mardi 1 novembre 1994
Mandibule de Montmaurin
Ce fossile montre des caractères néandertaliens mélangés à des traits plus archaïques. Décrite tout d'abord comme « pré-néandertalienne », elle est considérée à l'époque de sa découverte comme le plus vieux fossile de France.
Les dernières études à ce jour (2020) la datent du MIS 7 (entre environ 190 000 à 240 000 ans AP).
Découverte
La mandibule de Montmaurin est découverte par Raoul Cammas le 18 juin 1949 dans la grotte de la Niche, une diaclase qui se trouve à côté de la grotte de Coupe-Gorge au niveau intermédiaire des grottes de Montmaurin (étagées sur trois niveaux).
Elle se trouvait dans la couche la plus ancienne, antérieure à la couche à grands bifaces acheuléens et proche de la couche à Machairodus.
Cette découverte se fait alors que la cavité a été mise au jour - de même que la plupart des autres grottes de Montmaurin - juste après la fin de la deuxième guerre mondiale, par les carriers qui exploitent le calcaire de la falaise. Le 21 septembre 1945 les grottes nouvellement dévoilées reçoivent la visite de l'abbé Henri Breuil et du comte Henri Bégouën, qui en confient les fouilles à Louis Méroc. Méroc dirige les fouilles des grottes de Montmaurin pendant 15 ans de 1946 à 1961. Mais il ne s'intéresse guère à la cavité de la Niche, qui selon lui ne présente pas de stratigraphie : il pense que la mandibule provient probablement « d’une très vieille couche à rhinocéros de Merck, de la grotte-abri de La Terrasse ».
Raoul Cammas pense différemment. Ayant noté la provenance de chaque objet découvert, y compris deux vertèbres et un tibia humains, une étude ultérieure faite conjointement avec André Tavoso donne la séquence stratigraphique du remplissage.
Datations
Elle est d'abord attribuée à Homo erectus, pour la deuxième partie du Pléistocène moyen ou période interglaciaire Mindel-Riss (MIS (SIO) 9 à 11), soit environ 370 à 410 000 ans AP (pour les dates du Mindel-Riss) ou 337 000 à 424 000 ans (pour les dates du MIS 9 à 11). Mounier (2009) l'apparente à Homo heidelbergensis, espèce afro-européenne selon eux, avec un âge de 400 000 ans.
Les études de Crégut-Bonnoure (2010) l'assignent au MIS 7 (soit environ 190 000 à 240 000 ans AP).
À la fin des années 2010, une nouvelle étude du matériel lithique replace ce fossile dans le dernier tiers du Pléistocène moyen (MIS 9 à 6), soit entre 344 ka et 126 ka.
En 2020, Martínez se base sur une combinaison de données géomorphologiques et paléontologiques et la situe au MIS 7, entre les fossiles du Pléistocène moyen (Sima de los Huesos, la Caune de l’Arago) et les néandertaliens.
Description
Selon Vialet (2018), la taille relativement petite de cette mandibule de jeune adulte, comparée à celle d'autres fossiles humains du Pléistocène moyen et notamment la mandibule AT-1 de la Sima de los Huesos à Atapuerca, suggère que l'individu a pu être une femme - avec des restrictions sur cette affirmation faute d'un nombre suffisamment grand de fossiles comparables.
La chronologie de son environnement n'explique pas le fait que cette mandibule n'ait que deux, voire tout au plus trois caractéristiques typiques des néandertaliens. Spécifiquement, les dents sont proches de celles des néandertaliens : la morphologie des surfaces de l'émail de ses molaires est typique des lignées néandertaliennes, celle de la jonction entre émail et dentine est également similaire à celle des néandertaliens, et la morphologie et les proportions de la cavité de la pulpe concordent elles aussi avec les caractéristiques néandertaliennes.
Mais la mandibule elle-même est nettement plus archaïque : elle se rattache aux populations africaines et eurasiennes du début et du milieu du Pléistocène. Les épaisseurs absolue et relative de l'émail dentaire sont proches de celles de certains hominidés du début du Pléistocène. Son aspect est plus primitif que les fossiles de la Sima de los Huesos, qui sont supposés être plus vieux.
Le même problème se retrouve avec la mandibule BH-1 trouvée à Mala Balanica en Serbie, qui ne présente aucun trait néandertalien et est elle aussi plus archaïque que le Pléistocène, comme son environnement lithique le suggère. La même logique s'applique au fossile de Ceprano, Italie. Comme ces autres fossiles et chacun avec ses caractéristiques uniques, celui de Montmaurin dément une évolution linéaire vers le néandertalien.
Source : Wikipedia
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190-230 kapré-néandertalien
1949
Montmaurin, Haute-Garonne, France
Raoul Cammas
SK 15
Il s'agit de SK 15, une mâchoire inférieure de Swartkrans, en Afrique du Sud. La plupart des scientifiques l'attribuent aujourd'hui à Homo erectus, mais lorsque Robert Broom et John Robinson l'ont trouvé, ils ont nommé un nouveau genre, Telanthropus capensis. Ce fut la première démonstration solide que deux types différents d'hominidés ont été trouvés sur le même site fossile africain. Le SK 15 très humain contraste avec les australopithèques «robustes» qui composent la majeure partie de la collection de fossiles de Swartkrans.
Source : Source
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Telanthropus capensis
Broom and Robinson 1949
Entre 1,8 et 1,3 Ma
SK 13/14
une mâchoire supérieure découverte à Swartkrans, en Afrique du Sud. Ce palais adolescent ou mâchoire supérieure montre l'éruption des dernières molaires
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Les chercheurs ont suggéré que SK 100 et SK 13/14 appartenaient au même individu.
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nom : SK 13/14âge : 1,6-1,8 Ma
découverte : Broom & Robinson
date : 1949
espèce : Paranthropus robustus
SK 46
On estime qu'elle a entre 1,5 et 1,8 million d'années.
Ses caractéristiques comprennent de grandes dents de joue et une crête sagittale. Les grandes dents et la crête pour attacher les muscles à mâcher indiquent un régime composé principalement de matières végétales grossières.
Source : Wikipedia (en)
Mandibule de Montmaurin
La mandibule de Montmaurin est une mandibule humaine fossile découverte en 1949 dans la grotte de la Niche au site des grottes de Montmaurin en Haute-Garonne, France.
Ce fossile montre des caractères néandertaliens mélangés à des traits plus archaïques. Décrite tout d'abord comme « pré-néandertalienne », elle est considérée à l'époque de sa découverte comme le plus vieux fossile de France.
Les dernières études à ce jour (2020) la datent du MIS 7 (entre environ 190 000 à 240 000 ans AP).
Découverte
La mandibule de Montmaurin est découverte par Raoul Cammasn le 18 juin 1949 dans la grotte de la Niche, une diaclase qui se trouve à côté de la grotte de Coupe-Gorge au niveau intermédiaire des grottes de Montmaurin (étagées sur trois niveaux).
Elle se trouvait dans la couche la plus ancienne, antérieure à la couche à grands bifaces acheuléens et proche de la couche à Machairodus.
Cette découverte se fait alors que la cavité a été mise au jour - de même que la plupart des autres grottes de Montmaurin - juste après la fin de la deuxième guerre mondiale, par les carriers qui exploitent le calcaire de la falaise. Le 21 septembre 1945 les grottes nouvellement dévoilées reçoivent la visite de l'abbé Henri Breuil et du comte Henri Bégouën, qui en confient les fouilles à Louis Méroc. Méroc dirige les fouilles des grottes de Montmaurin pendant 15 ans de 1946 à 1961. Mais il ne s'intéresse guère à la cavité de la Niche, qui selon lui ne présente pas de stratigraphie : il pense que la mandibule provient probablement « d’une très vieille couche à rhinocéros de Merck, de la grotte-abri de La Terrasse ».
Raoul Cammas pense différemment. Ayant noté la provenance de chaque objet découvert, y compris deux vertèbres et un tibia humains, une étude ultérieure faite conjointement avec André Tavoso donne la séquence stratigraphique du remplissage.
Études
Vallois la décrit dans une courte publication, d'abord en français dans les Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences (Vallois 1955) puis en anglais dans l'American Journal of Physical Anthropology (Vallois 1956).
Quelque vingt ans plus tard, Billy & Vallois la publient plus en détail (Billy & Vallois 1977). Leur étude détaillée assied ce fossile dans le milieu paléo-anthropologique.
Elle est mentionnée par d'autres auteurs dont Rosas (2001), Mounier, Marchal & Condemi (2009).
Vialet et al. (2017) analysent la microstructure dentaire interne des six molaires présentes sur la mandibule à partir des données tomographiques fournies par le laboratoire AMIS de Toulouse, et publient une étude comparative en 2018.
Datations
Elle est d'abord attribuée à Homo erectus, pour la deuxième partie du Pléistocène moyen ou période interglaciaire Mindel-Riss (MIS (SIO) 9 à 11), soit environ 370 à 410 000 ans AP (pour les dates du Mindel-Riss) ou 337 000 à 424 000 ans (pour les dates du MIS 9 à 11). Mounier et al. (2009) l'apparentent à Homo heidelbergensis, espèce afro-européenne selon eux, avec un âge de 400 000 ans.
Les études de Crégut-Bonnoure et al. (2010) l'assignent au MIS 718,20 (soit environ 190 000 à 240 000 ans AP).
À la fin des années 2010, une nouvelle étude du matériel lithique replace ce fossile dans le dernier tiers du Pléistocène moyen (MIS 9 à 6)20, soit entre 344 ka et 126 ka.
En 2020, Martínez et al. se basent sur une combinaison de données géomorphologiques et paléontologiques et la situent au MIS 7, entre les fossiles du Pléistocène moyen (Sima de los Huesos, la Caune de l'Arago) et les néandertaliens.
Description
Selon Vialet et al. (2018), la taille relativement petite de cette mandibule de jeune adulte, comparée à celle d'autres fossiles humains du Pléistocène moyen et notamment la mandibule AT-1 de la Sima de los Huesos à Atapuerca, suggère que l'individu a pu être une femme - avec des restrictions sur cette affirmation faute d'un nombre suffisamment grand de fossiles comparables.
La chronologie de son environnement n'explique pas le fait que cette mandibule n'ait que deux, voire tout au plus trois caractéristiques typiques des néandertaliens. Spécifiquement, les dents sont proches de celles des néandertaliens : la morphologie des surfaces de l'émail de ses molaires est typique des lignées néandertaliennes, celle de la jonction entre émail et dentine est également similaire à celle des néandertaliens, et la morphologie et les proportions de la cavité de la pulpe concordent elles aussi avec les caractéristiques néandertaliennes.
Mais la mandibule elle-même est nettement plus archaïque : elle se rattache aux populations africaines et eurasiennes du début et du milieu du Pléistocène. Les épaisseurs absolue et relative de l'émail dentaire sont proches de celles de certains hominidés du début du Pléistocène. Son aspect est plus primitif que les fossiles de la Sima de los Huesos, qui sont supposés être plus vieux.
Le même problème se retrouve avec la mandibule BH-1 trouvée à Mala Balanica en Serbie, qui ne présente aucun trait néandertalien et est elle aussi plus archaïque que le Pléistocène, comme son environnement lithique le suggère. La même logique s'applique au fossile de Ceprano, Italie. Comme ces autres fossiles et chacun avec ses caractéristiques uniques, celui de Montmaurin dément une évolution linéaire vers le néandertalien.
Source : Wikipedia
jeudi 1 septembre 1994
STS 52
Description
L'attribution du fossile à A. africanus ne semble pas faire de doute, comme dans d'autres cas, selon divers auteurs.
Le fossile a été trouvé en deux parties : STS 52a, probablement comprimé lors de la fossilisation, un maxillaire complet avec toutes les dents et une partie du bas du visage ; et STS 52b a maxillaire, déformé, également composite et avec toutes les dents. L'attribution au même échantillon pourrait être faite en vérifiant l'occlusion dentaire.
Les dents, sauf M3, sont en éruption, 6 avec une usure dentaire limitée, indiquant que l'échantillon est mort dans la jeunesse. STS 52b montre une dentition de taille croissante d'avant en arrière, un ramus haute (une des branches maxillaires n'est pas présente) et absence de menton.
Contrairement à la plupart des Africanus, il n'a pas l'os connu sous le nom de pilier antérieur, une caractéristique qui n'est pas présente chez toutes les espèces d'Homo, Australopithecus et Paranthropus.
Il a été classé comme spécimen masculin car les variations dues au dimorphisme sexuel, comme dans d'autres Africanus, sont perceptibles dans la morphologie faciale, à laquelle les calculs temporels d'émergence canine doivent être ajoutés. Comme dans d'autres cas, l'attribution du sexe a changé au fil du temps.
Source : Wikipedia (es)
KNM-RU 7290
KNM-RU 7290 et M32363 sont les noms de catalogue d'un crâne fossilisé d'un spécimen de Proconsul heseloni, une espèce dont il est l'holotype, trouvé sur l'île de Rusinga, au Kenya, par Mary Leakey lors de deux campagnes de fouilles, 1948 et 1949, et dont l'âge est d'environ 18 millions d'années. Les résultats ont été publiés par WE Le Gros Clark dans les années 1948, 1949, et 1950.
Les initiales KNM du nom correspondent au Musée national du Kenya (maintenant connu sous le nom de Musées nationaux du Kenya) et au Royaume-Uni au site paléontologique de l'île de Rusinga.
Attribution des espèces
Le fossile KNM-RU 7290, jusqu'à Walker (1993), a été catalogué comme Proconsul africanus.
Description
Le crâne de Proconsul heseloni KNM-RU 7290 provient probablement d'une femelle, dépourvue de crête sagittale et ayant des parois crâniennes minces et de petites canines. Les spécimens de la famille des Proconsulidae pèsent en moyenne 10,9 kg. Les dernières estimations donnent une capacité crânienne de 167 cm³ pour ce spécimen.
À partir de KNM-RU 7290, en 1949, une partie de la crête nucale a été retrouvée mais n'a été remontée avec le reste du crâne que trente ans plus tard car les restes avaient été catalogués comme des os de tortue.
Source : Wikipedia (es)
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nom : KNM-RU 7290 et M32363âge : 18 Ma
découverte : Mary Leakey
date : 1948
espèce : Proconsul heseloni
SK 23
La mandibule SK 23 a été découverte en même temps et dans le même lieu que le crâne SK 48. Bien qu'elle provienne d'un individu distinct, les deux fossiles ont été considérés comme si étroitement liés qu'ils peuvent s'étudier de manière conjointe. Cette mandibule est elle aussi très robuste et contient une denture complète.
Source : Wikipedia
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une mâchoire inférieure découverte à Swartkrans, Afrique du Sud
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nom : SK 23âge : 1,8-1,5 Ma
découverte :
date : 1948
espèce : Paranthropus robustus
SK 48
SK 48 est un crâne fossile de l'espèce Paranthropus robustus, daté entre 1,8 et 1,5 million d'années, découvert en 1948 dans la grotte de Swartkrans, en Afrique du Sud.
Historique
SK 48 a été décrit en 1952 par les paléoanthropologues Robert Broom et John T. Robinson après avoir été exhumé de la grotte de Swartkrans par un carrier local en 1948-1949. La première découverte d'un fossile de Paranthropus robustus est due à Robert Broom en 1938 à Kromdraai, une grotte voisine du Gauteng, en Afrique du Sud.
SK 48 est resté le crâne le plus complet de l'espèce Paranthropus robustus jusqu'à la découverte en 1994 de DNH 7, surnommé Eurydice, dans la grotte voisine de Drimolen, en Afrique du Sud.
Description
SK 48 est un crâne semi-complet, montrant des traces d'écrasement taphonomique et des dommages subis lors de l'extraction minière qui l'a dégagé de la couche où il se trouvait. La calotte crânienne de SK 48 est en grande partie manquante, en particulier la partie postérieure. Le maxillaire a conservé ses 6 molaires et les alvéoles des incisives droites, ainsi qu'une partie de la P3 (première prémolaire) droite.
SK 48 se caractérise par une apparence robuste, un front bas, réduit en largeur par une constriction post-orbitaire, un visage large et plat, des orbites carrées, une région inter-orbitaire large, une glabelle modérée, une large ouverture nasale. La mâchoire est profonde et porte de grosses dents jugales, avec des prémolaires qui ressemblent à des molaires. La morphologie du neurocrâne de Paranthropus robustus semble plus archaïque que celle d'Australopithecus africanus. En revanche, sa bipédie est plus exclusive que chez ce dernier, avec des orteils de pieds non préhensiles.
Du fait de sa crête sagittale relativement petite et de ses petites canines, SK 48 avait été décrit au départ comme un individu femelle, mais il est considéré aujourd'hui comme étant un individu mâle adulte.
La mandibule SK 23 a été découverte en même temps et dans le même lieu que le crâne SK 48. Bien qu'elle provienne d'un individu distinct, les deux fossiles ont été considérés comme si étroitement liés qu'ils peuvent s'étudier de manière conjointe. Cette mandibule est elle aussi très robuste et contient une denture complète.
Source : Wikipedia










