mardi 20 juillet 2010
L'ancêtre commun des singes et des hominoïdes a rajeuni
Il s’appelle Saadanius hijazensis et aurait vécu il y a 29 à 28 millions d’années. Cette nouvelle espèce de primate, découverte récemment sur les plateaux montagneux surplombant La Mecque en Arabie Saoudite, correspondrait à l’ancêtre direct des grands singes, dont l’homme, c'est-à-dire les hominoïdes, mais aussi des petits singes comme le macaque, ou cercopithécoïdes, les deux étant des catarhiniens (étymologiquement, nez en avant).
Les chercheurs de l’Université du Michigan, aux Etats-Unis, ont en effet retrouvé les restes du crâne du primate fossilisé. L’animal aurait pesé entre 15 et 20 kilogrammes et serait un mâle, d’après l'analyse de la dentition. L'absence du reste du squelette frustre un peu les scientifiques, qui ne pourront pas répondre aux interrogations sur son mode de vie. Son crâne révèle cependant des informations inédites.
L'analyse de son anatomie, publiée dans le journal Nature, montre qu’il ne s’agissait ni vraiment d’un singe, ni vraiment d’un hominoïde, mais plutôt d’une espèce transitoire. En effet, il ressemblait autant aux Propliopithécoïdes, les ancêtres des hominoïdes et des singes, datant d’il y a 30 millions d’années, qu’à des primates plus récents datant de 23 millions d’années.
dimanche 18 juillet 2010
Un nouveau fossile éclaire les origines de l'homme
Contrairement à la formule qui fait florès depuis Darwin, l'homme ne descend pas «du» singe proprement dit mais partage avec ses cousins primates un, et même plusieurs, ancêtres communs dont les scientifiques savent, il faut le reconnaître, encore peu de chose. La reconstitution de cet arbre généalogique est d'autant plus ardue que cette histoire «familiale» s'étale sur plusieurs dizaines de millions d'années, que les archives fossiles sont rares et que le processus s'est déroulé par étapes, de façon «graduelle» avec l'émergence de nouveaux groupes (ou taxons) et l'extinction d'autres, plus anciens. Car il y a singe et singe. On sait aujourd'hui, par exemple, que le chimpanzé est génétiquement bien plus proche de nous qu'il ne l'est d'un babouin, d'un ouistiti ou d'un sapajou…
Aujourd'hui, dans la revue britannique Nature, une équipe arabo-américaine livre une nouvelle pièce au puzzle avec la découverte des restes fossiles d'un primate, inconnu à ce jour, appartenant au groupe des catarrhiniens (du grec cata, vers le bas, et rhinos, nez ) dont font partie les singes dits de l'Ancien Monde (macaques, cercopithèques) et les hominoïdes. Lesquels regroupent les gibbons, les grands singes (chimpanzés, gorilles, orangs-outans) et notre espèce, Homo sapiens.
La partie avant du crâne, le palais et la mâchoire supérieure de ce primate, qui fait la couverture de la revue, ont été extraites des sables rouges du désert de Harrat al-Ujayfa, à l'est de Jedda (Arabie Saoudite) par l'équipe de Iyad Zalmout, de l'université de Michigan (États-Unis). L'animal, de taille moyenne, devait peser entre 15 et 20 kilogrammes. Son étude morphologique a permis de déduire qu'il appartient à une nouvelle espèce, Saadanius hijazensis, qui éclaire d'un jour nouveau la divergence entre singes de l'Ancien Monde et hominoïdes.
Jusqu'alors, en l'absence de données fossiles probantes, les analyses génétiques situaient cette séparation au début de l'Oligocène, une période de l'ère tertiaire comprise entre -34,5 et -29,2 millions d'années. D'après l'estimation des auteurs de la publication, S. hijazensis a été retrouvé dans une formation géologique datant de 29 à 28 millions d'années. Donc pile au bon moment. Sauf qu'il possède trop peu de caractères propres aux catarrhiniens pour en faire le chaînon manquant, l'ancêtre commun aux deux groupes. Si ce résultat peut sembler décevant, les chercheurs en déduisent cependant que l'événement s'est produit beaucoup plus tard qu'on ne le pensait jusqu'ici, entre 29-28 et 24 millions d'années avant notre ère.
«Cela ne change pas la façon dont nous concevons l'origine de l'homme, souligne William Sanders, coauteur de l'étude, mais cela permet de recentrer notre recherche sur la période durant laquelle a surgi le groupe qui a finalement conduit à l'apparition des humains et de leurs ancêtres directs, les hominoïdes». Et donc de mener d'autres fouilles dans les sites géologiques d'Afrique et de la péninsule arabique datant de cette période charnière.
Source : Le Figaro du 15/07/2010
samedi 17 juillet 2010
Découverte d’un nouveau primate
La période de la divergence entre hominoïdes (grands singes et les humains) et cercopithécoïdes (singes du Vieux Monde : macaques, cercopithèques) à partir d'un ancêtre commun est un sujet clé dans l'évolution humaine. Jusqu’à présent les chercheurs estimaient que cette séparation a eu lieu il y a 30 à 35 millions d’années, au début de l’Oligocène. Mais les restes fossilisés de cette période sont rares et il n’existe que peu d’informations sur les caractéristiques du dernier ancêtre commun aux hominidés et cercopithécoïdes ainsi que sur les étapes de cette divergence.
La revue Nature publie cette semaine la description d’un nouveau fossile de primate découvert en Arabie Saoudite qui pourrait permettre d’affiner un petit peu ce calendrier évolutionnaire. Sa description repose principalement sur l’examen de certaines parties du crâne (mâchoires et des dents notamment) et de squelettes.
Selon Willian Sanders, de l’Université du Michigan, ce primate était de taille moyenne et pesait environ 15 à 20 kg. Il présente des caractéristiques des catarrhiniens, l'ancêtre commun des singes du Vieux Monde et des hominoïdes, ce qui indique que la séparation des deux lignées s’est produite plus tard que supposé, vraisemblablement entre 29 et 24 millions d’années. Si cette découverte ne révolutionne pas la connaissance de l’évolution de nos ancêtres, elle permet de préciser le calendrier des évènement phylogénétiques qui ont abouti à l’apparition de l’Homme.
Source : Sciences et Avenir du 15/07/2010
vendredi 16 juillet 2010
La découverte d'un nouveau primate pourrait faciliter la recherche de nos ancêtres
La découverte en Arabie Saoudite de restes fossilisés d'un primate inconnu rapprocherait de nous la période où se sont séparées la lignée des ancêtres de l'homme et des grands singes d'une part, et celle des ancêtres des macaques d'autre part, selon une étude publiée mercredi.
Ce nouveau primate, que Iyad Zalmout (Université du Michigan, Etats-Unis) et son équipe ont identifié grâce à des parties fossilisées de son crâne, du palais et des dents, aurait vécu voici 29 à 28 millions d'années. D'un poids de 15 à 20 kg, il aurait des caractéristiques le classant parmi les catarhiniens (du grec cata, vers le bas, et rhinos, nez), ancêtres communs des singes "de l'Ancien monde" (dont les humains) qui ont des narines rapprochées, ouvertes vers le bas et séparées par une fine cloison.
Les singes "du Nouveau monde", que l'on trouve en Amérique du Sud et centrale, possèdent au contraire des narines écartées.
D'après l'analyse de l'évolution des génomes, des scientifiques estimaient jusque là que la lignée des hominoïdes (homme, bonobo, chimpanzé, gorille et orang-outan regroupés comme Hominidés, gibbon) s'était séparée voici 35 à 30 millions d'années de celle des ancêtres du macaque, ayant conservé une queue.
Après la découverte de cette nouvelle espèce de primate catarhinien, dénommée Saadanius hijazensis, l'équipe de chercheurs pense que cette divergence serait en réalité survenue seulement il y a 29 à 24 millions d'années. "Cela ne change pas la façon dont nous concevons l'origine de l'homme", précise à l'AFP William Sanders, co-auteur de l'étude, "mais cela permet de recentrer notre recherche sur la période durant laquelle a surgi le groupe qui a finalement conduit à l'apparition des humains et de leurs ancêtres directs, les hominoïdes".
Source : Dépêche Voilà du 14/07/2010
lundi 1 novembre 2004
Saadanius hijazensis
Saadanius est un genre de primate fossile datant de l'Oligocène qui est étroitement lié à l'ancêtre commun des singes et des singes de l'Ancien Monde, collectivement appelés catarrhines. Il est représenté par une seule espèce, Saadanius hijazensis, qui n'est connue que d'un seul crâne partiel daté provisoirement entre 29 et 28 millions d'années. Il a été découvert en 2009 dans l'ouest de l'Arabie saoudite près de La Mecque et a été décrit pour la première fois en 2010 après une comparaison avec des catarrhines vivantes et fossiles.
Saadanius avait un visage plus long que les catarrhines vivantes et n'avait pas le sinus frontal avancé trouvé dans les catarrhines vivantes. Cependant, il avait un ectotympanique osseux et des dents comparables à celles des catarrhines vivantes. La découverte de Saadanius peut aider à répondre aux questions sur l'évolution et l'apparence des derniers ancêtres communs des singes et des singes de l'Ancien Monde.
Découverte
Saadanius est connu à partir d'un seul spécimen, l'holotype, nommé «SGS-UM 2009-002», stocké à Djeddah, en Arabie saoudite, à l'unité de paléontologie de la Saudi Geological Survey (SGS). Sa localité type se trouvait au sommet d'un lit de fossiles oolitiques de pierre de fer de la formation moyenne de Shumaysi située dans le coin sud-ouest de Harrat Al Ujayfa, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, près de La Mecque. Le spécimen a été découvert en février 2009 par le paléontologue Iyad Zalmout, qui s'était rendu dans la région à la recherche d'anciens fossiles de baleines et de dinosaures. Alors qu'il cherchait des fossiles de dinosaures dans une zone qui, selon les cartes sur lesquelles il travaillait, contenait des couches de roches datant du Crétacé, Zalmout a trouvé la mâchoire d'un anthracotheriid, qui datait de l'Éocène ou de l'Oligocène. Cela indiquait que les couches rocheuses étaient beaucoup plus jeunes que ce qui était daté sur les cartes. Le lendemain, il remarqua des dents fossiles, qu'il reconnut aussitôt comme celles d'un primate. Zalmout a envoyé une photo des dents par courriel au paléontologue Philip D. Gingerich, avec qui il travaillait comme stagiaire postdoctoral. Gingerich, un expert des anciens primates et baleines, a confirmé qu'il s'agissait bien d'un primate. En raison d'un calendrier serré, Zalmout a dû laisser le fossile exposé enfoncé dans la roche pendant les jours suivants car sa collecte nécessiterait des jours de travail. Le fossile a été rapidement récupéré par une expédition conjointe impliquant le SGS et l'Université du Michigan.
Le fossile n'a été formellement décrit qu'en 2010, lorsque sa découverte a été annoncée dans la revue Nature. Le fossile a été daté il y a environ 28 ou 29 millions d'années sur la base de comparaisons de fossiles d'anthracothéroïdes et de paenungulates trouvés à proximité avec des fossiles provenant de dépôts africains d'âge similaire. Cependant, la date n'a pas encore été confirmée par d'autres techniques de datation. Le nom du genre, Saadanius, vient du mot arabe, saadan, qui est le terme collectif pour les singes et les grands singes. Le nom de l'espèce, hijazensis, fait référence à la région d'al Hijaz, dans laquelle il a été découvert.
Phylogénie
L'anatomie comparée et l'analyse cladistique indiquent que Saadanius est plus étroitement lié au dernier ancêtre commun des catarrhines de la couronne qu'à tout autre catarrhines fossiles connues, plaçant l'ascendance commune des Catarrhini en Arabie et en Afrique. D'autres catarrhines souches comprennent les propliopithécoïdes, tels que Aegyptopithecus, et les pliopithécoïdes, tels que Pliopithecus. Les similitudes plus étroites entre Saadanius et les catarrhines de la couronne, en particulier son ectotympanique, suggèrent que Saadanius de tous les primates fossiles connus ressemblait le plus au dernier ancêtre commun des catarrhines vivantes. Sa découverte a fourni de nouveaux détails sur l'évolution humaine, en particulier la scission entre les singes de l'Ancien Monde et la lignée des grands singes qui a finalement conduit aux humains.
La découverte de Saadanius fournit de nouvelles preuves d'hypothèses concurrentes sur l'apparence faciale des catarrhines de la couronne ancestrales, ou ancêtres communs. Une reconstruction est basée sur des traits de catarrhine vivants et prédit un visage court et une casse-tête arrondie, semblable à celle d'un gibbon. Une autre reconstruction, basée sur la morphologie des singes du début du Miocène et du cercopithécoïde basal Victoriapithecus, prédit que le dernier ancêtre commun avait un museau en saillie et un visage haut, comme celui des babouins vivants et des plus vieux singes fossiles et des singes de l'Ancien Monde. Les caractéristiques conservatrices de Saadanius, similaires à celles des catarrhines souches plus anciennes, soutiennent cette dernière hypothèse, selon Zalmout et al. Cependant, un paléontologue, Eric Delson, a averti que la pression géologique pouvait avoir déformé la forme du crâne.
Selon Zalmout et al., Saadanius peut également aider à résoudre l'âge de la scission hominoïde-cercopithécoïde. Les travaux paléoanthropologiques ont généralement placé la divergence entre 25 et 23 mya, mais les estimations basées sur la génétique l'ont placé au début de l'Oligocène, environ 33 mya. Malgré les prédictions des tests génétiques, peu de preuves fossiles ont été trouvées pour un dernier ancêtre commun entre 30 et 23 mya, favorisant une scission ultérieure. Seules les dents isolées de Kamoyapithecus ont laissé entendre l'existence d'hominoïdes basaux potentiels à la fin de l'Oligocène (entre 24 et 27,5 ma), tandis que le plus ancien singe fossile de l'Ancien Monde, Victoriapithecus macinnesi, date de 19 ma. Avec la découverte de Saadanius, Zalmout et al. a suggéré une scission plus tardive que les données génétiques, datant entre 29-28 et 24 mya. Cependant, Pozzi et al. a soutenu plus tard que bien que Saadanius soit une découverte importante, parce qu'il s'agit d'une catarrhine de tige, il ne pouvait pas être utilisé pour dater la divergence du groupe de la couronne. La présence de taxons souches dans les archives fossiles n'indique pas que les groupes de couronne ont évolué, et les taxons souches peuvent survivre pendant des millions d'années après l'apparition des taxons couronne. Pour cette raison, les archives fossiles ne peuvent suggérer qu'une limite minimale stricte pour les dates de divergence, ce qui correspond à la première apparition d'un taxon couronne. De plus, Pozzi et al. a souligné que le matériel supplémentaire publié par Zalmout et al. ont démontré que Pliopithecoidea était plus étroitement liée aux catarrhines vivantes que Saadanius.
La découverte de fossiles a également été considérée par le SGS comme une découverte importante pour l'Arabie saoudite, car elle enrichit les archives fossiles de la région. À la suite de cette découverte, le SGS et l'Université du Michigan envisagent des explorations de terrain plus collaboratives dans le pays.
Source : Wikipedia (en)
- - - - -
Sa fiche sur Hominidés.com
- - - - -
nom :âge : 29-28 Ma
découverte : Iyad Zalmout
date : 2009
espèce : Saadanius hijazensis
- - - - -
nom :âge :
découverte : Zalmout
date : 2010
espèce : Saadanius hijazensis

