Pas plus que l'auriculaire, elle n'a pu être datée directement et remonterait soit à 30 000 ans, soit au-delà de 50 000.
Cette dent évoque "un casse-tête javanais qu'on a déjà connu avec les méganthropes, dont la taille de la mâchoire et des dents était surprenante, avance Pascal Picq (Collège de France). Avec ces résultats génétiques, on parvient à éclairer les relations entre sapiens et neandertal en Europe, et on commence tout juste à découvrir la complexité du puzzle en Asie."
L'année 2010 aura donc été très riche pour la paléogénomique. C'est celle de la découverte de la part néandertalienne chez les non-Africains actuels, et de l'héritage dénisovien chez les Papous. Les généticiens savent que ces avancées peuvent ressusciter des thèses racialistes. Aussi prennent-ils soin de préciser que cet ADN en héritage est non codant, c'est-à-dire qu'il n'a pas de fonction connue. Mais "quand bien même il commanderait des gènes, la différence génétique ne saurait justifier le racisme", insiste Pascal Picq.
Source : Le Monde du 24/12/2010
"X woman", pensait-on alors, devait avoir environ 40 000 ans. Elle appartenait bien au genre Homo, mais à une lignée distincte de sapiens (c'est-à-dire nous-mêmes) et de neanderthalensis. Sa découverte était exceptionnelle à plusieurs titres : pour la première fois, un être réputé nouveau était présenté à la communauté paléontologique non pas sur la foi des seules données anatomiques, mais grâce à l'analyse génétique. En outre, cette analyse révélait qu'à une époque pas si reculée, la Terre était peuplée d'au moins trois humanités susceptibles de s'être croisées. Voire quatre, si l'on tient compte, plus près de nous, de l'homme de Florès (Homo floresiensis), découvert en Indonésie en 2003 et qui vivait encore il y a 13 000 ans.
L'irruption de l'enfant de Denisova laissait cependant ouverte une foule de questions. Une nouvelle analyse génétique, dont les résultats ont été publiés jeudi 23 décembre dans la revue Nature, permet d'y répondre pour partie.
Svante Pääbo et ses collègues se sont cette fois attaqués à l'ADN nucléaire. Les mutations de l'ADN mitochondrial, qui avait fait l'objet de la publication précédente, fournissent une horloge moléculaire pour dater l'ancêtre commun d'individus que l'on souhaite comparer. Mais cet -ADNmt a l'inconvénient d'être d'origine strictement maternelle, et sujet à des "dérives" difficiles à interpréter.
L'ADN du noyau cellulaire, issu de la fusion du patrimoine génétique des deux parents, raconte une histoire beaucoup plus riche : "Un seul individu offre alors un échantillon statistique de la population qui l'a précédé", résume Jean-Jacques Hublin (Institut Max Planck de Leipzig), cosignataire de l'article.
L'analyse est d'autant plus pertinente qu'on aura élargi la base de comparaison : en l'occurrence, les chercheurs disposaient de données sur des sapiens d'origine géographique variée, sur le chimpanzé et sur divers néandertaliens. C'est d'ailleurs l'équipe de Leipzig qui, en mai, a montré que l'homme de Neandertal a légué une partie de son ADN (environ 2,5 %) aux humains actuels, à l'exception des populations subsahariennes.
Le résultat de ces nouvelles comparaisons ? La fillette de Denisova voit sa singularité confirmée : elle est située sur un rameau frère de celui des néandertaliens. Les chercheurs, s'ils hésitent à parler d'une espèce nouvelle, parlent des dénisoviens, pour désigner ce groupe humain.
L'histoire qui se dessine est celle-ci : il y a environ 800 000 ans, une divergence apparaît chez le groupe humain qui va donner naissance aux néandertaliens et à l'homme moderne. 160 000 ans plus tard, la branche ancestrale des futurs néandertaliens se divise à nouveau pour donner un rameau qui conduit aux dénisoviens.
L'analyse génétique offre une surprise supplémentaire : parmi tous les hommes actuels, on trouve des fragments d'ADN dénisoviens chez les seuls Papous de Nouvelle-Guinée et de l'île de Bougainville - jusqu'à 5 % du génome ! Pour que ce brassage intervienne, il a fallu que des dénisoviens se trouvent sur le passage d'hommes modernes, sortis d'Afrique il y a environ 55 000 ans et qui ont colonisé l'Asie du Sud-Est, en chemin vers la Mélanésie, où ils apparaissent il y a 45 000 ans.
La répartition géographique des dénisoviens s'étendait donc bien au-delà de l'Altaï. Pour Jean-Jacques Hublin, "l'un des enjeux sera désormais de faire le lien entre cette lignée identifiée de manière génétique et les fossiles déjà trouvés dans cette région". Eva-Maria Geigl (Institut Jacques Monod, CNRS, université Paris-VII) se réjouit de la mise en évidence de ces mélanges génétiques entre des populations sorties d'Afrique il y a plus de 500 000 ans pour coloniser l'Eurasie et d'autres ayant quitté le berceau africain bien plus récemment (il y a 100 000 à 50 000 ans) : "Cela permet d'amorcer une synthèse entre l'hypothèse d'une origine multirégionale de l'homme moderne et celle de son origine africaine", estime-t-elle. Deux visions qui engendrent des guerres de tranchées entre spécialistes.
Une molaire a, en outre, été exhumée à Denisova. Son ADNmt permet d'affirmer qu'elle appartenait elle aussi à un dénisovien, qui a occupé les lieux à quelque 7 500 ans de distance de la fillette. Cette molaire a la particularité d'être très grosse, très archaïque d'aspect. Pas plus que l'auriculaire, elle n'a pu être datée directement et remonterait soit à 30 000 ans, soit au-delà de 50 000.
Cette dent évoque "un casse-tête javanais qu'on a déjà connu avec les méganthropes, dont la taille de la mâchoire et des dents était surprenante, avance Pascal Picq (Collège de France). Avec ces résultats génétiques, on parvient à éclairer les relations entre sapiens et neandertal en Europe, et on commence tout juste à découvrir la complexité du puzzle en Asie."
L'année 2010 aura donc été très riche pour la paléogénomique. C'est celle de la découverte de la part néandertalienne chez les non-Africains actuels, et de l'héritage dénisovien chez les Papous. Les généticiens savent que ces avancées peuvent ressusciter des thèses racialistes. Aussi prennent-ils soin de préciser que cet ADN en héritage est non codant, c'est-à-dire qu'il n'a pas de fonction connue. Mais "quand bien même il commanderait des gènes, la différence génétique ne saurait justifier le racisme", insiste Pascal Picq.
Source : Le Monde du 24/12/2010
lundi 27 décembre 2010
Quel est le propre de l'homme ? par Pascal Picq
Pour Rabelais, le propre de l'homme c'est le rire ! Et pour le paléoanthropologue Pascal Picq, serait-ce l'amour, la guerre, l'outil, le langage, la morale ou la bipédie ? Petit cours d'éthologie au tableau blanc pour relativiser notre place dans l'évolution.
dimanche 26 décembre 2010
Découverte d’un nouveau cousin de l’Homme
Des travaux publiés hier révèlent que des chercheurs ont découvert un nouveau cousin de l'homme de Néandertal. Jusque-là inconnu, le génome de cet hominidé a pu être étudié à partir de l'os d'un doigt, découvert en Sibérie.
Une équipe de recherche internationale est parvenue à séquencer le génome de l'os d'un doigt découvert dans le sud de la Sibérie, rapporte l'AFP. Celui-ci s'est avéré provenir d'un hominidé, disparu depuis au moins 30.000 ans. Ces nouveaux cousins de l'Homme ont été baptisés les Denisovans, nom de la caverne où ils ont été retrouvé.
"Le fait que les Denisovans aient été découverts dans le sud de la Sibérie et aient contribué au patrimoine génétique des populations modernes de Nouvelle-Guinée montre que la présence de ce groupe pourrait avoir été étendue en Asie depuis la fin du Pléistocène", soit entre 400.000 et 50.000 ans avant notre ère, explique David Reich qui a mené l'analyse génétique des populations.
Svante Pääbo avait quant à lui conduit le séquençage du génome de l'homme de Neandertal. Il avait ainsi découvert que l'humain moderne aurait de 1 à 4 % de gènes néandertaliens. Pour lui, "la combinaison du génome de l'homme de Neandertal et de celui du Denisovan révèle la complexité des interactions génétiques entre nos ancêtres et les différents groupes d'hominidés anciens".
Source : Yahoo du 23/12/2010
Une équipe de recherche internationale est parvenue à séquencer le génome de l'os d'un doigt découvert dans le sud de la Sibérie, rapporte l'AFP. Celui-ci s'est avéré provenir d'un hominidé, disparu depuis au moins 30.000 ans. Ces nouveaux cousins de l'Homme ont été baptisés les Denisovans, nom de la caverne où ils ont été retrouvé.
"Le fait que les Denisovans aient été découverts dans le sud de la Sibérie et aient contribué au patrimoine génétique des populations modernes de Nouvelle-Guinée montre que la présence de ce groupe pourrait avoir été étendue en Asie depuis la fin du Pléistocène", soit entre 400.000 et 50.000 ans avant notre ère, explique David Reich qui a mené l'analyse génétique des populations.
Svante Pääbo avait quant à lui conduit le séquençage du génome de l'homme de Neandertal. Il avait ainsi découvert que l'humain moderne aurait de 1 à 4 % de gènes néandertaliens. Pour lui, "la combinaison du génome de l'homme de Neandertal et de celui du Denisovan révèle la complexité des interactions génétiques entre nos ancêtres et les différents groupes d'hominidés anciens".
Source : Yahoo du 23/12/2010
samedi 25 décembre 2010
Le génome d'un hominidé éteint révèle un nouveau cousin de l'homme
Des chercheurs ont séquencé le génome d'un hominidé éteint, jusque-là inconnu, à partir de l'os d'un doigt découvert en Sibérie et montrant une parenté avec l'homme de Neandertal et les ancêtres des habitants actuels de Nouvelle-Guinée, selon des travaux publiés mercredi.
Cette équipe internationale de recherche, menée par l'anthropologue Svante Pääbo de l'Institut Max-Planck en Allemagne, a séquencé le génome nucléaire de cet os du doigt de cet hominidé disparu il y a au moins 30.000 ans.
Cet os a été découvert avec une dent de sagesse en 2008 dans la caverne Denisova située dans le sud de la Sibérie.
Ces chercheurs ont déterminé qu'il s'agissait d'une femelle venant d'un groupe d'hominidés partageant une origine ancienne avec l'homme de Neandertal qui a ensuite divergé.
Ces "nouveaux" hominidés ont été baptisés les Denisovans du nom de la caverne.
A la différence des Néandertaliens, les Denisovans n'ont pas contribué au patrimoine génétique des Eurasiens modernes mais partagent un nombre élevé de variations génétiques avec les populations actuelles de Papouasie Nouvelle-Guinée.
Cela laisse penser qu'il y a eu des croisements entre les Denisovans et les ancêtres des Mélanésiens, relèvent les auteurs de l'étude parue dans la revue britannique Nature datée du 23 décembre.
"Le fait que les Denisovans aient été découverts dans le sud de la Sibérie et aient contribué au patrimoine génétique des populations modernes de Nouvelle-Guinée montre que la présence de ce groupe pourrait avoir été étendue en Asie depuis la fin du Pléistocène", soit entre 400.000 et 50.000 ans avant notre ère, selon David Reich, professeur adjoint à la faculté de Médecine de l'Université de Harvard (Massachusetts, nord-est) qui a mené l'analyse génétique des populations.
Pour Svante Pääbo, "la combinaison du génome de l'homme de Neandertal et de celui du Denisovan révèle la complexité des interactions génétiques entre nos ancêtres et les différents groupes d'hominidés anciens."
Svante Pääbo avait conduit le séquençage de l'homme de Neandertal et révélé des croisements avec des ancêtres de l'humain moderne qui aurait de 1 à 4 % de gènes néandertaliens.
Source : Sciences et Avenir du 23/12/2010
Cette équipe internationale de recherche, menée par l'anthropologue Svante Pääbo de l'Institut Max-Planck en Allemagne, a séquencé le génome nucléaire de cet os du doigt de cet hominidé disparu il y a au moins 30.000 ans.
Cet os a été découvert avec une dent de sagesse en 2008 dans la caverne Denisova située dans le sud de la Sibérie.
Ces chercheurs ont déterminé qu'il s'agissait d'une femelle venant d'un groupe d'hominidés partageant une origine ancienne avec l'homme de Neandertal qui a ensuite divergé.
Ces "nouveaux" hominidés ont été baptisés les Denisovans du nom de la caverne.
A la différence des Néandertaliens, les Denisovans n'ont pas contribué au patrimoine génétique des Eurasiens modernes mais partagent un nombre élevé de variations génétiques avec les populations actuelles de Papouasie Nouvelle-Guinée.
Cela laisse penser qu'il y a eu des croisements entre les Denisovans et les ancêtres des Mélanésiens, relèvent les auteurs de l'étude parue dans la revue britannique Nature datée du 23 décembre.
"Le fait que les Denisovans aient été découverts dans le sud de la Sibérie et aient contribué au patrimoine génétique des populations modernes de Nouvelle-Guinée montre que la présence de ce groupe pourrait avoir été étendue en Asie depuis la fin du Pléistocène", soit entre 400.000 et 50.000 ans avant notre ère, selon David Reich, professeur adjoint à la faculté de Médecine de l'Université de Harvard (Massachusetts, nord-est) qui a mené l'analyse génétique des populations.
Pour Svante Pääbo, "la combinaison du génome de l'homme de Neandertal et de celui du Denisovan révèle la complexité des interactions génétiques entre nos ancêtres et les différents groupes d'hominidés anciens."
Svante Pääbo avait conduit le séquençage de l'homme de Neandertal et révélé des croisements avec des ancêtres de l'humain moderne qui aurait de 1 à 4 % de gènes néandertaliens.
Source : Sciences et Avenir du 23/12/2010
vendredi 24 décembre 2010
L'ancêtre de Denisova confirme sa différence
Le séquençage du génome d'un ancêtre vieux d'environ 40.000 ans, découvert en Sibérie, confirme que cet individu appartient à une famille d'Homo encore inconnue, ni Neandertal ni Sapiens. On ne connait pourtant de lui qu'une molaire et une phalange.
Le séquençage du génome d'un ancêtre vieux d'environ 40.000 ans, découvert en Sibérie, confirme que cet individu appartient à une famille d'Homo encore inconnue, ni Neandertal ni Sapiens. On ne connait pourtant de lui qu'une molaire et une phalange.
Découverts dans la grotte de Denisova en Sibérie en 2008, ces fragments n’appartiennent ni à un Néandertalien ni à un homme moderne, d’après l’analyse de l’ADN mitochondrial extrait de l’os de la main réalisée par l’équipe de Svante Pääbo, de l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutive de Leipzig (Allemagne). Allant plus loin, ces chercheurs ont séquencé 70% de l’ADN nucléaire de l’individu, autrement dit de son génome, vieux de 30.000 à 50.000 ans. Ils confirment qu’il s’agit bien d’un ancêtre à part.
Pääbo et ses collègues, qui publient un nouvel article aujourd’hui dans la revue Nature, restent prudents: ils parlent d’un «homininé [un membre du genre Homo] archaïque» appartenant à la population disparue des "Denisoviens" et ne s’avancent pas à nommer une nouvelle espèce.
La molaire retrouvée sur le même site, dont l’ADN mitochondrial est similaire à celui de l’os, est elle aussi différente de la dentition des Homo neandertalensis comme de celle des Homo sapiens, confirmant la singularité des Denisoviens.
La comparaison du génome de cette ancienne habitante de la Sibérie –car il s’agit d’une femme- avec celui des autres Homo révèle qu’elle partage un ancêtre commun avec les Néandertaliens. Cependant, contrairement à ces derniers, les Denisoviens n’ont pas laissé de traces de leurs gènes chez les actuels habitants de l’Eurasie. Pour compliquer un peu plus le tableau, l’étude suggère que les seuls héritiers des Denisoviens seraient les Mélanésiens: en effet les anciens sibériens partagent un nombre important de variations génétiques avec les actuels habitants de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Cela impliquerait que les Denisoviens se soient mêlés avec les ancêtres des Mélanésiens. Où ? Quand ?... Ces observations laissent beaucoup de questions en suspens sur les routes empruntées par les anciens Homo et sur les relations entre les différents groupes. On aimerait disposer d’un squelette plus complet de ce mystérieux Denisovien pour en savoir plus.
Cette découverte incite également à regarder de plus près des crânes d’homininés découverts en Chine –comme le crâne de Dali âgé d’environ 200.000 ans- qui pourraient permettre de mieux comprendre la place des Denisoviens dans cette histoire décidément de plus en plus buissonnante et passionnante.
Source : Sciences et Avenir du 23/12/2010
La molaire retrouvée dans la grotte de Denisova, en Sibérie
Le séquençage du génome d'un ancêtre vieux d'environ 40.000 ans, découvert en Sibérie, confirme que cet individu appartient à une famille d'Homo encore inconnue, ni Neandertal ni Sapiens. On ne connait pourtant de lui qu'une molaire et une phalange.
Découverts dans la grotte de Denisova en Sibérie en 2008, ces fragments n’appartiennent ni à un Néandertalien ni à un homme moderne, d’après l’analyse de l’ADN mitochondrial extrait de l’os de la main réalisée par l’équipe de Svante Pääbo, de l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutive de Leipzig (Allemagne). Allant plus loin, ces chercheurs ont séquencé 70% de l’ADN nucléaire de l’individu, autrement dit de son génome, vieux de 30.000 à 50.000 ans. Ils confirment qu’il s’agit bien d’un ancêtre à part.
Pääbo et ses collègues, qui publient un nouvel article aujourd’hui dans la revue Nature, restent prudents: ils parlent d’un «homininé [un membre du genre Homo] archaïque» appartenant à la population disparue des "Denisoviens" et ne s’avancent pas à nommer une nouvelle espèce.
La molaire retrouvée sur le même site, dont l’ADN mitochondrial est similaire à celui de l’os, est elle aussi différente de la dentition des Homo neandertalensis comme de celle des Homo sapiens, confirmant la singularité des Denisoviens.
La comparaison du génome de cette ancienne habitante de la Sibérie –car il s’agit d’une femme- avec celui des autres Homo révèle qu’elle partage un ancêtre commun avec les Néandertaliens. Cependant, contrairement à ces derniers, les Denisoviens n’ont pas laissé de traces de leurs gènes chez les actuels habitants de l’Eurasie. Pour compliquer un peu plus le tableau, l’étude suggère que les seuls héritiers des Denisoviens seraient les Mélanésiens: en effet les anciens sibériens partagent un nombre important de variations génétiques avec les actuels habitants de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Cela impliquerait que les Denisoviens se soient mêlés avec les ancêtres des Mélanésiens. Où ? Quand ?... Ces observations laissent beaucoup de questions en suspens sur les routes empruntées par les anciens Homo et sur les relations entre les différents groupes. On aimerait disposer d’un squelette plus complet de ce mystérieux Denisovien pour en savoir plus.
Cette découverte incite également à regarder de plus près des crânes d’homininés découverts en Chine –comme le crâne de Dali âgé d’environ 200.000 ans- qui pourraient permettre de mieux comprendre la place des Denisoviens dans cette histoire décidément de plus en plus buissonnante et passionnante.
Source : Sciences et Avenir du 23/12/2010
mercredi 22 décembre 2010
La réouverture d'Altamira n'aura pas lieu
La réouverture de la grotte d'Altamira (nord-est de l'Espagne) n'aura finalement pas lieu en 2010 comme prévu
La fondation qui gère le site en a décidé ainsi.
En juin, le ministère espagnol de la Culture avait annoncé la réouverture d'ici la fin de l'année de cette grotte classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO et considérée, avec son homologue de Lascaux (France), comme l'une des plus belles "chapelles sixtines" de l'art rupestre paléolithique.
La fondation gestionnaire a créé un "groupe international pluridisciplinaire" qui sera chargé de "déterminer l'impact que la présence humaine a sur l'art rupestre". Cela permettra, dans un "délai de deux ans", de faire une "nouvelle évaluation de la grotte et de sa compatibilité avec un régime de visites", ont expliqué ses responsables. Ceux-ci en outre souligné que l'interdiction faite au public d'accéder à la grotte avait permis de retrouver "des conditions environnementales plus stables qu'avant la fermeture".
En avril dernier, le Conseil supérieur des recherches scientifiques avait averti que l'entrée continuelle de visiteurs provoquerait un nouveau changement de l'environnement de la grotte susceptible de dégrader les peintures.
Le site avait été fermé au public en septembre 2002, après la découverte de micro-organismes qui détérioraient ses peintures rupestres. Depuis, quelque 2,5 millions de visiteurs ont dû se contenter d'admirer une réplique exacte de la grotte, installée à proximité.
Altamira avait été une première fois interdit d'accès en 1977, avant de rouvrir en 1982 avec un régime de visites limitées.
La grotte d'Altamira a été découverte en 1879 (elle était en fait connue depuis 1868), rapporte la légende, par Marcelino Sanz de Santuola... et sa fille de huit ans, Maria. S'y promenant régulièrement, le papa avait déjà remarqué la présence de dessins géométriques, mais il n'y avait pas cherché à savoir de quoi il s'agissait. Alors qu'il s'y trouvait avec Maria, celle-ci lui demanda pourquoi il y avait des "toros" au plafond...
Le site contient l'un des ensembles picturaux majeurs de la Préhistoire. Des ensembles, vieux de 15.000 à 17.000 ans, qui représentent des bisons, des biches, des sangliers dont la taille varie entre 1,40 m et 2 m, avec sa célèbre grande salle aux bisons.
Altamira est donc le premier ensemble préhistorique pictural découvert. Et surtout à avoir fait l'objet de publications scientifiques. Au tournant du XIXe et du XXe, l'importance de la découverte a d'ailleurs entraîné de vives polémiques sur l'authenticité de la grotte au sein de la communauté préhistorienne naissante. Notamment parce que l'existence des peintures rupestres venait bouleverser les idées scientifiques du temps.
Les Français ne furent pas les derniers à s'engager dans ces polémiques. Ce fut notamment le cas d'un certain Emile Cartailhac, qui fut l'un des plus sceptiques vis-à-vis de l'authenticité d'Altamira. Mais les découvertes en France, notamment dans les grottes des Combarelles, de Font-de-Gaume et de la Mouthe, et les visites qu'il y vit, le firent revoir sa position. En 1902, il publia un article, "La grotte d'Altamira. Mea culpa d'un sceptique", dans lequel il reconnaissait très honnêtement son erreur de départ. Un article qui fit taire les sceptiques. Les travaux d'un autre Français, l'abbé Henri Breuil, mondialement connu, ont également beaucoup contribué à la célébrité d'Altamira.
Source : France2.fr du 21/12/2010
La fondation qui gère le site en a décidé ainsi.
En juin, le ministère espagnol de la Culture avait annoncé la réouverture d'ici la fin de l'année de cette grotte classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO et considérée, avec son homologue de Lascaux (France), comme l'une des plus belles "chapelles sixtines" de l'art rupestre paléolithique.
La fondation gestionnaire a créé un "groupe international pluridisciplinaire" qui sera chargé de "déterminer l'impact que la présence humaine a sur l'art rupestre". Cela permettra, dans un "délai de deux ans", de faire une "nouvelle évaluation de la grotte et de sa compatibilité avec un régime de visites", ont expliqué ses responsables. Ceux-ci en outre souligné que l'interdiction faite au public d'accéder à la grotte avait permis de retrouver "des conditions environnementales plus stables qu'avant la fermeture".
En avril dernier, le Conseil supérieur des recherches scientifiques avait averti que l'entrée continuelle de visiteurs provoquerait un nouveau changement de l'environnement de la grotte susceptible de dégrader les peintures.
Le site avait été fermé au public en septembre 2002, après la découverte de micro-organismes qui détérioraient ses peintures rupestres. Depuis, quelque 2,5 millions de visiteurs ont dû se contenter d'admirer une réplique exacte de la grotte, installée à proximité.
Altamira avait été une première fois interdit d'accès en 1977, avant de rouvrir en 1982 avec un régime de visites limitées.
La grotte d'Altamira a été découverte en 1879 (elle était en fait connue depuis 1868), rapporte la légende, par Marcelino Sanz de Santuola... et sa fille de huit ans, Maria. S'y promenant régulièrement, le papa avait déjà remarqué la présence de dessins géométriques, mais il n'y avait pas cherché à savoir de quoi il s'agissait. Alors qu'il s'y trouvait avec Maria, celle-ci lui demanda pourquoi il y avait des "toros" au plafond...
Le site contient l'un des ensembles picturaux majeurs de la Préhistoire. Des ensembles, vieux de 15.000 à 17.000 ans, qui représentent des bisons, des biches, des sangliers dont la taille varie entre 1,40 m et 2 m, avec sa célèbre grande salle aux bisons.
Altamira est donc le premier ensemble préhistorique pictural découvert. Et surtout à avoir fait l'objet de publications scientifiques. Au tournant du XIXe et du XXe, l'importance de la découverte a d'ailleurs entraîné de vives polémiques sur l'authenticité de la grotte au sein de la communauté préhistorienne naissante. Notamment parce que l'existence des peintures rupestres venait bouleverser les idées scientifiques du temps.
Les Français ne furent pas les derniers à s'engager dans ces polémiques. Ce fut notamment le cas d'un certain Emile Cartailhac, qui fut l'un des plus sceptiques vis-à-vis de l'authenticité d'Altamira. Mais les découvertes en France, notamment dans les grottes des Combarelles, de Font-de-Gaume et de la Mouthe, et les visites qu'il y vit, le firent revoir sa position. En 1902, il publia un article, "La grotte d'Altamira. Mea culpa d'un sceptique", dans lequel il reconnaissait très honnêtement son erreur de départ. Un article qui fit taire les sceptiques. Les travaux d'un autre Français, l'abbé Henri Breuil, mondialement connu, ont également beaucoup contribué à la célébrité d'Altamira.
Source : France2.fr du 21/12/2010
vendredi 17 décembre 2010
Cro Magnon n'a jamais fait la révolution
Le débat sur l'évolution de l'homme rebondit avec des découvertes troublantes... et des scientifiques à l'esprit critique. Parmi les découvertes, un crâne d'allure très ancienne découvert en Mongolie. Sa datation récente, au plus 30 000 ans, montre qu'il traverse les frontières mises depuis longtemps entre l'homme moderne - Cro Magnon ou vous même - et nos ancêtres.
Autres découvertes : ces traces d'activités culturelles, ou de technologies très anciennes - des dizaines de milliers d'années, et pourtant d'allure "moderne" qui relativisent la réputation de "révolutionnaire" de Cro-Magnon.
Autres découvertes : ces traces d'activités culturelles, ou de technologies très anciennes - des dizaines de milliers d'années, et pourtant d'allure "moderne" qui relativisent la réputation de "révolutionnaire" de Cro-Magnon.
mercredi 15 décembre 2010
La grotte de Lascaux "se porte bien", assure Yves Coppens
Montignac, France - Le paléontologue et président du Conseil scientifique international du site, Yves Coppens, se montre rassurant quant à l'état de la grotte de Lascaux. Alors que des taches noires provoquées par des champignons semblaient menacer les fresques datant de 18.000 ans, elles seraient aujourd'hui en forte régression.
C'est à la suite de la réunion du Conseil scientifique international de la grotte que le paléontologue Yves Coppens a fait part de son optimisme quant à l'état de la célèbre grotte de Dordogne découverte il y a soixante-dix ans. "La grotte se porte bien", a-t-il assuré, indiquant que les taches noires apparues il y quelques années et menaçant les peintures rupestres "sont en régression".
Toutefois, ce phénomène de diminution est à ce jour inexpliqué. "Nous sommes dans une phase d'observation face à ces champignons qui sont une espèce nouvelle. Cela nous inquiète de les voir, mais la grotte va mieux et est en période d'accalmie", explique le paléoanthropologue. Les champignons blancs qui menaçaient au début des années 2000 les fresques datant de 18.000 ans, "ont quasiment disparu", tandis qu'un autre champignon à l'origine des taches noires est désormais connu et identifié, a de son côté souligné le microbiologiste Thierry Heulin.
Malgré tout, et bien qu'ils disposent de "quelques éléments pour agir sur eux", les membres du conseil estiment qu'il n'est pour l'instant pas nécessaire de se lancer dans un traitement des champignons, les peintures n'étant pas altérées. Les scientifiques estiment en effet devoir étudier le phénomène, et "à plus long terme, caractériser tout l'écosystème de la grotte", explique Thierry Heulin.
Alors que la grotte est fermée au public depuis 1963, Yves Coppens tient à préciser que des simulations sont en cours pour mettre en place un plan en cas de crise. Mais redoutant que ces affirmations ne suffisent pas à convaincre de la bonne santé de la grotte, le paléontologue propose qu'une poignée de journalistes puisse visiter régulièrement le lieu menacé par l'Unesco d'être inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril. Ces visites permettront "d'autres témoignages que les nôtres" sur la santé de Lascaux, souligne Yves Coppens.
Source : MaxiSciences du 11/12/2010
C'est à la suite de la réunion du Conseil scientifique international de la grotte que le paléontologue Yves Coppens a fait part de son optimisme quant à l'état de la célèbre grotte de Dordogne découverte il y a soixante-dix ans. "La grotte se porte bien", a-t-il assuré, indiquant que les taches noires apparues il y quelques années et menaçant les peintures rupestres "sont en régression".
Toutefois, ce phénomène de diminution est à ce jour inexpliqué. "Nous sommes dans une phase d'observation face à ces champignons qui sont une espèce nouvelle. Cela nous inquiète de les voir, mais la grotte va mieux et est en période d'accalmie", explique le paléoanthropologue. Les champignons blancs qui menaçaient au début des années 2000 les fresques datant de 18.000 ans, "ont quasiment disparu", tandis qu'un autre champignon à l'origine des taches noires est désormais connu et identifié, a de son côté souligné le microbiologiste Thierry Heulin.
Malgré tout, et bien qu'ils disposent de "quelques éléments pour agir sur eux", les membres du conseil estiment qu'il n'est pour l'instant pas nécessaire de se lancer dans un traitement des champignons, les peintures n'étant pas altérées. Les scientifiques estiment en effet devoir étudier le phénomène, et "à plus long terme, caractériser tout l'écosystème de la grotte", explique Thierry Heulin.
Alors que la grotte est fermée au public depuis 1963, Yves Coppens tient à préciser que des simulations sont en cours pour mettre en place un plan en cas de crise. Mais redoutant que ces affirmations ne suffisent pas à convaincre de la bonne santé de la grotte, le paléontologue propose qu'une poignée de journalistes puisse visiter régulièrement le lieu menacé par l'Unesco d'être inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril. Ces visites permettront "d'autres témoignages que les nôtres" sur la santé de Lascaux, souligne Yves Coppens.
Source : MaxiSciences du 11/12/2010
lundi 6 décembre 2010
La disparition de l'homme Neandertal due à des volcans
Une étude montre que deux éruptions ont affecté l'Europe du sud voici 40 000 ans.
Les volcans sont-ils responsables de la disparition de l'homme de Neandertal? C'est l'hypothèse de deux chercheurs russes du laboratoire de préhistoire de Saint-Pétersbourg, qui ont découvert, dans une grotte des montagnes du Caucase, des couches de cendres correspondant à deux gigantesques éruptions volcaniques dont les retombées ont affecté toute l'Europe du Sud il y a quarante mille ans. Les poussières ont alors obscurci l'atmosphère pendant plusieurs années, dévastant tout l'écosystème de la région et précipitant la fin de notre lointain cousin. Les Homo sapiens, nos ancêtres, auraient été épargnés car ils vivaient à l'époque plus au sud, en Eurasie et en Afrique.
Source : L'Express du 03/12/2010
Les volcans sont-ils responsables de la disparition de l'homme de Neandertal? C'est l'hypothèse de deux chercheurs russes du laboratoire de préhistoire de Saint-Pétersbourg, qui ont découvert, dans une grotte des montagnes du Caucase, des couches de cendres correspondant à deux gigantesques éruptions volcaniques dont les retombées ont affecté toute l'Europe du Sud il y a quarante mille ans. Les poussières ont alors obscurci l'atmosphère pendant plusieurs années, dévastant tout l'écosystème de la région et précipitant la fin de notre lointain cousin. Les Homo sapiens, nos ancêtres, auraient été épargnés car ils vivaient à l'époque plus au sud, en Eurasie et en Afrique.
Source : L'Express du 03/12/2010
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